New situation
« And I cause so much trouble. »
Izia
Yoruichi déglutit et leva les mains en signe d'apaisement :
— Ne me regardez pas comme ça, j'ai rien à voir avec ça.
Ulquiorra ne la lâcha pas du regard, Nnoitra renifla avec dédain. Tout portait à croire que ces deux-là étaient peu enclins à accepter la véracité de ses dires. Néanmoins, Grimmjow secoua la tête.
— Elle dit vrai. J'ai posé un émetteur sur elle, j'ai surveillé ses moindres faits et gestes. Ce n'est pas elle.
Yoruichi lui jeta un regard indigné mais ne pipa mot. Sans les précautions de Grimmjow, elle n'aurait aucun alibi et serait bonne pour être exécutée dans quelques atroces souffrances. Leur attitude était encore imprégnée de suspicion, mais ils n'osèrent pas défier Grimmjow sur son territoire. Satisfait, ce dernier croisa les bras sur sa poitrine, bien décidé à asseoir son autorité. Et en bon chef, désireux de garder un semblant de cohésion dans les troupes, il concéda néanmoins :
— Mais par mesure de sécurité, elle restera quand même sous surveillance constante.
— Quoi ? s'offusqua Yoruichi, pour de bon, cette fois.
Grimmjow lui lança une œillade torve qui ne souffrait aucune réplique :
— Si tu veux recouvrer ta liberté d'action, aide-nous à coincer l'enfoiré qui a fait ça.
Yoruichi bondit sur ses pieds; elle promena un regard agacé sur reste de la salle, songea un instant à discuter en privé avant de réaliser que ce serait peine perdue, et éclata finalement :
— Je n'ai pas de temps à perdre avec ce genre de conneries, bordel !
Preste, elle saisit Grimmjow par le col, colla son visage à quelques centimètres du sien. Dans ses prunelles dansait une rage nouvelle et dévastatrice, celle-là même née de l'inquiétude et de la frustration :
— Kisuke a disparu, je dois le retrouver. Certains disent qu'il est mort. J'ai d'la flicaille collée aux basques, je suis un aimant à emmerdes; et toi, tu veux me garder à tes côtés juste pour satisfaire la soif de soupçon de tes clebs ? Tu te fous de ma gueule, Grimmjow, ou bien tu as pris la grosse tête au point de ne plus savoir à qui tu t'adresses ?
Dans son emportement, Yoruichi avait déjà fait glisser une lame de rasoir entre ses doigts; un quart de seconde, c'était tout ce dont elle avait besoin pour tuer le numéro six de l'Espada.
Mais si elle tuait Grimmjow, elle était morte dans l'instant. Elle pouvait déjà sentir les paires d'yeux scrutateurs sur sa nuque, son instinct l'avertissait contre la soif de sang qui alourdissait l'atmosphère. Ce fut néanmoins l'homme aux cheveux bleus qui la repoussa d'un geste sec, soulignant ses propos d'un ton bas et grondant empreint de fiel :
— Ta gueule. C'toi qui oublie ta situation, Darkness.
Pour appuyer ses propos, il saisit la main armée de la voleuse et l'écarta avec force. Il se pencha sur elle, engageant cette proximité dangereuse entre deux prédateurs. Le défi et la colère suintaient de tous leurs pores, leurs muscles criaient grâce sous tant de tension. Grimmjow poursuivit, en prenant bien soin d'articuler :
— On avait un deal, toi et moi, si je me souviens bien ? Alors arrête de chipoter et mets-toi au taff, tout laisse à croire que la taupe soit une mine d'or niveau informations. Si quelqu'un a vendu Urahara, ce sera lui. Parce que toi et moi, on ne croit pas aux coïncidences, je me trompe ?
Elle resta silencieuse, trop fière pour approuver les dires de son vis-à-vis, trop furieuse contre elle-même et son emportement inhabituel pour pouvoir mesurer son ton. Grimmjow accentua la pression qu'il exerçait sur le poignet de la voleuse, tant et si bien qu'elle souffla à contrecœur un « soit » résigné.
