Meeting friends from another life


« Sometimes goodbye's the only way. »

Linkin Park


Yoruichi s'était figée. Dissuadée par le canon de l'arme braquée sur elle, prisonnière, aussi, de souvenirs amers. Et pour cause, la personne qui lui faisait face dorénavant n'hésiterait pas une seule seconde à se venger, à l'exécuter pour sa trahison. Une vague panique étreignit ses entrailles, s'y nicha pour mieux les nouer. Sa question demeurée en suspens pendant quelques secondes laissa le temps aux deux femmes de s'évaluer du regard. Elle ne pouvait s'empêcher de noter des similitudes dans leurs postures, dans leurs gardes. Des détails qu'il avait fallu corriger au fils des mois, dans années. Et une résolution semblable dans un regard d'acier, le résultat d'un entraînement militaire, d'une mécanique d'acier, d'une pensée épurée de toutes valeurs secondaires.

— Oui, moi. Qui d'autre ? siffla son vis-à-vis dans un murmure agacé.

La voleuse fit mine de ranger une de ses mèches folle derrière son oreille pour appuyer discrètement sur l'un des boutons de son oreillette qui lui permettait de communiquer avec Ggio. Ainsi, il saurait qu'elle s'était fait prendre et qu'il devrait filer en vitesse, mais ce dispositif d'autodestruction du transmetteur empêcherait aussi quiconque de retrouver la trace du concepteur ou des autres utilisateurs, de même que les fréquences utilisées.

Puis, leva bien gentiment les mains, avant de se permettre une effronterie.

— Soi Fon, quel plaisir de te voir ! Et, quelle surprise, je dois dire, aussi. Moi qui pensais que tu me cherchais toujours quelque part au Guatemala…

La réplique fut aussi violente que silencieuse; le coup de coude avait atteint la voleuse en plein plexus, lui coupant le souffle dans une douleur familière. Elle se recroquevilla sur elle-même, genou à terre, mais toujours prête à réagir à la moindre opportunité. Opportunité qui ne venait pas, constatait-elle entre ses paupières mi-closes. En dépit de son mouvement preste, l'arme de Soi Fon n'avait pas une seule fois déviée de sa cible.

Tant de progrès…

La lumière se fit dans son esprit.

Ce n'était pas une mission, c'était un piège qui se refermait désormais sur elle, un piège destiné à la broyer. La logique se faisait dans son esprit, pertinente, évidente avant l'incorporation d'un nouvel élément dans le service chargé de retrouver les gens comme elle, Soi Fon avait tenté le tout pour le tout, bien décidée à jouir une dernière fois de sa pleine puissance de décision. Yoruichi était tellement rôdée à sa prudence et à son mode opératoire que jamais elle l'aurait crue capable de se lancer dans une tentative aussi désespérée.

Dans le fond, Yoruichi était partagée entre l'inquiétude et la fierté, l'appréhension et l'excitation. La satisfaction, aussi. Et les regrets. Elle fit taire le tourbillon d'un élan de volonté, refoula ses sentiments parasites pour mieux se concentrer. Il fallait qu'elle s'en sorte.

Quel qu'en soit le prix.

Elle se redressa, défia d'un regard froid et assassin son élève. Cette dernière esquissa un sourire en coin, satisfaite.

— Je vois que tu as fini par me prendre au sérieux. Maintenant, si tu voulais bien me faire dos et plaquer tes mains contre le mur, bien haut.

Elle fit un léger geste avec l'arme pour accompagner ses propos. Ainsi, Soi Fon n'était pas totalement imbue d'elle-même, songeait Yoruichi. Elle attendait des renforts pour pouvoir la neutraliser.

Yoruichi se retourna, lentement, cherchant la moindre faille, sans jamais la saisir, ou sans jamais la trouver. La petite Soi Fon était-elle devenue une forteresse imprenable ? Elle poussa un léger soupir, vaincue, abandonna la tension si familière de ses muscles. Elle guetta les pas de Soi Fon qui se rapprocha pour lui retirer son arme à sa ceinture.

