Bonjour !

Merci à tous pour vos commentaires, ça fait toujours autant plaisir !

J'ai toujours pas eu le temps d'entamer l'écriture de la 19ème affaire, mais ça ne saurait tarder ! En tout cas, je le souhaite parce qu'à partir de septembre, je ne crains que le temps me manque… J'aimerais vraiment pouvoir progresser plus rapidement !

Prénoms cités dans ce chapitre :

Norvège : Lukas Bondevik

Danemark : Mathias Køhler

Pologne : Feliks Łukasiewicz

Estonie : Eduard von Bock

Lettonie : Raivis Galante

Lituanie : Tori Laurinaitis

Sealand : Peter

Finlande : Tino Väinämöinën

Suède : Berwald Oxenstierna

Bonne lecture !

Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz


Affaire 16 : L'anniversaire

Dès que les mots avaient fusé, Mathias avait su qu'il avait sorti la question la plus bête de l'univers. Et le regard blasé que lui envoya Lukas n'arrangea pas les choses. Il se mordit la lèvre inférieure.

- Pardon, pardon. Je sais ce que tu fais là : l'anniversaire, le concerto de violon… c'est ça ?

Lukas leva les yeux au ciel.

- Ah ! s'exclama à son tour Eduard en s'avançant main tendue vers Lukas, c'est donc vous le violoniste ! Enchanté. Eduard, le chanteur.

- Chanteur ?

- Oui, le violon m'accompagne.

Mathias sentit clairement l'interrogation et la suspicion pesante qui venait de s'emparer de Lukas.

- Monsieur Łukasiewicz ne m'a pas parlé d'un chanteur.

- Ah ? Ah ah ah… C'est…

La gêne d'Eduard était palpable. D'autant plus que Lukas dédaigna royalement la main qu'il lui avait présentée, ce qui donna envie à Mathias de se frapper le front. Eduard resserra le nœud de sa cravate et se racla légèrement la gorge. Faisant éclater la bulle embarrassée, Peter s'étonna tout à coup :

- C'est quoi cette histoire d'anniversaire ? C'est l'anniversaire de qui ?

- D'un ami à notre voisin du quatrième, expliqua Raivis, il nous a invités après que je t'ai proposé de venir à la maison. Mais je me suis dis que ça ne serait pas un problème et que tu viendrais avec nous.

- Un anniversaire avec du violon et un chanteur… ça a l'air d'un truc de vieux, décréta Peter, y aura du gâteau au moins ?

- C'est aussi pour ça que je me suis dit que ça serait plus sympa si tu venais. Je vais m'ennuyer avec tous ces adultes.

La franchise avec laquelle Peter et Raivis échangeaient, sans se soucier d'être en présence desdits adultes, stupéfia toutes les personnes présentes. Aucun des deux adolescents n'avait décidément sa langue dans sa poche. Mathias comme Eduard en arrivèrent à la conclusion que ces deux là s'étaient bien trouvés.

Lukas pinça les lèvres puis reprit son ascension vers le quatrième étage.

- Vous allez finir par me mettre en retard. A tout de suite, Eduard.

Eduard cligna plusieurs fois des yeux, perturbé. Encore un déstabilisé par le comportement de Lukas, remarqua Mathias. Ce dernier frappa brusquement dans ses mains, faisant à moitié sursauter tout le monde.

- Bon et bien… je vais vous laisser, moi, hein ! C'est Berwald qui viendra te chercher Peter.

Alors qu'il s'apprêtait à poser le pied sur la première marche, Eduard fit volte-face tout sourire, ayant retrouvé une soudaine jovialité.

- Attendez ! Vous n'avez qu'à venir vous aussi à l'anniversaire de Toris.

Mathias le dévisagea, puis bredouilla :

- Mais, je vais pas m'inviter, voyons, ah ah…

Eduard haussa les épaules.

