-STAY-

All along it was a fever
A cold sweat hot-headed believer
I threw my hands in the air, said show me something
He said, if you dare come a little closer

Prologue

Le bar est plein à craqué.

La musique résonne jusque sous mes pieds, les corps se collent et se tortillent dans des danses sensuelles sans aucunes barrières, ni tabous.

J'observe les gens en finissant ma bière.

Un groupe de jeunes femmes à l'autre bout de la piste improvisée attire mon attention.

Les robes sont courtes, les verres sont pleins. Et leur corps serrés dans des morceaux ridicules de tissus me feraient presque de l'œil si seulement ça n'était pas aussi vulgaire.

Une d'elle chuchote à l'oreille de sa copine. Les deux se tournent d'un même ensemble vers moi, accoudé au bar.

Regard. Sourire.

C'est tellement facile.

Elles pouffent, bien qu'elles n'aient absolument pas l'air mal à l'aise.

Je commande au barman quelque chose de plus fort. J'ai besoin de me détendre avant que ma tête n'explose.

C'est ce soir ou jamais, et j'ai vraiment besoin de faire retomber la pression.

- Dure journée ? demande le barman en me servant mon rhum vieux.

Les glaçons tintent dans le verre, me faisant grimacer. J'aurais dû penser à lui dire que je le voulais sec.

- Dure vie.

Il me lance un sourire compatissant alors que j'avale mon verre d'une traite. Les glaçons tintent encore quand je repose le verre vide sur le bar.

Faudrait que je garde les idées clairs pour quand les gars me rejoindront, mais pour l'instant, j'ai juste besoin de décompresser.

Et je veux oublier.

Je jette un autre coup d'œil au groupe de filles, mais il a disparut.

Un soupire passe mes lèvres avant que je ne commande un deuxième verre. Sec cette fois.

Je défais deux boutons de ma chemise parce que, au milieu de tout ce brouhaha, j'étouffe.

Quand je repose mon troisième verre, vide, quelques minutes plus tard sur le bar, une voix résonne dans mon crane par dessus la musique.

- Vous ne devriez pas boire aussi vite.

Ma tête pivote sur la brune à mes cotés qui a les yeux fixés sur son propre verre. J'l'ai déjà remarqué, deux minutes plus tôt, quand elle a demandé un autre cosmo au barman. Ses cheveux longs et ondulés cachent la moitié de son visage.

Elle fait tourner son verre entre ses doigts avant d'en boire une gorgée.

Peut-être que l'alcool à déjà envahi mes sens et me fait m'imaginer entendre des voix… Mais quand elle se tourne légèrement vers moi, je réalise qu'elle m'a bien parlé. Preuve que je ne suis pas encore totalement bon à enfermer.

Pendant un instant, aucun de nous ne parle ou ne bouge.

Ses yeux marrons me percutent, leur profondeur noue mon estomac. Son regard soutient le mien pendant quelques secondes.

Il est sombre, profond, vitreux. Déroutant.

- Ca fait deux heures que je suis là, j'vous garantis que si vous continuez à boire aussi vite vous allez vomir sur vos chaussures dans une demie heure.

Sa réflexion me tire un sourire.

- Ca vous est arrivé ?

Elle grimace.

- C'est arrivé au type qui était là juste avant vous.

Elle demande un autre cosmo au barman. Il s'exécute dans un sourire enjôleur mais elle ne le regarde même pas.

- Vous faites ça souvent ?

- Boire seule dans un bar ?

- Conseiller des inconnus sur leur façon de boire ?

Elle éclate de rire, me faisant presque sursauter.

Son regard et son comportement m'indique qu'elle n'est certainement pas à son premier verre, pourtant, elle me parait lucide quand elle verrouille son regard au mien une nouvelle fois.

L'alcool commence à m'engourdir, le bout des doigts me piquent, ma bouche devient cotonneuse.

- Mauvaise journée ? devine-t-elle en fixant son regard sur le bas de mon visage.

- Mauvaise future femme.

Elle approche son verre du mien pour les faire trinquer.

- Mauvais rencard, avoue-t-elle dans une moue adorable.

Un sourire s'étire sur ses lèvres quand je fais tinter nos verres entre nous.

Sa répartit m'attise et m'amuse à la fois. Elle finit son verre d'une traite.

- C'était si horrible ?

- Il a parlé que de son boulot, et de la taille monstrueuse de son salaire, j'ai pas pu en placer une.

- Aie.

- Pourquoi c'est si compliqué de trouver un mec sympa qui ne soit pas centrer que sur lui-même ?

