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« Do you still think that we're not brave if we don't bleed ? »

Steve Conte


— Merci, Isshin.

C'était la deuxième fois que le médecin lui sauvait la mise en bien trop peu de temps à son goût. Pourtant, Yoruichi était loin d'être une ingrate et elle le remercia comme il se devait. Kurosaki se contenta d'hausser les épaules, plus blasé qu'autre chose. Il n'avait toujours pas de nouvelles d'Urahara, et la disparition de son vieil ami semblait le mortifier.

— Il devrait s'en sortir assez vite, un peu de repos devrait faire l'affaire. Tu peux toujours t'éclipser après avoir appelé les secours ou quelque chose comme ça, maintenant qu'il est hors de danger.

Yoruichi savait qu'Isshin avait raison : elle devait prendre la poudre d'escampette au plus vite et laisser ce flic se débrouiller tout seul de son côté. Elle avait été assez magnanime pour lui sauver la peau, elle pouvait maintenant profiter du temps de rétablissement de Byakuya pour commencer à mettre le plus de distance entre elle et lui. Néanmoins, qu'il y eût une taupe parmi le gouvernement, que tout cela fut lié apparemment à une histoire de drogue – c'est ce dont elle avait déduit de la promotion de Kuchiki depuis la brigade des stupéfiants – liée à un contrat qu'Urahara aurait pris à sa place rendait la situation plus délicate que prévu. Et Kuchiki détenait toutes les informations dont elle avait besoin. Pourquoi ne pas essayer d'exploiter cette ressource ?

Comme s'il lisait dans ses pensées, le médecin ajouta, sceptique :

— Tu as conscience qu'il va saisir la moindre occasion de te jeter derrière les barreaux ?

Elle hocha la tête lentement, son regard se posant sur le visage du blessé, profondément endormi. Il avait l'air tout de suite plus humain, moins austère, ainsi.

— Tu devrais peut-être partir au plus vite, dans ce cas. Histoire que tu ne te retrouves pas en taule avec moi.

Elle offrit à son ami un sourire fatigué et il se contenta d'hausser les épaules. Supposant qu'elle ne comptait pas conduire Kuchiki à un hôpital, il lui donna quelques informations pour changer ses bandages et sur les quantités d'antidouleurs qu'elle pouvait lui administrer avant de partir.


Lentement, Byakuya ouvrit les yeux. Il ne lui fallut guère longtemps pour réaliser qu'il se trouvait dans un hôtel miteux; l'odeur de lessive bon marché, les couleurs maussades autour de lui, la taille de la fenêtre, le commun des meubles, la qualité du matelas. Des détails qui ne lui échappèrent guère. Les souvenirs de la veille – en admettant qu'il n'avait pas trop dormi – lui revinrent peu à peu. Il se souvenait encore de l'exaspération de la traîtresse quand il avait refusé de se plier à sa volonté. Le « soit » amer qu'elle avait prononcé avant de passer un rapide coup de téléphone. Puis la difficulté avec laquelle ils avaient traversé une partie de la ville jusqu'à trouver une chambre d'hôtel où se cacher. La situation actuelle n'avait donc rien de surprenant.

Ce qui le surprit davantage, en revanche, fut de trouver Yoruichi dans la pièce. Recroquevillée dans le fauteuil dans le coin de la pièce, elle semblait dormir à poings fermés. Il prit un instant pour l'observer à la dérobée, intrigué par sa présence. Il n'aurait jamais cru qu'elle tiendrait parole jusque-là. Sentant probablement le regard scrutateur de l'agent, elle ouvrit les yeux, dardant ses prunelles dorées dans celles anthracite. Sans un mot, elle déplia ses membres et s'étira avec une paresse féline, fit craquer sa nuque puis bondit lestement sur ses pieds.

— Enfin réveillé ? Je commençais à m'impatienter, lâcha-t-elle enfin.

