Starting Investigation
« So give me something to believe. »
The Bravery
Yoruichi ouvrit les yeux avec difficulté. Au dehors, le soleil persistait à surchauffer l'air ambiant alors qu'il n'était même pas midi. Étendue sur le dos, elle passa une main tremblante sur sa blessure ; le bandage, serré, lui collait à la peau et la douleur lancinante lui donnait des maux de tête. Difficilement, elle s'efforça d'atteindre les comprimés et l'eau sur la table de chevet pour avaler ses antidouleurs.
Elle referma les yeux, patienta encore un peu, cherchant une parcelle de courage pour attaquer une nouvelle journée. Il était temps d'agir. Cela faisait désormais trois jours qu'elle avait atterri dans cet hôtel, vendu sa voiture au profit d'une moto, et pris le temps de se reposer un peu, ne se contentant que de sorties mondaines pour avoir l'air d'une touriste – un peu excentrique, certes, mais une touriste quand même.
Trois jours qu'elle méditait, qu'elle retournait les derniers événements pour en déceler les subtilités, les indices. Rien ne lui venait. Toujours pas de nouvelles de Kisuke. Elle avait appelé tous leurs contacts en commun – enfin, ceux auxquels elle faisait confiance, du moins – sans obtenir le moindre renseignement, juste une poignée de promesses, de « je te tiens au courant » soucieux.
La nuit, ses songes se laissaient volontiers influencer par ses inquiétudes ; elle y retrouvait Urahara, torturé, ou encore apprenait sa mort. Parfois, il était même entre les griffes vengeresses de Soi Fon, et elle l'apprenait de Byakuya Kuchiki. Ce dernier était, actuellement, un problème de taille. À cause de la tactique désespérée de Soi Fon qui avait porté ses fruits, le gouvernement avait la malheureuse confirmation que Yoruichi Shihôin et Sweet Darkness n'étaient qu'une seule et même personne. Si les autorités couraient toujours après du vent, ce dernier prenait désormais les traits d'une sulfureuse prédatrice. Être fichée ainsi n'arrangeait pas ses affaires, mais ne changeait pas non plus la donne ; cela faisait des années qu'elle vivait de manière assez recluse, évitant tous les endroits où l'on pourrait la reconnaître, ainsi que ceux où son passage serait automatiquement enregistré informatiquement, tels que les aéroports. Juste, elle devrait changer ses habitudes et son mode opératoire, pour ne pas se laisser prendre bêtement suite à une étude détaillée du dossier portant son nom par le beau Kuchiki.
La voleuse soupira.
Oui, décidément, il était temps de passer à l'action. Pour cela, il lui faudrait trouver en personne les derniers contacts de Kisuke, se renseigner auprès de truands en tout genre et autres fréquentations peu recommandables. Pas vraiment une partie de plaisir.
Elle se leva, s'étira pour évaluer ses capacités en dépit de sa blessure. Rapidement, elle consulta son ordinateur portable avant d'afficher un sourire las. Elle se dirigea vers la salle de bain pour se préparer à sa nouvelle excursion.
Elle savait exactement par où commencer.
Yoruichi coupa le contact en même temps de poser un pied à terre. Quelqu'un – qu'elle ignora – siffla tandis qu'elle descendait de son véhicule d'un mouvement souple et gracieux. D'un geste elle enleva son casque et rattacha ses cheveux en une queue de cheval haute. Les clés de sa moto retrouvèrent leur place, dans l'intérieur de son blouson de cuir.
Elle traversa la rue, fonça tout droit vers la porte de service d'un club. Une énorme masse se planta face à elle. Véritable armoire à glace, l'homme affichait un sourire carnassier.
— Dis-donc, ma jolie, où crois-tu aller comme ça ?
Yoruichi planta ses poings sur ses hanches, avant de darder d'une œillade furieuse son vis-à-vis.
— Yammy Rialgo, hein ? siffla-t-elle entre ses dents. J'ai pas de temps à perdre avec toi, je suis là pour ton boss.
