Disclaimer : Pas à moi !

Rating : M

Résumé : Chacun avait sa propre version de ce que serait Harry Potter. Pour certains il serait un héros, pour d'autres, la source de tous leurs problèmes. Mais personne n'avait imaginé que le Sauveur serait si terrible…

Cole Stewart: Merci pour ton retour! Pour être honnête je pensais allonger le prologue mais ma beta m'a dit qu'elle préféré comme ça alors je l'ai écouté x) Ça ne la dérange peut-être pas parce qu'elle sait où se dirige la fic,ce qui n'est pas ton cas. J'espère que ce premier chapitre te permettra de te faire une opinion qu'elle soit positive ou négative, je prends tout tant que c'est respectueux.

AdelheidRei: Merci à toi pour commenter chaques histoires que tu lis, ca fait extrêmement plaisir.


Le Détraqueur

Chapitre I: Vacances


Harry regardait avec intérêt le paysage défiler devant ses yeux.

D'aussi loin qu'il s'en souvienne, il n'avait jamais quitté le 4 Privet Drive autrement que pour aller chez Madame Figg ou à l'école. Et encore, il devait rentrer directement après, sans pouvoir explorer les alentours.

Il essayait de se concentrer sur les étendues qu'il voyait à travers la fenêtre de la voiture et d'ignorer Dudley qui s'affairait à lui rentrer son coude dans toutes les parties possible de son corps.

Évidemment, personne ne disait rien. Pétunia essayait tant bien que mal de lire la carte, se retournant parfois pour voir si son Dudlinouchet allait bien et jeter un regard noir au monstre qui gâchait les vacances de sa famille parfaite.

Vernon de son côté, était bien trop occupé à râler sur les panneaux qui, d'après ses dires, se ressemblaient tous.

Bien sûr, Harry n'était pas naïf et savait que pour lui, il n'y aurait pas de vacances. Sa tante lui trouverait toujours quelque chose à faire. Mais le changement d'environnement était tout nouveau pour lui et avec un peu de chance, sa famille serait trop occupée pour remarquer son absence pendant un après midi ou deux.

Après tout, ils restaient deux semaines, il trouverait bien un moment pour s'éclipser et voir les alentours.

Il grimaça lorsque Dudley lui donna un coup particulièrement bien placé entre deux côtes mais ne dit rien, il ne lui fera pas le plaisir de lui montré que c'était douloureux.

Il entendit son gros cousin grogner de mécontentement avant qu'il ne s'écrie

" M'man! Harry fait que m'embêter! "

Il se retint de lever les yeux au ciel alors que Pétunia se retourna pour lui crier de laisser son Dudlinouchet tranquille mais se replaça rapidement lorsque son gros mari hurla pour qu'elle lui indique le chemin.

Le soleil baissait doucement à l'horizon, donnant une teinte rosée au ciel qui rappelait à Harry la boisson qu'aimait tant boire sa tante lors des après-midi où son mari et son fils n'étaient pas à la maison.

Il sortit de ses pensées lorsque son gros cousin se mit à le pincer, cherchant visiblement un nouveau moyen de l'embêter puisque les coups de coudes ne marchaient visiblement pas.

Le petit brun se retint de soupirer et ferma les yeux, s'imaginant tordre les doigts boudinés de son affreux cousin jusqu'à les briser.

C'était quelque chose qu'il ne ferait évidemment jamais mais il se plaisait parfois à s'imaginer faire mal à sa famille. C'était son petit jardin secret, caché au fond de son esprit, là où personne ne pourrait jamais le voir.

Soudain, son cousin se mit à hurler en se tenant le doigt, celui-ci s'étant visiblement tordu en s'enfonçant dans les côtes d'Harry le rendant évidemment responsable.

Harry se retint de lever les yeux au ciel lorsque son oncle cria en le menaçant de l'abandonner sur le bord de la route au prochain faux pas, sous le regard ravi de Dudley.

