Bien le bonjour à tous, chers lecteurs !
Et voilà, c'est officiel ! Nous avons passé la date fatidique du 17 mai (aka l'anniv' de Norvège aussi au passage), ce qui veut donc dire que cette fanfiction a officiellement 3 ANS de publication derrière elle.
Trois ans… Il s'est passé tellement de choses en trois ans et *entame un discours barbant* même si vous ne connaissez pas vraiment ma vie, donc je ne pense pas qu'on s'en aperçoive à la lecture, mais quand je me relis parfois, je me rends compte combien certaines choses (sentiments, expériences, pensées du moment) de ma vie se retrouvent là-dedans. C'est inévitable, vous allez me dire ! En tout cas, merci à ceux qui sont là depuis le début, à ceux qui sont arrivés entre temps, merci tout simplement à tous ceux qui prennent le temps de lire et surtout d'attendre entre chaque affaire !, merci à ceux qui l'ont mise en favoris, l'ont mise en suivi, l'ont commenté une fois, deux fois, trois fois… et peu importe le nombre de fois ! Juste merci d'être là, au rendez-vous !
Et histoire d'aller jusqu'au bout du cliché du discours barbant et mélodramatique : si vous êtes sur cette fanfiction, c'est que vous avez un tant soit peu d'intérêt pour Hetalia, et j'espère que cette œuvre restera à jamais graver dans vos cœurs et dans vos esprits. Je souhaite à tous de connaître ce manga débile et terriblement addictif, de rire, de découvrir, de prôner le respect de l'Autre, la curiosité et l'envie de partager.
Ce qui, en soit, n'a rien à voir avec le thème de cette fanfiction… quoique !
Mais c'est la fin du discours barbant, vous pouvez vous jeter sur les petits fours ! XD
Prénoms cités dans ce chapitre :
Norvège : Lukas Bondevik
Danemark : Mathias Køhler
Islande : Emil Steilsson
Grèce : Héraclès Karpusi
Grèce Ancienne : Evangelía Karpusi
Chypre : Neoklis Adnan
République Turc de Chypre du Nord : Rauf Adnan
Turquie : Sadiq Adnan
Bonne lecture !
Disclaimer : Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz
Affaire 12 : Chez Héraclès
« Demi-frère » ? Voilà déjà une réponse à une première question, c'était un début, pensa Lukas. Héraclès n'avait pas jugé bon de présenter sa famille dans le dossier concernant sa mère.
- Demi-frère dans quel sens ?
- La même mère.
Neoklis relâcha Héra qui sembla alors choquée qu'on la délaisse ainsi alors qu'elle était très bien ainsi, calée dans les bras. Le jeune homme ne se départit pas de son sourire avenant. Il leur présenta le canapé.
- Mais je vous en prie installez-vous. Voulez-vous boire quelque chose ?
- Un café, répondit Lukas
- Une petite bière pour moi, si vous avez. Oh, mais oui, tu veux des câlins, toi, ajouta Mathias alors qu'Héra lui tournait encore autour
Elle avait très bien compris lequel des deux invités étaient le plus à même de s'occuper d'elle.
Neoklis grimaça.
- On n'a que du raki et c'est la bouteille de papa. Je ne sais pas si…
- Ne vous embêtez pas ! Je vais prendre un jus de fruit dans ce cas.
Le jeune homme laissa seuls en compagnie des chats Lukas et Mathias. Ces derniers s'installèrent sur le canapé, déjà occupé par le chat aux soyeux poils blancs. Dès que Mathias commença à le caresser, Héra sauta aussitôt sur ses genoux, ce qui le fit rire. Heureusement qu'il avait deux mains, se dit-il.
- Tu sais quelque chose sur la famille de Rauf ? demanda tout à coup Lukas
Pris de court, Mathias demeura un instant muet.
- Euh… Je savais qu'il avait perdu sa mère, en effet, et qu'en cas de pépin, on a les coordonnées de son père et de son grand-frère. Après, j'ai jamais eu à m'en servir donc je savais même pas qu'il s'appelait Héraclès.
- Vous vous trompez, intervint Neoklis qui revint avec un plateau garni, c'est moi le grand-frère dont le collège a les coordonnées.
Lukas haussa un vague sourcil intrigué.
- Héraclès et Rauf s'entendent si mal que ça ?
Mathias dévisagea son partenaire, tout comme Neoklis. Puis, ce dernier servit le café.
- Ils ne s'entendent pas… si mal que ça. Enfin, pas Héraclès en tout cas. Mais… comment avez-vous compris ça ?
Lukas attrapa la tasse de café que lui tendait le jeune homme.
- Vous n'avez guère plus de 18 ans, maximum. Donc mineur. Pourquoi, confierait-on également vos coordonnées au collège dans ce cas ? Qui plus est les professions qu'exerce Héraclès lui permettent aisément de s'absenter en cas de besoin. Il aurait donc été plus pratique que ce soit son numéro de téléphone qu'on ait donné à l'école. Sachant d'autant plus que Rauf est votre petit frère, cela signifie qu'il est tout comme vous le demi-frère d'Héraclès. Ne reste de fait qu'une seule raison : Rauf et Héraclès ne veulent pas être mêlés l'un à l'autre. Pourquoi ?