Un souffle.

Yoruichi se remit en mouvement en une fraction de secondes.

Sitôt la main de Soi Fon contre son flan, elle l'y rejoignit pour presser la gâchette de l'arme. Le coup partit, la balle toucha le pied de Soi Fon. Si elle ne pouvait rêver mieux, Yoruichi ne prit pas le temps de se réjouir pour autant; son arme tomba au sol dans un bruit sec, Soi Fon relevait le chien de celle qu'elle tenait toujours braquée tout près de la nuque de la voleuse.

Nouveau souffle, nouvelle dynamique.

Yoruichi plia les genoux pour se baisser puis leva le bras pour frapper le poignet de son adversaire, éliminant ainsi la seconde arme à feu du combat; le Beretta glissa à terre, rejoignant son homologue, hors de portée. Elle se retourna, en garde, pour faire face à son ancienne élève, un sourire carnassier sur ses lèvres, ses prunelles dorées d'une froideur calculée. Elle n'était plus voleuse, elle n'était plus une femme.

Juste une machine à tuer.

— Il semblerait, ma petite Soi Fon, que nous faisons face à un retournement de situation. Le combat rapproché, ça a toujours été ma spécialité, tu sais ?

— J'ai progressé, depuis.

La réponse, laconique et glaciale, sonna le commencement véritable des hostilités.

Yoruichi para le premier coup, prompte à réagir, même dans l'obscurité ambiante. Les ombres accompagnaient toujours le moindre de ses mouvements, son regard doré luisait d'une lueur féline. Le surnom que lui avait donné Urahara, aussi stupide pût-il paraître, résultait d'une réalité aussi brutale que farouche.

Leurs poignets respectifs glissèrent l'un contre l'autre, chacune se rapprochant un peu plus. Vive comme l'éclair, Yoruichi leva le genou pour frapper son adversaire, qui l'esquiva d'un pas sur le côté et contrattaqua d'emblée d'un coup de pied visant une fois de plus le plexus de la voleuse. Cette dernière para encore, croisant les avant-bras pour saisir le pied tendu, dans le but de faire perdre son équilibre à son ancienne élève. Mais Soi Fon ne se laissa pas déstabiliser. Fléchissant les genoux, elle se laissa rouler en arrière, de son pied prisonnier, elle crocheta le bras de Yoruichi pour l'entraîner dans sa chute. La voleuse se dégagea. Soi Fon roula sur elle-même et se releva d'un bond.

L'échange avait été vif et bref. Pourtant, son intensité avait laissé les deux femmes un peu essoufflées. Un franc sourire s'étira sur le visage de Yoruichi, sujette à une liesse sans égale, une ivresse propre à ce domaine. Combien cela faisait-il de temps qu'elle ne s'était pas battue sérieusement ?

— Fini l'échauffement, susurra-t-elle, provocatrice.

Elle s'élança de nouveau, fondit sur Soi Fon comme un félin sur sa proie; chacun de ses mouvements, fluides et puissants, étaient empreints d'une grâce unique. Elle enchaîna à nouveau les coups et les bottes, usant de ses coudes, de ses genoux, de ses pieds, de ses mains pour frapper, son corps souple et musclé suivant la cadence dans une danse létale. Chaque coup, précis et expert, pouvait conduire son adversaire au trépas. Chaque attaque avait pour unique vocation le meurtre.

Habile et tout aussi déterminée, Soi Fon parait et contrattaquait, parfaitement consciente que la moindre erreur pouvait lui être fatale. Mais la réciproque était tout aussi vraie. Les années d'entraînement avaient forgé son corps et son esprit, l'avait débarrassée de toute choses superflues : mouvements, pensées, sentiments. Après tout, n'avait-elle pas suivi la formation de la célèbre Yoruichi Shihôin ?

Éclat dans la pénombre.