Il arqua un sourcil en guise de réponse. Laborieusement, il essaya de se redresser, évaluant de lui-même son état, avant de se saisir du verre d'eau sur la table de chevet. Même convalescent, il conservait une posture digne. Yoruichi mentirait si elle prétendait ne pas être fascinée par sa peau opaline, par sa musculature déliée. Elle secoua la tête pour s'éclaircir l'esprit, tandis que Byakuya s'exprimait enfin.

— Sais-tu qui est la taupe de la Soul Society ?

— Pas la moindre idée.

Il la scruta à nouveau, cherchant à discerner un possible mensonge. Byakuya soupira, et s'expliqua :

— Quelqu'un a détourné une partie infime des produits illicites saisis par la brigade des stupéfiants. Jusque-là, rien d'inhabituel, les flics pourris, ce n'est pas si rare. On finit par leur mettre la main dessus.

Yoruichi acquiesça, l'invitant à poursuivre.

— Mais en tombant sur un labo il y a quelques mois de cela, on a découvert que ces échantillons volés ont servi à mettre au point une nouvelle drogue, au taux d'accoutumance hors du commun. Cette drogue n'a pas été lancée sur le marché, mais ça ne saurait tarder.

— Et je commence à penser que la section six de l'Espada et la disparition d'Urahara ne sont pas tellement étrangers à cette affaire. Tu as été promu pour pouvoir enquêter directement parmi les grosses pointures du gouvernement et découvrir qui est le traître. Je ne vois absolument pas ce que je viens faire là-dedans, mentit-elle.

— Tu es la plus à même de retrouver Urahara. Mais il nous faut la confirmation de tes amis de l'Espada pour savoir s'ils cherchaient bel et bien la formule de cette drogue. Pour s'attirer les faveurs de ce dernier, il faut trouver qui a trahi l'Espada et ton informateur.

— En gros, tu veux te servir de moi pour donner un coup de boost à ta petite carrière et sauver l'organisation que j'ai quitté dans la disgrâce.

— Une idée de Soi Fon, en fait.

Elle croisa les bras sur sa poitrine, une moue insatisfaite sur ses traits. La dernière fois que Soi Fon avait mijoté un plan la concernant, Yoruichi s'était retrouvée piégée par cette dernière. Autant dire que cette histoire de mission perdait tout de suite beaucoup de sa crédibilité. À moins que ce ne fut un test, pour évaluer ses capacités ? L'idée lui arracha un soupir exaspéré.

— Et j'y gagne quoi, moi, hein ?

— Un coup de main pour retrouver Kisuke Urahara me semblait être suffisamment attrayant.

— Oh, il suffit de trouver le traître parmi les hommes de Grimmjow, ce ne sera pas bien sorcier. Par contre, pour ton histoire de taupe au sein du gouvernement, je pense qu'il va falloir me faire une offre plus alléchante, ronronna-t-elle.

Il poussa un soupir. Il s'y attendait. Soi Fon avait prédit une telle réaction elle aussi.

— Soi Fon est en train de te négocier l'immunité diplomatique. On ne peut malheureusement rien garantir à ce stade.

Yoruichi battit des cils, chassant la surprise de son regard. La situation était donc désespérée à ce point. Elle ne perdait rien à trouver le traître de l'Espada en premier, en attendant que les négociations se terminent. Elle accepterait la deuxième partie du marché dès qu'on lui confirmerait sa teneur. C'était presque trop beau pour être vrai. Elle plissa les yeux, suspicieuse, cherchant à son tour à découvrir quelle partie de mensonge se dissimulait là. Mais Kuchiki était un mec trop droit pour lui mentir. Elle ne donna pas son accord immédiatement et préféra rester obscure quant à sa décision finale.

— Tu te reposes. Je vais essayer d'en apprendre un peu plus.

— On devrait commencer par échanger nos informations, insista Byakuya.

Elle lui lança un sourire carnassier dont elle seule avait le secret, désignant dédaigneusement sa tempe de son index :

— Toutes mes informations sont là !