Il savait bien qu'il ne le ferait jamais. Non pas par amour ou compassion pour à son égard, mais simplement parce que ça attirerait sur eux une attention non désirée et des questions de la part des autorités. Harry leva cette fois les yeux au ciel en pensant que les autorités s'intéresserait plus à lui vivant que mort alors qu'il y avait des signes évidents que quelque chose n'allait pas.

Au bout d'encore une demie heure, Vernon trouva enfin son chemin vers un petit village non loin de leur location.

Dudley se plaignait qu'il allait s'ennuyer à mourir ici, visiblement remis de sa grave blessure, tandis que Pétunia disait pouvoir enfin profiter d'un repos bien mérité après tout le mal qu'elle se donnait à la maison.

Harry pouvait compter sur les doigts d'une main les quelques fois où sa tante avait fait quelque chose par elle même, préférant "déléguer" les tâches à son jeune neveu.

En fait, la dernière fois qu'il l'avait vu faire quelque chose c'était lorsqu'elle avait reçu ses "amies" boire le thé, même si leurs activités principales étaient de médire sur celles qui n'avaient pas pu venir et celles qui n'étaient tout simplement pas invitées.

Elle leur avait versé du thé et s'était vantée d'avoir fait elle même les pâtisseries présentes sur la table.

Harry s'en souvenait bien parce qu'en plus de son incroyable mémoire qui l'avait sauvé un bon nombre de fois - avec les Dursley il valait mieux savoir qui aimait quoi, ce qu'il avait le droit de faire ou non -, il s'était brûlé la main ce jour là en sortant les muffins du four et s'était prout quelques claques pour avoir trop cuit les cookies. Sa tante les avaient jetés à la poubelle avec grande satisfaction malgré sa colère devant son neveu affamé, même s'ils étaient parfaitement mangeables - Harry les avaient d'ailleurs mangé lorsque sa tante avait eu le dos tourné -.

Enfin, Vernon allait pouvoir se reposer d'un travail épuisant mais honnête.

Harry se retint de grogner. Ce serait des vacances pour eux mais pas pour lui. Ils lui feraient payer le fait de s'être immiscé dans leurs parfaites vacances, il n'en doutait pas.

Ce n'était quand-même pas sa faute si madame Figg devait subir une opération de la hanche après être tombée sur un de ses stupides chats!

Mais pour les Dursley peu importait que ce soit de sa faute ou non.

Une bombe pouvait tomber en Chine qu'il en prendrait le blâme.

Quoi qu'au vu des paroles prononcées par son oncle à l'encontre de ces "connards de bridés qui volent les emplois d'honnêtes citoyens" Harry se demandait si son oncle s'en plaindrait. Peut-être pas.

De toute manière son oncle détestait tout ce qui n'était pas anglais de pure souche, en témoignent les mots fleuris qu'il lançait devant son journal ou la télévision.

Il avait même refusé que Pétunia continue à faire ses courses à l'épicerie du coin lorsqu'il avait apprit que celle ci avait été reprise par un couple à la peau mate. Depuis, sa tante prenait sa voiture pour aller faire ses courses.

Vernon avait grommelé contre cette "dépense inutile" mais n'avait rien ajouté d'autre.

Harry sortit de ses pensées lorsqu'il aperçu une charmante maison en pierre, dans un style très rustique, à l'écart du village, juste à côté d'une forêt ombrageuse.

Il aima immédiatement l'ambiance que dégageait le lieu et se fit la réflexion que plus tard, lorsqu'il serait débarrassé des Dursley, il aimerait vivre dans un endroit comme celui là, peut-être même plus reculé.

Il se demanda s'il y avait des loups dans la forêt. Il avait entendu des histoires de loups mangeurs d'humains et se demandait s'ils dévoreraient les Dursley.

Peut-être même qu'ils étaient comme dans l'histoire de ce petit garçon vivant dans le jungle entouré de loups.

Il avait pu en lire une partie durant la sortie scolaire annuelle à la bibliothèque en face de l'école. Il aurait bien voulu l'emmener avec lui mais il savait qu'il n'aurait jamais l'autorisation de sa famille alors il l'avait reposé à contre coeur quand fut venu le moment de partir.