Entre les mains de Soi Fon étincelait la lame d'un poignard. Nouveau rictus carnassier pour Yoruichi. L'adrénaline s'emparait d'elle telle une drogue violente et jouissive. Mais au lieu de brouiller ses sens, elle les rendait que plus affûtés. Elle savait que tout se jouerait dans cet échange, que la lame de Soi Fon serait d'une précision plus létale encore, qu'elle ne demandait qu'à mordre la chair, qu'à s'abreuver de sang. Le regard mordoré de la voleuse se fit plus brillant encore alors qu'elle plissait les yeux, concentrée.

Elles s'élancèrent.


Yoruichi pressa son flanc blessé. Le souffle court, elle tâchait d'ignorer la douleur, de continuer à avancer. Surtout, ne pas s'arrêter. Cela signifierait purement et simplement sa perte. Atteindre la planque actuelle d'Urahara restait sa meilleure chance, il ne fallait pas qu'elle la laissât passer.

Elle l'entendait déjà rire de son imprudence, de son goût irraisonné pour le jeu. Puis, d'une réplique goguenarde, son ami et informateur s'amuserait à remuer un peu plus le couteau dans la plaie, à souiller davantage sa fierté. Ne s'enorgueillissait-elle pas de son amour du risque ? Ne se riait-elle pas du danger ? La voilà servie. À bien y songer, il se calmerait ensuite, il cesserait de la traîner dans la boue pour reprendre son air sérieux, puis compatirait. Ils se connaissaient trop bien, depuis trop longtemps pour qu'il pût se permettre de se moquer d'elle de la sorte. Elle le devinerait : c'était, pour Kisuke, une façon comme une autre de partager cet échec, car à ses yeux, la faute lui appartenait tout autant. Il était son informateur, son bouclier, celui qui se devait de trier au mieux les demandes, les informations, écarter les risques inconsidérés et dénicher les affaires véreuses. Ils finiraient par noyer leur plantage commun dans une bonne bouteille de vodka. Une sorte de rituel.

Même si c'était rare.

Yoruichi pesta intérieurement. L'échec n'était pas dans ses habitudes, les erreurs de jeunesses étaient loin, désormais. Avait-elle faibli ? Son instinct lui avait-il fait défaut ? À moins que ce fût à cause des progrès de Soi Fon… Qu'il était amer de se faire piéger par sa propre élève.

Au loin, des sirènes.

Un mouvement furtif au coin de la rue.

À peine perçut-elle la silhouette du coin de l'œil que la voleuse se fondit dans l'ombre d'une ruelle. Heureusement, elle les connaissait encore par cœur, ces techniques futiles. Les voitures de police, aux gyrophares éblouissant et leurs sirènes assourdissantes, sillonnant les rues pour terrifier une proie crédule. Mais dans chaque partie de la ville sereine et silencieuse rôdaient ceux qu'il fallait vraiment craindre, se fondant au mieux dans les ombres, se dissimulant à l'aide de voitures banalisées, usant des caméras de surveillance à outrance. L'idéal, c'était encore de ne pas être vu du tout, de ne pas être perçu, de se méfier du moindre passant. Se dérober aux yeux de tous pour ne pas commettre une erreur. Adieu, les prises de risques.

Elle compta les minutes, puis une fois sûre que le danger était écarté, elle reprit son chemin, se glissa de rues en ruelles, choisissant son itinéraire avec soin, en dépit de son désir de se mettre à l'abri au plus vite. La faiblesse étourdissante qui la saisissait à chaque pas s'évertuait à la malmener et elle devait ignorer au mieux sa blessure pour se concentrer sur le trajet. Ce fut armée de sa volonté de fer qu'elle parvint à ses fins.

Elle poussa doucement la porte de métal, s'engouffra dans l'obscur bâtiment de briques avant de s'engager dans les escaliers de béton nu jusqu'à la porte d'un petit appartement, dont elle avait la clé. Le silence inhabituel la laissa perplexe quelques instants, puis elle pénétra dans l'appartement en se demandant si un tel calme ne pouvait pas être une conséquence du bourdonnement incessant qui vrillait ses tympans, une faiblesse due à la perte de sang trop importante. Elle réalisa bien vite que ce n'était pas le cas lorsqu'elle perçut le clapotis familier d'un robinet mal fermé dans la cuisine. Elle grimaça, inquiète.