Seul son informateur conservait les dossiers, mais il n'était plus là pour filer un coup de main, songea-t-elle amèrement. Byakuya comprit qu'il n'obtiendrait rien d'elle sans avoir d'abord fait quelque chose pour elle. Il ouvrit la bouche, avec la ferme intention de lui en apprendre davantage, mais elle le coupa aussitôt.

— On fera ça quand je rentrerai, je dois d'abord m'assurer que tous mes alliés se portent au mieux.

À vrai dire, elle attendait seulement que la belle au bois dormant daigne revenir à la conscience, histoire qu'il puisse se défendre en cas de pépin. Mais elle garda cette pensée un soupçon trop altruiste pour elle et quitta la petite chambre dans la précipitation.


— Yo, Yammy !

Yoruichi avait joyeusement salué le videur qui ne lui répondit que d'une œillade torve. De toute évidence, avoir la jambe et le pouce dans le plâtre depuis leur première rencontre le rendait peu accueillant. La voleuse lui sourit de toutes ses dents, bien consciente de s'être fait un ennemi. Mais continuer à jouer de la méfiance ou s'en préoccuper alors qu'il était trop tard ne serait qu'une perte d'énergie. Elle se contenta donc de se faufiler dans le club Pantera pour en trouver le patron.

Dans l'obscurité du couloir, quelqu'un lui attrapa sauvagement le bras et l'attira dans un recoin, la plaquant contre le mur, le coupant toute échappatoire.

— T'étais passée où, bordel ?

La question, qui n'était qu'un feulement agressif, lui fit comprendre immédiatement que Grimmjow était furax. Yoruichi leva les mains en signe de paix avant de répondre :

— Je me suis terrée le temps que les choses se tassent.

— Et le flic ?

Merde. Il savait donc. Elle détesta momentanément Starrk pour avoir été si précis dans son récit. Son alliance avec Byakuya devait absolument rester secrète.

Elle offrit un sourire goguenard, prenant le risque de livrer une demi-vérité, tout en sachant qu'il vérifierait. Elle espérait juste que Byakuya pourrait s'en tirer sans elle.

— Je lui ai trouvé un toubib et je l'ai abandonné dans sa chambre d'hôtel après lui avoir soutiré quelques informations. Tu m'as prise pour une débutante, ou quoi ?

— Je sais que tu étais agent secret avant ça, siffla-t-il.

Affronter la colère de Grimmjow n'était pas à l'ordre du jour, et Yoruichi se contenta de froncer les sourcils, avant de rétorquer :

— Alors tu sais probablement aussi que pour rien au monde je ne retournerais chez eux. Finir dans une cage n'a jamais été mon trip, si tu vois c'que je veux dire.

Il lâcha enfin prise et Yoruichi rajusta sa veste en cuir, avant de passer à sa section de l'interrogatoire :

— Maintenant, explique-moi un peu ce qu'il s'est passé hier. Pourquoi on a été attaqués, Starrk et moi ? Représailles de l'ennemi de ta maquerelle, ou bien quelque chose à voir avec cette nouvelle drogue dont tout le monde s'arrache la formule ?

Elle ne put dissimuler le fiel dans sa voix, et elle lut dans le regard de l'homme aux cheveux bleus qu'elle était sur la bonne piste. Elle rouvrit la bouche pour enchaîner sur l'éventuelle implication d'Urahara dans cette affaire, mais il ne lui en laissa pas le temps :

— Suis-moi.

Ils se dirigèrent vers un escalier dérobé. Yoruichi entrevit la piste de danse un peu plus loin, la musique au tempo retentissant mais lascif, la foule déchaînée sur la piste. La brève envie, bien que déplacée, de se jeter dans la houle l'étreignit. Elle l'ignora, laissant une vague de nostalgie prendre sa place alors qu'elle pensait au club d'Urahara.

