Bonjour à tous !

Ça y est ! Nous y sommes : l'A24. La dernière affaire. Elle est énorme. Ceux qui passent par mon Tumblr ou mon Twitter en ont eu un aperçu : elle est vraiment énorme. Pour tout vous dire, j'ai même doublé le volume des chapitres, sinon j'en aurai eu pour plus d'un an de publication au rythme d'un chapitre par semaine… Je ne sais pas si ça fait peur ou pas. Ni même si la perspective de chapitre plus long fait peur ou pas. Ce qui est sûr, c'est que vous avez là une belle mise en abîme : c'est un monstre de fanfic dans un monstre de fanfic ah ah !

Je ne vous cache pas que ma seule angoisse désormais, c'est que ça vous plaise. Que ça plaise à ma bêta-lectrice tout d'abord, mais aussi à vous. Je sais pertinemment que cette affaire a des défauts, qu'elle paraîtra peut-être par certains endroits un peu tirée par les cheveux, quelques tendances OOC qui trainent mais bon… Faut que j'assume aussi : j'ai un peu la flemme de faire une vraie grosse réécriture, parce que d'un, j'ai bien la sensation d'un point final donc j'aurais du mal à m'y remettre, et de deux, ben… c'est que j'ai d'autres projets dans la vie et que je suis concentrée dessus désormais (ceci dit, ça ne veut pas dire qu'exit les fanfictions. A chapitre, peut-être ! mais je continue et continuerai à écrire des OS, ça oui). Mais je pense quand même m'en être plutôt bien tiré et que c'est mon travail le plus abouti dans le genre policier.

Bref, assez de blabla. Maintenant, je croise les doigts et je vous laisse à ce premier chapitre.

Bonne lecture !

Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz


Affaire 24 : La soirée

Lukas passa délicatement le rasoir sur son menton. Quand bien même il était blond et ainsi sa pilosité n'était que peu visible, le rasage de près était de rigueur pour l'occasion. Qui plus est, ayant passé les derniers jours à réviser d'arrache-pied, peu importait son apparence. Mais ce soir, c'était le grand soir. En dehors du code vestimentaire imposé par son référent, Lukas ne se voyait pas débarquer avec sa barbe de plusieurs jours.

Alors qu'il opérait le dernier mouvement, Emil passa en coupe-vent, revint sur ses pas pour finalement s'arrêter devant la salle de bain.

- T'es pas encore habillé ? Tu te fous de moi ? On va être à la bourre !

En caleçon, Lukas ne lui prêta pas la moindre attention, tout concentré qu'il était sur les poils de son menton. Une fois fait, il rinça le rasoir avant de se tourner vers son cadet, lequel trépignait toujours d'impatience sur le pas de la porte, s'emmêlant dans sa cravate.

Lukas secoua légèrement la tête puis vint l'aider à remettre de l'ordre. Emil maugréa un peu mais se laissa faire.

- Tu n'as toujours pas l'habitude de nouer une cravate ?

- Excuse-moi mais j'en porte pour ainsi dire jamais. Alors non, j'ai pas l'habitude. En revanche, moi au moins, je suis prêt.

- Je n'en ai plus pour très longtemps.

- Y a intérêt.

Emil consulta l'heure sur son téléphone portable.

- Si je suis en retard à cause de toi…

- Etre en retard à cause de moi, voilà bien la meilleure. Va donc arranger tes cheveux pendant que je m'habille.

Lukas lissa la cravate proprement ajustée. Emil marmonna quelques remerciements avant de monter à l'étage.

Mathias arriva alors du salon, le journal sous le bras.

- Stressé, le petit Emil.

- Il n'a pas l'habitude des grands évènements.

- Tu m'as l'air étrangement serein, toi, en revanche.

Lukas haussa les épaules.

- Une soirée de représentation, que ce soit à l'opéra, au conservatoire ou ailleurs, ça reste une représentation.