La fugace pensée qu'il pût s'agir d'un autre piège lui effleura l'esprit, avant de s'estomper. Si elle était fichée par le gouvernement, ce n'était pas le cas d'Urahara – sinon, pourquoi aurait-elle besoin d'un intermédiaire ? – et il était peu probable qu'il ait des ennuis lui aussi. Yoruichi fit laborieusement le tour des pièces de l'appartement pour s'assurer que personne ne l'y attendait; aucune présence à signaler, qu'elle fût désirée ou non. Yoruichi se laissa tomber dans le canapé de cuir sombre, toujours en pressant son flan, se délecta de l'obscurité de la pièce. Elle sentit le sommeil l'attirer, de sa force inexorable, la fatigue s'étendre à chaque parcelle de son corps, la douleur, diffuse, irriguer le moindre de ses sens pour mieux les amoindrir.

Elle composa difficilement un message avant de sombrer dans l'inconscience.


Lorsque Yoruichi rouvrit les yeux, une lumière crépusculaire filtrait à travers les rideaux tirés. Elle cligna des paupières pour chasser le sommeil, prit lentement le temps d'évaluer son état global. La tête lui tournait, chacun de ses membres criait grâce. Elle avait été débarrassée de ses vêtements ensanglantés et sa taille était entourée d'un bandage serré. À bien y réfléchir, elle se souvenait s'être réveillée par moments dans son sommeil, s'être sentie comme un poids mort. Elle grogna, souffla à son soigneur qu'elle devinait dans le fauteuil, à l'extrémité de son champ de vision.

— Des nouvelles d'Urahara ?

Sa bouche était pâteuse, sa gorge sèche. Elle toussa.

Le médecin lui porta un verre d'eau et se pencha au-dessus d'elle pour prendre sa température. Il eut un soupir soulagé.

— Bonjour à toi aussi, Yoruichi. Un peu plus, et j'appelais Ishida pour qu'il te fasse entrer discrètement à l'hôpital.

Yoruichi grimaça. Pas Ryûken Ishida. Elle ne pouvait pas blairer ce chirurgien arrogant.

— Isshin, s'il te plaît. Réponds.

Au fur et à mesure que ses forces lui revenaient, Yoruichi sentit la panique monter en elle.

— Non, je suis désolé. J'ai essayé de le contacter, sans parvenir à le joindre.

— C'est pas normal, souffla-t-elle.

Après une mission, elle avait toujours des instructions de la part de Kisuke pour la suite des opérations. Comme il était son intermédiaire, il avait pour principe de ne pas l'exposer de trop, et par conséquent, il ne laissait jamais bien longtemps la voleuse avec la marchandise. Il s'occupait de trouver une planque et planifiait tout le parcours jusqu'à ce que le commanditaire se manifestât. Elle se félicita pour avoir envoyé un message à Kurosaki plutôt à Urahara elle serait probablement morte à l'heure actuelle dans le cas contraire.

— Je n'aime pas ça non plus, marmonna Isshin.

La voleuse tenta de se redresser. La douleur, fulgurante, manqua de la faire glapir. Dents serrées, mains crispées sur son flan comme si presser la blessure pouvait stopper sa souffrance, elle força un peu plus sur ses muscles abdominaux.

— Tu ne devrais pas te lever, commença Isshin.

— Je ne devrais plus être ici, rétorqua-t-elle aussitôt, parvenant finalement à se mettre assise.

— La fièvre vient à peine de retomber, Yoruichi. Tu n'es pas en état.

Elle le fusilla du regard :

— On est sans nouvelles de Kisuke, ça craint. Il me faut une planque plus sûre, que je récupère du matériel et que je brûle ma maison.

