Bonsoir à toutes (et à tous ?), j'espère que vous allez bien ?
Merci pour vos reviews ! Comme toujours, elles me font très plaisir et me motivent pour la suite :)
Je ne vous fais pas attendre plus... Voici le chapitre 26 d'Ascendant. J'espère qu'il vous plaira...
On se retrouve en bas !
CHAPITRE 26
Le temps continua de s'écouler, tandis que chacun d'entre nous continuait de se préparer au mieux pour la confrontation avec les Volturi. J'appréhendais fortement cette rencontre, ne sachant pas à quoi m'attendre, voulant seulement que ma famille reste en sécurité.
Après qu'Edward m'ait donné le bracelet avec le blason de sa famille, nous avions continué à nous aimer toute la nuit, profitant du temps qu'il nous restait ensemble. Le lendemain matin, lorsque nous retrouvâmes les Cullen à la villa, Alice se précipita sur moi en m'attrapant le poignet.
« Il te va à merveille » s'exclama-t-elle en tournant mon poignet pour admirer le bracelet sous tous les angles.
« Bienvenue dans la famille, Bella » me dit-elle en me serrant tendrement dans son bras, ce geste étant de plus en plus fréquent à mon égard.
A mes côtés, Edward souriait grandement, gardant ma main mêlée à la sienne, ne semblant pas vouloir la lâcher de sitôt. Rosalie vint lui prendre Carlie des bras avant de se diriger vers l'étage, certainement pour la coiffer et la chouchouter.
« Bella ! »
La voix d'Emmett résonna puissamment à travers le salon tandis qu'il se dirigeait vers nous au pas de course, faisant s'écarter Alice. Habituée à son exubérance, je soupirai théâtralement avant d'hausses un sourcil dans sa direction.
« Quoi ? »
« Viens t'entraîner avec moi » me demanda-t-il en battant exagérément des cils, tel un enfant qui demandait une faveur à un adulte.
« Emmett… »
« Oh allez, Bella ! Je vais finir par croire que tu as peur que je te mette une raclée » s'amusa-t-il.
Un rire passa mes lèvres alors que je levais les yeux au ciel d'amusement.
« J'arrive. »
Emmett leva les bras en l'air en signe de victoire et sortit dans le jardin en se remuant d'une drôle de façon, nous faisant tous exploser de rire. J'étais habituée à son comportement enfantin, mais le voir comme ça malgré la menace qui pesait sur nous me réconfortait comme rien d'autre ne le pouvait. Son comportement léger nous permettait de rire, de penser à autre chose qu'aux Volturi. Et j'avais besoin de ça pour pouvoir affronter les derniers jours avant l'arrivée de ces derniers.
Edward embrassa mon front avant de rejoindre la cuisine pour préparer le petit déjeuner de Carlie. Des bruits de casseroles et de vaisselle résonnait dans la maison, tandis qu'une odeur d'œufs brouillés envahissait l'air.
Sachant que je ne pourrai pas échapper à Emmett pour notre entraînement quotidien, je pris la direction vers l'endroit d'où provenaient des bruits de bagarre. Une fois sur la terrasse en bois, je pus constater que je ne m'étais pas trompée et que les frères d'Edward chahutaient bruyamment avec Benjamin et Peter.
Les Denali observaient la scène de plus loin, parlant en même temps avec les Irlandais. Les amazones, quant à elles, restaient dans leur coin, ne s'approchant qu'occasionnellement pour des combats à plusieurs.
« Enfin ! » râla Emmett en me voyant approcher. « J'ai cru que tu allais te défiler. »
« Et manquer de te battre ? Tu rêves. »
Malheureusement pour moi, je perdis le combat. Même en appliquant les conseils précédemment donnés par Charlotte et Tia, qui consistaient à réfréner mes premiers instincts de vampire et attaquer stratégiquement, Emmett me mît au tapis à plusieurs reprises. Bien sûr, il me manqua pas de fanfaronner à chaque fois, bandant ses muscles dans une position de héros, faisant glousser ses frères.