- Oui, mais ton Edelstein, là, vu comment il vous mettait la pression…

Lukas coula un regard interrogateur vers lui.

- Tu manges plus, tu bois moins de café et surtout ! Surtout, tu laisses ton violon dans ta chambre. Et ça, tu le fais que quand tu es nerveux.

Lukas demeura silencieux mais esquissa un sourire en coin. Puis, il alla enfiler son costume. Mathias le suivit et l'observa faire, un peu machinalement. Lukas épousseta sa veste, en lissa les manches avant d'inspirer et d'expirer profondément. Il déposa un regard de connivence sur son violon, un peu comme à un ami avec lequel on s'apprêterait à partir à l'aventure.

Il sursauta à peine lorsqu'il sentit les bras de Mathias s'enrouler autour de son torse et sa tête reposer sur son épaule.

- T'inquiète pas, tu feras pas une seule fausse note. J'en suis sûr.

Il l'embrassa sur la tempe. Pas trop fort, il savait que Lukas détestait le bruit avant une représentation, aussi subtil fut-il.

Ils entendirent Emil dévaler les escaliers et apparaître dans l'encadrement de la porte. Il avait arrangé ses cheveux en arrière, quoique quelques mèches rebelles de sa frange se soient rabattues sans qu'on ne puisse rien y faire. Il cacha maladroitement sa gêne face aux amoureux.

- Bon, bah si t'es prêt, on va y aller, hein. Grouille, sinon je pars sans toi.

Lukas hocha la tête mais Emil avait déjà fait demi-tour. Les vieilles marches craquèrent alors qu'il descendait au rez-de-chaussée. Lukas se glissa hors de l'étreinte de Mathias et empoigna son étui à violon. Son compagnon l'accompagna jusqu'à l'entrée dans laquelle le macareux battait des ailes dans sa cage, énervé par les allés et venues.

Avant qu'il ne franchisse la porte, Mathias l'embrassa une dernière fois. Lukas n'aimait pas les démonstrations en public. Leurs échanges affectifs restaient confinés dans la demeure.

- Bon courage. A toi aussi, Emil, bien évidemment ! s'empressa-t-il d'ajouter en apercevant Emil lever les yeux au ciel dans l'allée

Lukas répondit furtivement à son baiser, puis dévala les marches de perron.

- Passe le bonjour à Tino de notre part.

- J'y manquerai pas. Et surtout amusez-vous !

Mathias observa les deux frères grimper dans la voiture, et celle-ci s'éloigner avant de disparaître au coin de la rue.

- Bon ! Eh ben, j'ai encore du temps à tuer avant de retrouver le Tino, moi.

Il referma la porte derrière lui et alla retrouver son journal.

oOo

A mesure qu'ils approchaient de l'île Kildholmen dans leur petit bateau de location, Emil se faisait de plus en plus nerveux. Une nervosité sourde bien loin de tous ce que Lukas avait pu lui connaître à dire vrai.

- Tout se passera bien. Ce n'est qu'une soirée mondaine.

- C'est pas toi qui es en charge de son bon déroulement.

- J'y participe.

- Mais c'est pas toi qui…

Emil soupira et enfonça les mains dans les poches de son pantalon.

- Peu importe. Je préfère la communication de l'ombre.

- Je comprends.

- Pourtant, t'es tout le temps sous le feu des projecteurs.

- Pas du tout. Je suis dans un orchestre. Je suis très rarement amené à jouer en solitaire. Et je déteste ça.

- Parce que tout le monde te grille si tu fais un faux pas ?

- Parce que je me grille si je fais un faux pas, nuança Lukas

Ils demeurèrent silencieux le reste du trajet, contemplant la beauté du fjord dont les eaux scintillaient comme des joyaux sous le soleil de juin en cet après-midi. L'île Kildholmen se cachait des regards grâce à ses nombreux arbres massifs et fournis. Seule dépassait la vieille tour restaurée par la famille Hédèrvàry, unique vestige de l'ancienne propriété qui s'était un jour trouvé sur l'île. En dehors de quoi, aux yeux de monde, il ne s'agissait que d'arbres. Et d'un portail, qui se dessinait à mesure que l'on s'approchait.

