Avertissement: L'histoire originale appartient à Jk, je ne fais que la réinterpréter à ma sauce

Évaluation: M

Résumé: Chacun avait sa propre version de ce que serait Harry Potter. Pour certains il serait un héros, pour d'autres, la source de tous leurs problèmes. Mais personne n'avait imaginé que le Sauveur serait si terrible…

Fay-L : Merci j'aimerai aussi… La suite nous le dira! : p

aurel8611: On a la réponse dans ce chapitre par contre à moins d'avoir fait une erreur je n'ai pas évoqué Dumbledore dans les chapitres précédents il y a juste de l'institutrice de primaire de Harry. J'espère t'avoir éclairé

Cole Stewart : Merci beaucoup j'espère que ce chapitre te plaira aussi!

AdelheidRei: Merci à toi pour ta conférence

Amelia-Queen-Black : En effet la vie de Harry n'est vraiment pas joyeuse et ça empire dans ce chapitre… Hehe je ne dirai rien je vais te laisser le découvrir par toi-même!

Oohfemmeluxieuse : Harry est encore un enfant c'est précisé dans ce chapitre. C'est vrai que je n'ai pas été claire du tout dans les premiers chapitres tu n'es pas la seule à avoir demandé.

AEIO10: Merci beaucoup j'espère que tu aimeras la suite aussi.

Précédemment: Harry prépare le départ en vacances des Dursley qui prévoient de le laisser chez Mme Figg mais celle-ci ne peut pas le garder comme prévu et les accompagnants donc dans leur emplacement. Lors des cours dans la petite épicerie du village voisin, il entend d'étranges rumeurs sur une famille ayant basculée soudainement dans la folie ...


Le Détraqueur

Chapitre II: Rencontre en forêt

Harry lisait silencieusement un livre aux pages malmenées où trônait sur la première de couverture le nom à moitié effacé de son cousin.

C'était un livre que leur avait fait acheter leur institutrice pour travailler dessus. Inutile de dire que Harry n'avait jamais vu la couverture tandis que Dudley avait eu le droit à la plus belle édition que sa tante ait pu trouver.

Et bien sûr il avait eu des remontrances de la part du professeur qui lui avait dit qu'il ne passait jamais en cinquième année [1] s'il continuait comme ça lorsque Harry lui avait dit en serrant les dents qu'il avait perdu son livre, sous les ricanements de son cousin et du reste de la classe.

Il avait retrouvé le livre en fort mauvais état en faisant les valises de son cousin, abandonné dans un coin de la chambre et avait réussi à l'emmener avec lui en le cachant entre deux immenses t-shirts de rechange, se demandant ce qu'il pouvait contenir qui avait semblé si important aux yeux de son institutrice.

Il était désormais dans le salon de la location en train de lire sans faire de bruit dans le fauteuil sous la fenêtre.

Sa respiration était lente et silencieuse et il gardait ses sens en éveil pour réagir au moindre bruit suspect qui indiquerait le réveil d'un des membres de sa famille qui le punirait à coup sûr d'avoir osé s'installer sur l'un des fauteuils .

Puisqu'il n'y avait pas de placard sous l'escalier, il n'avait qu'à se contenter du tapis! lui avait dit sa tante tandis qu'il se retenait de lui rétorquer que n'importe quel tapis serait plus confortable que ce qui lui servait habituellement de matelas.

Il profitait donc du sommeil de sa charmante famille pour se reposer de sa journée de travail et lire le livre "emprunté" à son cousin.

Mais il soupira rapidement en refermant l'ouvrage.

C'était le genre de livre qui lui aurait sans aucun doute plût à six ou sept ans mais aujourd'hui, à quasiment neuf ans, les histoires et contes fantastiques n'avaient plus d'intérêt à ses yeux et il se demandait en quoi ce genre d'histoires fantasques étaient censées aider les enfants dans leur scolarité.

Il ne voyait plus l'intérêt de s'enfuir dans un monde imaginaire et préférait affronter la réalité qui le rattraperait tôt ou tard la tête froide.

Plus on fuyait la réalité, plus elle nous revenait avec violence, c'est ce qu'il avait appris au fil des années.

Il tourna soudainement la tête vers la fenêtre à sa gauche, persuadé d'avoir vu quelque chose de passer dans son champ de vision mais ne vit rien d'autre que la nuit sombre et la forêt, dont les arbres dansaient de manière inquiétante au rythme du vent .

Il avait besoin de sommeil.

Il remit le livre dans sa cachette puis éteignit la lumière avant de se coucher sur le divan.