— Je suppose que je peux avoir mon dîner aux chandelles, maintenant ? fit Starrk d'une voix rendue rauque par un bâillement.
Seul un silence sidéré lui répondit.
Yoruichi croisa les jambes et saisit son verre. Sa nouvelle surveillance avait eu deux conséquences immédiates; elle avait emménagé dans le petit appartement au-dessus du club et elle s'était vue aussitôt invitée au restaurant par Starrk. Un restaurant d'ores et déjà promis, certes, mais qui aurait désormais un air d'interrogatoire. Et Yoruichi devinait son vis-à-vis perspicace, en dépit de son air détaché.
À sa grande surprise, le temps des questions ne venait pas; l'apéritif que trop raisonnable laissa place à un dîner agréable. Seulement, la voleuse ignorait encore si cela était le fait des mets et du vin délicieux ou de son interlocuteur qui l'espionnait derrière son camouflage de flegme.
De but en blanc, Starrk profita d'un silence pour commencer :
— Tu travaillais pour les services spéciaux du gouvernement, je me trompe ?
Yoruichi plissa les yeux tout en trempant les lèvres dans son verre, son instinct lui intimant la méfiance.
— Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
— Urahara est venu nous voir, il y a presque quinze jours, pour nous annoncer qu'il ne te soumettrait pas le contrat que nous lui avions envoyé. C'est à ce moment-là que j'ai compris que ton passé devait avoir un rapport…
Elle haussa un sourcil sceptique, le poussant à poursuivre :
— Sweet Darkness est bien connue pour ses sévices, elle s'attaque aux mercenaires et aux paramilitaires, aux riches et personnes influentes, aux gouvernements sud-américains, s'infiltre jusque dans les cartels… Mais dès qu'il s'agit de notre cher pays, même pour les missions les plus simples, la voilà qui se défile…
— Faux, j'en ai accepté une il y a peu.
— De manière assez exceptionnelle, je dois dire, sans compter que ce fût un échec total. Ggio m'a fait son rapport. D'après lui, cela avait tout l'air d'un piège et de vieilles connaissances.
Yoruichi commençait à se sentir acculée. Pourquoi insistait-il autant s'il connaissait déjà la réponse ? Où était donc le piège ? Elle lança un regard dangereusement suspicieux à son vis-à-vis et Starrk lui offrit l'esquisse d'un sourire nonchalant.
— Je veux simplement en venir au fait que Urahara enquêtait sur d'éventuels liens entre l'Espada et le gouvernement, Sweetie.
Sweetie ?
Yoruichi grinça des dents. Comme si son nom de scène n'était suffisamment difficile à porter comme ça, voilà que ce crétin s'amusait à le déformer pour en faire quelque sobriquet mielleux et familier.
Elle ignora néanmoins le petit nom qu'elle jugeait stupide et se focalisa davantage sur l'information qu'on venait de lui donner. Et pas des moindres, puisqu'elle concernait non seulement Urahara mais qu'elle dissimulait probablement une intrigue d'ampleur. Ses sourcils se froncèrent graduellement à mesure que l'idée se frayait un chemin dans son esprit; un lien entre l'Espada et le gouvernement ? Autrement dit, une taupe, un traître serait parmi… parmi qui ? L'organisation comme l'institution s'étaient vus mis à mal, ces derniers temps. L'Espada venait de subir une embuscade qui ne laissait pas le moindre doute quant au traître dans ses rangs… mais, d'après les dernières informations qu'elle avait pu récolter, le gouvernement et ses services secrets ne se portaient guère mieux. Qui était l'agent double ? Et surtout, à quoi jouait-il, exactement ?
— L'un des vôtres a infiltré le gouvernement, ou l'inverse ? demanda-t-elle dans un souffle.
