Bonjour à tous !
Vous savez, en début d'affaire, je vous ai dis que je m'étais lâchée sur celle-là. Je pense que ce chapitre en est la consécration ultime XD Et accessoirement, le dernier de cette affaire ! Un seul conseil donc : pendant cette lecture, surtout ne vous prenez pas la tête ah ah XD
Prénoms cités dans ce chapitre :
Norvège : Lukas Bondevik
Danemark : Mathias Køhler
Islande : Emil Steilsson
Amérique : Alfred F. Jones
Canada : Matthew Williams
Bonne lecture !
Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz
Affaire 13 : Young Justice
La lune était haute dans le ciel lorsque trois ombres se faufilèrent de part en part du hangar. Emil se plaqua contre le mur et passa une main à sa ceinture afin de s'assurer qu'elle était bien ficelée.
C'était de la pure folie !
C'était impossible qu'ils y arrivent, que lui y arrive en tout cas, et cela lui paraissait encore plus improbable que ces fichus gadgets fonctionnent véritablement.
Emil déglutit en agrippant le grappin à deux mains. Il était peint de rouge, de vert et de jaune, orné d'un R. Il n'avait pas la moindre idée de quel comic cela pouvait venir mais il espérait de tout cœur que le super-héros en question était une source fiable.
Il se demanda encore un instant comment il pouvait faire confiance à ces deux cousins, qui finalement s'avéraient aussi tarés l'un que l'autre à son humble avis. Puis, il inspira profondément. Il était fou. Et il ferait payer son frère pour cette folie, voilà.
Il s'écarta légèrement du mur et avisa le toit de taule. Il ferma un œil pour viser, puis tira. Le grappin fila à travers l'air puis s'accrocha en haut. Emil tira plusieurs fois sur la corde, nerveux. A l'autre bout du mur, il aperçut la silhouette de Matthew. Ou peut-être était-ce Alfred. De loin et de nuit, impossible de les distinguer.
Emil prit son courage à deux mains, puis appuya sur le bouton.
Jusqu'à ce que ses pieds décollent du sol, il n'avait pas cru une seule seconde que ce grappin pouvait en effet supporter le poids d'une personne. Il n'osa pas regarder en bas et se cramponna au gadget, les mains moites.
Lorsqu'il arriva sur le toit, il se hissa difficilement. Son cœur cognait fort dans sa poitrine et il dut prendre plusieurs secondes pour se calmer. Il ne prit même pas la peine d'admirer la vue sur la cime des arbres baignés dans la clarté lunaire. Il se tourna plutôt vers le toit.
Celui-ci était en taule épaisse et quelques vitres se trouvaient à intervalle régulier. Dans l'angle opposé, il aperçut une grande silhouette levé les poings en l'air, visiblement exalté par cette expérience. Nul doute que c'était Alfred. C'était donc Matthew qu'il avait aperçu.
- Vous me recevez ? entendit-il soudain dans son oreille
Emil sursauta à moitié. Il en avait presque oublié qu'il était muni d'une oreillette et d'un micro. Alfred était réellement paré à toute épreuve. C'en était même à se demander ce qu'il faisait à l'université dans une filière on ne peut plus banale alors qu'il avait surement la possibilité de se dégoter une place au MIT.
Emil appuya sur l'oreillette pour activer le micro.
- C'est bon pour moi.
- Pour moi aussi, affirma la voix de Matthew
- Alors, alors, qu'est-ce qu'on a ?
Emil vit la silhouette d'Alfred se coucher sur la taule et se pencher vers une des fenêtres. Il l'imita et observa l'intérieur du hangar à la recherche de Lukas. Alors qu'il l'aperçut, accroché au-dessus du vide avec Mathias dos à lui, la voix d'Alfred lui confirma qu'il les avait repérés également.
- Sauf qu'ils ne sont pas tout seuls, remarqua Matthew, les trois gardes sont là.
- On va leur botter les fesses ! s'écria aussitôt Alfred dans l'oreillette
- Al' ! Le but, c'est de les sortir de là.
- Tu veux arrêter tes trafiquants d'OGM, oui ou non ?
- Aussi. Mais pour le moment, ce n'est pas la prior-
- Ok, donc on y va ! Go ! Go !
Ni Matthew, ni Emil ne purent le retenir. Alfred attrapa un arc et une flèche se terminant par un large embout rond. Il assena un grand coup de pieds dans la vitre qui se brisa aussitôt en morceaux. Il banda l'arc, visa, tira. La flèche fendit l'air et lorsqu'elle toucha le sol, son extrémité libéra un énorme nuage de fumée blanche. Puis, Alfred sauta sans aucune hésitation à travers la vitre, le grappin en avant.
Dans son oreillette, Emil entendit Matthew se désespérer de son cousin. Cependant, il aperçut le jeune homme se redresser à l'autre bout du toit, empoigner quelque chose à sa ceinture, casser la vitre, et plonger dedans à son tour.
