Freya s'exerçait à l'épée quand elle fut interrompu par un de ses gardes.

Que voulez-vous? dit-elle de mauvaise humeur

Une esclave de la grande Halle dit qu'elle doit venir s'occuper de vous.

Je n'ai jamais demandé à avoir une esclave.

Elle dit qu'elle est envoyée par le prince Hvitserk.

Sérieusement? Une esclave?

Vous n'auriez pas fait quelque chose que nous serions obligé de dévoiler à notre Jarl

Non je n'ai rien fait. Je n'ai toujours pas rencontré Bjorn et malheureusement ma première entrevue avec la reine Aslaug ne s'est pas très bien passée. J'ai rencontré les autres fils de Ragnar et donc de la reine Aslaug et ils me convient à un dîner pour que je puisse avoir accès à la grande Halle demain soir pour pouvoir rencontrer Bjorn sans me faire jeter dehors. ça vous va comme explication?

Qu'est-ce que je fais de l'esclave?

Emmène-la dans ma tente, je m'occupe d'elle.

Freya rangea son épée dans son fourreau et enfila son manteau de fourrure. Elle se dirige vers sa tente. Elle entra et une jeune fille brune plus jeune qu'elle baissa immédiatement la tête.

Tu n'as pas à baisser la tête, je ne suis pas différente de toi.

Ce n'est pas ce que le prince Hvitserk sous-entend.

Je me fiche de ce que le prince Hvitserk peut dire. Pourquoi t'envoie-t-il?

Il m'envoie vous aider à vous préparer…

Et en même temps il s'assure que je serais bien présente. C'est bien joué.

Non… pas du tout…

Ne t'inquiète pas, et je ne devrais pas avoir besoin de toi pour me préparer.

Vous êtes sûr.

Oui.

Bien.

L'esclave passa devant Freya en baissant la tête.

Quel est ton nom ?

Sigrid

Dis au prince Hvitserk que je n'ai pas besoin de quelqu'un pour s'occuper de moi, et je ne veux plus qu'il m'envoie d'esclaves.

Très bien Dame Freya. J'ai posé la robe sur votre lit.

Merci Sigrid.

La jeune fille sort et Freya regarda la robe. Elle était belle c'est sûr. La robe était bleu foncé avec des coutures en argent et un joli décolleté en U qui ne faisait pas vulgaire du tout. Il fallait avouer, Hvitserk avait du goût. Elle enfila rapidement la robe qui lui allait parfaitement bien.

Autant faire les choses en entier.

Elle tressa ses cheveux de manière élégante et entoura ses yeux d'un léger trait noir. Freya savait qu'elle était belle, cela lui avait plus d'une fois jouer des tours mais c'est également une chance puisque c'est pour cela que les fils de Ragnar lui laissent la chance de pouvoir réessayer avec la reine Aslaug.

Dame Freya, s'exclama un garde.

Quoi encore? demanda-t-elle

Un homme demande à vous voir.

Faites le entrer.

Elle entendit la toile se soulever et elle se retourna. Elle croisa le regard bleus de Ubbe.

j'ai déjà dit à Hvitserk que je serais là, je n'ai pas besoin d'un garde du corps.

Vous pourriez au moins me laisser vous escorter.

Est-ce que j'ai le choix?

Pas vraiment, non.

Dans ce cas, puisqu'il faut le faire.

Elle se mit debout et Ubbe la scruta de la tête aux pieds.

Le moins que l'on puisse dire c'est que mon frère à de très bons goûts.

Oui la robe est magnifique.

Je ne parlais pas de la robe, lui dit Ubbe avec un sourire charmeur.

Ne jouez pas à ça Ubbe, j'ai déjà refusé les avances de votre frère, je refuserais également les vôtres.

Je devais au moins tenter ma chance.

Effectivement.

Nous pouvons y aller ? demanda-t-il en lui tendant son bras.

Comme je n'ai toujours pas le choix…

Elle glissa son bras dans l'intérieur de celui de Ubbe et ils sortirent de la tente. Ils avancèrent dans les rues de Kattegat sous le regard intrigué des habitants. Ubbe arborait un sourire fier.

Pourquoi vous souriez comme ça?

Parce que demain tout Kattegat pensera que j'ai réussi à avoir la plus belle femme de la ville.