Alors que d'ordinaire les propriétaires des lieux se passaient de tout personnel superflu, un portier avait été engagé pour l'occasion. Les deux frères remontèrent le long sentier serpentant à travers les bois clairsemé jusqu'à la demeure Hédèrvàry, qui faisait également office de chambres d'hôtes pour invités fortunés. Ceux-ci se prélassaient ça et là, profitant de la vaste propriété et de ses activités.

Ils eurent tôt fait de retrouver par la suite leurs supérieurs respectifs. Emil fut happé par Zoltàn, le patriarche, propriétaire des chambres d'hôtes et donc son patron, on ne peut plus excité par l'évènement du jour que cela faisait plusieurs mois que lui et Emil travaillaient dessus. Quant à Lukas, il dut au contraire faire face à la nervosité aiguisée d'un Roderich Edelstein pour qui tout allait forcément de travers depuis l'aube.

Certes, leur chef d'orchestre y participait, mais il fallait bien dire qu'une grande partie de la nervosité de Lukas jusqu'alors provenait également d'une invitée de marque qui devait se joindre à eux pour leur représentation.

Iryna Chernenko, la cantatrice russe, fit son entrée la dernière.

Lukas avait beau y être préparé, il cachait difficilement son émotion, coincé entre joie excitée et souvenirs amers.

Les musiciens et la cantatrice répétèrent une dernière fois en entier l'enchaînement des différents morceaux qui se joueraient dans la soirée. Plusieurs fois, Roderich pinçait les lèvres mais puisqu'il était question d'un filage, il s'abstint de tout commentaire. Quand les dernières notes résonnèrent dans la vaste salle de réception où ne s'activait que le personnel préparant le buffet, le chef d'orchestre eut un léger soupir.

- Cela fera bien l'affaire.

Lukas perçut quelques grommellements sourds de la part de certains musiciens. Mais la chose était si habituelle que personne ne s'en formalisa, à commencer par Roderich lui-même. Qui plus est, les remarques tombèrent aux oubliettes lorsqu'Iryna les encouragea :

- Je suis si heureuse de pouvoir accompagner de tels virtuoses. Quelle occasion exceptionnelle !

Roderich leur servit un dernier discours sur l'importance de l'harmonie et des enjeux de la soirée, avant de les libérer pour le repas et une séance de repos avant la représentation.

Une fois sa collation avalée, Lukas alla s'occuper de son violon une dernière fois. Puis, il erra dans la salle de réception pour le plaisir de l'observation. Il aperçut son frère guider quelques employés pour installer des toiles. Profitant qu'il n'y ait personne, Lukas alla les contempler en avant-première. Il ne put s'empêcher d'esquisser un sourire.

- Feliciano Vargas, voyez-vous ça.

Emil se redressa après avoir déballé une énième toile.

- N'est-ce pas ? C'est qu'il fait bien son trou, ce type.

Lukas approuva d'un hochement de tête. Il recula de quelques pas.

- En même temps, il n'est clairement pas dénué de talent.

- Si tu le dis. Il est pas dénué de réseau, non plus.

- C'est-à-dire ?

- Figure-toi que les Vargas ont une antériorité assez folle. Zoltàn m'a fait mettre Ottavio Vargas sur une liste à part avec deux autres noms.

- A croire que l'un ne va pas sans l'autre pour percer…

Les préparatifs allaient bon train, la nervosité également. Lorsque 20h sonna dans toute la demeure néanmoins, tout était prêt. Le soleil était encore haut dans le ciel, et la soirée démarrait officiellement. Les premiers convives firent leur entrée.