« Tu progresses » m'encouragea Jasper. « Mais tu attaques trop de front et ne réfléchis pas assez. »
« J'essaie ! » m'énervai-je passablement. « Plus facile à dire qu'à faire… »
Alors qu'il allait répondre, la voix d'Alice nous parvint de la terrasse.
« Carlisle et Esmée rentrent. Ils ont trouvé Garrett. »
Le retour des parents d'Edward fut accueilli avec soulagement, chacun étant heureux de voir revenir les deux figures parentales de cette famille. Surtout qu'ils étaient accompagnés.
Garrett était un homme grand et mince, loin du type musculeux d'Emmett, mais personne n'aurait osé remettre en cause sa force. Ses cheveux bruns lui arrivaient au niveau des oreilles, lui donnant un air sombre qui collait bien avec son personnage, toujours habillé d'un long manteau foncé.
Lorsqu'il vit Carlie pour la première fois, il s'était figé de surprise mais n'avait pas émis de jugement comme les Denali l'avaient fait. Il avait patiemment écouté toute l'histoire, posant un regard intrigué sur moi lorsqu'Edward lui révéla les raisons de la venue des Volturi.
« Tu dois être puissante pour que les Volturi te veuillent à ce point. »
« C'est un bouclier. Je pouvais déjà reconnaître son pouvoir lorsqu'elle était humaine » avait expliqué Eleazar, assis à côté de Garrett.
« Et je n'entendais pas non plus ses pensées » compléta Edward, ses doigts entrelacés aux miens.
Garrett hocha la tête en signe de compréhension, son regard ne me quitta pas, me mettant légèrement mal à l'aise.
« Ce serait bien si tu pouvais étendre ton bouclier à d'autres que toi. Ça nous assurerait une protection face aux pouvoirs de Jane et Alec » réfléchit-il.
« J'y ai déjà pensé » l'interrompit Kate d'une voix légèrement plus froide que d'habitude, comme si elle était vexée que personne n'ait mentionné son idée.
Garrett se tourna vers elle tout en haussant un sourcil.
« Je suis ravie de voir que quelqu'un pense comme moi ici » s'amusa-t-il, un sourire en coin étirant ses lèvres fines.
Son sourire miroita sur le visage de la blonde, qui laissa échapper un petit gloussement.
Et c'est ainsi que tous deux commencèrent à se rapprocher, sous le regard stupéfait de nous tous. Lors des entraînements, ils demandaient toujours à s'affronter et Kate prenait un malin plaisir à l'électrocuter de tout son saoul. Garrett ne disait rien, impressionné par le talent de la blonde.
Une fois les entraînements physiques terminés, Garrett participait avec intérêt à mes entraînements psychiques, avançant des hypothèses pour m'aider à déployer mon bouclier autour d'Edward et le protéger des décharges électriques.
« Penses aux Volturi et au mal qu'ils te feraient s'ils t'attrapaient, à tout ce qu'ils pourraient faire subir à ta famille, à Edward, à ta fille, si tu n'arrivais pas à les protéger. »
Au départ, j'étais réticente à utiliser la méthode de Garrett, qui consistait à alimenter ma colère vis-à-vis des Volturi pour augmenter ma volonté de combattre et de gagner. Cela va sans dire, mais Edward était totalement contre cette idée, repoussant tout ce qui pourrait éventuellement me bouleverser. Cependant, il accepta de la tester après que j'ai échoué plusieurs fois d'affilée à déployer mon bouclier autour de lui, avec la promesse d'Alice que le plan de Garrett fonctionnerait.
Et il fonctionna. Les mots de Garrett franchissaient la brume colérique qui envahissait mon cerveau, obscurcissant ma vision d'un voile rouge qui s'intensifiait à mesure que ma colère augmentait. Imaginer tout ce que les Volturi pourraient faire à ma famille me terrifiait, mais j'arrivais à transformer cette peur en colère et en volonté de les protéger.
