Bonsoir à tous,

Officiellement les vacances d'été pour beaucoup j'imagine ! J'ai vraiment pas fait exprès, mais c'est presque aussi le cas dans ce chapitre aussi finalement !

Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz


Affaire 24 : Par une belle journée

Tino déposa une tasse de café sur le bureau de Berwald et contempla, avec un sourire amusé, toutes les affaires entassées ainsi que la paperasse accumulée au fil des ans. Berwald était en train de trier une boîte à outils. Il releva finalement la tête et aperçut la tasse de café.

- Ah, merci.

Tino s'approcha et lui colla un baiser sonore sur la joue. Puis, il passa la main dans ses cheveux.

- Ça te dirait de te couper les cheveux ? Je les trouve un peu long.

Berwald acquiesça d'un signe de tête.

Puis, Tino passa ses bras autour du torse de son conjoint.

- C'est difficile, de faire le tri ?

Berwald hocha la tête.

- En même temps, on a jamais fait ça. Il y a surement beaucoup de choses. Depuis toutes ces années ! Ça fait une montagne de travail. Et c'est pour ça qu'on s'y prend à l'avance avant le grand jour !

De nouveau, son conjoint hocha la tête. Puis, il vint la déposer sur l'épaule de Tino et huma profondément son odeur dans le cou. Tino gloussa, sensible.

- C'est pas plus mal, tu sais, de faire ça maintenant. Je suis sûr qu'il y a plein de vieilles factures inutiles en plus.

Il tapota tendrement le dos de Berwald.

On se racla la gorge. Les deux hommes se tournèrent et découvrirent Ernst sur le pas de la porte. Ne sachant où poser son regard, il grimaçait en observant les murs et le plafond et grattant distraitement le sol de sa chaussette.

- Je peux t'emprunter un bout de bois et de la peinture ?

- Oui, bien sûr.

Tandis que Berwald allait ouvrir un tiroir et fouillait dans ses chutes, Tino posa les mains sur les hanches, suspicieux.

- Peter ne veut pas jouer avec toi ?

Ernst haussa les épaules et releva le menton, effronté.

- J'aime peindre de toute façon.

Tino agita un index intransigeant et s'élança vers la chambre de Peter en soufflant. Il frappa furieusement à la porte. Berwald et Ernst se jetèrent un coup d'œil. Tous deux n'avaient clairement pas envie d'être à la place de Peter.

- Quoi ? maugréa Peter en ouvrant

- Ce serait plutôt à moi de dire ça, jeune homme !

Peter avisa Ernst derrière son père. Il leva les yeux au ciel et soupira.

- Ah oui ! Ah oui, c'est vrai ça, quelle plaie de devoir jouer avec quelqu'un, hein ! rouspéta Tino

Peter croisa les bras.

- Mais on est pas obligé d'être tout le temps ensemble ! En plus, il est juste lourd ! Il critique tout ce que je fais.

Pour seule réponse, Ernst lui tira la langue. Peter lui répondit tout aussi puérilement. Tino passa une main lasse sur son visage.

- Hier, tu étais aux anges de retrouver Ernst et de passer du temps avec lui. C'est même toi qui a voulu qu'il dorme dans ta chambre.

- Ouais, ben, c'était hier !

- Et alors aujourd'hui, ça t'agace ?

- Exactement, ça me saoule. De toute façon, faut que j'aille retrouver mes potes.

- Et tu vas le laisser tout seul à la maison ?

- Ben, vous êtes là. Et puis, il est venu pour voir papa, non ? Bon, ben, qu'il en profite.

Tino croisa les bras et se pencha vers Peter, soupçonneux. Ce regard intense perturba l'adolescent qui finit par détourner la tête et shooter distraitement dans son ballon de foot, les joues légèrement empourprées.

- C'est bon, lâche-moi. Il peut venir s'il veut. Mais je suis pas là pour jouer les baby-sitters.

- Je suis pas un gamin, merci, marmonna Ernst. On a le même âge, je te signale.

Peter lui adressa une grimace et Ernst fit de même.

