Bonjour !

Merci pour vos reviews, les suivis et les favoris ! Mine de rien, il y a toujours de nouvelles personnes qui viennent se rajouter et ça fait toujours autant plaisir !

Je vous annonce également que l'affaire suivante est achevée et devrait donc suivre directement après celle-ci !

Prénoms cités dans ce chapitre :

Norvège : Lukas Bondevik

Danemark : Mathias Køhler

Islande : Emil Steilsson

Amérique : Alfred F. Jones

Canada : Matthew Williams

Bonne lecture !

Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz


Affaire 13 : La capture

Toutes les personnes présentes se figèrent tandis que le gardien dans son cagibi se réveilla en sursaut. D'un œil endormi, il observa ses acolytes froncer les sourcils et se diriger d'un pas certain vers les dernières caisses.

Emil ! pensa aussitôt Lukas, son cœur ratant un battement

Sans aucune hésitation, Lukas sortit de sa cachette et se jeta sur les deux hommes. Ils répondirent directement et l'un d'eux l'attrapa par le col.

Aussitôt, le gardien dans sa cabine sauta sur ses pieds et ouvrit la porte à la volée pour rejoindre ses acolytes. Mathias surgit alors à son tour, attrapant par l'arrière l'individu et lui passa son bras autour du cou. L'homme se débattit mais Mathias lui assena un coup de genou dans le bas du dos qui eut tôt fait de le mettre à terre. Le gardien n'avait pour autant pas dit son dernier mot. Il attrapa Mathias par le poignet et était prêt à lui flanquer un coup de tête. Cependant, il ne rencontra que le vide, Mathias ayant esquivé. Puis, ce dernier lui colla un coup de poing dans la mâchoire de sa main libre, avant de pouvoir se retrouver libre. Il avisa aussitôt Lukas.

Celui-ci était aux prises avec les deux hommes. Néanmoins, il n'avait ni la force ni la fougue que présentait Mathias. Sans compter qu'il faisait pâle figure face à deux individus. L'un d'eux eut tôt fait de brandir sa matraque et de lui décocher un coup dans les côtes. Lukas hoqueta, le souffle coupé, puis s'effondra.

- Lukas ! s'écria Mathias en accourant

Il s'élança, jambe en avant, et assena un coup de pied à l'un des deux hommes qui tournoya avant de s'étaler par terre. Mathias agrippa alors la matraque que le deuxième était prêt à lui enfoncer dans l'estomac et le repoussa. Mais déjà le premier revenait à l'attaque. Mathias attrapa la matraque qui revenait vers lui à tout allure et lui fit poursuivre sa course jusqu'à l'acolyte qui se reçut un coup à l'épaule. Il hurla de douleur. Mathias, qui agrippait toujours la matraque, en profita pour faire passer par-dessus lui son assaillant. Celui-ci alla s'écraser sur le gardien qui était revenu à lui et s'apprêtait à se jeter dans la bagarre.

Ayant l'occasion de souffler un peu, Mathias s'agenouilla auprès de Lukas et le souleva délicatement. Ce n'était cependant pas suffisant : Lukas grimaça et retint difficilement un râle de douleur. Mathias l'aida à se relever.

- Tu peux marcher ?

- Derrière.

Mathias eut à peine le temps de se retourner qu'il aperçut un des hommes lui assener un coup de poing dans la mâchoire. Néanmoins, impensable pour lui de lâcher Lukas qui souffrait déjà bien assez. Il tomba à genou. Une douleur lancinante lui parcourut le visage et sa vision se troubla un instant. Il secoua la tête, mais ne fut pas assez vif pour éviter le coup de matraque qui s'abattit sur sa nuque. Il s'écroula aussitôt sur Lukas et sombra dans l'inconscience.

oOo

Pendant ce temps, à l'extérieur, dans les fourrés alentours, se pressaient trois silhouettes. Elles freinèrent brusquement ayant trouvé refuge entre deux épais massifs. Les trois étudiants s'écroulèrent à terre, à bout de souffle, le cœur encore trépidant.

Matthew posa une main sur sa poitrine et inspira profondément, fermant les yeux un instant. Qui eût cru qu'un jour dans sa vie, il aurait à vivre ce genre d'expériences. Alors qu'il se calmait finalement, il ouvrit brusquement les yeux en entendant Emil :

- Tu pouvais pas faire attention !?

Le jeune homme agrippa Alfred par le col. Il ne parvint pas à grand-chose mais sa fureur était telle qu'elle ébranla son pupille. Alfred écarquilla les yeux et posa une main sur celle d'Emil.

- J'ai pas fait exprès.

- Encore heureux ! Il manquerait plus que ça, tiens.

Emil relâcha furieusement Alfred et s'isola. Il ramena ses jambes contre son torse et fixa le lointain au travers des branchages.