Bien sûr il n'était pas censé s'installer dessus mais grâce à sa tante qui le réveillait si délicatement le matin quand il était plus jeune (elle ne le faisait plus maintenant parce qu'il devait le faire seul) il avait pris l'habitude de se lever aux aurores, bien avant le reste de la maisonnée

À peine avait-il fermé les yeux qu'il entendit son cousin hurler comme un cochon qu'on égorge.

Il fallut à peine cinq secondes avant d'entendre une porte s'ouvrir violemment et Pétunia se précipiter auprès de "son bébé" en criant, suivi de près par les pas lourds et rapides de Vernon.

Harry compta silencieusement les secondes… Une… Deux… Trois… Quatre… Cinq… Six…

«Garçon! »Plus rapide qu'il le croyait pensa t-il en entendant Vernon hurler si fort qu'il se demanda comment était possible. Les baleines avaient-elles des cordes vocales plus puissantes? Il faudrait qu'il fasse des recherches en rentrant s'il en avait l'occasion pensa t-il en montant les escaliers, l'air toujours aussi indifférent malgré ce qu'il savait l'attendre.

Il était à peine arrivé en haut des marches qu'une forte odeur d'urine envahit son nez.

Réussissant à réprimer le sourire carnassier qui menaçait d'apparaître, il recomposa son air d'indifférence qui ne le quittait plus avant d'entrer dans la chambre de Dudley pour trouver son gros cousin en train de pleurer dans les bras de sa mère qui s'évertuait à le consoler, une morve abondante coulant de son nez et les draps souillés d'urine à en juger l'odeur pestilentielle de la pièce.

Il n'eut même pas le temps d'ouvrir la bouche pour prononcer un mot - qu'aurait-il pu dire qui n'ait pas empiré sa situation de toute manière? - que sa tête percuta avec violence l'encadrement de la porte, le laissant étourdit.

Il pouvait entendre son oncle hurler sans comprendre ce qu'il disait, les sons étant recouverts par un sifflement continu.

Sa tête lui brûlait là où elle avait heurté la porte et ses jambes se dérobaient à lui. ais il refusait de montrer une telle faiblesse devant sa famille, alors, rassemblant ses dernières forces, il se redressa de toute sa hauteur d'enfant malnutri pour faire face à son oncle.

«J'ignore de quoi tu parles oncle Vernon, je dormais dans l'entrée. »

Le coup de poing qui suivit - plus violent encore - ne fut pas une surprise pour lui et il réussit à se rattraper à l'encadrement de porte.

«Je répète: je n'ai aucune idée de ce dont tu parles oncle Vernon. » dit Harry avec plus de venin qu'il ne l'aurait voulu, ce qu'il pensait de sa famille étant clairement compréhensible dans ces mots simples.

Cette fois il n'arriva pas à rester debout et tomba au sol, l'arrière de sa tête claquant contre le mur.

Le sifflement s'intensifia et il sentait son sang pulser dans ses tympans de plus en plus rapidement.

Sa tête tournait et sa vision se brouillait.

Il entendait derrière le sifflement continu son oncle continuer à hurler en lui postillonnant sur le visage.

Vernon finit par être arrêté par Pétunia - pas par compassion ni même par pitié mais parce qu'elle ne voulait pas que son bébé assiste à ça - et fut jeté sans ménagement dans le couloir par son oncle qui claqua la porte derrière lui.

Bien sûr, le fait qu'il puisse à peine tenir debout ne le dispensa pas de ses corvées habituelles, bien au contraire.

Il en avait même bien plus que d'habitude, devant se plier aux exigences irréalistes de sa tante pour rendre des couleurs à son bébé.

C'est comme ça qu'il se retrouva pour la cinquième fois de la journées derrière les fourneaux à tout juste quinze heures à préparer du poulet baignant dans de la sauce et luisant de gras qui ne serait même pas touché par son cousin, inquiétant d'avantage sa mère qui lui ordonnerait de cuisiner autre chose.

Pour être honnête, Harry lui même était surpris par l'attitude de son cousin. Habituellement quand quelque chose le contrariait ou n'allait pas dans son sens celui-ci mangeait encore plus que d'habitude mais cette fois ci, tout ce qu'il avalait été vomit dans les minutes suivantes suite à l'acceptation de manger quelque chose du bout des lèvres.

Le petit brun était épuisé car en plus du nombre ridicule de repas à préparer, les courses de nourriture étaient journalières et arrivaient parfois plusieurs fois un même jour alors qu'il peinant encore à marcher et tenir debout plus de quelques minutes sans avoir envie de s'évanouir.

Au moins son oncle le conduisait parfois dans le village pour faire ses achats à la demande de sa femme qui voulait que les repas soient préparés le plus rapidement possible.

Il était épuisé de ce rythme infernal mais savait que son oncle et sa tante guettaient le moindre relâchement, prêts à lui tomber dessus à la moindre occasion alors il serrait les dents et endurait en silence.