- Du coup… pour le bois ? demanda Berwald d'une toute petite voix

- T'inquiète papa, affirma Peter, il va venir trainer avec moi donc c'est pas la peine.

- D'où que tu prends des décisions à ma place, d'abord ?

- Eh oh ! Viens pas te plaindre si je fais mes trucs dans mon coin, dans ce cas.

- Mais je me plains de rien du tout !

Ernst pointa un doigt accusateur sur Tino.

- C'est ton père qui s'est emporté tout seul.

Peter attrapa son ballon et referma la porte de sa chambre derrière lui.

- T'accuse pas mon père ! Si t'es pas content, t'as qu'à rester ici.

- J'ai jamais dit que j'étais pas content de venir avec toi.

- Bon bah alors arrête de râler.

- C'est toi qui râles.

- T'as râlé le premier.

- Même pas vrai.

Les deux adolescents s'éloignèrent en continuant à se répondre l'un l'autre avec véhémence. Tino se plaqua les deux mains sur le visage, las.

- Mais qu'est-ce que j'ai fait ?

Berwald le rejoignit dans le couloir et posa une main bienveillante sur l'épaule de son conjoint.

- Je me suis vraiment emporté tout seul ?

- Peut-être. Un peu.

Tino soupira et se laissa aller contre Berwald.

- Pourquoi je n'arrive plus à lui parler normalement ? Il faut toujours qu'on se dispute en ce moment.

- C'est un ado.

- Oui, mais je suis un adulte pourtant, moi.

- On a des cartons à faire.

Tino acquiesça. Ils retournèrent dans le bureau où il y avait décidément fort à faire.

oOo

Peter et Ernst étaient encore en train de se disputer à moitié lorsqu'ils descendirent les marches de la maison.

- Vous allez faire quoi avec tes potes ? Un foot ?

- Ouais. Mais j'ai surtout un truc à leur dire.

- Quoi ?

- Ça te regarde pas.

- Bah c'est bête, parce que je serai là.

Peter grimaça.

- En fait, c'est pas comme si t'étais pas au courant de toute façon. C'est pour le déménagement.

- Ils savent pas encore ?

Peter secoua la tête.

- Non, je voulais pas les perturber. Je vais leur manquer.

Et ils allaient définitivement beaucoup lui manquer également. Mais ça, aucune envie de le dire à Ernst.

Peter soupira puis avisa les alentours de la maison.

- Hana' ! appela-t-il

Aucun aboiement ne lui répondit.

- Bah… où elle est passée ? Hana' ? Hanatamago ?

Passées quelques minutes à appeler tous les deux la petite chienne, ils durent se rendre à l'évidence qu'elle n'était nulle part. Peter se précipita chez lui, hélant ses parents.

- Vous avez pas vu Hana' ?

Berwald secoua la tête.

- Elle se balade sûrement.

Peter fit la moue.

- Elle aime bien jouer avec les animaux de la forêt, renchérit son père

- Oui, je sais mais bon…

Peter alla retrouver Ernst qui jouait avec le ballon de foot, assis sur les marches du perron. Il le lui reprit sans un mot. Pour Peter, c'était étrange que Hanatamago ne réponde pas. C'était une petite chienne certes bien indépendante, mais qu'elle ignore Peter, son Peter ! Invraisemblable. Soudain, il écarquilla les yeux en s'imaginant le pire.

oOo

Ernst sur les talons, Peter déboula au point de rendez-vous en agitant les bras dans tous les sens, inquiet.

- Ah ! Le Club de Peter, vous voilà !

Ses amis étaient là, assis sur les gros rochers qui leur servaient de sièges en demi-cercle dans la clairière. Il s'arrêta face à eux, au centre, comme face à un jeune comité, qui commençait d'ailleurs à s'impatienter. Assise en tailleur, Abigail haussa un sourcil et croisa les bras.

- Ah, bah ! C'est pas trop tôt. Ça fait une demi-heure qu'on poireaute. Et c'est pas pour te mettre la pression, mais mon temps est compté parmi vous.

