Bonjour, bonjour,
Je regardais les stats de la fic et j'ai réalisé qu'elle était à deux doigts des 100 follows et des 100 favs… ce qui est assez incroyable à mes yeux ! J'imagine qu'il y en a beaucoup qui sont peut-être devenus obsolètes, le temps ayant passé, la vie toussa toussa… Mais quand même ! D'autant plus que je reçois des notifications de nouveau follow/fav. J'avoue que ça m'impressionne en un certain sens. Merci en tout cas !
Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz
Affaire 24 : Les parents aux abois
Tino s'effondra dans un des fauteuils du bureau et relâcha le gros rouleau de scotch. Il admira avec satisfaction la pile de cartons chargés et fermés. Berwald passa la tête dans l'encadrement de la porte.
- Un rafraichissement ?
- Ah, oui ! Volontiers !
Tino sauta sur ses pieds. En sueur, il en profita pour ôter son t-shirt avant de rejoindre son conjoint dans la cuisine. Berwald lui servit un grand verre de smoothie qu'il venait de mixer avec les fruits qui étaient sur le point de se gâter. Ils trinquèrent.
- A nos cartons !
- A nos cartons.
Ils avalèrent cul-sec la boisson bien fraiche. Puis, Tino s'adossa contre le comptoir.
- Qui l'eût cru ? Dix sacs de papiers à recycler ! C'est fou tout ce qu'on peut entasser.
Berwald approuva d'un hochement de tête.
C'est alors qu'une petite peluche toute sale et pleine de brindilles débarqua dans la cuisine en aboyant d'une petite voix aigüe et agitant la queue dans tous les sens. Elle se rua sur sa gamelle d'eau, fit deux tours sur elle-même et vint quémander auprès de Berwald en prenant appui sur sa jambe. Celui-ci attrapa de l'eau et alla remplir la gamelle.
- Et bah alors, Hana' ? s'exclama Tino, où est-ce que t'as été trainée, ma petite sardine ?
Il se pencha vers la petite chienne qui lui lécha les doigts. Il était prêt à lui arranger le pelage mais, dès que Berwald se releva, Hanatamago n'en eut plus que pour sa gamelle. Elle lapa avidement toute l'eau sans plus se préoccuper des humains.
- Je crois que je vais aller me prendre une douche, déclara Tino
- Moi aussi.
- On la prend ensemble ?
Berwald approuva l'idée. Tino attrapa la main de son conjoint et la passa par-dessus son épaule. Alors qu'ils étaient sur le point de pénétrer dans la salle de bain, le téléphone sonna. Tino soupira mais alla décrocher.
- Allô ?... Oh, bonjour Vladimir. Comment vas-tu ?... Peter est parti les rejoindre ce matin, oui.
En entendant le nom de son fils, Berwald s'approcha.
- Non, ils sont pas passés par la maison de la journée. Désolé.
Tino glissa un regard perplexe à son conjoint.
- De notre côté, non, Peter n'a pas d'heure. Mais Vassili devait rentrer quand ?... il y a une heure ? Ah…
Berwald attrapa son téléphone portable et composa le numéro de Peter. Mais il tomba rapidement sur la messagerie, preuve que le téléphone était éteint. Berwald lança un regard alarmé à son conjoint. Tino lui intima de garder son calme.
- Ok. On va voir de notre côté et on te tient au courant. D'accord ?
Ils échangèrent encore quelques mots puis Tino raccrocha. Berwald était déjà en train d'essayer de joindre Ernst mais ce fut également en vain. Il posa son téléphone sur le meuble de l'entrée, inquiet. Tino lui attrapa les mains.
- Allons, allons. Ne nous affolons pas. On va d'abord leur envoyer un message. Vassili n'a pas dû voir l'heure passer. Abigail étant de passage, ils doivent en profiter un maximum.
Berwald hocha la tête. Il rédigea quelques phrases à l'intention de ses fils aussitôt. Puis, ils partirent prendre leur douche ensemble.