Matthew soupira. Il fallait bien le dire : son cousin était loin d'avoir été brillant ce soir. Alors qu'ils étaient censés rester là où Lukas les avait laissés, Alfred avait trouvé cela judicieux de contourner par l'autre côté. Matthew avait bien cherché à le rattraper mais son cousin lui avait filé entre les doigts et s'était avancé à quatre pattes entre les colonnes de caisses et de barils. Emil n'avait pas osé partir dans leur sillage. Il préférait encore rester seul, près de la sortie.

Et bien lui en pris, car Alfred avait trouvé une barre de fer qu'il avait jugé avec intérêt avant de s'en emparer, malgré les regards accusateurs de son cousin. Lorsqu'il avait ensuite passé la tête par-dessus un baril pour s'enquérir de la situation, Alfred avait glapit en découvrant subitement les deux hommes fraichement débarqués. Matthew l'avait alors tiré vers lui pour éviter qu'il ne s'expose trop longtemps. Sauf qu'Alfred avait montré quelques réticences avant de se laisser faire, et surtout avant que l'extrémité de la barre de fer qu'il tenait contre lui ne percute bruyamment un baril.

Alfred avait bien cru que son cousin allait lui sauter à la gorge tant il semblait furieux contre lui. Il avait esquissé un petit sourire contrit. Avant qu'ils ne puissent faire quoi que ce soit d'autres, ils avaient entendu la bagarre commencer. N'y tenant plus, Alfred avait bien entendu voulu leur venir en aide. Néanmoins, pour Matthew, les ordres avaient été très clairs. Il avait donc entraîné son cousin vers la sortie sans desserrer sa poigne sur le bras de son cousin. Alfred s'était à moitié débattu comme un gamin à qui on refusait une friandise avant d'être pris d'une illumination. Il lui était alors passé devant et s'était rué de lui-même sur la sortie sans que Matthew ne comprennent rien aux agissements de son cousin.

Du haut de la passerelle, Emil leur avait fait signe de se presser, le regard perdu dans la mêlée, esquissant une moue inquiète. Alfred s'était alors résolu. Ils avaient par la suite fuit tous les trois et couru à travers bois sans se retourner, jusqu'à trouver les deux épais massifs.

Alfred passa une main dans sa nuque.

- Quoiqu'il en soit, on ne peut pas rester ici les bras ballants, déclara-t-il, il faut qu'on y retourne.

- Mais oui, bien sûr, y retourner, répéta sarcastiquement Matthew d'un ton calme, quelle bonne idée…

- Je suis sérieux, Matthie.

Ce dernier rehaussa ses lunettes sur son nez.

- Ce n'est pas un jeu, Al'. Tu as bien vu ce qui s'est passé. Tu as bien vu où ta bêtise nous a mené, le sermonna-t-il froidement, le détective et son acolyte sont des habitués de ce genre de situation et pourtant regarde où ils en sont.

- Bah Emil doit l'être aussi dans ce cas, bredouilla Alfred

Visiblement, Matthew avait une emprise non négligeable sur l'exubérant Alfred.

- C'est faux.

Les deux cousins nord-américains se tournèrent vers Emil, toujours reclus dans son coin.

- C'est faux, insista ce dernier, d'ordinaire Lukas ne m'emmène jamais avec lui. Ou alors juste en arrière. Là, c'est une première d'avoir pu l'accompagner aussi loin.

- Mais pourquoi ? s'étonna Alfred, vous êtes frères ! ça pue la classe de travailler en famille, comme dans les Indestructibles !

Matthew ne put s'empêcher de lâcher un soupir. Des fois, son cousin avait le don d'inclure des références qui n'avait pas leur place face à l'atmosphère du moment. Mais depuis le temps qu'ils se côtoyaient, il était clair qu'il était incapable de comprendre ou ne serait-ce que de saisir ce genre de nuances.

Les joues d'Emil rosirent. Il aurait préféré que la nuit ne soit pas aussi claire. A tous les coups, ces rougeurs se voyaient très bien. Gêné, il détourna le regard.

- C'est… c'est parce qu'il tient… parce que je suis son petit frère, je pense, balbutia-t-il cramoisi

Emil gratta distraitement la terre. Il n'avait qu'une envie : s'enfoncer dans le buisson à ses côtés.

- Raison de plus pour y retourner ! s'écria Alfred

- On vient de te dire qu'aucun de nous n'est assez habile, ou assez fou, pour le faire. Alors le mieux, c'est encore de…

- Qu'est-ce que tu crois, Matthie ? J'ai un plan.