Emil leva la tête vers les étoiles : il avait juste pensé ratisser la forêt… Il aurait dû être chez lui devant son ordi, à l'heure qu'il était. Pas en plein milieu de nulle part, juché sur le toit d'un hangar, des gadgets plein les mains pour aller libérer son grand frère et le colocataire. Il souffla. Puis, il imita les deux cousins.
Il atterrit sans trop de mal et fort heureusement sur la passerelle métallique du premier étage qui courait tout du long. Cela lui permettrait au moins de prendre le temps d'appréhender ce qui se tramait en bas.
La fumée blanche commençait à se dissiper. Emil aperçut les silhouettes de Lukas et Mathias, pendues au-dessus du vide, en train de tousser sans rien pouvoir y faire à cause de leurs liens. En bas, il entendait des bruits de bagarre. Les deux cousins semblaient très bien s'en sortir sans lui. Il n'était pas un combattant et tant qu'il pourrait en éviter dans sa vie, il le ferait volontiers.
Il avisa plutôt le bras de métal qui reliait Lukas et Mathias à la passerelle et vit là sa chance d'être utile. La poutre était bien assez large pour qu'il avance dessus à quatre pattes, ce qui lui paraissait être une solution potable. Sans compter qu'il n'aurait pas à utiliser tous ces gadgets bizarroïdes auxquels il avait décidément du mal à faire confiance. Il rejoignit donc le bras métallique et se hissa dessus.
Qu'est-ce qu'il n'aimait pas le sport, pensait-il.
Les membres un peu tremblants, il évolua prudemment jusqu'à finalement rejoindre son frère et le colocataire. Mathias releva la tête et fut le premier à s'apercevoir de sa présence.
- Eh ! Salut, Emil ! Dis donc, j'imaginais pas que t'avais des potes comme ça. ça déchire !
- Tais-toi, grommela Emil en farfouillant dans les pochettes accrochées à sa ceinture
Lukas releva alors la tête à son tour et le dévisagea d'une expression insondable.
- Tu ne devrais pas prendre tous ces risques.
- Oh, toi aussi tais-toi. Je suis venu vous sauver, c'est déjà bien.
Emil s'énervait sur sa ceinture sans trouver ce qu'il cherchait. Enfin, il extirpa une paire de lunettes.
- Bon, euh… annonça-t-il tout à coup peur sûr de lui, je vais couper vos liens. Mais pour pas que vous tombiez…
- Ecoute-moi Emil, l'interrompit Mathias, on va y aller petit à petit. Coupe juste au plus près d'une de mes mains pour libérer mon bras.
Emil ne contesta pas. Il enfila les lunettes et appuya sur un bouton dans la branche. Aussitôt, un rayon laser alla découper la corde. Emil s'arrêta dès qu'il vit la corde commencer à craquer de peur de blesser Mathias. Le bras de ce dernier se retrouva finalement à l'air libre. Mathias se contorsionna, quitte à tordre son autre bras dans une grimace, et se retrouva face à la poutre métallique. Il leva un pouce de victoire.
- Super tes nouvelles lunettes. Elles te vont bien, ah ah !
Lukas se racla la gorge, impatient.
A ce moment là, la fumée blanche acheva de se dissiper. L'un des trois adversaires se prit un coup de pied de la part d'Alfred et fut repousser au loin. Juste le temps qu'il recouvre ses esprits et il avisa Emil, Mathias et Lukas. Il pointa un doigt furieux vers eux.
- Ils s'échappent !
Il s'élança aussitôt à leur rencontre et leur bloqua la route.
Mathias pressa aussitôt Emil d'envoyer un nouveau rayon laser sur le cordon qui retenait son autre main. Une fois libre, il attrapa le plus jeune par les épaules.
- Passe-moi une de tes babioles.
- Mais quoi ?
- Quelque chose qu'on puisse lui balancer !
Emil regarda sa ceinture et tendit finalement le marteau qui commençait à sérieusement peser sur sa hanche. Mathias s'en empara, le visage rayonnant.
- Trop cool ! Thor !
Alors que l'assaillant courait sur la passerelle, Mathias se hissa sur la poutre, en équilibre précaire, avant de projeter le marteau. Celui-ci alla s'écraser dans l'estomac de leur geôlier. Ce n'était cependant suffisant que pour le ralentir. Mathias s'accroupit et posa une main sur l'épaule d'Emil.
- Fais gaffe à ton frère, il a mal aux côtes.
Puis, il s'élança vers son adversaire, plus que jamais prêt à en découdre, enivré par l'adrénaline.
Emil suivit un instant Mathias des yeux, puis reporta finalement son attention sur son frère. Celui-ci ne le quittait pas des yeux. Son regard insistant finit par le faire rougir.
- Quoi ? maugréa-t-il
- J'attends que tu me détaches.
Emil procéda de la même façon que pour Mathias. Il libéra une des mains de son frère, puis l'autre. Lukas contint difficilement sa douleur lorsqu'il fallut l'aider à se hisser sur le bras métallique. Ses côtes étaient douloureuses. Emil ne lui adressa pas un mot mais il veilla sur lui jusqu'à ce qu'il ait rejoint la passerelle. Lorsqu'ils eurent tous deux posés pied à terre, Lukas étreignit son petit frère. Emil ne le lui rendit pas, mais ne s'y opposa pas non plus.