Si je n'arriverai pas à les protéger en combattant physique, peut-être pourrais-je suffisamment déployer mon bouclier pour les protéger des attaques psychiques d'Alec et Jane, leur permettant ainsi de ne pas être directement à la merci des Volturi avant même que l'affrontement n'ait commencé.
Kate était encore plus frustrée que ce soit les conseils de Garrett et non les siens que me permettent d'évoluer avec mon bouclier, et elle l'électrocuta encore plus puissamment lors de leur combat du lendemain.
De leur côté, Carlisle et Esmée étaient heureux de retrouver d'anciens amis à eux, notamment les Irlandais, que Carlisle n'avait pas vu depuis plusieurs décennies. Ils partagèrent les dernières nouvelles, échangeant sur les changements qui avaient bouleversé leurs vies respectives, avant d'évoquer l'affrontement qui approchait rapidement.
Carlisle était persuadé que Siobhan pouvait influencer le cours de notre rencontre avec les Volturi par sa simple pensée, estimant qu'elle a un don lui permettant de le faire. Malheureusement, cette dernière n'y croyait que moyennement, mais promit tout de même d'essayer.
Ainsi, les jours s'écoulèrent, nous amenant inévitablement vers le moment que nous redoutions tous : la venue des Volturi. Les jours filant, je mettais encore plus d'énergie dans chacun de mes entraînements, m'empêchant de trop réfléchir comme un nouveau-né, bridant mes instincts les plus primitifs pour penser stratégiquement.
Une vague de confiance me frappa lorsque je réussis à mettre Jasper à terre après une de ses attaques. Ce dernier tomba sur le dos, expulsant l'air de ses poumons dans sa chute.
« Bravo Bella » me félicita-t-il, sa voix restant posée malgré les circonstances. « Si tu réfléchis comme ça lors de la bataille, il y a des chances pour que tu en sortes indemne. »
Je lui tendis la main pour l'aider à se relever, mais il me tira puissamment et je basculai par-dessus-lui, m'écrasant contre un arbre plus loin.
« En revanche » reprit-il « ne baisse jamais la garde. Arrache la tête de nos ennemis dès que tu le peux. »
« Compris » soufflai-je tout en me relevant, époussetant mon pantalon.
« Je pense qu'on peut arrêter pour aujourd'hui. »
Après avoir jeté un regard en direction de la maison, il reposa ses yeux dorés sur moi.
« Vas rejoindre Edward, il n'attend que ça » rigola-t-il doucement avant d'aller enlacer Alice, qui discutait tranquillement avec Zafrina.
Quelque peu rassurée par les commentaires de Jasper, je courus en direction de la maison pour aller retrouver mon compagnon. Ce dernier échangeait avec Garrett, tous deux assis sur un canapé, Carlie gentiment installée sur les genoux de son père.
« Maman ! » s'exclama-t-elle en me voyant, tendant les mains vers moi.
Edward leva les yeux vers moi et m'adressa son fameux sourire en coin qui me faisait toujours fondre.
« Je vais vous laisser » dit Garrett doucement, rejoignant Emmett dehors.
Je pris sa place sur le canapé et Edward entoura mes épaules de son bras, m'amenant contre lui. Aussitôt, je collai ma bouche contre sa gorge, inspirant profondément son odeur que j'adorais tant.
« Comment s'est passé l'entraînement ? » s'enquit-il innocemment.
« Tu le sais très bien » marmonnai-je dans son cou.
« Je veux avoir ta version, pas celle de Jasper. »
Me redressant, mes yeux tombèrent dans son regard doré. Ses pupilles avaient toujours la même teinte lorsqu'il me regardait : celle de l'amour pur. Jamais je ne me lasserai de ce regard, de ses pupilles qui brillaient comme deux diamants au soleil.
« Je sens que je progresse, mais je peux faire mieux… »
« Bella… » commença-t-il.
« Je sais » le coupai-je. « Tu vas me dire que je fais au mieux mais… »
Je ne finis pas ma phrase, n'arrivant pas à trouver les mots exacts pour exprimer les sentiments qui m'envahissaient et me serraient la poitrine.