Le visage de Peter changea du tout au tout et s'illumina en découvrant la jeune fille. Voilà six mois qu'elle avait déménagé en Australie, sa terre natale. Profitant d'un de ses oncles qui avait une formation dans les parages, elle avait sauté sur l'occasion pour profiter de ses vacances, s'envoler avec lui et retrouver ses amis d'enfance.

- Abi' ! Je suis tellement content que tu sois là ! Si tu savais comme tu nous as manquée ! J'ai compté chaque jour depuis que tu m'as dit que tu allais revenir !

Elle balaya l'air de la main, un peu gênée d'une telle effusion mais ne put s'empêcher d'esquisser un petit sourire amusé.

- Super, t'as ramené Ernst ! s'exclama Vassili qui frappa avec enthousiasme dans ses manches trop longues.

On avait beau être en été, Vassili portait toujours des t-shirts aux manches si longues qu'elles lui recouvraient les paumes. On remarquait néanmoins que la croissance commençait à avoir raison de cette longueur.

- On va pouvoir faire un trois contre trois, approuva Ruben, ça sera plus sympa.

- Eh ben, heureusement que je suis là pour équilibrer le tout. Qu'est-ce que vous auriez fait sans moi, hein ? déclara Ernst en adressant un regard narquois à Peter

Ce dernier fit mine de rien mais maugréa tout de même :

- On aurait fait un deux contre deux avec un arbitre. C'est bien aussi, d'avoir un arbitre.

- Fabuleux, affirma Rauf. Et sinon, qu'est-ce que tu voulais nous annoncer ?

Ce fut comme un déclic dans l'esprit de Peter. Il lâcha son ballon et s'arracha les cheveux.

- Ah, oui ! C'est affreux ! Club de Peter, j'ai besoin de vous !

- Mais arrête ! Genre, le club porte ton nom ? s'indigna Abigail

- En même temps, je suis celui qui vous a rassemblés.

- Faux ! rétorqua Vassili en toute innocence. C'est Ruben, en nous proposant de former son équipe pour le foot.

Peter serra les poings et frappa du pied le sol, offusqué d'être ainsi repris par l'un de ses meilleurs amis. C'était un acte de haute trahison.

- Si tu veux, on peut toujours s'appeler le Club du Loser. En ton honneur, railla Rauf

Ernst pouffa de rire.

- Eh ! T'en es aussi, donc le Club des Losers !

- Vous êtes des losers tous les deux, décréta Ruben en attrapant le ballon du bout du pied, merci de pas nous foutre dans le même panier que vous.

Rauf et Peter gonflèrent les joues, tous deux indignés. Vassili ne put s'empêcher de glousser dans sa manche.

- Bon, alors, c'était quoi cette annonce ? demanda-t-il pour calmer le jeu

- Qu'on enchaine avec cette partie de foot, ajouta Abigail avec impatience

Peter changea aussitôt d'attitude.

- C'est terrible, les amis ! Hana' a disparu !

Un silence consterné s'abattit sur la clairière.

- T'es sérieux, mec ?

- Ta grande annonce, c'est ça ?

- Tu nous as fait tout un foin pour qu'on se ramène et que tu nous parles de ta chienne ?

- Et le foot alors ?

Peter les arrêta dans leur élan.

- Ah non, j'avais une grande annonce mais là, c'est pas important. La disparition d'Hanatamago, ça, c'est la priorité maintenant.

- Bah… elle a dû juste aller se promener autour de chez toi, non ? Comme d'habitude, proposa Vassili

- Non, je l'ai appelée et elle est pas venue. Elle répond toujours à l'appel.

- Elle t'a peut-être tout simplement pas entendu.

- C'est un chien, Rauf. Bien sûr qu'elle l'aurait entendu, répliqua Abigail

- Et Hana' est intelligente et au top de sa forme.

- Non, mais t'es biaisé, Peter, aussi.

- S'il vous plaît, les amis. Aidez-moi à la chercher et promis, après on fait un foot.

Abigail soupira puis sauta en bas du rocher.

- Allez, allons-y.

- Ok mais moi, je veux savoir ce que c'est que ta grande annonce. Confirme-moi que t'en as encore fait des tas pour pas grand-chose.