— On se connaît ? demanda-t-il en abaissant ses lunettes de soleil.
Le regard du géant s'étrécit tandis qu'il perdait tout sourire. Mais il avait beau se creuser la cervelle, les traits de la femme qui lui faisait face lui étaient inconnus. Le pauvre, il ignorait qu'elle était juste bien renseignée.
— Écoute-moi bien, pétasse. Si tu veux voir le boss, prends rendez-vous. Et en attendant, casse-toi.
Elle prit une grande inspiration, son regard doré étincelant de colère. Elle passa la langue sur ses lèvres sèches, songea un instant à la réponse qu'elle allait formuler, en prenant en compte la masse de muscle de cet adversaire potentiel.
— Hm, dis-moi, quel sort il réserve aux subordonnés qui le déçoivent, ton patron, déjà ? Ce n'est pas du joli-joli de rembarrer une invitée de marque...
À l'attitude du colosse qui s'était davantage tendu, signe qu'il perdait patience, elle avisa que Yammy ne se laisserait pas avoir pas un tel procédé. Dommage, il était aussi grotesque que sa gueule. Agacée de perdre du temps, elle persifla finalement :
— … qui peut te terrasser en moins de trois secondes.
Cela en fut trop pour Yammy, qui d'un geste incroyablement preste compte tenu de sa corpulence, leva l'une de ses énormes mains pour l'abattre sur la jeune femme. Yoruichi bondit sur le côté, se glissa dans son dos tout frappant de diagonale le genou gauche de son adversaire, le retournant dans un claquement sec. Le colosse qui faisait office de videur trébucha en avant dans un grondement de douleur.
— Un, souffla Yoruichi à son oreille.
Prédatrice à nouveau, impitoyable et entourée des ombres, ses précieuses alliées, la ruelle qui dissimulait l'entrée de service était devenue son terrain de chasse. Elle contra la main lancée vers elle en tordant violemment le pouce de son adversaire jusqu'à en briser l'articulation.
— Deux, exhala-t-elle doucement, parfaite maîtresse de ses mouvements et de sa respiration.
Paume dressée, elle passa au travers du restant de garde de sa victime, et ne s'arrêta qu'à quelques millimètres en-dessous du nez du géant, un sourire cruel sur ses lèvres.
— Trois, susurra-t-elle.
Elle savoura sa victoire avec une joie malsaine. Tous deux savaient que si elle n'avait pas arrêté son coup, Yammy serait mort ; l'impact ne lui aurait pas uniquement cassé le nez, l'arrête de cartilage se serait fatalement enfoncée à l'intérieur, transperçant le peu de matière grise qu'il devait y avoir dans sa caboche.
Dans un hurlement rageur, le videur se dressa sur sa jambe valide, dominant à nouveau son adversaire de toute sa hauteur. Un frisson parcourut l'échine de Yoruichi ; de toutes, les tentatives désespérées étaient en quelque sorte les plus à craindre, tant leur caractère pouvait s'avérer imprévisible. Elle se tint prête, chassant son inquiétude, repoussant ses limites. Dire qu'elle était censée se tenir tranquille pendant quelques temps… Ses excès impétueux pourraient rouvrir sa blessure, chose qu'elle ne pouvait pas se permettre. La jeune femme pesta, se maudit en silence.
— Il suffit.
L'ordre avait vibré dans l'atmosphère, lourd, bas et cinglant. Les mains dans les poches, le nouvel arrivant s'avança. Son regard d'émeraude, neutre à en donner la chair de poule, balaya la scène avec attention, avant de s'attarder définitivement sur Yoruichi. Teint crayeux, l'homme était sans aucun doute une créature de la nuit. Il avait tout de l'assassin d'élite, du tueur à gage de confiance : calme et posé, l'homme se faisait indéchiffrable, dissimulant ses sentiments au plus profond de lui-même – en admettant qu'il en ait, bien entendu. La voleuse en avait vu, des comme lui, cette aura funeste qui s'imposait, soufflant ses promesses létales. Dangereux… Oh, oui, dangereux, il l'était.
