VOUS LE SAVEZ ? VOUS SAVEZ POUR LA BIG NEWS QUI NOUS EST TOMBEE DESSUS JEUDI !

HETALIA EST DE RETOUR ! \o/

Pardon, je suis ingérable depuis ah ah

Et aujourd'hui, c'est l'Hetalia Day~

A côté de ça, la fic est pas du tout dans la même ambiance lol

Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz


Affaire 24 : La traversée du désert

Lukas était incapable de faire quoi que ce soit. Il n'avait de toute façon aucune envie de s'occuper l'esprit. Il ressassait inlassablement leur échange, cherchant désespérément à comprendre pourquoi tout était partie en vrille. Où était la logique dans cette dispute ?

En ramassant fébrilement la lettre froissée, il réalisa qu'il était stupide. De la logique dans une dispute. Comme si cela existait en pareille cas. Elle avait été entrainée par tout un panel d'émotions empiétant les unes sur les autres, profitant de tout ce qui pouvait leur passer sous la main, non-dit, souvenirs, préoccupations annexes, santé du moment. Une dispute était un marasme de coïncidences s'entrechoquant violemment. La logique ne pourrait rien pour lui.

Pourtant, les questions l'assaillaient à lui en donner des vertiges. Son esprit ne pouvait se résoudre à laisser tomber l'énigme Mathias Køhler.

Quand bien même il n'y avait personne pour le voir, Lukas se cacha le visage dans les mains.

Il ne pouvait se résoudre à l'appeler autrement mais Mathias Køhler n'existait pas. Il ne connaissait pas Søren Densen. Etait-ce la même personne ? Une partie de lui voulait le croire. Parce que c'était une question de bon sens. Mais une autre partie de lui était furieuse, avait le goût amer de la tromperie et n'avait qu'une envie, celle de foutre une belle torgnole au bon sens.

Pire encore, il n'arrivait pas à saisir ce qui avait propulsé Mathias dans une telle torpeur puis une telle colère. C'était une lettre de sa sœur, bon sang ! Il parcourut de nouveau la lettre, les mains agitées de soubresaut. Rakel y racontait sa vie aux Féroé où elle résidait, celle de ses enfants bienheureux, celle aussi de cette autre sœur, Maren, qui elle était au Groenland, s'épanouissant dans la recherche et les expéditions dans le monde arctique. Elle suppliait son petit frère de donner des nouvelles, de donner un signe de vie, de revenir. Elle non plus ne comprenait pas. Elle se demandait où avait disparu Søren et ne connaissait certainement pas de Mathias Køhler. Etrangement, Lukas se sentit lié avec Rakel.

Alors pourquoi ? Pourquoi Mathias avait-il atteint une telle limite ?

Lukas prit une lourde décision. Qu'il le veuille ou non, que cela tourne mal ou non, il affronterait de nouveau Mathias à son retour. Il avait besoin d'explications. Et Rakel tout autant.

Ne sachant trop quoi faire de sa journée, il traina de pièce en pièce. Il réalisa qu'il y avait toujours quelque chose pour lui rappeler Mathias. Il était partout. Il tenta bien le violon mais fut rapidement dégoûté. Aucune note ne le satisfaisait. Se changer les idées étaient peine perdue. Il remonta dans la chambre d'ami et alla chercher un carton caché au fond de la penderie. Les affaires de son père, elles au moins, étaient en dehors de sa vie de couple. Quand bien même ils pouvaient évoquer des souvenirs douloureux, au moins le plongeaient-ils dans une autre époque.

En fin d'après-midi, il aperçut Emil un sac à dos sur l'épaule. Il l'interpella.

- Je vais chez Jia Long.

Emil parut embêté. Il regarda autour de lui avant de s'approcher de son frère.

- Ecoute, euh… Je préfère vous laisser tranquille tous les deux. Je préfère vous laisser gérer ça dans votre coin. Me mêle pas à ça.

- Je n'en avais pas l'intention.

- Bien. Cool.