- Rauf, t'es un peu lourd, reprocha Vassili dans une moue gênée

L'adolescent haussa les épaules.

Peter soupira puis inspira profondément. Il leva les yeux au ciel et déclara gravement :

- Je vais déménager.

- C'est tout ?

- Eh oh ! Comment ça, c'est tout ? C'est super dramatique ! C'était déjà la fin du monde quand Abi' est partie, mais alors là, c'est la fin de l'univers !

Rauf, Ruben et Ernst ne purent s'empêcher de pouffer de rire. Vassili au contraire semblait encaisser la nouvelle du mieux qu'il pouvait, arborant un sourire de façade. Abigail pour sa part, ayant déjà déménagé bien loin, restait de marbre.

- Mais arrêtez de vous marrer ! C'est pas drôle !

- Tu déménages où ? demanda Vassili

Peter rencontra le regard perturbé de son ami. Il baissa la tête.

- En Suède.

Aussitôt les rires se turent et les amis de Peter le dévisagèrent avec effarement.

- En Suède ? répéta Ruben incrédule

- Oui, voilà, je déménage en Suède.

Il gratta la terre du bout de sa chaussure, distraitement. Rauf croisa les bras.

- Et on peut savoir quand ?

- Début juillet.

Autant dire que l'ambiance avait changé du tout au tout. Seul Abigail demeurait imperturbable.

- Je vous l'avais bien dit que c'était la fin de l'univers.

La jeune fille leva les yeux au ciel.

- T'exagères toujours, Peter.

- Il va quand même changer de pays… souffla Vassili

Ses amis se sentait mal de savoir que Peter déménageait à l'étranger, mais aussi d'avoir pouffé de rire. Ils avaient l'habitude de composer avec le caractère dramatique de Peter, qui exacerbait le moindre petit évènement. Ils en avaient toujours ri. Peter s'en offusquait sur le moment et puis il finissait toujours par trouver le moyen de tourner la chose à son avantage.

Le regard de Peter s'arrêta sur chacun de ses amis qui avaient la mine abattue. Il grimaça, chercha quelque chose à dire. Soudain, il pointa un doigt maladroit vers Ernst.

- En tout cas, je vous signale qu'on serait déjà en train de jouer au foot si Ernst n'avait pas fait de simagrées tout à l'heure.

Ernst releva brusquement la tête.

- Quoi ? Pourquoi c'est ma faute ?

- Hana' n'aurait pas eu le temps de disparaître si t'avais pas fait du boudin.

Ernst écarquilla les yeux avant de prendre la mouche.

- Alors ça, ça veut rien dire. Et on peut pas dire que tu faisais pas du boudin toi non plus.

Ils reprirent de plus bel un échange de reproches qui devinrent tous plus farfelus, au grand damne des autres. Cela leur permit néanmoins de changer de sujet. Ruben, qui les dépassait tous de deux bonnes têtes désormais, les interrompit finalement.

Tous les six entreprirent d'arpenter la forêt à la recherche de la petite chienne, criant son nom à travers bois. Ils s'enfoncèrent loin dans les fourrés. Parfois, un aboiement les surprenait mais il ne s'agissait jamais d'Hanatamago. Ce qui inquiétait beaucoup Peter.

Il marchait aux côtés d'Abigail, persistant dans leur recherche. Armé d'un bâton et la mine boudeuse, il écartait rageusement les fourrés.

- Hana' est intelligente. Tu l'as dit toi-même. Je suis sûre que tout va bien pour elle, voulut le rassurer la jeune fille

- Tout ça, c'est la faute d'Ernst, marmonna-t-il

Abigail haussa un sourcil surpris.

- T'es vache, quand même, lui reprocha-t-elle

- Mais c'est vrai. On serait parti directement, Hana' se serait pas éloignée de la maison et on serait en train de faire un foot tous ensemble. Au lieu de ça, il a fallu qu'il fasse encore une scène devant papa et papa.

- Qu'est-ce que t'as contre ce pauvre Ernst à la fin ?