Même si c'est faux?

La soirée n'est pas terminée.

si vous continuez ainsi elle se terminera avant même d'avoir commencée.

Que vous pouvez être têtue.

Oui je le sais.

Ils arrivèrent devant les portes de la grande Halle et malgré son assurance, Freya sentait une pointe d'angoisse à l'idée de passer toute la soirée au milieu de ces quatre hommes et de leur mère plus froide que la glace.

Nerveuse? demanda Ubbe avec un sourire moqueur.

Vous avez déjà vu un Viking nerveux vous?

Non.

Donc vous avez votre réponse.

Ubbe laissa échapper un rire.

Ce dîner promet.

A qui le dîtes vous? Aller, qu'on en finisse!

Ubbe poussa les portes de la Halle et Freya vit les trois autres frères déjà installé. Hvitserk se leva et vint immédiatement à la rencontre de Freya.

Tu es ravissante, lui dit-il.

Merci pour la robe.

Par contre l'esclave ne te convenait pas.

Je n'ai pas besoin d'esclave. J'ai deux bras et deux jambes et je sais prendre soins de moi seule.

Tu n'es vraiment pas comme les autres.

Je vais prendre ça pour un compliment, dit-elle avec un sourire fier.

Tant mieux puisque s'en est un.

Qui est cette jeune fille? demanda la reine Aslaug qui venait d'entrer.

Hvitserk se tourna vers sa mère et prit la main de Freya pour venir la présenter à sa mère.

Mère, je vous présente Freya, elle est arrivée ce matin en mer, et j'ai cru comprendre que vous avez eu un léger accrochage.

Je me souviens maintenant et il me semblait avoir dit à ton frère que je ne voulais plus qu'elle remette les pieds ici.

Freya s'aprêtait à ouvrir la bouche mais Hvitserk lui serra violemment la main pour la faire taire.

Oui, je sais….

Il se tourna pour chercher un appuie auprès de ses frères qui était plutôt contents de le voir empétrer dans son histoire.

Alors que fait-elle ici?

Hvitserk se trouvait à court de mots et Freya leva les yeux au ciel. Elle lâcha la main de Hvitserk et s'avança vers la reine. Elle hésita un moment puis elle posa un genou à terre en s'inclinant devant la reine.

Je suis venue pour m'excuser de mon comportement lors de notre entrevue. Si je suis venue à Kattegat c'est parce que j'ai appris que Bjorn Côte-de-Fer avait prévu de partir en expédition vers le Sud et je voulais en être. J'étais trop jeune lors des premières expéditions de votre mari Ragnar Lotbrock et j'ai été bercé par les histoires racontées sur ses aventures et les raids qu'il avait effectué en Angleterre. Je suis ici car mon seul désir est de partir explorer ses contrées lointaines. Je ne suis nullement intéressée par vos fils contrairement à ce que vous avez pensé de moi la première fois. Mon coeur brûle d'aventure et non de désir pour vos fils. Je vous demande solennellement d'accepter ma présence lors du banquet de demain soir.

Un long silence s'éternise sans que personne ne bouge. Freya ne bougeait pas, les quatre frères étaient impressionnés qu'elle est laissée son orgueil de côté simplement pour avoir cet entrevu avec Bjorn demain soir. La reine Aslaug ne répondait toujours rien mais elle devait avouer que cette jeune fille était bien différente de celle qu'elle avait pu voir au bras de ses fils. Elle était courageuse et pleine d'assurance. Le pouvoir ne l'intéressait pas seul l'aventure guidait ses pas. Aslaug se racla la gorge et tout le monde attendait avec impatience son verdict.

C'est d'accord, dit-elle.

Freya releva brusquement la tête, surprise.

Je suis d'accord, vous pourrez assister au banquet en toute liberté mais n'ayez pas trop d'espoir, Bjorn n'est pas facile à convaincre.

Je vous remercie reine Aslaug.

Freya se releva et voulut prendre congé. Vu que tout était réglé il ne voyait plus d'utilité de rester ici.

Pas si vite, Freya, lui dit Ubbe.

Quoi? demanda-t-elle

Nous n'avons toujours pas dîner.

Oh je ne voudrais pas abuser encore plus de votre courtoisie, dit-elle en jetant un regard à la reine Aslaug.