Ne sachant quoi dire, l'un et l'autre demeurèrent muets.

- Enfin, bref. T'étonne pas si je rentre pas pendant quelques jours. Ok ?

- Entendu.

- Mais euh… tu pourras toujours m'appeler, tu sais, hein ?

Lukas hocha la tête.

Embarrassé, Emil étreignit maladroitement son frère ainé puis partit. Il salua son macareux au passage et referma doucement la porte derrière lui.

Lukas poussa un profond soupir lorsque le silence revint dans la maison. Son frère n'avait pas tort. Il ne valait mieux pas qu'il soit là.

C'est ainsi qu'il passa dès lors son temps dans l'attente anxieuse du retour de Mathias.

Mais la nuit vint, et qui sait qu'elle venait tard en cette saison estivale, et personne ne fit irruption dans la maison. Lukas s'était installé dans son fauteuil avec un livre qu'il connaissait par cœur. Il valait mieux car il était si peu attentif qu'il ne retenait qu'une ligne sur trois, guettant le moindre craquement de plancher. Il veilla tard avec pour seul compagnie quelques cris du macareux. Il finit par sombrer sans s'en rendre compte, alors même que le soleil se préparait à se lever pour une nouvelle journée à Oslo.

Lukas se réveilla en sursaut, croyant avoir entendu une porte mais ce n'était que le claquement d'une portière de voiture dans la rue. Le silence était tel dans la demeure qu'il percevait distinctement l'activité au dehors. Au cas où, il alla vérifier à la fenêtre. Mais non, ce n'était ni leur voiture, ni Mathias, ni même quelqu'un qui s'avançait vers le portail de fer forgé noir. Incapable d'avaler quoi que ce soit, il patienta encore plusieurs heures avant de finir par se jeter sur son téléphone et contacter Mathias.

Sa gorge se noua lorsqu'il perçut à l'étage du dessus la sonnerie du téléphone, résonnant dans le vide de la pièce.

N'y tenant plus, Lukas décida de s'emparer du téléphone laissé pour compte et de fouiller. C'était parfaitement répréhensible et les reproches de Mathias résonnaient dans sa tête à chaque manipulation. Mais il dut vite se rendre à l'évidence que ce portable ne recélait rien. Il n'y avait en tout et pour que six numéros enregistrés dans son répertoire : Lukas, Emil, Manon, Tino, Berwald et Peter. Les autres qui avaient pu le contacter dans son registre d'appel ne figuraient que par des chiffres froids. Le dernier message qu'il avait reçu était un de Tino qui l'avait invité à boire un verre, voilà plus d'une semaine, et auquel il n'avait jamais répondu.

Mathias s'était peu à peu muré et le voilà désormais injoignable et évanoui dans la nature. Lukas déglutit.

oOo

Tout le long du trajet, Lukas se demanda bien pourquoi il allait chez eux, pourquoi il avait ressenti ce besoin. Il n'avait toujours pas la réponse alors qu'il se garait non loin de leur maison et vint sonner à leur porte.

Il devait avoir une bien mauvaise mine car, lorsque Berwald lui ouvrit, il écarquilla les yeux sévèrement, comme s'il était en colère alors que c'était l'expression même de sa surprise et de son inquiétude. Lukas ne l'aperçut pourtant pas. Les bras croisés, il fixait distraitement le paillasson.

- Entre.

Lukas obtempéra docilement et s'arrêta dans l'entrée.

Tino jaillit alors de la cuisine, tout guilleret.

- Oh, salut Lukas ! Tu vas bien ? Ça faisait longtemps, dis donc !

Ce n'est que lorsqu'il s'approcha de son ami et qu'il aperçut le regard contrarié de Berwald que Tino réalisa que quelque chose clochait. Il posa doucement une main sur son épaule.

- Lukas ? Quelque chose ne va pas ?