— Que se passe-t-il, ici ?
— Cette garce ! Elle m'a–
— Je m'adressais à cette femme, Yammy.
À nouveau, le silence se glissa entre les trois interlocuteurs. Yoruichi était plutôt bien renseignée en général, mais cette organisation, l'Espada, demeurait pour elle un mystère en bien des points. Leur système de territoires, conférant un degré d'indépendance certain à leurs membres et modifiant la hiérarchie selon les zones, étaient par exemple connus de tous. Elle savait aussi que l'homme aux yeux verts devait être Ulquiorra Schiffer, et qu'elle se trouvait dans l'un des établissements de Grimmjow Jaggerjack. Par contre, les origines de l'organisation, son but, ceux qui se trouvaient à sa tête… ce genre d'informations cruciales lui faisaient défaut, rendant sa situation quelque peu précaire.
— Je suis venue voir Jaggerjack, énonça-t-elle, feignant d'être insensible à la présence du nouveau venu. Il m'est redevable, et il est temps qu'il paie sa dette.
— Qui dois-je annoncer ?
Yoruichi pesta intérieurement. Maudit surnom.
— Sweet Darkness.
Le regard du tueur laissa transparaître une surprise sincère l'espace de quelques secondes, avant de retrouver son inquiétante sobriété. Yammy, lui, était devenu blanc comme un linge.
— Veuillez me suivre, vous patienterez à l'intérieur.
— Et moi, tu me laisses pourrir à l'extérieur ? s'offusqua le videur, en équilibre sur sa jambe valide.
— Réjouis-toi d'être en vie, et démerde-toi.
Yoruichi offrit un sourire outrageusement triomphant à Yammy, avant que la porte ne se referme sur elle. Silencieuse, elle suivit Ulquiorra dans la pénombre des coulisses du club. Elle croisa une ou deux strip-teaseuses en plein bavardage, sans leur prêter grande attention. Elle se réjouissait plutôt de l'intervention du tueur : Yammy Rialgo était un ancien paramilitaire qui sévissait autrefois en Amérique centrale, quelqu'un pour qui la survie était la règle d'or. En ne l'achevant pas, elle s'était fait un ennemi de taille – qui aurait sans aucun doute sorti une arme à feu pour lui trouer le cuir en représailles – mais au moins elle n'avait pas l'ensemble de l'Espada à dos.
D'un geste de la main, Ulquiorra lui indiqua de l'attendre dans le couloir sombre, avant de pénétrer seul dans une pièce bruyante. Yoruichi soupira, s'accota au mur et patienta, bras croisés. L'attente fut de courte durée; très vite, le tueur refit son apparition, lui faisant signe d'entrer. Yoruichi s'exécuta, docile.
Trônant sur un canapé de cuir noir, un homme aux cheveux bleus houspillait une des strip-teaseuses, avec quelques vulgarités pour étayer sa litanie hargneuse. La voleuse s'y attendait; ce genre de caïd étaient toujours des connards qui n'avaient aucun respect pour la gente féminine. Elle en avait vu d'autres, des mecs de son espèce. Sauf que la plupart n'étaient plus là pour témoigner de leur rencontre.
— Alors, c'est ça qu'tu m'amènes, Schiffer ? Cette nana prétend être Sweet Darkness ?
Comme prévu. L'homme aux yeux verts était bel et bien Ulquiorra Schiffer, le tueur à gage. Et Grimmjow s'adressait à lui comme si elle n'était pas là, portant sur elle le même regard qu'on octroierait à un simple objet. Yoruichi croisa les bras sur sa poitrine en s'avançant.
— Moi aussi je suis ravie de te voir, Grimmjow. Je veux des informations, énonça-t-elle, impérieuse.
Elle sentait les prémices de la fureur se distiller dans son corps, et ne pas se jeter toutes griffes dehors sur le personnage infect qui lui faisait face. Une perspective bien tentante, mais pas très judicieuse. C'étaient des adversaires de taille, et elle n'avait aucun intérêt à se les mettre à dos.
