Premier OS dans le très vaste univers d'Assassin's Creed que j'ai redécouvert il y a peu, j'espère que ça vous plaira !


Les lames s'entrechoquaient avec violence, libérant des gerbes d'étincelles flamboyantes. Les bruits de leurs contacts étaient brutaux et puissants, des sons de chocs, de glissements et de collisions.

Beaucoup s'étaient pressés dans la cour cet après-midi là, et Kadar en faisait partie. Contrairement aux autres, qui admiraient notamment la grâce mortelle des combattants, il était surtout inquiet. Les deux belligérants du jour n'étaient autres que Malik et Altaïr, qui pour une énième fois s'affrontaient en duel singulier. Il craignait toujours un peu ce genre de confrontation : malgré leur combativité et leur maîtrise, il avait vraiment à chaque fois peur qu'ils se blessent. L'adolescent joua un peu des coudes pour s'avancer davantage, et réussit finalement à arriver au premier rang, les mains appuyées sur la barrière de bois. Le combat était bien avancé, mais loin d'être terminé. Malik comme Altaïr ne semblaient pas fatigués : après une nouvelle tentative de coup, ils se faisaient face, en chien de faïence. Altaïr faisait tournoyer son épée dans sa main, à la fois narquois et déterminé alors que Malik, stoïque et calme, restait en garde. Kadar le connaissait par cœur : son frère était sans doute l'un des seuls à pouvoir s'opposer frontalement à Altaïr, et son calme apparent n'était qu'un témoin de son intense concentration. Les deux jeunes Assassins paraissaient hors du temps, à ignorer le brouhaha général autour d'eux. Le sourire d'Altaïr s'élargit en constatant de lui-même l'impassibilité de son éternel rival. Puis, sans prononcer un mot supplémentaire, il bondit vers lui. Malik esquiva souplement son pas en avant, et para son attaque avec une aisance qui semblait naturelle. Lui aussi osa également sourire un peu, alors que le rictus d'Altaïr disparaissait, au profit d'une expression plus déterminée. Ils s'éloignèrent alors un peu, d'à peine quelques pas, mais Altaïr resta en garde cette fois-ci.

Ils échangèrent encore quelques coups d'épée, à chaque fois parés par l'un ou l'autre. Mais Altaïr commençait à s'impatienter. Il était le meilleur combattant que comptait la Fraternité, alors il n'allait pas passer son temps à juste parer les quelques attaques de Malik ! Il devait être plus agressif s'il voulait définitivement briser sa garde. Il bondit une nouvelle fois, plus rapidement, et le choc de leurs lames fut cette fois-ci plus violent. Il se délecta quand il vit la main de Malik légèrement trembler et son pied reculer un peu. Ils n'étaient certes pas de forces égales mais là où Altaïr était plus brutal, Malik était lui rapide. Un nouveau coup, plus violent, dévia la lame de Malik mais ce dernier réussit à esquiver une nouvelle attaque. Altaïr grommela, de plus en plus agacé, et il fit rapidement tournoyer sa lame. En le voyant, les yeux de Malik devinrent rieurs. Le duel s'intensifia encore un peu pendant de longues minutes durant lesquelles Malik réussit à esquiver et parer ses attaques toujours plus agressives. Altaïr tentait de l'atteindre avec une hargne toujours plus violente, et il devait reconnaître qu'il allait vite avoir du mal à continuer à se défendre convenablement. La lame frôla son visage, si près qu'il l'entendit siffler à son oreille : il perçut également le bruissement inquiet qui agita la foule qui les regardait se battre.

A peu de choses près, il aurait pu lui trancher l'oreille.