Arrivés dans un petit bureau où les attendaient déjà Halibel, Starrk et Ulquiorra, Yoruichi pu constater l'état des membres de l'Espada. Un des bras de Grimmjow semblait désarticulé, leurs vêtements étaient maculés de sang. Grimmjow se laissa tomber sur une chaise, tout en commençant :

— Tu as raison sur un point : tout est lié à cette drogue, la Hollow Soul. Son créateur était l'un des nôtres, puis a décidé de faire cavalier seul, histoire de maximiser ses bénéfices.

— En général, on ne quitte pas l'organisation comme ça, précisa Starrk, Grantz a acheté sa liberté auprès du grand patron contre des informations venant directement du gouvernement et d'autres promesses diverses.

La voleuse fronça les sourcils, alors si elle voulait trouver la taupe, il lui fallait mettre la main sur ce mystérieux Grantz ?

— Mais désormais, les intéressés lui courent après, et c'est un véritable foutoir. Grantz pense que nous avons lâchés ces clébards après lui ce n'est pas le cas.

— T'es en train de me dire qu'il s'attaque à vous parce qu'il vous croit responsables de ses malheurs alors que vous ne l'êtes pas ? ironisa Yoruichi.

Halibel s'exprima à son tour :

— Nous pensons que quelqu'un l'a provoqué dans le but de créer des tensions, peut-être même une guerre de gangs, dans le seul but de s'approprier la formule d'HS.

Yoruichi déduisit les détails d'elle-même : pourquoi les cachotteries, les différentes implications de l'Espada et du gouvernement, l'effervescence conséquente. Elle posa la question qui lui brûlait les lèvres, désireuse d'obtenir confirmation.

— Le contrat qui m'était destiné et que Kisuke a finalement pris, était-ce voler la formule ?

Le silence qui s'installa lui suffit. Yoruichi s'apprêta à s'en aller, mais Ulquiorra, jusque-là silencieux, l'interpella :

— Attends. C'est pire que cela.

Elle plongea dans le regard émeraude impassible, l'invitant à poursuivre.

— Urahara a bien accepté le contrat. Mais visiblement, il ne s'est pas contenté de voler la formule.

La voleuse devina immédiatement ce qu'avait fait son ami; une telle drogue ne pouvait pas être mise sur le marché sans créer un chaos sans précédent, prendre des vies et nuire à toutes les activités, souterraines ou non…

— Il l'a détruite… acheva-t-elle dans un murmure suffocant.

Les représailles ne devaient pas être des plus sympathiques. C'était la raison pour laquelle tout le monde en avait après Grantz, qui se vengeait sur l'Espada, et le cercle vicieux était sans fin. La saccage de son bureau devenait tout de suite beaucoup plus clair, ses ennemis cherchaient tout simplement le fruit de son larcin, qui pourtant n'était plus.

— Comment l'avez-vous appris ? Qui était le commanditaire ?

Seules les réponses à ces questions pouvaient lui donner une chance de retrouver son ami. Elle savait que ces réponses seraient payantes aussi. Qu'un nouveau marché se profilait.

— Il faut trouver celui qui veut la formule et l'éliminer. En faisant cela, tu peux à la fois retrouver Urahara et mettre en terme à la guerre qui se profile.


Une sourde angoisse asphyxiait Yoruichi quand elle retourna à l'hôtel. Elle pénétra dans la chambre, tremblante et fébrile. Il lui fallait partager ses informations et son plan avec Byakuya. Il leur fallait s'approcher suffisamment de Grantz pour pouvoir obtenir quelques informations. Et ce sans l'aide des membres de l'Espada, qui ne pouvaient guère s'impliquer au risque de s'attirer davantage les foudres de leurs rivaux. Elle soupira, alluma la lumière de la petite table qui projetait une chiche lueur orangée, tout en posant les clés à côté.