Lukas se trouva incapable de prononcer un mot. C'était tout simplement comme si sa voix n'existait plus. Il avait la sensation qu'il aurait beau ouvrir la bouche, rien n'en sortirait. Il n'était pas sûr que cela le dérange, cela dit, ne sachant trop quoi dire, perdu qu'il était.

- Ah, un café ! s'exclama Tino, je vais te faire un café.

Pendant ce temps, Berwald attrapa Lukas par les épaules et le guida jusqu'au salon où il l'obligea à s'asseoir sur le canapé. Raide, il demeura le dos droit sans parvenir à se laisser aller contre le dossier. La cafetière en marche, Tino accourut aussitôt et s'assit silencieusement.

Lui et Berwald se jetèrent des coups d'œil perplexes, patientèrent dans l'attente du moindre signe de la part de Lukas mais rien ne vint. La cafetière émit un bip, ayant achevé son office. Tino ramena peu après la tasse fumante qu'il tendit à Lukas. Ce dernier se contenta d'un simple hochement pour le remercier. De nouveau, le silence retomba.

Soudain, Peter hurla sur le pas de la porte d'entrée :

- Papa, papa ? Je peux donner un bain à Hana' ? Elle est toute crade.

Alors que les deux pères sursautèrent à moitié, Lukas, lui, ne sourcilla pas.

Peter apparut bientôt, Hanatamago trottant gaiement derrière lui. L'adolescent se figea en découvrant l'invité.

- Oh ! Salut Lukas !

Tino lui fit les gros yeux.

- Ah euh… Je tombe mal peut-être ?

- Elle a bien besoin d'un bain, confirma Berwald d'une voix posée

Sans demander son reste, Peter hocha vigoureusement la tête et se précipita vers la salle de bain. Il appela la petite chienne. Hanatamago s'était déjà approchée de Lukas, hissée sur ses deux pattes arrière pour mieux atteindre cet humain abattu. Elle se retrouva prise entre deux feux, entre son petit cœur de chienne attentive et l'appel de son humain favoris. Peter vint finalement l'attraper et l'emporta avec lui dans la salle de bain.

Et de nouveau, un profond silence s'abattit dans la pièce.

Lukas ne toucha pas à son café, ni ne releva la tête. Il était comme éteint, ayant dépensé ce qui lui restait d'énergie pour venir jusqu'ici. Maintenant qu'il était arrivé, c'était comme s'il s'abandonnait complètement à Berwald et Tino.

- Il s'est passé quelque chose avec Mathias ?

A n'écouter que sa voix, il ne pouvait y avoir aucune méprise sur les intentions de Berwald qui débordait de prévenance.

Lukas se raidit cependant en entendant ce prénom.

Tino posa sa main sur le bras de son ami. Il souffla un peu gêné :

- Vous vous êtes disputés ?

Lukas hocha subrepticement la tête. Le couple échangea un regard inquiet : pour le mettre dans cet état, ce ne devait clairement pas être une petite dispute. Mais aucun d'eux n'osa poser la question. Tino s'approcha de Lukas et vint l'étreindre de sa force incroyable, sans que son ami ne cille.

Plus tard, lorsqu'il décida de rentrer, il n'avait toujours pas prononcé un mot. Il reposa la tasse à laquelle il n'avait pas touchée. Le café était désormais froid. Il se leva lentement, prit congé d'un hochement de tête, les remerciant intimement.

- Tu veux dîner à la maison ? tenta de le retenir Tino

Lukas s'arrêta sur le pas de la porte. Il secoua doucement la tête, comme une feuille morte venant s'écraser sur le sol. Puis, il partit à pas lent, sous le regard soucieux de son couple d'amis.

oOo

Les jours suivants, Lukas les passa seul dans cette maison qui lui apparut soudain beaucoup trop grande. Il n'avait pas eu le courage d'appeler son frère. Il aurait dû lui dire qu'il pouvait rentrer, mais c'était trop difficile à prononcer, car c'était avouer que Mathias n'était pas là. Sans compter qu'il n'arrivait toujours pas à sentir sa voix. Il était donc seul avec le macareux. C'était glacial et c'était atroce.