« Ce que je voulais dire » reprend-il après quelques secondes « c'est que tu n'es pas infaillible. Tu en es vampire seulement depuis quelques semaines, c'est normal que tu n'arrives pas à combattre comme Jasper ou Emmett. Ils ont plus d'expérience que toi et ne sont plus des nouveaux-nés. »
Lassée de ne parler que du combat qui approchait, je posai ma tête contre l'épaule d'Edward, les yeux fixés sur notre fille. Cette dernière s'était endormie, la tête nichée dans le cou de son père, inconsciente de l'épée de Damoclès qui pointait au-dessus de nos têtes.
« Tu penses qu'elle sait ce qui se prépare ? » demandai-je à mon compagnon après quelques instants.
« Elle sait que quelque chose de grave va arriver, mais elle ne comprend pas toute la portée de cette rencontre. »
« J'aimerais tant qu'elle n'ait pas à vivre ça… » soupirai-je tristement.
« Moi aussi… » admit Edward, la voix soudainement rauque. « Elle ne devrait pas avoir à vivre ça, mais les Volturi en ont décidé autrement. »
« Il faut que nous gagnions. »
Edward embrassa le dessus de ma tête avant de me serrer davantage contre lui.
« Nous ne nous laisserons pas faire. Notre famille est forte et nous avons des renforts. Il n'y a pas de raison que ça se passe mal. »
« Que faire si les Volturi essaient de négocier ? Ils me veulent, ils feront tout pour m'avoir… »
Edward soupira, faisant voleter les cheveux autour de mon visage, avant de reprendre d'un ton grave.
« Je ne les laisserai pas t'arracher à moi. »
« Edward ? Bella ? »
La douce voix d'Esmée nous interrompit. Doucement, je me redressai et regardai la mère de mon compagnon s'approcher de nous à pas de loup, un sourire attendri barrant son visage lorsqu'elle aperçut la position qu'avait prise Carlie pour s'endormir.
« Vous êtes magnifiques » murmura-t-elle tendrement.
Mes lèvres s'étirèrent dans un sourire timide, avant qu'Edward ne lui demande ce qui l'amenait.
« Carlisle aimerait faire une réunion avec tous nos invités. »
Mon compagnon hocha solennellement la tête avant de se lever, Carlie toujours dans ses bras.
« Je vais la coucher, je vous rejoins dans quelques minutes » dit-il à l'intention de tous les vampires présents.
Edward monta rapidement dans son ancienne chambre, mais laissant seule face à Esmée. Cette dernière me regardait gentiment, ses yeux n'exprimant que l'affection qu'elle me portait depuis que j'étais entrée dans sa famille.
« Tu en vaux la peine, tu sais. »
Ses yeux dorés fixaient les miens, me laissant prendre conscience de la portée de ses paroles.
« Tu as apporté plus de joie et de bonheur que de malheur au sein de cette famille. Je ne te remercierai sans doute jamais assez pour cela… Mais sache que tu vaux la peine qu'on se batte contre ces monstres, autant pour ce qu'ils t'ont fait subir par le passé que pour sauvegarder notre bonheur présent. »
Si j'étais encore humaine, mon cœur se serait certainement arrêté face aux paroles d'Esmée. Cette femme aimait inconditionnellement sa famille, douce et gentille, mais également prête à tout pour la protéger.
« Edward est très heureux depuis qu'il t'a retrouvée, et il est tout simplement sur un petit nuage depuis la naissance de Carlie. Tu lui as offert ce qu'il pensait ne jamais pouvoir avoir : une famille. Sa propre famille. Il se battra pour la sauver, comme nous tous. »
« Je… » Ma gorge me paraissait nouée par l'émotion. Je me raclai la gorge, espérant diminuer cette sensation dérangeante. « Merci beaucoup, Esmée… »
Cette dernière vint aussitôt me serrer dans ses bras, m'offrant une étreinte maternelle comme Renée le faisait auparavant, ce qui me fit du bien et me réconforta. Pendant quelques secondes, je me permis de savourer cette étreinte, oubliant avec bonheur ce qui nous attendait.