— Voilà une minette bien présomptueuse, ricana le maître des lieux.
Minette ?
Sa blessure au flanc l'élança lorsque tous ses muscles se tendirent son l'insulte, lui rappelant qu'elle n'était pas en état de jouer au plus malin. Elle savait sa vitesse amoindrie, sa force limitée, son équilibre relatif. Et ses potentiels alliés trop précieux pour se laisser aller. Ne pouvait-elle pas, pour une fois, faire un petit effort de concentration, pour garder le calme propre aux gens de son métier ?
Elle haussa les épaules, faussement insensible, pour lâcher d'un ton désinvolte :
— Une minette qui a appris les bonnes manières à votre gorille, soit dit en passant.
Grimmjow consulta brièvement Ulquiorra du regard, puis éclata de rire avant de poursuivre, désinvolte.
— Je te reconnais bien là, Yoruichi. Et quel genre d'informations t'as poussée à ramener ton cul ici, hein ?
Yoruichi hésita une fraction de seconde. Elle connaissait Grimmjow depuis un bon moment, et elle le savait particulièrement instable et traître. Que pouvait-elle lui révéler ? Que devait-elle garder sous silence ? Elle se jeta finalement à l'eau, jugeant que de toute façon, elle en savait trop peu pour que cela pût vraiment causer des problèmes.
— Kisuke Urahara a disparu sans laisser de trace, il y a de ça une semaine.
Nouvel échange de regard, teinté de surprise.
— On lui avait pas envoyé Ggio ? s'étonna Grimmjow.
Yoruichi acquiesça.
— Vega et moi, on faisait équipe sur la même affaire. Un piège qui m'était destiné. Et la même nuit, Urahara n'a plus donné signe de vie.
Que Ggio Vega fît partie de cette organisation arrangeait bien Yoruichi, pour le coup ; il serait en mesure de prouver une partie de ses dires et ferait d'elle un être digne de confiance – confiance plutôt relative dans le milieu, mais pas moins négligeable. Grimmjow fit mine de réfléchir, mais la voleuse savait très bien qu'il mordrait à l'hameçon. L'occasion était trop belle. Il n'avait pas besoin de consulter ses comparses ou supérieurs pour prendre cette décision : chaque branche de l'Espada s'adapterait volontiers pour pouvoir bénéficier de l'atout non négligeable que constituait la voleuse.
— Tu sais comment ça marche, non ? Les infos ça s'file pas gratos, tu vas en profiter pour faire quelques boulots pour nous. Un bon deal, tu crois pas ?
Yoruichi s'y était attendu, elle n'aimait pas cette perspective mais saurait s'en accommoder. Après tout, elle était une des meilleures de sa profession, il n'était pas question qu'elle abandonnât maintenant. Elle garda le silence pour marquer une hésitation, histoire de voir si elle pourrait en tirer un peu plus de Grimmjow.
— Et pour te prouver ma bonne foi, je peux te dire que les boulots en question sont des jobs dont nous avions parlé avec Urahara, mais qu'il a refusé de te confier et tenu à les réaliser lui-même.
Bingo.
En acceptant ce genre de travail, elle découvrirait peut-être dans quoi Kisuke s'était embarqué. D'un hochement de tête, elle approuva. S'accoquiner avec ce genre de racaille n'était jamais sûr, mais en l'occurrence, le jeu en valait la chandelle.
— Marché conclu, fit-elle d'un ton dur.
Un sourire prédateur s'étira sur les lèvres de Grimmjow.
— Que dirais-tu de passer la soirée avec nous pour fêter ça ? Je crois me souvenir que tu es assez friande de divertissements. On pourrait mettre les derniers détails au point, comme ça.