Emil releva la tête, intéressé. Quant à Matthew, celui-ci parut plus inquiet qu'autre chose.

oOo

Lorsque Mathias s'éveilla, la douleur à sa mâchoire également. Il grimaça. Il voulut avancer une main vers son menton pour tâter l'ampleur des dégâts, mais ses bras demeurèrent coincer dans son dos.

- Arrête de t'agiter comme ça. Nous sommes attachés, le prévint calmement la voix de Lukas

Mathias sursauta et voulut se tourner vers lui, mais à part se tordre le cou pour apercevoir le profil du détective, et au passage s'infliger un torticolis, il n'arriva à rien. Ils étaient ligotés dos à dos par un même ensemble de liens.

- Lukas, ça va ? Tu n'es pas blessé ?

- A part aux côtes, non, je ne pense pas.

Mathias soupira, profondément soulagé. Il s'en serait énormément voulu s'il était arrivé quelque chose à Lukas sans qu'il puisse réagir.

C'est alors qu'il remarqua qu'ils avaient les pieds dans le vide. Il avisa le sol qui était à plusieurs mètres en-dessous.

- T'as pas le vertige au moins, j'espère, fit-il pour détendre l'atmosphère

- Bien sûr que non, s'offusqua Lukas

Mathias sentit la fraîcheur du métal dans son dos. Il se tortilla dans tous les sens pour se rendre compte de ce que c'était, en vain. Néanmoins, il avisa le bras métallique qui s'étendait vers eux. Le métal dans son dos devait être le crochet terminant la poutre. Il scruta par la suite les alentours.

- Ils sont passés où ?

- Sortis il y a quelques minutes.

- Ils ont dit quelque chose ?

- Rien d'intelligible.

- Et les gosses ? Ils vont bien tu crois ?

- Pas de nouvelle, bonne nouvelle.

Mathias lâcha un nouveau soupir de soulagement. Puis, il se rendit compte de la raideur de Lukas. Il ne le voyait pas mais il le devina extrêmement tendu.

- Eh, t'inquiète. Il va bien. Il est débrouillard et il n'est pas tout seul.

Constatant que ses paroles n'avaient aucun effet, il fit la seule chose qu'il pouvait faire pour tenter de soulager Lukas, il glissa ses doigts dans les siens et les resserra délicatement. Lukas ne présenta aucune opposition. Mathias trouvait toujours cela étrange d'avoir un contact physique avec lui, et il était d'autant plus curieux que Lukas ne refuse pas cet élan d'affection. Ils restèrent ainsi un long moment.

Puis, Mathias brisa le silence :

- Bon ! C'est pas tout ça, mais faudrait peut-être qu'on se sorte de là, non ?

Mathias ne semblait pas stressé le moins du monde par la situation. A dire vrai, il se sentait même comme un poisson dans l'eau.

- Une idée ? demanda Mathias

Le silence lui répondit d'abord, avant que Lukas ne soupire finalement :

- Non.

- Et bien, moi, j'en ai une.

Il esquissa un sourire de connivence, que personne ne pouvait partager avec lui cependant. N'attendant pas de réaction de la part de Lukas, il contorsionna ses mains.

Lukas sursauta.

- Qu'est-ce que… pourquoi est-ce que tu me touches les fesses ? grinça-t-il sinistrement des dents

Mathias écarquilla les yeux avant d'éclater de rire.

- Ah, non, pardon ! C'est pas du tout ça ! J'essaye juste d'attraper le fil de fer que j'ai dans la poche arrière de mon pantalon.

Les épaules de Lukas ne se détendirent pas pour autant. Mathias n'en démordait pas et cherchait par tous les moyens à tortiller ses mains jusqu'à la poche où logeait le petit fil qu'il avait utilisé pour ouvrir la porte arrière. Lorsqu'il parvint enfin à s'en emparer, il ne put s'empêcher de lâcher un petit cri de victoire. Son élan de joie les entraîna dans un léger balancement.

- Doucement, marmonna Lukas, il ne manquerait plus que tu nous fasses tomber.

Lukas tourna légèrement la tête vers l'arrière. C'était juste assez pour aviser le fil de fer dans la main de Mathias.

- Et que comptes-tu en faire maintenant ?

- Ben… cisailler.

- Avec un vulgaire fil de fer ?

Mathias ne répondit pas et Lukas soupira en baissant la tête. Lorsqu'il la releva, il esquissa une légère grimace.

- Ils sont de retour.

Leurs trois geôliers venaient de nouveau d'apparaître. Ils affichaient un sourire carnassier qui ne présageait rien de bon.

oOo

- Un plan ? Quel plan ? demanda Emil

Il se tenait toujours à distance, affichant une certaine réserve, mais il semblait néanmoins vivement intéressé par les propos d'Alfred.

- Pour vous l'expliquer, je vais d'abord avoir besoin de récupérer mon sac.

Matthew roula des yeux.