Le couple avait continué à vaquer à ses occupations, prenant soin de leur petite chienne qui les avait sommés de jouer avec eux de plusieurs aboiements, et préparant le diner. Ils avaient ouvert les fenêtres du salon ainsi que la porte menant au balcon, pour profiter de l'air qui se rafraichissait progressivement à mesure que le soir avançait, et avaient lancé quelques morceaux de jazz qu'ils leur plaisaient à tous deux. L'ambiance était très calme et sereine quand le téléphone sonna de nouveau. Tino décrocha.
- Allô ? Bonsoir, excusez-moi de vous déranger. Je suis bien chez les Oxenstierna ?
La voix masculine au bout du fil avait eu du mal à prononcer le nom de famille de Berwald, l'articulant comme si elle décryptait les syllabes qu'elle devait avoir sous les yeux.
- Oui, tout à fait ! Berwald et Tino.
- Vous êtes bien les parents de Peter ?
Tino confirma.
- Oui, excusez-moi de vous déranger encore une fois. Je suis l'oncle d'Abigail, Wiremu.
- Ah, enchanté !
- Pareillement. J'aurais aimé savoir si vous aviez des nouvelles de ma nièce.
- Abigail n'est pas rentrée elle non plus ?
- Elle non plus ? Peter non plus ?
- A dire vrai, Peter n'est pas du genre à nous prévenir de quoi que ce soit donc on ne s'inquiétait pas vraiment jusque là. Mais Vladimir, le grand frère de Vassili, j'imagine que vous avez dû entendre ce nom aussi à un moment, nous a appelé tout à l'heure. Vassili ne répondait pas.
- J'étais en formation toute la journée et Abigail est assez grande pour se débrouiller toute seule, d'autant plus que je suis plus en terre inconnue qu'elle. Mais elle prévient au moins d'un SMS en général quand elle change ses plans. Je me suis dit qu'elle a peut-être décidé de diner avec ses amis, mais…
Tino coula un regard vers Berwald qui s'était approché.
- Mais je commence à m'inquiéter. Elle ne répond toujours pas.
Le discours de Wiremu commença à interpeller le couple. Que Vassili soit tête en l'air et que Peter fasse sa vie sans daigner les prévenir, c'était une chose auquel ils étaient habitués. En revanche, qu'Abigail soit injoignable... Ça, c'était plus singulier. Combien de fois Berwald n'avait-il pas appelé la jeune fille plutôt que son fils parce que celui-ci oubliait, plus ou moins consciemment, de les joindre en cas de changements ?
Tino gardait néanmoins la tête sur les épaules.
- Pour tout vous dire, Peter comme Ernst, un autre ado parti avec lui rejoindre Abigail et les autres, ne nous ont pas répondu non plus. Je vais contacter les parents des autres.
Berwald désigna la maison.
- Et vous pouvez toujours nous rejoindre chez nous. Ils sont forcément dans les environs.
- Oui, volontiers. Merci !
Tino confia leur adresse à l'oncle d'Abigail tandis que Berwald, le front barré par l'inquiétude, recomposait les numéros de Peter et d'Ernst. Toujours en vain. Lorsqu'il raccrocha Tino frotta le dos de son compagnon, sentant bien à quel point il était angoissé.
- Ça commence à être étrange cette histoire… Bon ! Je vais appeler le père de Rauf. Préviens Vladimir et dis-lui qu'il peut nous rejoindre également, s'il le souhaite. On avisera en étant regroupé. On fouillera peut-être les bois.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Quand bien même il n'aimait pas parler au téléphone, Berwald s'empressa de joindre Vladimir. Pour sa part, Tino joignit la famille Adnan. Percevant le changement d'ambiance, Hanatamago vint tourner autour de ses jambes. En attendant qu'on décroche, il lui accorda une caresse distraite.
Ce fut Neoklis, le frère aîné de Rauf, qui décrocha.
- Bonsoir ! Je ne vais pas te déranger très longtemps. Est-ce que Rauf et ses amis seraient rentrés chez vous à tout hasard ?