Mathias arriva à leur hauteur. Il avait récupérer le marteau avec lequel il semblait beaucoup s'amuser.
- C'est bien touchant les retrouvailles, mais faut se bouger maintenant !
Lukas approuva d'un hochement de tête. Il voulut s'élancer mais ses côtes se rappelèrent à son bon souvenir aussitôt et il s'écroula sur le sol. Il glissa la main dans une poche de son manteau et tendit ensuite un petit appareil photo et une clé USB à son petit frère.
- Va dans le cagibi et récupère tout ce que tu peux, lui commanda-t-il
Emil fronça les sourcils mais ne broncha pas en s'emparant du matériel.
- Fonce, lui glissa Mathias, je m'occupe de protéger Lukas.
Emil ne se fit pas prier. Il prit la direction de l'escalier métallique qui descendait au premier étage.
- Et ne touche à rien pour ne pas laisser d'empreinte ! s'exclama Lukas en s'accrochant à la rambarde.
- Je sais ! lui hurla en retour Emil déjà à l'autre bout du bâtiment.
En bas, les deux cousins se battaient toujours farouchement contre les deux autres grands gaillards. D'aucun des côtés on ne montrait de signe de faiblesse.
Emil se demanda tout à coup comment il allait faire pour rejoindre le cagibi, à l'autre bout. Il inspira profondément et fila tout droit. Il ne fallait pas qu'il se pose de question justement, il fallait juste qu'il court, se dit-il. Alors qu'il passait devant l'un des assaillants, ce dernier le prit en chasse. L'homme se jeta sur lui de tout son poids mais n'atterrit jamais sur Emil. Il osa un coup d'œil en arrière.
Son poursuivant était englué dans une matière qu'il n'avait pas le temps de définir. Plus loin derrière, Alfred, l'arc toujours en main, le salua d'un signe militaire.
- Captain Arrow, à votre service !
- Ne mélange pas les noms de super-héros, s'offusqua Matthew qui esquiva un coup de poing
Emil poursuivit sa course jusqu'au cagibi. Une fois à l'intérieur, il empoigna le petit appareil et prit tout ce qu'il put en photo. Il enveloppa rapidement ses mains dans ses manches de blouson et pénétra dans l'ordinateur de surveillance. Il enfonça prestement la clé USB dans la fente de la tour, copia toutes les vidéos qu'il put en un temps record, puis s'éjecta du siège et s'en alla. Il fit signe à son frère qui l'observait depuis la balustrade. Mathias à ses côtés assena un dernier coup de marteau dans les côtes de son assaillant.
- Et ça, c'est pour Lukas ! s'exclama-t-il
L'homme s'effondra, inconscient.
Dans le même temps, Matthew et Alfred en finirent avec les deux autres. Ils ligotèrent les trois sbires. Mathias et les deux cousins les suspendirent, leur faisant ainsi subir le même sort qu'à Lukas et son acolyte. Un bon moyen de leur rendre la pareille.
Par la suite, ils ne se firent pas prier. Le petit groupe se rua sur la sortie. Mathias s'apprêtait à partir sans le marteau, plus préoccupé par l'état de Lukas que d'un gadget, mais il se fit sévèrement réprimandé par Alfred.
- T'as pas vu les films ? Si quelqu'un met la main dessus, ça sera l'apocalypse !
Alfred retrouva son sac à dos dans les buissons et y fourra rapidement tous ses petits trésors. Ils reprirent la direction du chalet. Lorsqu'ils retrouvèrent le sentier baigné de lumière lunaire, ils se permirent de souffler un peu. Lukas se laissa tomber par terre, ses côtes le faisant trop souffrir.
- Et beh ! Quelle aventure !
- Ce n'est pas encore fini, affirma Lukas, il faut rentrer à la maison, remettre les informations qu'Emil a récupérées, et surtout ne pas se faire remarquer pendant les prochaines semaines pour s'assurer que les trafiquants ne nous retrouvent pas.
Mathias s'agenouilla à ses côtés et passa un des bras de Lukas par-dessus ses épaules.
- On va déjà commencer par la première partie, hein ? Allez, direction la maison les jeunes ! On a tous mérité une bonne nuit de sommeil.
Tout le monde approuva. Aussitôt les deux cousins pressèrent le pas, ayant de hâte de s'éloigner de toutes ces émotions. Et peut-être aussi par désir de retrouver désormais de bons lits bien molletonnés, l'adrénaline commençant à redescendre.
Emil vint se planter devant Mathias et Lukas. Il sembla chercher ses mots un instant, puis souffla. Il dégagea alors Mathias et prit sa place.
- Je m'en occupe, maugréa-t-il
Mathias le dévisagea. Et à dire vrai, Lukas aussi.
Emil prit soin de se concentrer sur ses pieds et se mit en route, Lukas s'appuyant sur lui. Mathias les observa prendre de l'avance. Il esquissa un sourire, puis s'étira. Il avait bien envie de dormir. Ah, quelle vie !
Fin de l'affaire 13