- Ton sac, soupira-t-il, évidemment. Qu'est-ce que tu caches dedans ?

- Tu verras !

Sans attendre leur réponse, Alfred s'élança en direction du hangar. Emil et Matthew se jetèrent un coup d'œil interrogatif, puis partirent dans son sillage. Ils n'avaient pas trop le choix de toute façon, et mieux valait rester groupé.

Alfred retrouva sans mal son gros sac à dos. Il fit mine de l'ouvrir, mais se ravisa, dans un grand sourire malicieux.

- Allez, ouvre ! le pressa Emil que cela agaçait plus qu'autre chose

- Devinez ce qu'il y a dedans d'abord.

- Al', le sermonna Matthew, ce n'est certainement pas le moment.

- T'es pas drôle Matthie, décidément.

Un peu à contrecœur car son effet de surprise en avait pâti, Alfred ouvrit finalement le sac. Il retrouva rapidement un sourire de vainqueur en présentant son contenu. Emil et Matthew écarquillèrent les yeux face au matériel qui se dévoilait sous leurs yeux. Grappins, arc, flèches, gants étranges, lasso, paires de lunettes, marteau, shuriken… Il y avait visiblement de tout dans cette armada. Tout avait l'air très réaliste et en même temps très fantaisiste.

Emil releva des yeux sidérés vers Alfred. Il fut d'autant plus sidéré de voir Matthew simplement soupirer et frapper gentiment l'arrière du crâne de son cousin.

- Tu aurais pu me prévenir que tu emportais tes gadgets.

- Un héros ne dévoile ses armes qu'au meilleur moment !

- Attendez, attendez, il faut qu'on m'explique, là, les interpella Emil, qu'est-ce que c'est que tout ce bazar ?

- Des gadgets de super-héros ! s'exclama très enthousiaste Alfred

Aussitôt les deux autres lui intimèrent le silence. Une fois qu'ils se furent assurés qu'on ne les avait pas repérés, Emil se pencha vers Alfred.

- Comment ça, des gadgets de super-héros ?

- Ben des gadgets de super-héros, répondit tout aussi bas Alfred, t'as le lasso de Wonder Woman, l'arc de Green Arrow, le marteau de Thor, le…

- Ok, c'est bien sympa tout ça, mais tu ne vas pas m'en faire la liste complète. Qu'est-ce que c'est réellement ?

Matthew décida d'intervenir.

- Le pire, c'est qu'il dit vrai : ce sont des gadgets de super-héros.

- Oui, bon, j'ai compris. Sauf qu'excusez-moi mais les super-héros, ça n'existe pas.

- Si, ça existe ! s'exclama Alfred, outré

- Chut !

Alfred balaya l'air de sa main et reprit dans un chuchotement :

- J'ai recréé ces gadgets. Ce sont les exactes répliques de celles que les super-héros utilisent.

Emil roula des yeux.

- Génial. Et ça va nous servir à quoi, à part jouer les super-héros... ?

- Exactement ! releva Alfred d'un ton toujours bas

Emil haussa un sourcil, circonspect.

- Pardon ?

Matthew se frappa le front de la paume de sa main. Il y avait visiblement un manque de communication entre ces deux là. Ce qui était bien triste quand on pensait qu'ils étaient précisément en Communication à l'université…

- Ce que mon cousin raconte n'importe comment, c'est qu'il a créé ces gadgets à partir de ce qu'il voyait dans les comics. Il bidouille l'électronique depuis qu'il a huit ans. Il n'en a pas l'air, je te le concède. Donc, ces gadgets sont vraiment fonctionnels et ce qu'Al' entend par jouer les super-héros, c'est simplement utiliser ces gadgets à bon escient pour libérer ton grand frère et son acolyte.

Emil cligna plusieurs fois des yeux, incrédule. Un ange passa.

- Pardon ? répéta-t-il

Alfred attrapa alors un gant et le lui planta dans la main.

- Ça, c'est un gant qui tire des toiles d'araignées comme Spider-Man, par exemple.

Emil le lui remit aussitôt dans les mains.

- Qu'Alfred soit capable de concevoir des gadgets et qu'il trimballe tout un sac de trucs de comics comme un fanboy, c'est pas ça mon problème. Mon problème c'est que vous comptez sincèrement vous servir de tous ces trucs pour aller au devant des dangers. Et ça… ça, c'est pas mon truc.

- Tu ne veux pas libérer ton frère ? s'étonna Alfred les yeux ronds

- Euh… si, si bien sûr, mais euh… bredouilla Emil pris de court, bon ok, c'est quoi le plan exactement ?

- C'est comme tu l'as dis, Emil, on joue les super-héros.

Alfred avisa le hangar et esquissa un large sourire assuré.


Affaire à suivre…