Yoruichi éclata de rire dans un amusement non feint. Espérait-il obtenir plus d'elle en la saoulant et la droguant ? Voulait-il des informations ou profiter de son corps, de son goût pour la luxure ? Elle avait de l'entraînement derrière elle, elle ne se laisserait pas avoir, quel que soit son état. Si elle connaissait déjà Jaggerjack – cela datait d'avant l'Espada – elle avait besoin de cette opportunité pour se parfaire dans son rôle et s'attirer les bonnes grâces de ses nouveaux associés. Elle savait que si elle ne faisait pas abstraction de ses tourments, elle aurait plus de mal à s'intégrer et aurait tendance à se précipiter. Même si elle brûlait de retrouver son ami, même si l'idée sournoise que son temps puisse être compté s'insinuait toujours dans son esprit, elle devait repousser ses craintes en dépit du bon sens. Elle n'en serait que plus efficace, aussi curieux cela puisse-t-il paraître.
Elle lui rendit son sourire carnassier.
— Avec joie.
Après tout, elle aussi était une prédatrice.
L'aube effleurait à peine la ville lorsque Yoruichi s'esquiva pour prendre l'air. Ses sens embrouillés accueillirent la fraîcheur humide du matin avec enthousiasme. La douleur de sa blessure se faisait encore sentir, lointaine et estompée. Elle prit une grande inspiration, tenta de rassembler ses esprits pour décider de ses prochaines actions. Elle avait un peu de temps avant que se présentât l'occasion de commettre le larcin demandé par Grimmjow. Elle avait d'ores et déjà quelques détails à régler, notamment concernant ses recherches, mais l'ordre dans lequel procéder demeurait plutôt mystérieux. Les brumes de l'ivresse estompèrent sa réflexion qui devrait donc attendre. Rentrer et dormir un peu semblaient être l'option la plus raisonnable.
Elle s'avança dans la rue pour découvrir que quelqu'un était assis sur sa moto, à moitié assoupi. Ce qu'il ne fallait pas voir… Un raclement de gorge de la part de la voleuse eût raison du demi-sommeil de son vis-à-vis qui darda sur elle un œil hagard. L'inconnu haussa finalement un sourcil, avant de lâcher d'un ton blasé :
— Je vous aurais bien proposé de vous ramener, mais… j'ai la flemme.
Yoruichi croisa les bras sur sa poitrine, haussant un sourcil critique dans la foulée, tandis que ledit flemmard bâillait à s'en décrocher la mâchoire. Si c'était sa façon de draguer les femmes, songeait la voleuse, sans nul doute qu'il était un célibataire endurci.
— Navrée de te décevoir, mais tu vas devoir bouger de toute façon, mon grand. Ton auguste postérieur est actuellement sur mon moyen de locomotion.
Elle avait détaché chacune de ses syllabes, autant pour s'assurer de la compréhension de l'endormi que pour ne pas cafouiller elle-même. Sa diction, plutôt claire au vu de son état actuel, étonna d'ailleurs la voleuse. À moins qu'elle ne l'eut imaginé ?
Un soupir las échappa à l'homme, qui enfouit ses mains dans ses poches tout en se relevant. S'il se tenait les épaules un peu voutées, ses cheveux bruns retombaient sur ses épaules en mèches indisciplinées, son regard gris n'en demeurait pas moins perçant. Un détail qui mit la puce à l'oreille à Yoruichi. Sortant les clés de son blouson, elle demanda l'air de rien :
— À qui ai-je l'honneur ?
— Starrk. Et tu dois être la fameuse invitée de Grimmjow–
— Yoruichi, le coupa-t-elle avant qu'il ne prononçât ce surnom stupide.
Un vague sourire fleurit sur les lèvres du dénommé Starrk. Alors qu'il s'éloignait de son pas nonchalant, il marmonna un vague « à la prochaine », avant de disparaître dans une rue adjacente.
Yoruichi haussa un sourcil, intriguée par le curieux personnage, avant d'enfiler son casque et de mettre le contact. Son nom lui rappelait vaguement quelque chose, sans qu'elle ne parvînt à définir quoi. Son esprit continuait à faire des caprices, sa mémoire se faisait toujours plus fuyante. La fatigue prit le dessus sur son entêtement et elle décida qu'elle verrait plus tard ce qu'il en était. La perspective d'un lit douillet était bien plus agréable que de se creuser les méninges.