Nous restâmes ainsi jusqu'à ce qu'Edward redescende de l'étage après avoir couché Carlie. En nous voyant dans les bras l'une de l'autre, un sourire heureux barra son visage et il s'approcha de nous.
Esmée se détacha de moi et caressa tendrement la joue d'Edward, avant de sortir dans le jardin, nous entraînant derrière elle.
Tous les Cullen et nos invités étaient regroupés en un cercle au milieu de la pelouse, Carlisle en son centre. Une fois que nous les eûmes rejoints, Carlisle se racla la gorge et prit la parole.
« Je vous remercie tous d'avoir répondu à notre appel à l'aide. »
Certains vampires hochèrent la tête, comme si c'était naturel pour eux de venir en aide à un ami alors que leur vie était en danger. Carlisle continua.
« Comme vous le savez, les Volturi viennent pour forcer Bella à intégrer leurs rangs. Cette rencontre risque toutefois de mal tourner, Bella n'ayant pas l'intention de nous quitter. »
Plusieurs regards se posèrent sur moi, accentuant ma gêne. A mes côtés, Edward enlaça ses doigts aux miens et les serra tendrement, m'offrant son soutien.
« Nous avons besoin de vous afin d'arrêter les Volturi. L'objectif n'est pas de combattre, mais de les dissuader de nous attaquer. Je ne souhaite en aucun cas engager le combat. »
Je vis Jasper hocher la tête, alors qu'Emmett eut l'air frustré de la tournure de cette conversation. Je supposais qu'il n'avait pas envisagé cette rencontre autrement que comme un combat, et entendre que Carlisle voulait simplement discuter et négocier avec nos ennemis ne lui faisait pas plaisir.
« D'après les visions d'Alice, les Volturi se déplacement rapidement. Ils ont pris l'avion de Londres jusqu'aux Etats-Unis, certainement pour essayer de repérer notre trace lorsque nous recherchions Garrett. »
Quelques grognements s'élevèrent dans l'air, se répercutant sur les arbres autour de nous. L'humidité qui régnait et l'obscurité qui tombait donnaient des allures lugubres à la scène, la rendant surnaturelle.
« Pour être exacte » intervint Alice de sa voix fluette « ils devraient être là après-demain. »
Carlisle hocha la tête, comme s'il confirmait la vision d'Alice.
« Demain sera donc notre dernière journée de préparatifs. Continuons de nous entraîner demain dans la journée. A partir de demain après-midi, nous irons chasser par petits groupes, l'objectif étant d'accumuler des forces pour pouvoir faire face à un éventuel combat. »
Carlisle donnait ses instructions, tel un commandant militaire face à son bataillon.
« Edward, Bella ? Vous devrez trouver une tente dans le garage. Elle vous permettra d'abriter Carlie pour la nuit précédant la rencontre avec les Volturi. »
« Nous ne pouvons pas dormir au cottage ? » m'enquis-je, surprise par les propos de Carlisle.
Edward caressa ma pause de son pouce, cherchant à m'apaiser.
« Je pense qu'il serait plus sage que nous soyons tous regroupés près du lieu de rencontre. Dans le cas où ils seraient là plus rapidement que prévu, ça éviterait d'être séparés en plusieurs groupes. »
« Où les rencontrons-nous ? » demanda Garrett.
« Jasper, Peter et moi avons découvert une clairière récemment. Elle est plutôt grande et dégagée, ce qui constitue le lieu parfait pour accueillir nos invités. De plus, elle n'est pas très loin d'ici, tout en étant suffisamment éloignée pour les dissuader de faire un tour en ville. »
Tout le monde approuva cette proposition, personne n'ayant de meilleur lieu à suggérer.