Il para une nouvelle attaque, puis bondit lui-même vers Altaïr. Les lames s'entrechoquèrent encore plus violemment et, désormais très proches, c'était seulement la force brute qui leur permettait de lutter l'un contre l'autre. Ils s'affrontaient à la loyale, sans coups bas ni feintes indignes de leur niveau, mais il était très tentant de briser cette règle tacite entre eux. Malik réussit alors à briser la parade, dévia la lame d'Altaïr et lui décocha un coup de coude dans la mâchoire. Ce dernier grogna et baissa la tête, reculant un peu, visiblement déstabilisé. Profitant de sa vulnérabilité potentielle, il le frappa légèrement au genou, suffisamment pour le déséquilibrer sans lui faire mal inutilement. Encore debout mais désormais instable, Altaïr ne put résister à une nouvelle attaque de Malik au niveau du ventre, qui le fit chuter dans le sable et la poussière. Enragé, il allait se relever mais la lame de Malik pointée sur sa gorge, prête à lui déchirer la peau au moindre de ses mouvements, l'en dissuada définitivement.

« Perdu ! » rit-il alors, en prenant le temps de bien détacher les syllabes.

Il allait s'apprêter à parler mais l'agitation autour d'eux, toujours plus bruyante, l'en empêcha. Kadar fut le premier à s'avancer : il enjamba souplement la barrière et se précipita vers eux. En le voyant arriver, Malik rengaina son épée, tandis qu'Altaïr se relevait, mortifié par sa défaite. Surtout parce que beaucoup de ses frères y avait assisté. Il ignora même le regard de Kadar sur lui, qui malgré cet échec était encore rempli de son habituelle admiration, puis quitta l'arène en pestant, furibond. Kadar essaya même de le rattraper, visiblement inquiet, mais la main de Malik sur son épaule le stoppa :

« Tu le connais. Il déteste perdre, surtout contre moi.

-Tu ne l'as pas affronté à la loyale, Malik ! Il a toutes les raisons du monde d'être en colère ! »

Malik rit franchement, puis ébouriffa les cheveux sombres de son petit frère :

« Tu es beaucoup moins regardant quand c'est lui qui me frappe au ventre ou aux jambes. C'est pourtant tout aussi déloyal, non ? »

Kadar ne répondit pas. Il savait qu'il manquait d'objectivité vis-à-vis d'Altaïr mais il ressemblait de plus en plus à l'idéal qu'il se faisait d'un Assassin. Puissant, discret et grand guerrier. Alors qu'il était plongé dans ses pensées, Malik épousseta ses vêtements ternis par la poussière, puis nettoya son équipement. Il quitta ensuite l'arène, souriant franchement lorsqu'on le félicitait pour sa victoire. Il remonta ensuite dans la forteresse, et regagna sa chambre pour se reposer un peu. Une fois seul, il enleva sa capuche et étira ses muscles encore chauds, avant de retirer ses bottes. Maintenant, il allait pouvoir se détendre, et recommencer à travailler sur ses cartes. Il aimait la cartographie : c'était un art studieux et calme, où la précaution et la précision étaient de mise. Après un bon entraînement, c'était une activité qui l'apaisait beaucoup. Il sortit ses instruments, ses mines et son compas, ainsi que son encrier et sa plume. Il y passa plusieurs heures, et alluma une bougie lorsque la lumière descendante du jour se fit trop faible pour qu'il puisse travailler convenablement. Lorsqu'il termina son ouvrage, il réalisa aux bruits de son ventre qu'il avait complètement oublié de descendre manger quelque chose.

En soupirant, il remit ses bottes, rabattit sa capuche, puis quitta sa chambre. Les torches éclairaient faiblement le couloir, mais c'était suffisant pour s'y repérer. Il descendit rapidement jusqu'aux cuisines de la forteresse, d'où une bonne odeur de maklouba se faisait sentir. Il en salivait d'avance, et accéléra alors le pas. Les cuisines étaient vides : l'heure habituelle du repas était déjà dépassée mais une large marmite mijotait encore sur le feu. Comme d'habitude, les chargés de cuisine pensaient toujours à ceux qui, comme lui, oubliaient de manger. Ce n'était pas la première fois qu'une chose pareille se déroulait, alors Malik avait ses petites habitudes. Il se servit une assiette bien remplie de maklouba et la dévora en quelques minutes, tout affamé qu'il était. Il savoura le riz parfumé et la tendreté délicate de la viande, puis nettoya son assiette et quitta les cuisines, guilleret et le ventre plein. Il remonta jusqu'à sa chambre, mais son sourire quasiment béat s'évanouit lorsqu'il reconnut la silhouette impassible d'Altaïr devant sa porte.