- Ils sont déjà mariés, j'imagine.

Elle étouffe un rire avant de repousser ses cheveux ondulés par dessus son épaule.

Son naturel me perturbe. Pas une trace de maquillage sur sa peau. Elle n'est pas le genre de fille qui traine ici d'ordinaire.

Elle est jolie. Vraiment jolie. Des traits fins et gracieux, des grands yeux sombres, un nez droit, des lèvres charnues et roses.

Son chemisier est ouvert de deux boutons, laissant entrevoir le haut de sa poitrine sans trop en dévoilé, sa jupe remonte légèrement sur ses cuisses parce qu'elle est assise mais elle n'a rien des femmes que j'ai vu danser plus tôt. Elle est élégante, raffinée.

Quand elle voit que je l'observe, elle me sourit.

Je suis conquis, sans même l'avoir voulu.

Elle boit une gorgée d'un nouveau verre pendant que je la regarde encore, incapable de réfréné ce qu'elle provoque en moi : du désir.

Brulant, vif, tenace.

J'ai du mal à rester de glace quand elle se penche un peu en avant, sa jupe remontant de quelques millimètres sur la peau laiteuse de sa cuisse.

Voilà des années que je n'avais pas ressentit une chose pareille.

- Mauvaise future femme, alors ? demande-t-elle après une gorgée qui lui brule la gorge mais dont elle feint l'effet.

Cela est la preuve qu'elle n'a pas l'habitude de boire comme ça. Ce constat me rassure presque. Ca n'est pas une habituée.

Son regard retrouve le mien.

Les sentiments qu'elle ressent sont dissimulés par quelque chose de bien plus puissant que je n'arrive pas à identifier. La curiosité ? L'empressement ?

Un type derrière moi me bouscule, me faisant faire un pas vers elle.

Elle se contente de sourire très légèrement, ses yeux ne lâchant pas les miens une seconde.

- Histoire toute tracée, rupture toute prévue, confirmé-je.

J'ai l'impression que le dire à voix haute allège le poids sur mes épaules. Ou est-ce l'alcool qui coule dans mes veines qui me rends moins morose ?

- Vous êtes donc venu vous divertir.

Je ne repousse pas le sourire qui veut étirer mes lèvres.

- Effectivement, dis-je avec honnêteté.

Sa cuisse bouge légèrement pour venir frôler la mienne.

On se dévisage quelques secondes en silence.

J'ai l'impression d'être incapable de la quitter des yeux.

Ses pupilles troublent de désir et de confusion mêlés la trahissent. Je sais qu'elle la sent, cette attraction entre nous.

Brutalement, l'évidence s'impose à moi : je sais comment ça va finir... Et elle aussi.

Elle est exactement ce dont j'avais besoin.

Elle secoue la tête en étouffant à nouveau un rire.

Nouvelle gorgée.

Nouveau mouvement de sa cuisse.

La musique autour de nous est assourdissante, et j'ai du mal à rester immobile.

- Tu veux danser ? demande-t-elle au bout de quelques secondes où mon regard se perd dans le dessin fin et net de son cou.

- Je ne...

- Ou tu préfères partir d'ici tout de suite ?

Je hausse un sourcil, perturbé mais malgré tout séduit par l'honnêteté et la transparence dont elle fait preuve.

- Es-tu toujours aussi directe ?

Elle se penche vers moi d'un geste lent mais assuré. Elle est si proche que je glisse un regard vers sa bouche, me rendant compte avec brutalité à quel point j'ai envie de savoir quel goût elle a.

Je sens son souffle chaud se couper quand je relève les yeux vers les siens. Si j'avais été totalement lucide, j'aurai pu prétendre l'avoir vu rougir. Mais l'alcool me grise, et le désir s'empare de mes membres avec un peu plus d'entrain que précédemment.

Je la veux.

- J'ai certainement trop bu, avoue-t-elle en haussant les épaules.

- Tu…

- Mais nous sommes adultes. J'ai pas envie de promesse que tu ne tiendras pas et tu n'as clairement pas en tête de vivre une superbe histoire d'amour.

- Certes.

- Je nous évite juste une perte de temps monumentale.

- Mon plan drague aurait été épique.

Elle éclate de rire. Ce son me fout la chair de poule.

- Et tu aurais laissé une rose sur mon oreiller au petit matin.

J'aimerais rire, mais son regard se fait plus profond quand elle s'approche un peu plus.

Son parfum sucré vient titiller mes sens et affoler mon cerveau malmené.