Neoklis parut admiratif. Il s'installa en face d'eux sur un pouf et un chat typé chartreux vint se lover en boule sur ses genoux. Il le caressa distraitement sans détacher son regard du détective. Puis, il sourit.
- Vous êtes un bon détective, dites donc ! Mais vous avez raison, reprit-il, Rauf ne… supporte pas vraiment Héraclès.
- Je le déteste ! entendit-on depuis le fond du couloir
- C'est pas bien d'écouter les conversations des grands ! se permit de lui répondre Mathias
On entendit une porte claquée. Neoklis poursuivit :
- Je ne sais pas trop de quand ça date. Peut-être bien quand, en grandissant, Rauf a commencé à s'apercevoir qu'Héraclès et papa ne s'entendaient pas beaucoup.
- Héraclès n'a pas supporté que sa mère se remarie avec Sadiq ?
Neoklis cligna des yeux.
- Et beh ! réagit Mathias en tapant l'épaule de Lukas, t'es en forme, toi, aujourd'hui. Plus rapide que l'éclair dans tes déductions !
Lukas leva les yeux au ciel.
- L'appartement est au nom d'Adnan. Tout dans le dossier fourni par M. Karpusi tant à croire qu'il en veut à un certain Sadiq Adnan. Le lien n'est pas compliqué à faire.
- J'avoue que je ne sais pas trop si c'est le remariage ou bien papa en lui-même qui a eu du mal à passer chez Héraclès, déclara Neoklis, ils ont une relation particulière ces deux là ! Le mieux serait encore de lui demander.
- D'ailleurs, Héraclès nous avait dit dans cinq minutes.
Mathias consulta son portable en même temps. Neoklis rit.
- Il vous a dit ça ? Ah ah ! Et bien, j'espère que vous avez du temps devant vous !
Lukas sirota une gorgée de café puis posa la soucoupe sur la table basse.
- A quelle heure Sadiq rentre-t-il du travail ?
- Aux alentours de 19h. Son atelier n'est pas si loin.
- Parlez-moi du suicide d'Evangelía.
Neoklis sembla pris de court. Il ouvrit la bouche pour la refermer. Il gratta derrière les oreilles le chat sur ses genoux, puis se frotta les pieds l'un sur l'autre.
Mathias envoya un regard indigné à Lukas, lui demandant silencieusement un peu plus de tact. Lukas le vit mais décida de ne pas en prendre note.
- Euh… et bien… maman est partie il y a un an… non, un an et demi. Déjà ? Et… je ne sais pas. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise d'autre ?
- La raison de son suicide.
Neoklis s'agita sur son pouf.
- Je… je ne sais pas trop. Je n'y ai jamais vraiment réfléchi. Elle… euh…
Mathias décida d'intervenir.
- Vous avez combien de chats ?
Neoklis fut si décontenancé par la banalité de la question qu'il mit un certain temps avant de répondre :
- Huit.
- Huit ! Et ils ont tous des noms de dieux ?
Neoklis retrouva le sourire.
- Tout à fait. Il y a donc Héra, Arès, Athéna à côté de vous, vous avez Apollon sur mes genoux, c'est Artémis Héphaïstos doit être sur le lit d'Héraclès, comme d'hab, et enfin Aphrodite et Poséidon.
- Mais il y a une raison à tous ces prénoms ?
- Héraclès et moi, nous sommes très attachés à nos origines grecques. Et puis, ces prénoms leur correspondent bien, mine de rien ! Hein, Artémis ? Petite sauvageonne qui va tout le temps chasser.
La chatte ronronna alors.
- Vous dites vous et Héraclès. Ce n'est pas le cas de Rauf ? demanda Lukas
Neoklis eut un sourire en coin. Puis, il secoua la tête.
- En tout cas, il n'a jamais rien montré de ce côté-là. Mais ça vient peut-être en grandissant, de s'attacher à des racines culturelles ? Je ne sais pas trop. Rauf est peut-être encore trop jeune. Moi, maman avait déjà eu l'occasion de m'emmener en Grèce. Et ça m'est arrivé de voyager avec Héraclès pour des vacances.
- Vous vous entendez bien avec Héraclès, j'ai l'impression, glissa Mathias
- Oh ! Moi, je m'entends bien avec tout le monde, vous savez !
C'est à ce moment-là qu'ils entendirent la porte d'entrée s'ouvrir et se refermer. Ce fut comme un prodigieux tour de magie. Dès qu'ils entendirent les bruits de pas, tous les chats sans aucune exception se réveillèrent aussitôt avant de se ruer dans l'entrée en lâchant de petits miaulements. Pas un seul ne manquait à l'appel. Même Héra s'empressa de quitter les genoux de Mathias. Ils virent aussi passer ceux qui n'étaient pas présents dans le salon.