« Altaïr. Quelle surprise. »

Il insista bien sur le dernier mot, et s'approcha de la porte. Il l'ouvrit rapidement, et Altaïr s'engouffra alors dans la pièce, Malik à sa suite. Ce dernier referma la cloison derrière lui et il n'eut même pas le temps de prendre la parole qu'il entendit la voix de son rival derrière lui :

« Tu n'as pas honte ?! Tu as triché ! »

Malik prit le temps de se retourner vers lui, lentement, puis s'adossa à la porte, les bras croisés. Étrangement, il souriait.

« Parce que tu ne triches pas, toi ? Combien de fois ai-je reçu ton coude dans la mâchoire ? »

Altaïr grommela et commença à faire les cent pas dans la pièce.

« Ce n'est pas pareil. Chez toi, c'est mesquin.

-Je connais une seule chose plus grande chez toi que ton arrogance. Ta mauvaise foi. Et en voici une nouvelle preuve. »

Malik se détacha alors de la porte, puis s'approcha de son bureau. Il sembla chercher quelque chose puis sortit finalement un parchemin soigneusement roulé. Il le mit à plat sur la table, trempa sa plume dans l'encrier, et traça une belle ligne verticale à côté de plusieurs autres.

« Ce qui fait…treize à douze. Je passe devant !

-Tss, pesta l'Assassin en se rapprochant. Il vint se poster derrière Malik, et regarda le parchemin par-dessus son épaule.

-Je pense que tu te ramollis, non ? Il y a encore un an, tu ne m'aurais même pas concédé une seule victoire. À dire vrai, j'aurais même eu du mal à te toucher. Et maintenant, je prends les devants.

-Et là, c'est toi qui deviens arrogant. » lui souffla-t-il à l'oreille.

Malik le repoussa lentement de la main, puis replia tout aussi soigneusement le parchemin avant de le ranger. Ensuite, ses deux mains appuyées contre le bois de la table, il se retourna et fit finalement face à Altaïr.

« J'en suis sûr, tu te ramollis. Et j'ai même une petite théorie.

-Une…théorie ? murmura Altaïr, les bras croisés, en faisant un pas vers lui. Laquelle ?

-Je pense que…tu me laisses gagner, dit-il dans un souffle amusé, en le regardant dans les yeux.

-Pardon ? Je déteste perdre, et je te laisserai gagner ? Toi en plus ?

-Surtout moi. Ça te donne un prétexte pour venir régler tes comptes dans ma chambre en pleine nuit, non ? »

Altaïr grommela un peu, tandis que Malik inclinait un peu la tête, de plus en plus amusé.

« Ah ah. J'ai raison. Encore une fois.

-Prends garde. L'arrogance ne te va pas.

-Je suppose que tu déteins sur moi… murmura-t-il tout doucement, d'une voix lente et chaude.

-Ah oui ? »

Le corps de Malik l'inclina légèrement vers celui d'Altaïr. Ils étaient désormais si proches que leurs souffles se mêlaient.

« D'accord, je l'avoue…Je n'ai trouvé que ça. J'accepte d'être humilié, juste pour ce prétexte.

-C'est tordu, non ? Si tu veux me voir, il suffit de venir toquer à ma porte.

-Et pourquoi ne viens-tu jamais toquer à la mienne ?

-Parce que c'est toujours toi qui viens toquer en premier, Altaïr. » rit alors Malik en lui tapotant l'épaule.