Mais tu ne nous dérange absolument pas, lui dit Hvitserk,n'est-ce pas mère?

Puisque vous êtes ici, autant vous joindre à nous, nous avons suffisamment à manger pour une personne de plus.

Vous êtes sûr? demanda-t-elle en jetant un regard à Ivar dans l'espoir qu'il dise quelque chose pour qu'elle puisse échapper à ce dîner.

Viens te joindre à nous Freya, lui dit-il en lui ouvrant grand les bras avec un sourire moqueur.

Freya lui jeta un regard noir qui fit s'élargir encore plus son sourire. Hvitserk toujours aussi impulsif et impatient, lui attrapa la main et l'emmena à la table. Freya se laissa faire, sachant très bien qu'elle avait perdu. Elle s'assit à côté de Ivar et Hvitserk s'assit à côté d'elle. Elle jeta un regard noir à ce dernier et retira sa main de la sienne. Au lieu d'être offensé il lui fit un sourire charmeur et elle leva les yeux au ciel La reine Aslaug s'assit en face d'elle.

Alors Freya, dit-elle, D'où venez vous?

Pendant ce temps une esclave blonde très jolie qui fit relever la tête des quatre garçons entra pour leur faire le service.

Je viens d'un petit village en Norvège gouverné par le Jarl Jorik . Nous ne sommes pas plus d'un petit millier d'habitants. Nous vivons surtout de la pêche.

Kattegat doit vous paraître bien grand.

Oui c'est sûr.

L'esclave finit de tous les servir et Ivar lui fait signe de s'asseoir près de lui. Freya vit cela d'un mauvais oeil, elle avait horreur de l'esclavage. Tout le monde regardait la fille nourrir Ivar avec des baies. Freya voulait ouvrir la bouche mais une main sur sa cuisse la stoppa dans son élan. Elle tourna rapidement la tête vers lui. Elle s'attendait à rencontrer son sourire charmeur mais elle vit qu'il était très sérieux. Elle décida de tenir sa langue. Aslaug regardait son plus jeune fils avec amour. Mais Freya avait remarqué qu'elle était le seul qu'elle regardait comme cela. Ubbe et Hvitserk laissèrent échapper un rire en voyant le frère ainsi.

Qu'est-ce qui vous fait rire? C'est ma petite servante à moi maintenant. Elle a de nombreuses raisons d'être reconnaissante envers moi.

Au vu de la tête de l'esclave, Freya n'était pas convaincu. En même temps Ivar était jeune, on ne devient pas un tombeur en une nuit.

Je ne suis pas sûr de te croire petit frère, lui dit Ubbe.

Et moi je suis sûr que tu es jaloux. Je pense que vous êtes tous jaloux,répondit-il

Freya avait remarqué l'intérêt des quatre frères pour l'esclave.

En ce qui me concerne, lui dit Hvitserk, tu peux la garder.

Il raffermit sa prise sur la cuisse de Freya. Freya ne réagit pas plus pour éviter de l'encourager mais Hvitserk la voyait comme un défi. Un défi qu'il était prêt à relever et qu'il voulait gagner. Il attrapa un morceau de la robe et commença à la remontée.

Tu ne peux pas garder une esclave pour toi tout seul, lui dit Ubbe, pas comme ça.

Mère, dit Ivar avec une voix d'enfant boudeur, dis-leur d'arrêter de me tourmenter.

ça me comble de joie de te voir avec une femme, dit-elle. Vous autres vous devriez déjà être marié.

Hvitserk ne faisait nullement attention à ce que sa mère lui disait. Il remonta rapidement la robe de Freya et il posa possessivement sa main sur sa cuisse nue. Freya tourna la tête vers lui et le fusilla du regard. Mais Hvitserk était déjà retourné à son assiette.

Ubbe tu devrais déjà avoir des enfants, continua Aslaug.

J'en ai probablement déjà plusieurs.

Hvitserk laissa échapper un rire, puis il remonta doucement sa main vers l'intérieur des cuisses de Freya.

Arrête ça tout de suite, chuchota-t-elle.