« Quelqu'un a-t-il des questions ? »
Tout le monde bougea la tête négativement, clôturant ainsi cette réunion. Chaque couple se retrouva, heureux de pouvoir partager un dernier moment ensemble avant l'arrivée de nos ennemis. Edward et moi retournâmes au cottage pour une dernière nuit de tranquillité, conscients que nous n'aurions pas le droit à la même intimité le lendemain soir.
Après avoir déposé Carlie dans son lit et vérifié qu'elle dormait toujours du sommeil du juste, Edward et moi nous couchâmes sur notre lit, ma tête posée sur sa poitrine. Nous nous cajolâmes pendant un bon moment, avant qu'il ne me déshabille.
Nos ébats furent passionnés, amoureux et désespérés. Edward semblait m'aimer comme si c'était la dernière fois qu'il pouvait le faire. La nuit s'écoula lentement, la lune poursuivant tranquillement sa course dans le ciel, inconsciente de ce que son avancée signifiait pour nous autres.
Lorsque l'astre lunaire laissa sa place à l'astre solaire, nous fûmes obligés de nous lever pour affronter cette nouvelle journée d'anxiété. Rien n'était pire que l'attente, ne pas savoir ce qui nous attendait réellement, ne pas savoir exactement quand ça nous tomberait dessus. Rien n'était pire que l'ignorance.
J'avais peur que les Volturi n'arrivent plus tôt que prévu, avant même que nous ne soyons prêts. J'avais peur que les Volturi arrivent à se jouer des visions d'Alice pour nous surprendre et nous mettre dans une position délicate. J'avais peur que les Volturi ne nous tuent sans aucune pitié, tuant également tous ces innocents qui avaient pris notre défense au nom de l'amitié qu'ils portaient à Carlisle.
J'avais peur que les Volturi ne détruisent la famille et les nouveaux amis, qu'ils m'arrachent cette éternité nouvellement acquise et que je n'avais pas encore eu le temps de pleinement savourer.
Mais le pire fut lorsque Carlie déboula dans notre chambre, un grand sourire sur les levres, et qu'elle sauta sur notre lit.
« Bonjour ! »
Lui rendre son sourire fut plus difficile que je ne l'aurais pensé. Mes yeux me brûlaient des larmes qu'ils ne pouvaient en jaillir, me faisant presque regretter le fait de ne plus pouvoir pleurer. Pleurer me permettait au moins d'extérioriser mes sentiments, mes craintes, mes peurs, mes angoisses et mes colères.
Nous passâmes quelques instants à jouer avec Carlie dans notre lit, jusqu'à ce que son estomac ne gronde. Edward se leva et l'emmena dans la cuisine, me permettant ainsi de me préparer tranquillement pour cette nouvelle journée.
Dans le dressing qu'Alice avait fait installé, je mis un moment avant de choisir comment m'habiller. Finalement, j'optai pour un choix pratique et enfilai un jean noir, des bottines plates dans lesquelles je me sentais à l'aise, ainsi qu'un petit pull noir. Je laissai mes cheveux libres' sachant pertinemment qu'Alice voudrait me les coiffer elle-même.
Je sortis de la chambre et découvris Edward et Carlie attablés devant le petit déjeuner de cette dernier. Une fois qu'elle eut fini de manger ses tartines, Edward alla se préparer et je m'occupais d'habiller notre fille d'un pantalon et d'un pull bleu ciel, qui s'accordait parfaitement à la couleur de ses cheveux bruns-roux.
C'est dans une humeur que nous essayions de maintenir joyeuse que nous rejoignîmes la villa des Cullen, retombant dans cette réalité angoissante qui était la nôtre depuis plusieurs semaines maintenant.
Comme Carlisle l'avait prévu, nous continuâmes nos entraînements physiques et psychiques une bonne partie de la journée, nous relayant pour nous occuper de Carlie tour à tour. Après que celle-ci ait mangé son repas de midi, Carlisle nous repartit en petits groupes afin que nous allions chasser avant l'affrontement, l'objectif étant que chacun ait chassé avant ce soir, dans l'éventualité où les Volturi seraient en avance.