- Feliks est une personne très ouverte. Ça serait dommage que vous loupiez votre ami au violon. Et je dois dire pour ma défense que je suis un plutôt bon chanteur. Au club de la chorale, on me surnomme même la Révolution Chantante.

Eduard ne put réprimer un fier sourire en coin.

- Sans compter que c'est un peu mon anniversaire aussi, donc je peux bien inviter qui je veux, non ?

- Ah bon ? s'étonna Raivis, pourtant, ce n'est quand dans une semaine.

- Raivis, marmonna Eduard, on s'en fout de ça.

Mathias se trouvait bien embêté. Il n'aimait pas franchement l'idée de s'imposer mais il ne se voyait pas non plus refuser. Cela avait l'air de faire plaisir à ce chanteur. Et puis, Peter n'avait pas réellement émis d'objection à sa présence, ce qui aurait pourtant pu le faire bouder un peu plus. Il finit par accepter la proposition.

Eduard et Raivis achevèrent de se préparer. Puis, tous ensemble en compagnie de Peter et Mathias, ils grimpèrent jusqu'à l'appartement 402. Feliks les accueillit, aux anges, resplendissant dans des vêtements hauts en couleur à l'image de l'évènement festif. Il s'arrêta néanmoins brusquement face à Mathias et fit un pas en arrière, se cachant à moitié derrière Eduard. Ce dernier fit les présentations.

- Vous m'avez vu hier, chez Lukas, lui rappela Mathias

Aussitôt, le visage de Feliks se détendit.

- Ah mais oui, évidemment ! Vous êtes un peu mal sapé, mais on fera avec, hein ! Et le petit, c'est qui ?

- Je suis Peter, fils de Berwald Oxenstierna et de Tino Väinämöinen, déclara-t-il pompeusement, et je ne suis pas petit ! J'ai quatorze ans !

- Tino Vänämöinen ? s'exclama Eduard, mais… c'est une connaissance de longue date ! On ne s'est pas vu depuis des années ! Depuis l'université, je crois bien… Si je m'attendais ! Oh, Peter, il faudra absolument que tu me passes de quoi le contacter. Ça me ferait tellement plaisir de le revoir.

Peter haussa le menton.

- Nous trouverons surement un terrain d'entente, décréta-t-il

Feliks balaya l'air de la main, indifférent à leur échange qu'il trouvait sans importance, tout en rejoignant le buffet qu'il avait aménagé. Peter croisa les bras, un peu boudeur. Mathias ne tint pas compte de la remarque qui lui avait été adressé et referma derrière tout le monde, avec un petit sourire amusé mal dissimulé.

La pièce principale qui servait tout à la fois d'entrée, de salon et de salle à manger était desservie par une cuisine américaine. L'espace était très aéré et décoré avec beaucoup de goût. Un goût peut-être jugé atypique, mais une indéniable sensibilité esthétique dans les couleurs et les matières. Les décorations pour la fête ne manquaient pas, sans pour autant être trop présentes. Mathias ne put s'empêcher d'admirer l'agencement et la répartition.

- Bon, Liet ne devrait pas tarder, déclara Feliks en consultant sa montre électronique

- Liet ? Ce n'était pas un certain Toris ?

Feliks pouffa de rire.

- Si, c'est juste que depuis gamins, on s'appelle par ces surnoms débiles. On n'a pas le même pays de naissance et je sais plus comment on en est arrivé là. On était des petits boudins sur pattes qui savaient à peine parler quand on a décrété ça. Mais c'est resté.

Sur ces explications, il tourna les talons et alla chercher Lukas qui était en train d'accorder son violon. Lorsque tout le monde fut réuni dans la pièce, Feliks posa une main sur la hanche et les désigna tour à tour.

- Que ce soit bien clair, mes cocos : c'est l'anniversaire de Liet et comme je suis trop fab', je veux que ça soit parfait. Je l'ai envoyé faire deux, trois courses. J'avais besoin de faire le plein de toute façon. Il ne devrait pas tarder. Quand il arrive, je veux que le violoniste joue « joyeux anniversaire » et qu'on chante tous ensemble.