Aucune chance, dit-il

Freya serra les cuisses pour l'empêcher d'aller plus loin mais elle se rendit vite compte de son erreur quand elle sentit un doigt venir caresser son sexe par dessus son sous vêtement. Hvitserk était le plus heureux des hommes. La femme qu'il désirait, le désirait aussi. Il pouvait sentir l'humidité poindre à travers sa culotte. Il aurait voulu y aller plus franchement mais elle avait coincé sa main entre ses cuisses. Il se contenterait donc des petits attouchements contre son clitoris. Il observa Freya qui se mordait la lèvre pour éviter de laisser échapper un son. Il aurait voulu l'entendre gémir son prénom mais ça serait pour une autre fois. Il tenta d'aller plus loin mais Freya lui lança un regard noir, mais rempli de désir. Elle aimait ce qu'il lui faisait. Elle cèderait, il n'en doutait pas. Freya sentait le désir monter en elle. Bien que la situation soit gênante elle était aussi très excitante.

Etre fils de roi ne veut pas dire que vous n'avez aucune responsabilité, continua Aslaug. Il est important que vous trouviez une femme avec qui fonder une famille.

Je croyais en avoir trouvé une, mais Ivar me l'a volé, dit Sigurd

Skoll, lui dit son frère avec un sourire victorieux.

Je ne parle pas d'amour. VOus n'êtes pas obligés d'aimer la femme que vous choississez

Comment…. , commença Freya mais Hvitserk appuya plus franchement sur son clitoris et elle retint de justesse un gémissement.

En tant que fils de roi vous pourriez en avoir autant que vous le voudrez.

Une me suffirait, dit Hvitserk en plongeant son regard bleus, foncé de désir dans celui de Freya.

Mais vous devez en trouver une avec qui faire des enfants, dit-il en jetant un regard appuyé vers Hvitserk

Donc tu ne crois pas en l'amour? demanda Sigurd

Je n'ai jamais dit ça.

Donc tu aimais Ragnar quand tu t'es mariée avec lui et lui il t'aimait aussi.

Oui, bien sûr que j'aimais votre père, dit Aslaug en tapant du poing sur la table.

L'intervention d'Aslaug fit se stopper net Hvitserk dans ses mouvements. Freya en profitant pour souffler un peu et elle lui retira sa main immédiatement. Hvitserk lui jeta un regard courroucé comme si elle venait de lui retirer son jouet. Elle remit sa robe en place et croisa les jambes en lui jetant un regard noir.

Certains disent que tu l'avais ensorcelée, continua Sigurd.

Hvitserk se reconcentra sur la discussion familiale.

Qu'est-ce qui te prend Sigurd? demanda Ivar.

Rien du tout, je veux seulement savoir si elle a aimé quelqu'un d'autres à part Harbard. Vous devez bien vous souvenir de lui, non?

Hvitserk et Ubbe échangèrent un regard blessé. Freya ignorait qui était ce Harbard mais il avait fait beaucoup de mal à cette famille.

Bien sûr qu'elle a aimé quelqu'un d'autre, défendit Ivar. Elle a toujours eu beaucoup d'amour pour …. moi.

Freya avait vite compris ça chez Ivar. Lorsqu'il voyait une faille chez quelqu'un il n'hésitait pas à s'y encouffré pour blesser cette personne. Son frère Sigurd souffrait de l'abandon de sa mère et de sa préférence pour Ivar, il en était jaloux.

Je n'ai pas raison mère? demanda-t-il pour appuyer ses dires.

Aslaug se contenta de sourire.

Elle a de la pitié pour toi, c'est tout. Nous ressentons tous de la pitié pour toi. Mais par moment nous regrettons qu'elle ne t'ait pas donné aux loups.

Sigurd, la réprimanda sa mère.

Freya était effarée de voir la rancoeur qu'il pouvait y avoir entre ces deux frères. Elle était aussi surprise qu'aucun des deux aînés n'interviennent. Ivar bouillonait de rage à côté d'elle.

Ce n'est pas de la pitié, dit-elle sans pouvoir se retenir.

Tout le monde se tourna vers elle.

De quoi je me mèle? demanda Sigurd d'un air mauvais.

Ce n'est pas de la pitié que tu ressens pour ton frère. C'est de la jalousie.

Un viking n'est pas jaloux, dit-il

Pourtant c'est ce que tu es. Evidemment que votre mère à eu une préférence pour Ivar comme n'importe quelle mère elle choisit de s'occuper de son plus fragile enfant.