Lukas et les autres musiciens jouaient des petits morceaux à la fois pour animer légèrement l'accueil ainsi que pour se préparer à leur propre représentation. En tant que gendre, la présence de Roderich Edelstein était requise aux côtés de son épouse, Erzsébet, resplendissante dans son costume trois pièces d'un vert profond. Elle rayonnait, franche et conviviale, ce qui contrebalançait énormément avec la nervosité de Roderich qui l'enfermait dans un faux-semblant de calme. Emil était dans l'ombre de Zoltàn et, quand bien même il n'y paraissait pas au premier abord, Lukas voyait clairement que son petit frère n'avait aucune envie d'être là. Il fallait bien dire que si lui, au travers de sa profession ainsi que par le biais de ses grands-parents, avait été habitué très jeune à côtoyer le grand monde, c'était tout le contraire pour Emil.

Parmi les invités, les premiers que Lukas reconnut furent Ottavio Vargas et son petit-fils Feliciano. Ottavio et Zoltàn échangèrent une accolade pleine de camaraderie, comme s'ils se connaissaient depuis toujours. Puis, Ottavio attrapa son petit-fils par les épaules et le présenta. Feliciano rougit à vue d'œil et balbutia quelques remerciements. Clairement, le grand-père devait jouer un rôle important dans sa carrière. Qui plus est, si le patriarche connaissait clairement la plupart des personnes réunit ici, ce n'était clairement pas le cas de Feliciano qui ne savait pas où poser son regard face à tant de visages inconnus. Lorsqu'il aperçut Emil, il sauta sur l'occasion et vint lui serrer la main.

Au grand damne d'Emil qui, ainsi caché dans l'ombre, était jusqu'à présent ravi de sa place. Le fait que Feliciano, qui faisait officiellement partie des invités et artistes de la soirée, le mette ainsi en lumière l'embarrassa au plus au point. Emil trouva cependant la parade idéale.

- Lukas aussi est ici ce soir.

- Oh, Vraiment ? Fantastique !

Emil désigna son frère et aussitôt l'archet de Lukas ripa malencontreusement. Guilleret, Feliciano sautilla jusqu'à lui alors que le violoniste accusa son frère d'un regard noir. Lequel lui répondit par une grimace lui signifiant clairement qu'il était hors de question qu'il soit tout seul dans cette galère.

Par politesse, Lukas dut abandonner ses camarades et se leva pour saluer le jeune homme, qui lui empoigna aussitôt vigoureusement la main.

- Quel plaisir de vous retrouver ! Comment allez-vous ? Et comment se porte Mathias ?

A l'évocation de son compagnon, Lukas repensa alors à la dernière phrase que Feliciano lui avait adressé, il y avait de cela deux ans maintenant.

« Il y a certaines choses qu'un Italien capte bien mieux que tout le monde. »

Elle était restait gravée dans un coin de son esprit sans qu'il le veuille vraiment, comme si tout ce qui faisait preuve d'un tant soit peu de mystère était contraint d'être stocké dans son esprit jusqu'à sa résolution. Et désormais, le voile était levé sur cette énigme.

- Comme un charme. Félicitations pour vos peintures.

- Merci ! Figurez-vous que j'ai d'ailleurs tenu la promesse que je m'étais faite. J'ai à nouveau réalisé la peinture représentant Lovino et Antonio. Même si mon frère était furieux… je crois que c'était sa manière d'être content en fait. Elle est encore plus belle qu'avant ! Comme quoi, c'était peut-être un mal pour un bien.

La douceur dans l'expression de Feliciano était indescriptible.

- Au fait ! Lovino m'a dit que vous veniez au mariage. C'est chouette ! Nous nous retrouverons là-bas également alors.

Lukas hocha la tête.

Les résidants du 4 Meltzers gate avaient en effet reçu au printemps un faire-part de mariage qui les conviait tous trois un samedi de juin à célébrer l'union d'Antonio Hernandez Carriedo et Lovino Vargas. Le mariage en soi n'était pas surprenant mais, à dire vrai, aucun d'eux ne s'était attendu à se voir convié à la cérémonie. Ils comptaient bien plus pour le jeune couple qu'ils ne l'auraient cru.