Mes doigts effleurent sa cuisse entre nous, presque sans que je m'en rende compte, comme si l'envie de la toucher était brutalement si forte que je n'arrivai pas à contrôler mon corps et mes gestes.

Le tissus qui m'empêche de toucher sa peau me frustre au plus haut point.

Je me rapproche d'elle un peu plus, presque inconsciemment.

Maintenant, j'ai terriblement envie de l'embrasser.

Autour de nous, il y a le monde, la musique, les vibrations dans nos pieds et les rires dans nos dos… mais rien ne semble plus compter. Seulement elle, pour quelques instants encore.

Je sais comment ça va se finir, et, quand elle glisse ses mains dans les poches arrières de mon jean dans l'unique but de me rapprocher d'elle, je réalise que ça lui convient parfaitement à elle aussi.

On se dévisage quelques secondes, le désir crépitant entre nous jusqu'à rendre douloureux tout mes muscles.

Je finis par me reculer pour glisser au barman un billet assez conséquent pour payer nos consommations.

Quand je lui jette un regard, elle à déjà enfilé sa veste noire et s'est levée pour partir.

Je la suis jusqu'à l'extérieur en enfilant mon manteau, nos corps se suivant de près à travers la foule.

Guidé par un nouvel instinct que je refuse de comprendre pour l'instant, je ne vois plus qu'elle.

Dehors, le froid d'octobre me pique le visage, mais j'm'en fou. Je n'ai d'yeux que pour la femme debout devant moi, perchée sur ses talons hauts qui me donnent le vertige.

Le silence de la rue ne la perturbe pas, au contraire. Elle slalome entre les gens sur le trottoir avant de me jeter un regard brulant. Si quelques secondes l'idée que le changement d'ambiance ne la fasse changé d'avis m'a effleuré, ce que je lis dans ses yeux me prouve tout le contraire. L'alcool dans nos veines ne nous aident certainement pas à y voir clair mais jamais le doute ne semble la secouer, ni même l'effleurer.

En marchant derrière elle jusqu'au parking où le silence s'installe, laissant la musique du bar derrière nous créer un bruit de fond, j'admire son corps fin moulé à la perfection. Mon sang s'agite quand mes yeux glissent le long de ses jambes galbées. Quel abrutis est donc passé à coté du charisme qu'elle dégage ?

- Tu devrais lui donner une deuxième chance.

Ma voix la fait sursauter dans le parking.

Elle se tourne vers moi en s'arrêtant de marcher. Elle fait au moins encore dix bons centimètres de moins que moi malgré la hauteur de ses escarpins.

Ses joues sont légèrement colorés, presque autant que ses lèvres. Elle a l'air brulante.

- Pardon ? demande-t-elle en me dévisageant.

- Le type de ce soir. Tu devrais lui donner une deuxième chance.

Elle fronce les sourcils même si un sourire se dessine sur ses lèvres.

- Et pourquoi ? demande-t-elle en penchant la tête sur le coté.

- Il devait être intimidé par toi.

Mon murmure la fait sourire un peu alors que ma main remonte à son visage pour en dégager une mèche de cheveux bruns. J'effleure sa mâchoire et la peau pâle de son cou pendant une seconde alors que sa respiration s'accélère. Sentir sa peau contre le bout de mes doigts fait accélérer mon cœur. Le désir m'embrase totalement alors que je n'ai fait que l'effleurer.

- Tu l'es ? demande-t-elle du bout des lèvres.

J'ai l'impression que ma réponse pourrait tout changer.

- Non.

C'est la vérité. Je ne suis pas intimidé. Je suis séduit.

Complètement.

Son sourire se fait plus vrai. A peine éclairé par les lampadaires du parking désert, elle est vraiment belle. Ma main retombe entre nous alors qu'on se dévisage quelques secondes dans un silence lourd.

- Tant mieux, murmure-t-elle en s'approchant.

Je la regarde faire sans bouger alors que nos souffles s'accélèrent.

Le désir me fait bruler d'envie de la toucher mais je ne veux rien changer à la situation. Pour la première fois de ma vie, c'est la femme en face de moi qui mène la danse, et j'adore ça.

La seconde d'après, ses lèvres effleurent les miennes.

Sa bouche à le gout de la vodka et du désir. Je l'entends gémir légèrement quand ma langue envahit sa bouche sans lui demander sa permission.

Son corps brulant se colle contre le mien alors que je reprends le contrôle de la situation en maintenant son visage contre le mien de mes mains.

Plusieurs fois, elle gémit contre mes lèvres, affolant mon pouls.

Je la veux. Maintenant, dans la seconde.