- Ah. Papa est rentré, déclara sobrement Neoklis
- Sadiq ?
Neoklis ne put s'empêcher de rire de Mathias et de son air interloqué.
- Non, pas ce papa là. Le papa des chats. Celui qui donne à manger.
Héraclès apparut alors brièvement dans l'encadrement de l'arche.
- Je suis à vous dans quelques instants.
Puis, il se dirigea tant bien que mal vers la cuisine, les chats lui tournant autour sans se préoccuper du risque de le faire tomber.
Mathias n'y tint plus : il éclata de rire.
Neoklis se leva, déclarant qu'il allait aider Héraclès pour aller plus vite. Mathias et Lukas se retrouvèrent donc seuls dans le salon.
- Alors ?
- Alors quoi ?
- Je sais pas. Tu trouves que ça vaut le coup ? Y a quelque chose de louche ? En passant, vas-y doucement quand même. Ça fait qu'un an et demi qu'ils ont perdu leur mère.
- Et ? Je ne suis pas là pour faire du sentimentalisme.
- Un minimum de tact, ça fait pas de mal.
Lukas ne répondit pas. Mathias était sûr qu'il était vexé de ne pas pouvoir avoir le dernier mot. Quelque part, ça le faisait rire.
- Poséidon ! entendirent-ils tout à coup, tu pourrais en laisser aux autres, quand même. Tu as même eu du saumon.
- A ton avis, demanda ensuite Mathias, si Sadiq et Héraclès ne s'entendent pas, pourquoi est-ce qu'ils vivent encore sous le même toit ?
- Chacun d'eux estiment avoir sa place aux côtés d'Evangelía, répondit simplement Lukas
Ce dernier observa plus précisément les bibelots qui composaient la pièce, et en premier lieu les photos qui étaient très nombreuses. Néanmoins, elles représentaient toutes pour la plupart Rauf et Neoklis à différents âges. Parfois, on voyait aussi Sadiq. Sur l'une d'elles, ne se trouvait d'ailleurs que lui en compagnie d'un autre homme, tous les deux hilares. Il paraissait large de carrure, musclé, mais surtout bon vivant et très expressif. Il avait aussi l'air de déborder d'amour pour ses deux fils. On ne retrouvait Héraclès que sur deux clichés : l'un avec Neoklis et tous leurs chats, l'autre sur une photo de famille où l'on pouvait aussi voir Evangelía, rayonnante de bonheur, avec un livre en main. Ce devait sûrement être sa première publication. Lukas s'empara du cadre qui était posé sur une étagère à côté du canapé et l'observa de plus près.
Héraclès et Neoklis pénétrèrent alors dans le salon. Le jeune homme reprit sa place tandis que l'aîné se versait une tasse de café et s'installait sur un pouf adjacent.
- Vous voulez donc bien vous occuper de cette enquête ?
- J'aurais besoin de vous poser quelques questions auparavant. Je ne peux pas encore déterminer si cette affaire mérite mon attention.
- Vous avez lu le dossier.
- Oui. Et si je ne doute pas de vos capacités à rédiger une dissertation, vous feriez un bien piètre investigateur.
Héraclès prit le temps d'avaler une grande gorgée de sa boisson.
- Il me semble que c'est pour cela que je fais appel à vos services, répliqua-t-il posément
Lukas pinça légèrement les lèvres. Il se leva et vint se placer devant la baie vitrée, les mains croisées derrière le dos.
- Quelle est la raison présumée du suicide de votre mère ?
Neoklis se racla la gorge. Il prétexta poliment avoir des choses à faire et quitta la pièce.
- Il n'y avait pas de raison. C'est bien pour cela que je vous dis que c'est un meurtre.
- Même si ce n'en était pas un, on a bien donné une explication à sa disparition soudaine. Qu'a-t-on évoqué come raison pour elle de se suicider ?
- Je vous l'ai écrit, répondit une fois de plus Héraclès d'un calme olympien, elle se disputait avec Sadiq.
- On ne se suicide pas pour une ou deux disputes. Quelles étaient l'ampleur de ces disputes ? Cela leur arrivait-il souvent ? Avait-elle d'autres soucis par ailleurs qui auraient pu favoriser une instabilité ?
Héraclès demeura silencieux. Mais Lukas ne doutait pas un instant qu'il était songeur, plongé dans ses souvenirs. Sans se détourner de la fenêtre, le détective lui ordonna :
- Fermez les yeux et remettez-vous dans le contexte. 27 décembre 2013, ce sont les fêtes de fins d'année, c'était Noël il y a deux jours. A-t-elle passé de bonnes fêtes ? Comment ? Avec qui ? Quels évènements ont accompagné cette fin d'année 2013 ?
Un gros travail de reconstitution était de mise. Lukas envoya discrètement un SMS à son frère cadet : il rentrerait probablement tard ce soir.
Affaire à suivre…