Chaque jour, il semblait y avoir plus de travail que la veille entre le ménage, les cours de plus en plus nombreux, les préparations de repas qu'il ne pouvait même pas manger à toute heure du jour et de la nuit, le lavage à la main quotidien - parfois plusieurs fois dans la même journée - des draps que Dudley mouillait qu'il devait ensuite repasser - au moins le 4 Privet Drive disposait d'une machine à laver dernière génération (demande de Pétunia quand une de ses voisine en avait fait l'acquisition) qu'il ne pouvait pas utiliser au début mais dont sa tante lui avait généreusement permis l'emploi quand elle s'était aperçu que le temps qu'il passait à laver à la main pouvait être utilisé à autre chose -, Harry se demandait combien de temps il allait pouvoir tenir avant de mourir d'épuisement.

Il avait plusieurs fois pensé qu'il mourrait de faim ou de déshydratation ou bien encore sous les coups de son oncle mais il se demandait maintenant si c'était comme ça que tout allait finir pour lui.

Sa famille pourrait toujours prétendre qu'il avait fugué dans la forêt et que malgré tous leurs efforts ils ne l'avaient pas retrouvé.

Il doutait que la police aille plus loin que ça après avoir entendu son oncle dire à qui voulait bien l'entendre - et même qui ne voulait pas - à quel point son neveu était horrible et ingrat avec leur pauvre famille l'une des fois où il l'avait conduit faire des courses au village.

Comme toujours, les gens se contenteraient de leur version sans chercher à voir plus loin et ne perdraient pas leur temps à chercher un vaurien tel que lui, aussi jeune soit-il.

Les gens d'ici n'étaient pas différents de ceux de Privet Drive, les regards de mépris et de dégoût qu'il recevait et les chuchotements si peu discrets qu'il les entendait quand les autres se pensaient hors d'écoute.

Partout dans le monde, les gens étaient les mêmes: des moutons influençables.

Sa tante le sortit de ses pensées en criant «Garçon, nous sortons avec Dudley. Fais tes corvées et si tu fais que ce soit de mauvais ou d'anormal, crois moi que nous le saurons! »

Ce n'était pas une surprise pour lui, il avait entendu sa tante et son oncle se demander si l'air frais et un changement de paysage ferait du bien à leur fils, pesant le pour et le contre. Le pour avait visiblement gagné.

Son regard se posa sur le couteau à cuisine qu'il nettoyait. Depuis combien de temps était-il en train de l'astiquer, regardant chaque reflets? Ça devait faire un moment assez long pour avoir coupé l'éponge et entailler sa peau délicate.

Il regarda un moment son sang ruisseler sur la lame brillante et couler goutte à goutte dans le lavabo, toutes ses pensées précédentes oubliées.

Manipuler un couteau lui faisait toujours cet effet là alors peut-être passait il souvent plus de temps que nécessaire lorsqu'il cuisinait à couper la viande, prenant soin de le planter dans l'angle qu'il savait le plus tranchant et le mouvait doucement à l'intérieur de la chair pour la voir se séparer en morceau toujours plus petit…

Revenant à la réalité, il se dépêcha de tout ranger en entendant la voiture s'éloigner. Il avait une journée entière seul devant lui et il comptait bien la mettre à profit, restait à savoir comment.

S'il avait deviné juste, sa famille était partie au lac qui se trouvait à environ une heure de voiture d'ici. De ce qu'il avait compris il y en avait également un au cœur de la forêt avoisinante mais plus petit et l'autre avait des installations touristiques à proximité comme des location de bateau et des restaurants, et une plage de taille moyenne.

Un lieu attirant qui signifiait peu voir pas de personnes ici même.

Parfait.

Le lac serait donc sa première destination. Il avait pensé une seconde aller au village mais pour quoi faire? Il n'avait pas d'argent à dépenser et ne voulait pas s'infliger inutilement la présence d'autres personnes.

Et quand bien même il aurait eu de l'argent et ferait fi des gens, il se sentait encore trop faible pour une si longue marche, la forêt était plus près et représentait une alternative plus agréable sur tous les points.

Il était tenté de prendre un bain bouillant avant de partir mais après des années à perfectionner son ouïe et son attention sans en avoir l'air - une qualité qui lui avait permis de s'échapper au bon moment loin de son cousin ou de son oncle et qui lui avait sans doute sauvé quelques os - il savait que le prix de l'eau, de l'électricité et du gaz comprenait pas dans le prix de la location - son oncle avait râlé et émis quelques réticences lorsque Pétunia le lui avait dit -. Il pourrait peut-être faire passer ça sur le nettoyage journalier des draps de Dudley mais il savait qu'il ne valait mieux pas tenter le diable.