- Rauf ? Euh… non, il ne me semble pas. Attendez un instant.
Tino perçut la voix de Neoklis hélant son frère puis son père à travers l'appartement.
- Non, désolé. Ils ne sont pas passés par là visiblement. Pourquoi ?
- Eh bien, Vassili tout comme Abigail, Peter et Ernst sont injoignables. On commence à s'inquiéter un peu.
- Ah, oui, je comprends ! Ne quittez pas, je vais essayer de le joindre.
- Merci !
Tino observa Berwald se laisser tomber dans le canapé. Il confirma à son conjoint d'un signe du pouce qu'il avait bien transmis le message à Vladimir, puis fixa intensément son portable comme pour transmettre un message télépathique à ses fils. Hanatamago grimpa sur ses genoux et lui lécha le visage.
Au bout de quelques minutes, Neoklis dut admettre qu'il avait également fait chou-blanc. D'une voix alarmée, il demanda à Tino ce qu'il pensait faire.
- Il faudrait demander aux parents de Ruben mais je n'ai pas leurs coordonnés. Est-ce que ton père…
- Oui, je m'en occupe, déclara soudain la voix grave de Sadiq à l'autre bout du fil
Neoklis avait mis le haut-parleur lorsque son père s'était approché, intrigué par cet appel.
- Bien, très bien. Sinon, l'oncle d'Abigail et le frère de Vassili ne devraient pas tarder à arriver chez nous. Je pensais peut-être faire un tour dans les bois. Sait-on jamais, d'ici qu'ils n'aient pas de réseau…
- On va se joindre à vous, déclara Sadiq, on arrive.
A peine Tino raccrocha-t-il qu'on sonna furieusement avant de les héler, la porte d'entrée étant ouverte.
- C'est moi, Vladimir.
- Entre ! Entre !
Vladimir pénétra dans le salon. Berwald releva la tête brusquement. Son expression était si sombre et angoissé qu'il fit sursauter le nouveau venu.
- Nom d'un petit gnome ! Mais où est-ce qu'ils sont passés, ces gosses ? s'exclama-t-il ensuite
Hanatamago l'approuva d'un aboiement. Elle sauta sur lui, cherchant à débusquer l'ennemi en lui jusqu'à approuver sa présence et retourner à sa tâche première, à savoir rassurer Berwald. Les trois hommes échangèrent de nouveau toutes les infos qu'ils pouvaient avoir sur les adolescents, faisant inconsciemment grimper l'inquiétude de tous.
Ils sursautèrent lorsque la sonnette de l'entrée résonna.
Tino s'élança vers l'entrée. Là se tenait un homme pas plus grand que lui aux muscles saillants, aux cheveux châtains lisses à l'exception de deux boucles de chaque côté du visage, et au regard vert rehaussé de sourcil épais, froncés pour l'heure par l'angoisse. Il tendit une main.
- Bonjour. Wiremu, l'oncle d'Abigail.
Tino la serra vigoureusement en se présentant avant d'apercevoir, accroché sur le t-shirt au niveau de la poitrine, un petit pin's rayé de bleu, de rose et de blanc. Il releva les yeux vers Wiremu et lui adressa un sourire chaleureux.
- Ah ! C'est vrai qu'on est en juin ! Et dire que ça fait des années que je me dis que je veux faire quelque chose à cette occasion pour mon conjoint. C'est un grand timide, vous savez, mais vous venez de me donner une idée avec votre pin's.
Wiremu parut légèrement décontenancé par la trivialité de la conversation, ainsi à peine rencontrés. Tino s'empara de nouveau de sa main et la serra fort.
- En tout cas, joyeuse Pride à vous !
Wiremu le remercia d'un sourire sincère.
- A vous aussi.
Tino l'invita à entrer. Il fit les présentations avec Vladimir. De nouveau les adultes échangèrent, leur voix couvrant le jazz qui se jouait toujours. Ils furent bientôt rejoints par Sadiq et Neoklis.