Il garda cependant sa main contre le tissu un peu rêche, et se contenta de sourire doucement lorsque celle d'Altaïr se posa contre sa hanche. Sa main libre retira alors la capuche de Malik, et dériva ensuite dans ses cheveux alors qu'il sentait sa propre capuche tomber dans son dos. Il aimait ce petit moment suspendu où il redécouvrait le visage de Malik, comme s'il le voyait pour la première fois. Dans ces moments-là, il ne voyait plus l'Assassin, et encore moins le rival, mais juste l'homme qu'il était sous ces bures immaculées. C'était cet homme-là, privé de son statut d'Assassin, qu'il chérissait. Leur rivalité était réelle, certes, mais ils avaient trouvé leur propre manière de résoudre leurs problèmes. Sa main quitta ses cheveux, et s'attarda sur sa joue avant de dessiner du bout des doigts les courbes de sa mâchoire.

Le sourire de Malik se fit un peu plus franc et lorsqu'il sentit une nouvelle fois leurs souffles se mêler, il ressentit dans son cœur naître la même ivresse entêtante que lorsqu'ils se battaient. Même si le duel qu'ils avaient pour habitude de se livrer, dans l'intimité obscure de cette chambre, était bien différent d'un combat à l'épée. Et lorsqu'il sentit la poigne d'Altaïr se raffermir sur sa hanche et ses lèvres finalement glisser dans son cou, il pouffa. Il semblait bien tout à fait prêt pour un nouveau duel. La main sur son visage descendit, glissa dans son dos, et s'attarda sur son autre hanche. Malik entoura le cou d'Altaïr et osa ensuite capturer sa bouche amusée. Leur baiser devint bientôt plus intense et il étouffa un petit cri de surprise lorsqu'il se sentit légèrement soulevé. Il comprit vite qu'Altaïr l'avait porté pour l'assoir sur la table, ce qui lui permettait d'un peu plus rapprocher son corps du sien. Ses mains restèrent sur ses cuisses, assurées et arrogantes, tandis que ses lèvres fières capturaient celles de Malik sans retenue ni délicatesse. Ce fut finalement Malik qui rompit leur baiser en déposant une main sur son épaule, les yeux troubles, mais souriant. Encore un peu essoufflé il rit, puis lui caressa tendrement la joue :

« Tu es incorrigible, tu le sais ça ? Arrogant et incorrigible. Combien de fois vais-je devoir te répéter que tu n'as pas besoin de prétexte pour venir me voir ?

-Moi, j'en ai besoin. »

Le sourire de Malik se fana immédiatement, et il retira sa main.

« Pourquoi ? Tu as…honte ? Honte de moi ?

-Enfin Malik, bien sûr que non. » murmura-t-il d'une voix douce.

Il lui caressa à nouveau la joue.

« Tu vas encore dire que c'est étrange, mais…

-Mais ?

-J'aime l'idée d'un secret entre nous. Quelque chose que nous sommes les seuls à partager. Et puis d'un peu risqué, même légèrement interdit. Et avec un prétexte, aussi bancal soit-il, personne ne se doutera de rien. Tu ne trouves pas ça plus…excitant ? »

Malik soupira bruyamment, soulagé :

« Seigneur, j'ai eu peur Altaïr ! Ne me refais jamais un coup pareil ou je te jure que je te briserai quelques dents lors de notre prochain combat ! »

Altaïr se contenta de rire, et lui vola un chaste baiser :

« Et ça me donnera un nouveau prétexte de venir régler mes comptes avec toi, n'est-ce pas ? »

Sa voix était un peu rauque, chargée de promesses chaudes et sensuelles. Et, tout en pouffant doucement, ils s'embrassèrent à nouveau.

« Tu es une plaie quand tu t'y mets, tu le sais ça ? murmura alors Malik

-Comme si tu étais facile…Je n'aime pas trop ton arrogance quand tu gagnes l'un de nos duels. Ça ne te va pas.

-Et maintenant, alors ? Allons-nous encore nous battre ?

-Ça ne dépend que de toi… »

Sa bouche fondit une nouvelle fois dans son cou offert, alors que les mains de Malik glissaient contre sa nuque et osaient même quelques écarts dans ses cheveux sombres.

« Ah oui ? »

Altaïr remonta jusqu'à sa joue, puis suivit tendrement des lèvres les courbes sèches de sa mâchoire avant de l'embrasser à nouveau.