Le silence de la chambre l'inquiéta soudain. Elle se figea dans son mouvement et, tous les sens à l'affût, chercha Byakuya. Allait-elle trouver Soi Fon prête à lui passer les menottes une fois de plus ? Le flic avait-il menti sur toute la ligne ? Mais non, il était assoupi. Yoruichi s'approcha à pas feutrés, jetant un rapide coup d'œil par la fenêtre, sous le lit, dans l'étroite salle de bain. Rien à signaler. Alors seulement, au chevet de Byakuya, elle réalisa combien il était pâle. Elle porta une main à son front, l'autre à son poignet pour évaluer son pouls et sa température. Se réveillant brusquement, il la repoussa.

— C'est pas infecté, marmonna-t-il. J'ai vérifié.

D'un haussement d'épaule, elle fit mine de se désintéresser de lui et elle se débarrassa de son blouson. Elle avait grand besoin d'une douche. Se dirigeant vers la salle de bain, elle commença à se dévêtir, sans aucune pudeur.

— Tu pourrais peut-être te trouver ta propre chambre, protesta Byakuya.

— Dès que tu iras mieux, on trouvera une autre planque, promit-elle d'un ton égal.

L'héritier de la famille Kuchiki s'étonna d'une réaction aussi plate. Il s'attendait davantage à ce qu'elle le taquine une fois de plus, à une remarque cinglante et vulgaire. Mais elle disparût dans la salle de bain sans autre forme de procès.

En dépit de la qualité médiocre des lieux, la salle de bain était tout de même munie d'une minuscule baignoire et Yoruichi se fit couler un bain. Elle conserva le silence pendant tout ce temps, ressassant les derniers événements à la recherche d'un indice. Enfin, elle coupa l'eau et se glissa dans l'eau bouillante, cherchant à délasser ses muscles. Mais l'inquiétude compressait toujours plus sa poitrine.

Elle jeta un coup d'œil à la porte entr'ouverte, essaya de deviner à quoi pouvait bien penser Kuchiki. Elle hésita à lui adresser la parole, lui faire son récit depuis la baignoire, où il ne pourrait pas scruter son visage pour déceler les mensonges ou la mettre mal à l'aise, puis réalisa que les échos pourraient parvenir à quelques oreilles indiscrètes, et qu'elle ferait mieux de surveiller ses paroles.

— Alors, ton rendez-vous ? l'interrogea Byakuya depuis la chambre.

— Instructif.

— Les quelques coups de téléphone que j'ai passés aussi. Déjà entendu parler de monsieur G. ?

Grantz, devina-t-elle aussitôt. Byakuya semblait être assez malin pour ne pas hurler leur conversation sur tous les toits. Mais il se montrait impatient, aussi. Idée amusante que de le voir parler par codes plutôt que d'attendre qu'elle ait fini de prendre son bain. Un sourire en coin naquit brièvement sur les lèvres de la voleuse, puis s'estompa aussitôt face à l'aspect désespéré de la situation; il n'était guère temps de s'amuser.

— Ouais, et de son délice de création dont il a perdu la recette ! s'exclama-t-elle d'un ton ironique.

— Je sais où le trouver, si tu veux essayer ses autres pâtisseries…

L'entendant se lever et se rhabiller, Yoruichi se redressa dans la baignoire :

— Que fais-tu ?

Il n'était pas en état de sortir !

— Je vais nous trouver à manger, je n'aime pas être materné, rétorqua-t-il, frigide.

Yoruichi s'inquiéta brièvement de son absence, tourna en rond dans l'étroite chambre d'hôtel en attendant son retour, avait même pris la peine de s'habiller convenablement plutôt que de traîner en peignoir trop court ou autre fantaisie d'exhibitionniste. Mais Byakuya Kuchiki revint bel et bien, un sac de nourriture chinoise à emporter dans les mains, visiblement fatigué et revigoré à la fois par sa promenade. Ils s'attablèrent tous deux et discutèrent de leur affaire autour du repas, évaluant toutes les possibilités, partageant leurs informations, passant en révision tous les détails et s'accordèrent sur un plan digne de ce nom, qui n'impliquait que leur duo nouvellement formé.