Pendant des semaines à l'heure du coucher, il s'était imaginé la suite des aventures, se rêvant à la place du petit garçon, espérant qu'une meute de loups viendrait le chercher, dévorant sa famille au passage.

Évidemment ce n'était jamais arrivé et il était toujours coincé avec les Dursley.

Il avait finit par s'interdire de rêver lorsqu'il avait compris que jamais personne ne se préoccuperait suffisamment de lui pour le sortir de cet enfer.

Il avait fini d'espérer que quoi que ce soit de n'importe qui.

Il n'avait plus jamais rêvé de grandes aventures, que quelqu'un l'emmène vivre une vie meilleure.

Mais parfois il s'autorisait à imaginer ce qu'il ferait aux Dursley s'il en avait le pouvoir.

C'étaient de rares escapades au fond de son esprit, ce à quoi il s'accrochait pour ne pas perdre l'esprit lorsque son oncle lui labourait le dos avec sa ceinture.

Il descendit immédiatement de la voiture à peine fût elle garée et alla machinalement chercher les valises dans le coffre.

Il s'était honnêtement attendu à passer le trajet avec les bagages. Et il l'aurait sans doute passé si le coffre n'était pas plein à craquer et qu'il risquait de mourir d'asphyxie: ils avaient besoin de quelqu'un pour faire les corvées après tout.

Il monta difficilement les valises dans les chambres, son dos le faisant souffrir, rappel de la punition magistrale qu'il avait reçu lorsque son oncle avait apprit que Madame Figg ne pourrait pas s'occuper de lui comme c'était initialement prévu.

Il s'appliquait à ranger soigneusement les vêtements dans les grandes armoires en bois lorsqu'il se rendit compte qu'une des robes de sa tante été complètement chiffonnée, n'ayant visiblement pas supporté le voyage. Il prit soin de la mettre le plus au fond possible, priant que personne ne la voit ou ça serait de nouveau sa fête.

À peine les valises défaites, sa tante l'envoya au village faire des courses pour le dîner du soir.

À pieds bien évidemment.

Pétunia était là pour passer ses vacances, la charge des courses était donc ajoutée à sa liste de corvées habituelles, il fallait bien que sa présence serve à quelque chose après tout.

Sa tante lui avait donné une heure et demie pour faire les courses et revenir et au vu de la distance à parcourir, ça devrait lui prendre environ trente cinq minutes par trajets.

Il pourrait gagner du temps en courant à l'allée. Grâce à Dudley et la "chasse au Harry" il avait développé une bonne endurance et pouvait courir assez vite malgré ses jambes trop maigres.

Il ne pourrait bien sûr pas courir durant tout le trajet mais il pourrait néanmoins prendre de l'avance, ce qui était impératif puisqu'il serait ralentit par le poids des courses lors du retour.

Il sortit de la maison la liste des courses en tête - Pétunia n'allant pas lui faciliter la tâche en lui donnant une liste écrite - et des billets à la main qui seraient soigneusement comptés à son retour, les Dursley ne lui faisant pas confiance en leur neveu, persuadés qu'il ferait des "dépenses inutiles" avec leur argent honnêtement gagné.

Il était arrivé à l'épicerie épuisé mais en avance, ce qui lui permettait de faire calmement ses courses pour ne rien oublier.

Il en était à choisir quelle conserve d'haricots prendre lorsqu'il surprit une conversation entre deux femmes.

Il n'y prêta pas attention jusqu'à ce qu'il entende les mots "épidémie de folie". Il tendit l'oreille, faisant mine d'être particulièrement intéressée par la composition des conserves.

"Je vous assure Marylise, tout cela est vraiment inquiétant!" dit une femme blonde dans ce qui était censé être des chuchotements, bien que toute l'épicerie puisse l'entendre sans avoir à faire d'effort.