- Ah ! Mais que voilà le meilleur ! Hermann Beilschmidt !

L'exclamation enjouée d'Ottavio leur fit détourner la tête. Ils aperçurent le grand-père de Feliciano étreindre avec une énergie folle un grand homme à la large carrure. Son visage encadré par de longs cheveux blonds sagement coiffés était d'une austérité grave. Il ne paraissait pas le moins du monde à sa place dans ce paysage faste et mondain, hormis son costume élégant. On eut dit même qu'il était aux antipodes d'Ottavio, qui d'ailleurs ne faisait pas grand cas de l'absence de réaction de ce qui paraissait être un ami de longue date. Derrière lui, se tenait un jeune homme qui, outre les marques de l'âge et la longueur des cheveux, était en tout point semblable à Hermann. Stoïque mais arborant un sourire de politesse, il se tenait bien droit et serrait toutes les mains qui se présentaient.

Le regard de Lukas fut attiré par l'étrange réaction de Feliciano qui se tenait toujours à ses côtés. Il s'était figé et son visage s'était décomposé, livide. Lukas se tourna de nouveau vers les Beilschmidt. Guidé, ou peut-être contraint par un Ottavio exalté, ils se dirigeaient droit vers eux.

- Viens ! Viens donc que je te présente mon petit-fils. C'est lui qui a peint toutes ces merveilles. Un artiste né ! Mais c'est de famille, hein ?

Même Lukas se sentit profondément petit lorsque Hermann Beilschmidt s'arrêta à leur hauteur. Il n'osa pas imaginer le sentiment de Feliciano, qui paraissait d'autant plus perturbé.

- Toutes mes félicitations, jeune homme.

Il tendit une main large, marqué par le temps et le labeur. Feliciano l'empoigna timidement en bredouillant quelques remerciements.

Puis, le grand homme se détourna de lui pour adresser quelques mots à Ottavio qui l'entrainait déjà ailleurs. Lorsque sa carrure s'effaça, il laissa face à Lukas et Feliciano le jeune homme vraisemblablement de la même famille que le patriarche Beilschmidt.

Lukas aperçut les membres tremblant de Feliciano. Il ouvrit la bouche, mais les mots restèrent visiblement bloqués. Il dévisageait ouvertement l'inconnu, mais celui-ci ne semblait pas s'en formaliser le moins du monde. Il adressa un signe de tête à Lukas et aux musiciens, puis tendit une main à l'artiste-peinte. Grave jusqu'alors, les traits de son visage s'adoucirent quelques peu et il sourit. Feliciano retint soudain sa respiration.

- Enchanté de faire ta connaissance, Feliciano. J'ai beaucoup entendu parler de toi, comme tu peux t'en douter. Je m'appelle Ludwig.

Lukas était en un sens fasciné par ce qui était en train de se tramer.

Feliciano fronça légèrement les sourcils, comme si quelque chose ne faisait pas sens. Il tenta à plusieurs reprises de prononcer le nom de son interlocuteur. Mais désarçonné, il finit par se taire. Il approcha sa main de la sienne, tout tremblant. A peine effleura-t-il sa main que Ludwig la serra avec conviction, le fixant dans un sourire convivial.

- Vous m'excuserez, je dois encore faire le tour de la salle.

Il les laissa là.

Feliciano avait encore sa main à hauteur de la poignée qu'il venait d'échanger avec Ludwig Beilschmidt. Lukas était prêt à retrouver son siège, quoique très intrigué par le comportement du jeune homme. Il était clairement bouleversé par cette rencontre sans que ce soit explicable.

- Je… excusez-moi, je… je vous laisse. Je dois passer aux toilettes, bredouilla-t-il avant de s'enfuir

La curiosité de Lukas était piquée au vif, mais il ne pouvait rien faire d'autres qu'observer depuis sa place de violoniste.


Affaire à suivre…