Je ne suis pas fragile! s'exclama Ivar.

Laisse-moi finir, dit-elle en plongeant son regard dans celui d'Ivar.

Ivar resta muet devant le regard bleus de Freya. Il accepta de la laisser parler, sous le regard surpris de tous.

Tu étais jaloux de ton frère en étant enfant car il était plus fragile et votre mère lui accordait plus d'attention qu'à toi. En grandissant on aurait pu penser que ça s'améliorait mais non. Car tu t'es rendu compte que ton frère n'était pas fragile et encore moins faible. Qu'il imposait plus de respect lorsqu'il entrait dans une pièce en rampant que toi sur tes deux jambes et c'est ça qui t'énerve. Ivar a acquis une force qu'aucun de vous n'aura, continua-t-elle. Son infirmité l'a obligé à devoir redoubler d'effort pour se dresser à la hauteur de ses frères. Et je ne pense pas me tromper en affirmant qu'il est un grand guerrier.

Tout le monde la regardait bouche bée. Aslaug voyait cette jeune fille sous un nouvel oeil puisqu'elle avait réussi à voir au-delà de l'infirmité de son fils. Quant à Ivar, il n'avait pas pour habitude qu'on prenne sa défense et encore moins une femme. Il avait plus souvent l'habitude qu'elles soient dégoûtées de lui. Mais pas Freya. Elle ne le regardait pas avec pitié, mais respect, de la même manière qu'elle regarde Ubbe ou Hvitserk. Pour la première fois aux yeux de quelqu'un il était à égalité avec ses frères.

Mais tu as raison Sigurd, cette histoire ne me regarde pas.

Freya se leva.

Je vous remercie pour ce repas, Reine Aslaug. Messieurs, dit-elle en s'inclinant sauf pour Hvitserk, elle lui mit une tape derrière la tête.

Je suis pas sûr de la mérité celle-là, lui dit-il

Si elle est amplement mérité. Nous nous reverrons sans doute au banquet de demain soir.

Ou même avant, lui dit Hvitserk.

Bonne fin de soirée.

Ils la regardèrent tous quitter la Halle.

Non mais de quoi se mèle-t-elle! s'exclama Sigurd

ça suffit Sigurd, lui dit Ubbe.

En plus de ça elle n'a pas tout à fait tort, lui dit Hvitserk

Quoi? Vous n'allez pas me dire que vous êtes d'accord avec cette putain….

Retire ce que tu viens de dire! s'exclama Ivar

Quoi? le petit garçon à sa maman est tombée amoureux de la putain de Norvège.

Arrête ça, Sigurd, lui dit Hvitserk, qui avait perdu son sourire charmeur.

Fait attention, Ivar, il semblerait que tu es de la concurrence.

Arrêtez tous les trois, leur dit Aslaug. Cette jeune fille n'est pas une putain et encore moi un morceau de viande que vous vous disputez. Je ne crois pas me tromper en disant qu'elle finira avec l'un de vous mais ce n'est pas à vous de choisir c'est elle qui choisira et en attendant respectez son désir d'aventure avant de venir fanfaronner devant elle. Je crois vous avoir élevé mieux que ça.

Aslaug sortit de table et quitta la Halle. Sigurd fit de même.

Mère a raison, dit Ubbe. Ce n'est pas une esclave sur laquelle on peut disposer et encore moins la caresser contre son gré, dit-il en fusillant Hvitserk du regard.

Elle a fortement apprécié, je peux te le garantir mon frère, lui dit Hvitserk

Je n'en doute pas, mais crois-tu qu'elle te laissera retenter ta chance de si tôt.

Hvitserk savait très bien que Ubbe avait raison. Freya avait beaucoup trop de caractère pour se laisser avoir aussi facilement. Mais quand il avait posé sa main la première fois pour la faire taire, il n'avait pas pu s'empêcher de voir jusqu'où il pouvait aller. Il avait pu s'apercevoir qu'elle ne lui était pas indifférente. Maintenant la seule chose qu'il avait à faire c'était de montrer à ses frères que c'était lui qui l'aurait et personne d'autre. Après tout il avait une longueur d'avance sur eux puisqu'il était le seul à avoir accepté d'accompagner Bjorn dans le Sud.