Comme un heureux hasard, des pas résonnèrent dans la cage d'escalier.

- Faites un bel arc de cercle, ordonna aussitôt Feliks à demi-voix

Dès que Toris passa la porte, les premières notes résonnèrent, le faisant sursauter. Il se figea tandis que tout le monde entonnait la petite chanson. Eduard tint la note sur la fin avant de s'éteindre dans le silence de la pièce.

Tout sourire, Feliks attendait avec impatience la réaction de son ami d'enfance. Néanmoins, celle-ci ne vint pas. Ou tout du moins, pas celle qu'il espérait.

Le visage blême, Toris tendit un doigt incertain vers Lukas et Mathias.

- Vous… vous êtes le détective de l'opéra et son acolyte…

Feliks, Eduard, Raivis et Peter se tournèrent vers les deux partenaires. Mathias avait peut-être chanté, il n'est reste pas moins qu'il était lui aussi ébahi de cette rencontre. Ou plutôt de ces retrouvailles. Il se souvenait vaguement de ce visage mais n'avait pas réussi à faire le lien. Quant à Lukas, il avait comme à son habitude caché sa surprise, même s'il avait reconnu l'admirateur de la danseuse étoile Natalya Arlovskaya. Cela faisait remonter des souvenirs, pour sûr.

Pour toute réponse, Lukas hocha la tête. Toris parut désarçonné, comme s'il avait espéré encore un instant que ce ne soit qu'un inconnu, et en même temps content de retrouver une connaissance qui partageait son goût pour le ballet et la talentueuse Natalya.

Feliks brisa le moment en se plantant entre les deux partis.

- Attendez. Faut qu'on m'explique, là. D'où vous vous connaissez ? Et Liet, je suis outré : t'aurais pu avoir une meilleure face que celle-là pour la super surprise que je t'offre.

Toris passa aussitôt une main dans ses cheveux, confus. Il bredouilla quelques excuses.

- Bon, ça va, ça va. Je te pardonne, déclara Feliks, va poser les sacs de course. On attend plus que toi !

Son ami s'exécuta aussitôt. Puis, une fois débarrassé de ses affaires, il prit vraiment le temps de remercier les convives.

- Si je m'attendais à une telle surprise ! C'est vraiment très gentil à vous de fêter mon anniversaire. Et je suis d'autant plus surpris de vous retrouver, vous… Lukas, c'est bien cela ? Et je suis désolé, je n'ai pas retenu votre prénom, à vous.

Mathias ne s'en offusqua pas, en rigola même.

- C'est normal. Et puis, nous aussi, je pense qu'on est vachement surpris de tomber sur vous ! Qui l'eût cru ! Le monde est vraiment petit…

- Cela fait également un sacré bout de temps que je ne vous avez pas vu, Eduard, Raivis. Vous vous portez bien ?

- Très bien ! A dire vrai, c'est mon anniversaire à moi aussi !

- C'est l'anniversaire de Toris, il vaudrait mieux que tu ne t'imposes pas, lui fit remarquer Raivis innocemment

- Ah ah, Raivis se trompe, bien entendu. Je veux dire : mon anniversaire tombe aussi en février, donc…

- Super ! Allez, un toast ! s'exclama soudain Feliks en coupant prodigieusement la parole à Eduard

Il opéra un demi-tour faisant voler les pans de son pantalon-jupe en jean clair et alla attraper un large plat rond où des flûtes étaient certes disposés élégamment mais dans un équilibre précaire. Avec la bouteille en plus en main, Toris voyait la catastrophe arrivée. Il se rua sur son ami d'enfance et lui proposa son aide.

- Ah non ! J'ai fait de toi la star aujourd'hui. Ne va pas tout gâcher.

- Mais Po…

- Tss ! Laisse-moi faire.