Le bain avait donc été rayé de sa liste, aussi tentant soit-il.

Il enfila un deuxième t-shirt trop large pour le temps frais et sortit par la fenêtre des toilettes.

Les Dursley fermaient toujours les portes à clef derrière eux qu'il soit dedans ou dehors - surtout s'il était dehors à vrai dire - il ne pouvait donc pas sortir que par une fenêtre.

Celles de la cuisine et du salon étaient inconcevables, trop grande, un adulte pourrait facilement entrer s'il était de constitution moyenne - une vie avec les Dursley avait tendance à rendre paranoïaque -, celle de la salle de bain avait des barreaux et celles de l'étage étaient trop haute pour qu'il soit sûr d'atterrir sans risque et de pouvoir remonter dans son état.

Restait donc celle des toilettes.

Menue. Très Petite. Mais une vie de sous nutrition lui permettait de se faufiler à peu près n'importe où.

Elle était un peu trop haute pour son état actuel mais fort heureusement les poubelles se situaient juste en dessous.

Il y atterrit sans grâce mais qu'importe.

Le vent fouetta de plein fouet son visage, transportant une agréable odeur de pins qu'il inspira à plein poumons et se dirigea d'un pas décidé quoi que chancelant vers la forêt ombrageuse.

Après un peu plus de temps qu'il l'aurait souhaité, il arriva enfin à l'entrée peu accueillante pleine de ronces et de racines tortueuses sortants du sol qui conforta son idée de n'y croiser personne.

De ce qu'il était entendu au village les gens avaient tendance à éviter autant que possible l'endroit et le fuyaient carrément comme la peste depuis un certain temps.

Absolument parfait.

Il s'y enfonça sans crainte, comme s'il avait toujours connu l'endroit et qu'il lui appartenait, ne ralentissant même pas lorsque les épines attrapèrent son pantalon bien trop large.

Il avançait bien plus vite que sur le chemin, ne se rendait même pas compte qu'il ne boitait plus.

Il avait quitté le pauvre sentier recouvert de végétation mais qu'importe.

Ses pas étaient de plus en plus rapide et il arriva vite à une clairière qui portait bien mal son nom puisqu'elle était encore plus noire que ses alentours.

Il ne savait pas comment il était arrivé là sans repère ni comment il était arrivé aussi rapidement mais il s'en fichait.

Il y avait quelque chose ici qui l'appelait, il le sentait dans ses tripes.

Il fallait se trouver ici à ce moment précis.

Son sang bouillait mais rien n'arriva.

La forêt était silencieuse, pas un seul oiseau ne piaillait.

C'était comme si la vie avait quitté cet endroit.

Il se demandait un moment s'il avait fait une erreur et s'il devrait rentrer à la location des Dursley.

Il s'apprêtait à faire demi-tour et rebrousser chemin lorsqu'il entendit un râle.

Le premier son autre que les branches qu'il avait écrasées sur son chemin depuis qu'il était entré dans la forêt.

Il se demandait un instant s'il s'agissait d'un animal mourant mais le bruit était tellement inhabituelle… C était trop étrange… Il doutait qu'il puisse provenir d'un être vivant.

Mais alors de quoi?

Juste un bruit de forêt?

C'était après tout la première fois qu'il y venait.

Le râle revint, plus fort.

Plus proche.

Plus de nombreux.

Harry se retourna pour faire face à la créature la plus ignoble qu'il ait jamais vue.


[1] D'après mes recherches internet, la cinquième année est l'équivalent du CM1 en Angleterre mais je ne sais pas si c'était déjà comme ça à l'époque, si quelqu'un à d'avantages d'informations, je corrigerai

Oui je sais ça fait longtemps '

J'ai eu des problèmes personnels mais j'ai réussit à me remettre d'avantage à l'écriture!

Merci à toutes (et tous je crois qu'il y a un lecteur parmi vous!) pour votre patience et vos reviews, c'est ce qui me donne l'envie et le courage de me remettre à écrire, vous ne savez pas à quel point c'est important pour nous les auteurs!

Pour celles et ceux qui suivent mes autres histoires, les suites viendront ne vous en faites pas!

La prochaine mise à jour devrait être samedi prochain pour "Les Survivants".

Ce chapitre n'a pas été corrigé par ma beta qui est très prise par ses examens alors j'ai fait de mon mieux de mon côté pour faire le moins de fautes possible, j'espère que ça ira!

Le texte repassera entre ses mains quand elle sera disponibles pour une correction mais je ne voulais pas vous faire attendre d'avantage alors je l'ai posté avant.

Encore désolée pour l'attente et j'espère que vous aimerez ce chapitre, je ferai de mon mieux pour continuer à avancer dans mes écrits.

Merci pour votre soutient,

Plume.