En cas de doute, autant poser des questions. C'était l'un des domaines où elle ne s'embarrassait pas de sa fierté. Son métier requérait de la précision, et aucune source ne méritait qu'on la dénigrât. Il haussa les épaules tout en achevant sa mousse de fruits au champagne.
— Je n'ai plus aucune information fiable. Urahara aurait su faire le tri, et visiblement, ça n'a fait que lui apporter des ennuis. Je n'aime pas ce qui se trame.
Cet aveu sembla mettre un point final sur le sujet. Starrk se leva, écarta le bras pour ouvrir le chemin dans un geste qui se voulait galant. Sous l'invitation muette, Yoruichi se leva et se dirigea vers la sortie tandis qu'il payait la note, gratifiant le serveur d'un sourire goguenard. C'était qu'elle avait grandement apprécié asticoter le gamin. Elle fit tout de suite moins la maligne quand un visage familier héla le rouquin.
— Ichigo !
— Renji, je travaille…
Yoruichi se détourna aussitôt, se glissant à travers la foule accoudée au bar pour esquiver le nouvel arrivant. Malheureusement pour elle, Starrk fit son entrée en scène à ce moment précis, lui bloquant le passage.
Et une main s'abattit alors sur son épaule.
— Hé, vous !
Elle lança un bref regard d'alerte à Starrk, en espérant que le message finirait par monter au cerveau du tireur d'élite, puis se retourna en affichant son sourire le plus mielleux.
— Oui, petit ?
La voix un peu trop aiguë, le ton un chouïa trop condescendant, et voilà que Yoruichi pouvait sans peine lire la fureur s'incruster sur le visage du subalterne du si fameux Byakuya Kuchiki.
— T'es la nana qui m'a ridiculisé lors de la descente au club de la vingt-troisième rue ! s'époumona-t-il, attirant l'attention sur eux.
Seul Ichigo tenta de raisonner son ami, en lui demandant gentiment de ne pas péter un scandale, de penser à son job, et autres gentillesses qui passèrent loin au-dessus de la tête de l'homme aux cheveux rouges.
— Tu dois faire erreur, gamin.
— Arrêtez de me traîter de gamin ! s'emporta encore le jeune homme aux cheveux rouges. Je sais très bien qui vous êtes, et vous êtes en état d'arrestation !
Yoruichi éclata d'un rire cristallin, attirant tout l'attention sur elle, laissant une ouverture à Starrk qui déjà, sortait le nécessaire de sa ceinture, prêt à l'action.
— Toi ? M'arrêter ? Je ne crois pas non; ce n'est certainement pas un gamin un peu ivre qui va me priver de ma soirée.
— Vous avez raison, ça ne sera pas monsieur Abarai.
Le sang de la voleuse ne fit qu'un tour. Elle se retourna, toute à sa surprise, et dévisagea l'homme qui se tenait à quelques pas de là. Elle fut une fois de plus subjuguée par sa beauté frigide, soufflée par son maintien, sa noblesse.
— Tiens, tiens. Comme on se retrouve…
Il s'avança.
— Vous l'admettez, alors ? demanda Byakuya Kuchiki.
— Vous n'êtes plus certain ?
— Les femmes comme vous pullulent et avaient tendance à faire de mon quotidien un cauchemar.
Elle émit un léger reniflement de dédain. Une pression sur sa hanche – un mouvement faussement inquiet d'un prétendu compagnon dépassé par la situation – lui indiqua que Starrk était prêt. Elle adressa alors un clin d'œil à son auditoire, une fraction de seconde avant que le tireur d'élite n'ouvrît le feu.
Yoruichi se jeta à terre aussitôt, dans un réflexe mu par la force de l'habitude, et elle se déplaça rapidement dans l'obscurité totale, Starrk sur ses talons. Si la situation s'y était prêté, elle aurait volontiers complimenté le tireur pour son sens aigu de l'observation; son coup de feu avait mystérieusement atteint panneau de contrôle du circuit électrique du restaurant. Comment avait-il pu remarquer un tel détail ? Ce genre de choses, c'était dissimulé derrière le comptoir, la plupart du temps, non ?