Seul avec ses pensées, il en était venu à se demander où était sa culpabilité dans cette histoire. Il se sentait trahi par Mathias mais ne pouvait s'empêcher d'accepter ses mots comme la vérité. C'était très paradoxal. Il le prenait pour un menteur qui disait la vérité. Comment était-ce possible ? Pourtant, une part de lui s'acharnait à croire en cet homme. Mathias ne pouvait pas être un « salaud », quoi qu'il en dise. Pas à ce point. La tempête passée, Lukas avait été contraint de voir la vérité en face pour une fois : il avait insulté Mathias. En effet, dire de lui qu'il jouait le même jeu que Natalya ou Gerdi, sa génitrice, outrepassait ce que Mathias avait fait.

Cependant, Lukas n'arrivait pas à s'en convaincre totalement non plus. Non, Mathias n'avait peut-être jamais eu l'intention de lui faire du mal, mais Mathias n'existait pas. Mathias n'était qu'un nom fantoche. Qu'il le veuille ou non, Lukas ne pouvait s'empêcher de superposer cette usurpation sur l'identité toute entière de l'homme avec lequel il avait décidé de partager sa vie.

Pour quelqu'un comme Lukas, qui n'accorde que très peu sa confiance et surtout son intimité, accepter Mathias tout entier avait pris beaucoup de temps. Certes, cet homme avait éveillé en lui quelque chose dès les premiers mois après leur rencontre, une attraction qu'il ne s'expliquait pas lui-même. Il avait même pris cela pour de la curiosité au début. Rien de physique cependant, Mathias lui apparaissait on ne peut plus quelconque. Mais petit à petit, Mathias et son altruisme, Mathias et sa chaleur, Mathias et sa maladresse l'avaient happé. Mathias avait mis un coup de pied dans la fourmilière de son quotidien et, au fond, Lukas trouvait que ce n'était pas plus mal. C'était ridicule mais être secoué comme un prunier dans ses convictions par Mathias, ce n'était pas dérangeant et même presque agréable. Peut-être pas sur le moment, mais après coup. Mathias était tout à la fois une petite cloche d'alerte quand il ne réalisait pas qu'il dépassait les limites des conventions sociales, et un rempart réconfortant au creux duquel il était sûr de trouver un refuge.

Oui mais voilà, Lukas avait réalisé qu'il ne connaissait pas les fondations de ces remparts. Cela avait fini par lui peser et s'accumuler. Et il avait suffi d'une simple révélation pour que tout paraisse s'effondrer autour de lui.

oOo

Søren errait dans les rues d'Oslo. Depuis combien de temps, il n'en avait aucune idée. Où exactement, cela lui était parfaitement étranger. Il ne reconnaissait pas les alentours et ne cherchait pas à les reconnaitre. Il avait marché et marché tout le jour durant après avoir claqué la porte d'entrée du 4 Meltzers gate, s'enfonçant dans les ruelles et les chemins à l'écart des passants.

Il n'avait pas son portable avec lui. Il avait juste empoigné son portefeuille en partant. Il avait utilisé les quelques couronnes pour tromper son âme meurtri dans un bar. Et puis il avait continué à errer à travers les rues de la capitale norvégienne.

Il se sentait sale. Mais pas à cause de la crasse accumulée, à déambuler sans but dans son jogging et son t-shirt. Non, il se sentait sale de l'intérieur. Tout avait explosé en lui à une vitesse hallucinante ce matin-là. Tout ce qu'il avait vécu ces derniers temps, tous ces petits détails, ces petites rencontres avaient fissionné comme une décharge atomique. Et la lettre avait été l'atome de trop, enclenchant une déflagration qui échappait à tout contrôle.