- Je suis tombé sur la messagerie pour Ruben, informa le père de Rauf
Tino frappa dans ses mains, surement un de ses réflexes professionnels.
- Je vous propose d'aller fouiller la forêt alentour, en binôme et… et puis après, on avisera !
Tous approuvèrent. Tino et Berwald, Sadiq et Neoklis, et enfin Vladimir et Wiremu se séparèrent à l'orée de la forêt et commencèrent à fouiller les fourrés. Heureusement pour eux que l'été était là, ainsi n'eurent-ils pas à se préoccuper de la luminosité.
Hanatamago avait suivi ses humains favoris et trouvait la promenade très agréable. Elle était néanmoins perturbée par les appels lancés par les deux adultes, qui répétaient inlassablement les noms de Peter et d'autres qui lui paraissaient familiers. Elle reconnaissait le nom de son petit compagnon et aboyait à chaque fois qu'elle l'entendait. Elle trouvait que cela ressemblait étrangement au ton que les humains employaient quand ils l'appelaient elle. Elle tendit plusieurs fois l'oreille mais n'entendit pas Peter répondre. Elle se mit alors à renifler les alentours et partit en quête de son petit humain au même titre que les adultes.
oOo
Mathias était affalé sur le canapé, en train de zapper sans grande motivation en quête d'un programme satisfaisant. A dire vrai, il n'était même pas sûr de chercher quoique ce soit en réalité. Il avisa du coin de l'œil la porte close de la chambre de Lukas. Une fois rentré, il avait demandé à n'être dérangé sous aucun prétexte. Il devait surement être plongé dans son enquête. Mathias se tourna d'un quart de tour sur le canapé et observa le plafond. Il aurait bien aimé pouvoir aider Lukas. Cela lui aurait changé les idées, mais ce n'était pour l'heure que de la paperasse à éplucher. Sans compter que Lukas lui avait confirmé qu'il préférait être seul pour le moment.
Mathias s'ennuyait donc ferme, tentant de chasser au loin ses pensées qui tournaient en boucle depuis la veille, lorsque le téléphone sonna. Le macareux crut aussitôt bon de prévenir la maisonnée. Mathias sauta sur ses pieds et dévala les escaliers avant de s'emparer du combiné.
- Allô ?
- Mathias !
Il écarta le combiné un instant de son oreille tant la voix de Vladimir faillit lui percer les tympans.
- Eh, salut Vlad' ! Quoi de neuf ?
- Dis à Lukas de se ramener illico presto ! On a une urgence.
- Une urgence ? Quel genre d'urgence ?
- Les gosses se sont évanouis dans la nature. Je suis mort d'inquiétude ! Et crois-moi que je joue pas sur les mots, là.
Mathias fronça les sourcils.
- Attends, attends. Les gosses ? Vassili, Peter et compagnie ?
- Ben, oui ! Qui d'autres ? On a besoin d'un pro, là.
- C'est que… Lukas est déjà occupé par autre chose, tu sais.
- Il a intérêt à ramener ses fesses fissa ou je le téléporte.
- Non, mais attends, je vais venir, moi. Tu dis que les ados ont disparu ?
A l'autre bout du fil, Vladimir raconta les évènements de la soirée et l'angoisse grandissante des adultes. Au fur et à mesure, Mathias écarquillait les yeux, les sourcils froncés et le front barré par l'inquiétude. Il lui expliqua que voilà une bonne heure, ou peut-être même deux, qu'ils tournaient en rond sans savoir dans quelle direction aller. Ils étaient à deux doigts de prévenir la police.
- Et puis, je me suis dit « mais bien sûr ! Lukas ! »
Mathias ne fit pas cas de cette dernière remarque. Il empoignait déjà les clés de la voiture.
- Donne-moi un point de rendez-vous. J'arrive !
Il ne put s'empêcher de conduire, pied au plancher jusqu'aux environs de chez Berwald et Tino. Il se sentait particulièrement concerné par cette disparition. Il les connaissait tous, ces gamins. Mais plus encore, il les aimait, ces gamins. Il ne voulait pas imaginer le pire, mais il était dans un tel état aujourd'hui que ses pensées ne tournaient qu'autour de scénarios catastrophes. La boule au ventre, il bifurqua vers Edvard Munchs vei.