La panique étreignait la salle de sa poigne de fer; exclamations, brouhaha, cohue, verres cassés, plaintes… Le mélange était d'un étourdissant ! Mais la voleuse faisait partie de ces gens qui s'animaient plus qu'autre chose dans ces ambiances : une fois relevée, elle fendit la foule d'un pas fluide et dansant, esquivant coudes et les pieds, laissant toujours assez de monde entre elle et les potentiels tireurs. Arrivée à la porte, elle tira une langue moqueuse à Renji qui tentait de la poursuivre en criant. L'amusement teinta ses prunelles dorées et le petit flic à la tignasse rouge s'époumona de plus belle, hurlant à tous ceux qui se mettaient sur son passage qu'il était de la police, le tout agrémenté de « nom d'un chien » et de jurons bien moins adaptés aux chastes oreilles. Enfin, elle pût se glisser dans la ruelle pour attendre Starrk et elle accueillit avec soulagement la brise nocturne sur sa peau après l'atmosphère étouffante du restaurant.
— On ne bouge plus.
La voix ne fût qu'un souffle glacial tout près et Yoruichi sursauta. Peu de personnes étaient capables de la prendre par surprise. D'un regard en biais, elle discerna le visage blême de fureur de Kuchiki et le canon d'une arme pointé sur elle. Elle aurait dû s'en douter, pourtant, qu'il ne serait pas aussi facile à esquiver que son petit chiot rouge.
— Sérieusement ? Tu ne fais même plus partie de la brigade des stupéfiants ! s'exaspéra-t-elle.
En dépit de ses airs bravaches, elle demeurait sur le qui-vive, peu désireuse de se faire trouer le cuir. En prime, la réplique offrit la distraction nécessaire à son petit numéro; déjà, Starrk se faufilait et pointait à son tour son arme sur Byakuya.
— Voilà, on a l'air malin, maintenant, soupira Yoruichi pour en rajouter une couche.
— C'est d'un ennui, surtout, renchérit Starrk.
Froncement de sourcil de la part du policier. Personne ne s'y trompait : les renforts étaient en route et c'était la première équipe arrivée qui raflerait la victoire. Ils étaient en ce moment même sur le fil du rasoir, cet instant où tout pouvait dégénérer de façon fatale d'une seconde à l'autre. La tension montait. Yoruichi cherchait une échappatoire… en vain. En dépit de l'attitude de Starrk, il ne bronchait pas sous la menace et se contenter de patienter avec un incroyable sang-froid.
Crissement de pneus au coin de la rue.
Dépourvu du son des sirènes. Yoruichi et Starrk échangèrent un regard, déduisant tous deux qu'ils feraient partie de l'équipe gagnante ce soir. Triomphante, elle sourit à celui qui la tenait en joue :
— Allons, filez tant que vous en avez encore l'occasion, rengainez et on vous laisse partir.
Byakuya Kuchiki aurait pu saisir l'occasion pour sauver sa vie. Il fit mine, un moment, d'abaisser son arme et de reculer d'un pas. Hésita encore. Jeta un coup d'œil à Starrk. Et la voiture qui arrivait plein pot.
Un coup de feu.
— Merde !
Yoruichi cligna des paupières en voyant le membre de l'Espada plonger pour se mettre à couvert, dirigeant son arme vers la voiture qui venait de s'arrêter devant eux. Elle plongea à son tour, embarquant le policier dans sa chute et elle se tassa derrière des poubelles pour se protéger du flot de balles. Fin de la salve. Starrk ouvrit le feu à son tour tout en criant à l'adresse de la voleuse :
— Casse-toi, je te couvre ! M'est avis que Grimmjow sera heureux que je lui ramène l'un de ces connards.