« À moins que tu ne préfères qu'on règle ça dans l'arène, demain matin ? Mais je ne serai pas aussi tendre. »

Cette fois-ci, le rire de Malik fut franc et il saisit ses joues entre ses mains, collant son front au sien.

« Tu proposes toujours, mais tu sais très bien qu'on n'ira jamais jusque là. Et entre nous, je préfère notre méthode actuelle. »

Altaïr lui vola un nouveau baiser, plus lent, plus intense que les précédents, et resserra sa prise sur sa taille et ses hanches. Et, finalement, il le força à reculer sur la table, profitant de la place gagnée pour s'installer de plus en plus au-dessus de lui. Malik rompit alors brusquement leur baiser :

« Fais attention ! Ne va pas renverser mon encrier ou salir mes cartes !

-Dans ce cas… »

Altaïr attira brutalement Malik à lui, le forçant à l'entourer au cou s'il ne voulait pas complètement perdre l'équilibre. Il commença alors à le porter, les jambes de Malik entourant sa taille.

« On va se passer de la table. »

Malik fut agité par un petit rire amusé, et encadra les joues d'Altaïr avant de l'embrasser. Il aimait vraiment la complicité qu'ils partageaient lorsqu'ils étaient seuls. Il n'était plus question de Fraternité ou de rivalité : il s'agissait juste d'eux, de leurs sentiments, et de leur intimité. Ça n'avait pas toujours été facile de la construire : les débuts avaient été particulièrement délicats, quand la simple perspective d'une relation plus poussée entre eux ne semblait même pas envisageable. Et puis…Ça s'était en réalité fait plutôt naturellement. Un premier duel que Malik avait gagné, et un Altaïr enragé qui avait voulu « régler ses comptes. »

Lors de cette première nuit, ils s'étaient contentés de discuter, assis sur le lit de Malik, autour d'un verre de thé. Et à la fin de leur conversation, alors qu'Altaïr était sur le départ, il avait osé l'embrasser. Doucement, tendrement, chastement. La seconde fois qu'ils avaient réglé leurs comptes, le baiser avait été plus intense et les mains plus baladeuses. Et la troisième fois, Altaïr était reparti à l'aube : il avait souri béatement toute la journée, et son sourire ne s'était même pas évanoui lorsqu'Al-Mualim lui-même l'avait réprimandé pour son manque de concentration.

Ce que Malik appréciait, c'était qu'ils construisaient ensemble une intimité complice, où ils arrivaient à équilibrer les aspects les plus physiques de leur relation avec une tendresse bienvenue et agréable. Certains de leurs règlements de comptes finissaient en étreintes douces et délicates, tandis que d'autres étaient un peu plus musclés. Ce n'était en rien déplaisant car malgré tout, Malik se savait aimé et respecté.

Ils avaient fini par parler d'amour, alors qu'ils étaient enlacés dans le lit de Malik. C'était Altaïr qui s'était déclaré en premier, involontairement d'ailleurs, et il avait fait preuve d'une mauvaise foi légendaire tant il était gêné. Malik s'en était amusé, et avait fini par se déclarer lui aussi.

Parfois, lorsqu'il ne dormait pas encore et qu'il regardait Altaïr assoupi, à côté de lui, Malik se demandait si tout ce qui leur arrivait était vraiment réel. Si, d'une façon ou d'une autre, tout ceci n'était qu'un rêve, certes très agréable, mais dont la sortie serait douloureuse. Et si les choses ne s'étaient pas déroulées ainsi ? Seraient-ils restés rivaux ? Leurs relations auraient-elles dégénéré ?

Souvent, quand les questions polluaient trop son esprit, il se contentait de secouer la tête et de se lover dans les bras de l'homme qu'il aimait. Rien que ce contact le rassurait. Car la chaleur des bras d'Altaïr, son souffle contre sa peau et ses mots d'amour étaient autant de preuves pour Malik que tout ceci semblait bien éloigné d'un rêve. C'était la réalité, sa réalité, et c'était meilleur que n'importe quel songe.