Son interlocutrice, une femme d'un certain poids avec un trop plein de maquillage qui faisait ressortir un début de rides, se pencha vers elle, comme pour ne pas être entendue, bien que comme pour la première, l'épicerie entière pouvait profiter de ses dires.

"Et vous dîtes que ça a touché toute la famille?"

"Toute! Jusqu'aux enfants! Seul le père a été épargné puisqu'il n'était pas là durant quelques temps! C'est lui qui les a retrouvé à son retour de voyage d'affaires! Aucun d'eux ne parlent plus, ils se contentent de regarder en face d'eux sans vraiment voir."

"Vous pensez que ça a à voir avec ce qu'il s'est passé chez les Putman?" demanda-t-elle avant de continuer encore plus fort en remarquant que l'autre femme ne semblait pas au courant "Les Putnam jurent que quelqu'un ou quelque chose s'est introduit chez eux dans la soirée de vendredi dernier. Ils avaient laissé la fenêtre de cuisine ouverte tard le soir et disent que c'est par là qu'ils sont rentrés." Elle s'approcha de l'autre, voyant qu'elle avait toute son attention et continua, forçant le ton comme si elle racontait une histoire d'horreur au coin du feu. "Ils disent qu'ils n'ont vu personne entrer ni sortir mais que d'un seul coup, ils ont ressenti un froid intense dans tout leurs corps, si bien qu'ils ont crû mourir de froid et ils disent qu'ils ont vécu encore et encore les pires moments de leurs vies, comme un film en boucle. Et soudain, tout s'est arrêté lorsque leur chien est entré dans la pièce. La joie est revenue et la chaleur avec. Mais ils disent que le chien n'arrêtait pas d'aboyer sur quelque chose qu'il ne voyait pas - sûrement parce qu'il est presque aveugle - et qu'il ne s'est arrêté qu'en dessous de la fenêtre de cuisine. Depuis, ils restent enfermés chez eux et ne parlent à personne." finit elle, le visage juste en face de celui de son interlocutrice qui ne tarda pas à lui faire remarquer un point trouble dans son histoire.

"Comment pouvez vous savoir tout ça s'ils restent enfermés chez eux sans parler à personne?"

"Ils ont appelé leur fils qui est rentré au village." dit Marylise en haussant les épaules "Il en a parlé à Marguerite et vous savez comme moi qu'elle est incapable de tenir sa langue. Tout le village doit être au courant à l'heure qu'il est."

"Vous dites que leur fils est rentré? L'avocat?" demanda la plus jeune, l'histoire précédente déjà oubliée "Vous savez combien de temps il reste? Oh il faut absolument que j'aille me changer avant d'aller lui présenter mes condoléances!"

"Eh bien ils ne sont pas morts…" tenta Marylise avant d'être nonchalamment ignorée.

"Oui oui… Bien il faut que j'aille me changer! Au revoir Marylise!" dit elle en tournant les talons, son sac de course oublié sur une étagère.

L'autre femme resta là un instant avant de partir en courant dans la direction opposée, son sac de course abandonné au sol.

Harry se gifla mentalement avant de retourner à ses courses.

Il ne savait pas combien de temps il était resté à les écouter mais ça risquait de lui coûter cher.

Il fourra une boîte d'haricots premiers prix dans son petit sac - gracieuseté de sa tante - et retourna à ses courses, la discussion précédente dans un coin de la tête et une étrange sourire sur les lèvres.

Ce serait peut-être des vacances après tout.


Chapitre corrigé par Alexander Gabriel Riddle

Bonjour à tous! Je tenais à m'excuser du temps qu'il a fallu pour mettre à jour cette fanfic, j'ai eu pas mal de problèmes d'ordre personnel qui ont fait que je n'avais pas franchement la tête à écrire. Ça devrait aller mieux désormais - du moins j'espère - et je pourrai d'avantage me concentrer sur l'avancement de mes fanfictions, je peux même d'ailleurs mettre à jour deux fanfictions aujourd'hui!

je ne peux pas vous promettre un rythme de parution régulier mais je ferai de mon mieux pour être présente!

Merci à tous pour votre patience.