Les visions d'Alice ne changeaient pas, l'arrivée des Volturi étant toujours prévue pour demain à l'aube. Toutefois, nos plans ne changèrent pas et c'est tous ensemble que nous rejoignîmes la clairière découverte par Carlisle, Jasper et Peter.
Conformément à leur description, la clairière était immense et me rappelait le champ dans lequel les Cullen jouaient au baseball à Forks. Edward monta rapidement la tête dans laquelle dormirait Carlie pendant que je gonflas le matelas gonflable. Une fois sa chambre de fortune installée, elle mangea son repas tranquillement et s'endormît en plein milieu de l'histoire que lui lisait Rosalie.
La nuit était tombée et les étoiles étaient bien visibles dans le ciel obscur. Chaque clan était réuni, semblant vouloir profiter de ces derniers instants de tranquillité. Je m'assis aux côtés d'Edward, heureuse de le savoir près de moi, la tente de Carlie juste derrière nous.
« Je t'aime » me dit-il tendrement.
Il inclina la tête vers moi et colla ses lèvres aux miennes, s'amusant à suçoter ma lèvre inférieure entre les siennes.
« Je t'aime aussi » lui répondis-je en rompant le baiser, laissant mon front reposer dans le creux de son cou, savourant la sensation de ses bras autour de moi.
Le clame envahit la clairière et personne n'osa le rompre, chacun restant immobile pour le reste de la nuit. Encore une fois, nous pûmes contempler la course de la lune dans le ciel obscur' jusqu'à ce qu'Alice arrête le temps en poussant un cri aigu.
« Ils arrivent ! »
Ma tête me parut soudainement lourde, comme si elle était pleine d'eau, tandis qu'Edward allait réveiller Carlie. J'avais l'impression d'être déconnectée de la réalité, voyant les vampires autour de moi se déplacer selon les directives de Carlisle, ne comprenant pas bien la teneur de ses paroles.
Il me semblait qu'il nous plaçait dans un ordre stratégique, mais je n'en comprenais pas le sens jusqu'à ce qu'Emmett me jette sur son épaule et me porte comme un sac jusqu'à l'emplacement que Carlisle m'avait attribué.
J'étais située sur la deuxième ligne, Zafrina, Kate et Benjamin l'entourant afin que je puisse les protéger facilement. Devant moi se tenaient les Cullen, tandis que le reste de nos invités étaient derrière moi.
Edward me rejoignit et me passa Carlie, que je mis instantanément sur mon dos, me laissant ainsi les mains libres. Il m'embrassa sur le front et se positionna devant moi.
Et le silence revint, angoissant à l'extrême. Personne n'osait bouger, chacun retînt sa respiration.
Le silence se prolongeait, seulement perturbé par le rythme cardiaque de Carlie, dont les petits bras potelés enserraient ma gorge et ses jambes ma taille.
Soudainement, une brindille craqua parmi les arbres face à nous, nous indiquant que la menace approchait. Alice ne s'était donc pas trompée.
J'entendais Edward inspirer longuement, avant qu'il ne tende la main en arrière. Je n'eus qu'à faire un pas pour la saisir et enlacer ses doigts aux miens. Il les serra doucement, affichant notre union face à nos ennemis.
Nous ferions face aux Volturi. Ensemble.
J'espère que ce chapitre vous a plu ? Dites-le moi en commentaire !
J'avoue que j'ai eu du mal à écrire ce chapitre, et je sais que j'aurai du mal à écrire le suivant... On arrive au point culminant de cette histoire, et j'ai vraiment peur de me foirer... Demandez à Tied, elle pourra vous dire le nombre de messages angoissés que je lui envoie concernant cette fiction !
En attendant, je sais comment cette histoire va finir, et avoir le scénario en tête me rassure (un peu). Manque plus qu'à l'écrire (et ça, ça m'angoisse).
Si vous voulez connaître la suite, je vous donne rdv samedi prochain pour le chapitre 27 d'Ascendant :)
En attendant, passez bon bon weekend ainsi qu'une bonne semaine !
Prenez soin de vous,
Girlonfire