Ce fut Vladimir lui-même, en compagnie d'un inconnu, qui vint accueillir Mathias. Malgré l'angoisse et la fatigue, il afficha un optimisme franc. Vladimir était en compagnie d'un inconnu. Il lui sauta au cou avant de faire les présentations avec Wiremu. Ils se serrèrent la main, puis s'élancèrent tous trois dans la forêt. Ils dévièrent soudain à l'appel de Tino.
- On a retrouvé le ballon de foot de Peter !
Tous les adultes étaient regroupés là. Personne ne prit la peine de saluer Mathias, et à dire vrai, il s'en fichait royalement. Seul Tino lui accorda un regard plein d'interrogations, compatissant. Surement qu'il se demandait encore ce qui s'était passé la veille, pour que Mathias change d'attitude aussi brutalement. Mais pour l'heure, la disparition des adolescents le préoccupait bien plus. Mathias se contenta de lui adresser un sourire assuré.
Prostré, Berwald tenait entre les mains le ballon de son fils. Il s'agenouilla et laissa Hanatamago renifler l'objet.
- Berwald, si je peux me permettre, glissa Sadiq dubitatif, je suis pas sûr que ta chienne…
- Bien sûr que si ! s'exclama Tino, Hana' est très intelligente et très douée.
- Vous avez ratissé toute la zone ? demanda Mathias
- Sur un petit kilomètre à la ronde, je pense.
- Ok, on va pousser encore plus loin dans ce cas.
- Mais pourquoi ils se seraient enfoncés encore plus loin ? On a dépassé leur clairière favorite.
Mathias observa Hanatamago tourner autour de la balle en la reniflant, puis s'élancer dans tous les sens, la truffe coller au sol.
- Elle était avec eux ?
- Aucune idée, lui répondit Tino. On a laissé la porte d'entrée ouverte toute la journée. Elle a débarqué en fin d'aprèm', toute sale.
- Et elle était pas inquiète ?
- Non, elle avait juste soif.
- Peter la cherchait, affirma Berwald.
- Si Peter la cherchait, qui sait jusqu'où il a pu décider d'aller.
- Maintenant que tu le dis, c'est vrai que c'est rare quand elle ne le suit pas à la trace. Et vice-versa. En général, ils rentrent ensemble, même.
- Ça veut dire quoi ? demanda Neoklis, qu'ils n'étaient pas ensemble et que Peter aurait embarqué les autres à sa recherche ?
- C'est possible, oui. En tout cas, faut pousser plus loin, conclut Mathias
Aussitôt, il s'élança dans les fourrés à la suite de la petite chienne et héla chacun des prénoms des disparus. Les autres partirent dans son sillage.
Arpentant les bois, ils finirent par déboucher aux abords du lac. Mathias plissa les yeux et avisa les docks et le hangar allumé. Quelques hommes se tenaient à l'extérieur opérant visiblement une surveillance. Par réflexe, Mathias recula de quelque pas, à l'abri des regards dans les fourrés. Il attrapa Hanatamago au passage et lui intima le silence. Croyant à un jeu, la petite chienne obéit, toute excitée. Vladimir et Wiremu sur les talons, il les arrêta d'un geste du bras. Intrigués, les deux hommes s'approchèrent à leur tour.
- Qu'est-ce qui passe ? Un rite satanique ? ne put s'empêcher de souffler Vladimir, blaguant à moitié dans l'espoir de se déstresser
Mathias demeura silencieux, les sens en alerte.
L'attitude de ces quelques hommes dont les silhouettes se découpaient dans la lumière du jour descendante n'était pas celles d'individus lambda. Leur position indiquait clairement qu'ils étaient en faction. Et être en faction autour d'un bête hangar, c'était on ne peut plus étrange.
Affaire à suivre…