Peter s'arrêta et laissa retomber son bâton dans l'herbe. Il gonfla les joues.

- Peter.

- J'essaye d'être gentil avec lui et il me renvoie toujours aux pelotes.

- Ça m'avait plutôt l'air de l'inverse, si tu veux mon avis.

- Je te jure, Abi'. A chaque fois que je lui propose de faire un truc, à chaque fois que je lui montre un truc, il trouve toujours à redire. C'est jamais assez bien pour lui et j'ai toujours l'air trop bête. Et ce matin, il est directement allé demander à papa des trucs pour s'occuper tout seul. Ça annonçait bien la couleur. Je lui ai même pas proposé de venir faire un foot. S'il avait juste envie de rester avec papa… il avait qu'à le dire.

- En fait, t'es jaloux qu'il passe du temps avec ton père.

Peter croisa les bras.

- Arrête, je croirais entendre mon père. Tino, précisa-t-il face à l'air confus d'Abigail. Il a l'air de croire que je joue les sales gosses incapables de partager ses parents. Mais c'est pas ça du tout ! Moi, je veux être ami avec Ernst. Je veux qu'on passe du bon temps ensemble. Mais il passe tout son temps avec papa.

Abigail passa un bras sur ses épaules.

- Tel que je te connais, tête de pioche, je suis sûre que tu lui as fait peur, oui.

- Peur ? Je fais pas peur, moi.

- Mais si, t'es une vraie terreur.

- T'es en train de te foutre de moi, Abi'.

Elle lui tapota le dos et sourit malicieusement.

- Oh, Abi' ! Tu manques, tu sais, déclara Peter en toute sincérité.

Ils échangèrent un regard complice avant d'éclater de rire.

Par la suite, ils poursuivirent les recherches. Ils croisèrent la route de Rauf et Vassili. Eux non plus n'avaient rien à rapporter. Peter soupira, inquiet. Lorsqu'ils retrouvèrent Ruben et Ernst, tous les deux semblaient être concentrés sur quelque chose au loin. Leurs amis vinrent s'accroupir à leurs côtés et observèrent à leur tour la scène qui se déroulait sous leurs yeux.

Arrivés à l'orée de la forêt, ils avaient en vue un lac aménagé de quelques docks menant à un vaste hangar sur la berge. Quelques hommes s'activaient, opérant des allers-retours entre un bateau et le bâtiment, visiblement en train de décharger une cargaison. Parfois, l'un d'eux criait un ordre aux autres, tandis que certains arpentaient les alentours du hangar, l'air hostile.

- Euh… c'est passionnant ? demanda Rauf

Ernst lui fit signe de se taire. Rauf haussa un sourcil interrogateur.

- C'est rien que des gens qui travaillent, les gars.

- Sauf qu'il y en a qui font de la surveillance. C'est louche, assura Peter en plissant les yeux

Abigail et Vassili reculèrent, peu rassurés.

- On ferait mieux de rentrer.

- Je suis bien d'accord. En plus, si ça se trouve, Hana' est rentrée chez toi, Peter.

- Chut ! intima ce dernier

Il écarquilla les yeux, traversé par une révélation.

- Hana' est peut-être retenue prisonnière.

Rauf ne put s'empêcher de pouffer de rire.

- C'est vrai, quoi !

Peter attrapa un bâton sous le regard paniqué de ses amis.

- Euh… Peter ?

L'adolescent se glissa derrière un arbre, un peu plus en avant.

- Mais qu'est-ce que tu fiches ?

- Vous en faites pas, je vais juste jeter un œil.

- Peter, reviens. T'es fou.

- On se barre, allez.

Abigail fit volte-face en sentant une lourde main s'abattre sur son épaule. Elle lâcha un cri de surprise, faisant sursauter ses amis. L'estomac noué, ils découvrirent un grand gaillard, au moins trois fois plus grand qu'eux en hauteur et en largeur, qui les dévisageaient d'un sale œil. Peter revint sur ses pas.

- Les amis !

Il se figea cependant et déglutit en apercevant un autre homme fort débarqué près de lui.


Affaire à suivre…