— Procédure d'urgence pour un silence radio de quelques heures ? Voilà qui ne te ressemble pas.

Yoruichi se força à respirer lentement pour faire refluer les élancements Isshin avait raison, elle n'était pas en état. La douleur paralysait ses muscles, la perte de sang l'avait laissée affaiblie, une sueur froide et fiévreuse collait encore à sa peau. L'incertitude se fraya un chemin à travers ses pensées. Ne ferait-elle pas mieux d'attendre ici tranquillement ? N'était-il pas trop risqué de partir dans les extrêmes dès maintenant ? Pourrait-elle tenir le coup, ne serait-ce que le trajet ? Les questions folâtraient dans son esprit, rendant plus tentante l'option de la facilité. Rester se reposer trois ou quatre jours, le temps de se remettre d'aplomb.

Elle devait néanmoins se rendre à l'évidence; elle ne pouvait plus se permettre aucun écart, plus aucun risque. Elle devait suivre à la lettre le plan que Kisuke et elle avaient mis au point pour ce genre de situations. Dans le cas contraire, la prise de risque serait bien trop élevée. De plus, si son intermédiaire et ami avait de réels ennuis, rester inactive pendant plusieurs jours reviendrait probablement à signer son arrêt de mort.

Le médecin dut deviner les conclusions de Yoruichi, que ce fût par son propre raisonnement ou l'attitude de son vis-à-vis, car il posa d'un geste las une boîte de médicaments sur la table.

— Contre la douleur, l'informa-t-il. Mais n'en abuse pas.

Elle le remercia d'un signe de tête.

— Tu veux que je te dépose quelque part ?

— Non, il vaut mieux pour toi qu'on ne nous voit pas ensemble. Mais merci, Isshin.

Il lui sourit, enfouit une main dans sa poche et attrapa son sac de l'autre.

— Tiens-moi au courant, si tu as des nouvelles.

— Ça marche.

Quelques secondes plus tard, la porte de l'appartement se refermait sans un bruit, laissant la voleuse seule.


Le vent soufflait par bourrasques furieuses, alimentant le brasier avec violence. La fumée, noire et âcre, s'élevait à peine dans le ciel, s'engouffrant presqu'aussitôt dans la plaine avoisinante, étouffant tout sur son passage.

Joli feu de joie…

Sans détacher son regard du sinistre spectacle, Yoruichi composa le numéro de téléphone d'Urahara sur son nouveau téléphone – spécialement réservé pour la fameuse procédure d'urgence – encore une fois, elle tomba sur la messagerie. Elle referma le clapet de l'appareil d'un geste sec et agacé, avant de se détourner. Le sentier la mena jusqu'à une voiture – une petite Hyundai – assurée et déclarée sous son nouveau nom d'emprunt. Dans la boîte à gants, de nouveaux papiers, une paire de lunettes. Pas d'arme à feu. Le coffre disposait d'un double fond où était dissimulé son matériel professionnel. Sinon, rien d'autre à l'intérieur qu'une valise et un sac, qui lui-même contenait une carte de crédit flambant neuve.

Elle ouvrit la portière, s'installa au volant. La douleur déforma momentanément ses traits. Un vague pincement au cœur lui rappela combien elle avait tenu à cette maison. Adieu la paisible banlieue. Bonjour les hôtels. Elle devait partir vite, par un itinéraire détourné. Avant que les pompiers n'arrivent, que les autorités la coincent pour la questionner. Avant que Soi Fon – ou Byakuya Kuchiki ? – ne fasse le lien entre elle et cette maison. C'était bien entendu improbable qu'une maison brûlée soit directement repérée comme étant la sienne, mais son ancienne élève avait dû prendre l'habitude d'explorer les pistes les plus improbables.

Elle tourna la clé, le moteur démarra sans aucun problème. Yoruichi poussa un bref soupir avant de s'engager sur la route. Dans son rétroviseur, la fumée enlaidissait tristement le paysage.