Toris se vit contraint de retrouver sa place d'invité d'honneur tandis que Feliks déposait le plateau au milieu de la table basse. Ce dernier entreprit de déboucher la bouteille de champagne.

- C'est du Dom Perignon qui m'a coûté une blinde. Vous avez intérêt à le savourez !

- Euh, Po… il vaudrait peut-être mieux du jus de fruit ou un soda pour les enfants.

- Ah. Ouais. Je les avais zappés. Y a deux bouteilles de jus d'orange dans le frigo.

- Je vais les chercher, se proposa aussitôt Eduard en avisant Toris prêt à le faire

- Il en rate pas une, ne put s'empêcher de lâcher Raivis

Feliks s'évertua sur le bouchon qui ne voulait pas venir. Toris se tortilla les doigts.

- Po, tu es sûr que tu ne veux pas que je le fasse ?

- Eh oh, j'ai pas besoin que tu me couves.

- C'est pas tant pour ça, marmonna Toris en grimaçant

Ce qui devait arriver arriva. Le bouchon finit par être poussé en avant avec une prodigieuse force. Il alla cogner le plafond, rebondit sur la table basse avant de s'étaler sur le sol. Quant au champagne, il jaillit comme une fontaine et se jeta sur Lukas. Ce dernier eut aussitôt le bon réflexe de mettre son violon à l'abri mais ne put empêcher l'alcool de se répandre sur son costume.

Toris sauta aussitôt sur ses pieds et alla chercher de quoi éponger le tout.

- Oh mon dieu, mais c'est n'importe quoi cette bouteille !

- C'est plutôt toi qui as fait n'importe quoi avec la bouteille, Feliks, lâcha Raivis une fois encore avec toute l'innocence du monde

Feliks lui adressa une moue ennuyée, puis servit le reste de champagne.

- M'en fiche. J'ai une autre bouteille.

Toris s'étrangla.

- Une autre bouteille ? De la même marque ?

- Evidemment ! Pour qui me prends-tu ?

- Mais… ça a dû te coûter une véritable fortune !

- Qu'est-ce que je ne ferais pas pour un ami comme toi, hein.

Lukas se leva et déclara aller se nettoyer. Toris lui proposa aussitôt son aide mais le violoniste refusa poliment. Le jeune homme se contenta donc de lui indiquer la salle de bain.

- Tant qu'on y est, en profita Mathias en sautant sur ses pieds, je ferais bien un tour au petit coin si possible.

- Tout au fond du couloir sur la gauche.

Tandis que Toris épongeait, Eduard servit aux adolescents leur jus d'orange qu'ils dédaignèrent dans un premier temps. Puis, Peter retrouva sa langue.

- Ça vous fait quel âge ?

Les joues de Toris rosirent.

- Trente ans.

- Je vais avoir vingt-neuf ans la semaine prochaine pour ma part, glissa Eduard

- Et bien je vous envie tous les deux, affirma Peter en avalant une gorgée de jus d'orange. J'ai hâte d'être adulte pour faire ce que je veux.

- Crois-moi, ce n'est pas de tout repos d'être adulte, lui assura pourtant Toris, tout est un jeu de relations. Il ne faut pas hésiter à oser. La route du bonheur est longue et lointaine… mais malgré tout, si tu fais de ton mieux et que tu ne te laisses pas marcher dessus, je suis sûr que tu deviendras quelqu'un de bien, s'empressa-t-il de rajouter face à la perplexité de Peter

Alors qu'il achevait sa phrase, la porte d'entrée s'ouvrit brusquement et claqua aussitôt. Toutes les personnes présentent dévisagèrent les deux inconnus, deux hommes essoufflés.


Affaire à suivre…

Ok, vous avez le droit de trouver ça tiré par les cheveux ! Mais en vrai, je me suis tellement amusée à l'écrire ce chapitre que ça me passe un peu au-dessus XD