Mais n'était-ce pas plus mal ainsi ? Il ne pouvait pas lui manquer s'il s'était fait détestable. N'est-ce pas ? Certes, il y avait un fond de vérité dans les reproches qu'il lui avait adressés. Mais il en avait aussi profité pour volontairement envenimer les choses. Tout ce qui importait c'était de le laisser en dehors de tout cela. De toute façon, c'était foutu depuis qu'il avait revu l'albinos. Ou peut-être même depuis plus longtemps que cela encore. Alors c'était tant mieux ainsi.

Tout le monde l'avait retrouvé alors à quoi bon ? A quoi bon ces trois ans passés à tenter de reléguer définitivement dans le passé ce qu'il avait vécu ? Sauf que cette vie construite en trois ans, ce n'était pas la sienne. C'était celle de Mathias Køhler. Et elle venait de s'achever brutalement. Il devrait s'y résoudre. Tout ce qu'il avait tenté de contenir, bien loin dans son inconscient, n'avait eu qu'à profiter d'un peu d'usure, d'un interstice dans sa volonté pour s'échapper avec la fureur d'une bête sauvage. Le destin lui soufflait avec une conviction inébranlable qu'il ne pourrait échapper à son emprise.

Il était assis contre un mur de briques sans savoir où et quand, piquant un petit somme enfiévré, quand on vint le tirer de sa léthargie d'un coup de pied dans le talon.

- Eh, le Déserteur ?

Il ne répondit d'abord pas, la bouche empâtée.

- Oh, je te cause.

On s'accroupit et lui poussa négligemment l'épaule.

- Oui, c'est moi, le Déserteur, souffla Søren en relevant la tête, le regard vide

Oui, c'était lui, le Déserteur. Søren, le Déserteur, pensa-t-il avec amertume. Comme pour se débarrasser de son propre dégoût, il cracha par terre.

Il réalisa finalement qu'il avait face à lui l'homme à la cicatrice. Il souriait de toutes ses dents tandis que la boursoufflure à la commissure de ses lèvres se ratatinait en un gros tas. Il posa une main lourde sur sa nuque, l'obligea à se lever, puis passa un bras par-dessus ses épaules.

- Allez, ramène-toi. Y en a un qui meurt d'envie de te voir.

Coincé par l'homme à la cicatrice qui le gardait bien en sureté sous le coude, il se traina d'un pas engourdi.

Tout demeurait flou autour de lui. Ils finirent par pénétrer un bâtiment. Il n'aurait même pas su dire à quoi il ressemblait. Le fait est qu'il passa une porte.

- Ah, Søren ! s'exclama-t-on soudain, quel plaisir de te revoir !

Deux mains puissantes s'abattirent telles des enclumes sur ses épaules. On s'approcha et lui glissa :

- Tu sais… tu m'as manqué. Beaucoup.

Søren avait envie de vomir.

Un claquement de doigts et soudain on lui assena un coup de poing dans l'estomac. Il ne lui en fallut pas plus pour rendre de la bile.

- Que d'émouvantes retrouvailles ! Je sais que parmi vous, ici réunis, certains ont des choses à dire à Søren. Alors, réglons les choses une bonne fois pour toutes et n'en parlons plus. Après quoi, on reprendra là où on s'en était arrêté. Compris ?

Des voix approuvèrent cette déclaration. Søren réalisa petit à petit qu'il était encerclé. Peut-être aura-t-il pu rendre les coups, mais il n'en avait pas la force. C'était comme des sables mouvants, pensa-t-il en encaissant coup après coup. Cela ne servait à rien de s'agiter.

L'homme à la cicatrice fut sans nulle doute celui qui s'acharna le plus sur lui. En même temps, il avait toutes les raisons du monde. Søren esquissa un sourire piteux. Le chef dut refreiner les ardeurs de son assaillant au bout d'un moment.

- N'allons pas le casser. On sait tous que Søren est capable de beaucoup de choses. Ce serait du gâchis qu'il nous quitte à peine revenu.

Søren se reçut un crachat au visage au terme de ce lynchage. Il essuya distraitement sa joue.

Mathias Køhler avait disparu. Et Søren Densen était revenu.


Affaire à suivre…