Donc, Starrk pensait que ces mecs travaillaient pour la même personne que celui qui avait fait capoter la mission d'Ulquiorra et Nnoitra.
Yoruichi profita de la fenêtre que lui offrait le membre de l'Espada pour avancer à reculons vers le fond de la ruelle et trouver une issue. Du moins, pensait-elle jusqu'à ce que son regard tombe sur cette saleté de flic. Têtu, Byakuya tenait son arme dans une main et pressait une blessure à l'abdomen de l'autre. Elle leva les yeux au ciel, au comble de l'exaspération, le désarma sans effort et lui saisit le bras pour le tirer avec elle.
— Lâchez-moi !
— Certainement pas, tu dois trop horripiler Soi Fon pour que je te laisse le loisir de clamser dans une ruelle sordide.
Et sans autre forme de procès, elle l'assomma d'un coup sur la nuque pour le faire taire un peu. Choix qu'elle regretta bien vite lorsqu'elle réalisa qu'un poids mort ne l'aidait pas des masses dans sa fuite.
— Mais puisque je te dis que je ne suis pas avec ces types !
Le sifflement agacé de Yoruichi n'était qu'un murmure dans l'espace sombre.
— Il m'a pas laissé vous arrêter, vous étiez donc alliés, répliqua-t-il à voix haute.
Le teint de Byakuya devenait de plus en plus livide à mesure que le sang poissait les mains de Yoruichi. Leur proximité aurait presque pu être sensuelle s'ils ne se fixaient pas en chien de faïence dans un décor aussi glauque; ténèbres et humidité refermaient leurs doigts crochus sur eux dans un cocon aux allures de cage.
— Bordel, Kuchiki, tu veux notre peau, ou quoi ? C'est pas le moment des explications !
— Je n'attends pas d'explications de la part d'une traîtresse.
Chacune des réparties de Byakuya fut incroyablement calme et posée compte tenu de son état. Elle avait fini par se cacher dans un hangar non loin de l'incident et elle compressait désormais la plaie sur l'abdomen de son policier préféré pour stopper le flot d'hémoglobine, sans grand résultat. De toute façon, la balle n'était pas ressortie; il avait besoin de quelqu'un de compétent et vite.
— Faut que je trouve quelqu'un pour t'emmener à l'hosto, fit-elle les dents serrées.
— Non, je ne te lâche pas.
— Je ne compte pas me rendre.
— Et je ne compte pas laisser filer mon unique chance de trouver qui est le second traître à temps.
Le second traître ? Quoi, il croyait qu'elle le connaissait, le génie du crime qui se dissimulait au sein même des services du gouvernement ? Et puis quoi encore ? Elle ne faisait que chercher ce crétin d'Urahara… Ce crétin même qui avait accepté une mission… Et si, justement il courait après ce traître et que Soi Fon était elle aussi au courant, alors… Toute la situation commençait à prendre de toutes autres dimensions alors qu'elle s'efforçait de mettre les informations bout à bout.
Toujours était-il qu'il était hors de question qu'elle se pointât dans un hôpital si c'était pour se retrouver ensuite avec les menottes aux poignets. Hors. De. Question. Elle ne laisserait pas ce poulet la mener par le bout du nez de la sorte. Ce serait vraiment la meilleure, ça, de se retrouver en taule pour sauver la peau d'un flic au joli minois. Elle aurait dû le laisser crever dans cette fichue ruelle. Quelle mort glorieuse, que d'être pris entre deux feux entre deux gangs, alors qu'il venait tout juste de prendre du galon. Ou encore, abandonné par une voleuse peu scrupuleuse qui n'aurait pas attendu l'arrivée des secours. S'il perdait connaissance et que personne n'était là pour limiter l'hémorragie, il y resterait probablement. Si elle tardait plus, il y resterait aussi.
Ils s'affrontèrent du regard.