- Ta voiture ? murmure-t-elle contre ma bouche.

Son corps est brulant, tremblant, et le mien totalement hors de contrôle.

En quelques pas, on atteint mon pick-up avant de monter dedans d'un même claquement de portière.

A peine sommes nous assis qu'elle traverse le véhicule et vient s'asseoir sur mes cuisses.

Bien. Parfait. Pas besoin de savoir si on va chez elle ou chez moi. Ça m'arrange, j'n'ai ni envie de parler, ni la force d'attendre pour pouvoir la posséder.

Le désir fait trembler mes mains quand je lui enlève son manteau, puis les premiers boutons de son chemisier. Mes mains passent dans son dos alors que mon corps palpite sous ce que je découvre d'elle.

Elle m'embrasse à nouveau, plus ardemment, frottant délicieusement son corps contre le mien. Son geste me tire une plainte sourde qui résonne dans l'habitacle silencieux.

Ses mains et sa bouche sont partout, finissant d'allumer mon corps à m'en faire mal. Je lui retire son chemisier pendant qu'elle lutte avec les boutons de mon jean qu'elle vient de trouver.

Quand elle se retrouve à moitié nue devant moi, mon cœur s'accélère en même temps que mon souffle. Mon jean devient plus étroit, me faisant presque mal.

- Pas de sous-vêtements ? T'es sûre que c'était un premier rencard ?

Elle éclate de rire contre mon cou qu'elle vient d'embrasser. Mes doigts effleurent ses seins, la faisant frémir contre moi.

- Je savais que j'allais tomber sur toi, explique-t-elle dans un souffle quand je reproduis mon geste.

Peu importe que cela soit totalement faux, j'adore ce que je vois et ce que je ressens à son contact.

C'est simple, franc, net, enivrant et puissant. Jamais aucune fille ne m'a fait cet effet là avant elle, et pourtant j'en ai connu.

Sa jupe se relève quand je tire dessus alors qu'elle arrive enfin à ouvrir totalement mon jean. Ses doigts glissent sous mon caleçon puis s'enroulent autour de moi.

Nos bouches se retrouvent, nous faisant gémir l'un l'autre quand mes doigts glissent sous sa culotte en dentelle.

Damnation.

Elle est parfaite.

La précipitation me tord le ventre, m'empêchant d'avoir une pensée cohérente alors que le plaisir monte en flèche face aux sons indécents qui s'échappent de sa bouche.

- Je veux être en toi, réussi-je à dire entre deux souffles rapides.

D'un mouvement impatient, j'écarte son sous-vêtements, puis je quitte sa peau pour attraper ses hanches pendant qu'elle me libère juste assez pour pouvoir me glisser en elle.

Nos souffles se coupent d'un même ensemble tandis qu'elle s'assoit lentement sur moi, prenant le temps de savourer chaque centimètre de mon corps dans le sien.

Pendant quelques secondes, elle ne bouge pas alors que j'ai la sensation que je vais perdre le contrôle de moi même d'une minute à l'autre, comme un adolescent qui découvre le sexe pour la première fois.

J'ai déjà couché avec beaucoup de filles. Sans, et avec des sentiments, mais j'ai la sensation que jamais aucune étreinte ne m'a broyé les entrailles comme ce que je vis là.

- Ça va ?

Elle hoche la tête, puis se mord la lèvre en commençant à bouger.

Elle soulève les hanches, puis se rassoit tout aussi lentement.

J'attire son visage contre le mien pour l'embrasser. Ma langue travaille la sienne tandis que son corps se détends, puis se cambre un peu plus contre le mien.

Nos respirations se mêlent, nos plaintes s'élèvent dans la voiture.

Mes doigts s'enfoncent dans ses hanches, l'incitant à tenir le rythme. Mon rythme.

Je veux plus.

Je veux tout.

Ses gémissements s'amplifient, me faisant perdre la tête. Plusieurs fois, elle se mord la lèvre, comme si elle était elle même surprise de tout ce qu'elle ressent.

Le véhicule à peine éclairé fait monter la tension rapidement. Trop rapidement.

Je m'enfonce un peu plus dans mon siège en serrant les dents alors que mes yeux voguent sur son corps au dessus du mien, ondulant gracieusement.

Elle est superbe.

Et je ne tiendrais pas encore une minute.

Mes mains gagnent sa poitrine quand je me redresse pour retrouver le gout de sa langue.

En une seconde, tout bascule.

Son corps se fige avant de palpiter violemment autour du mien.

Elle étouffe un cri contre mes lèvres, ses mains serrant mes épaules à m'en faire mal.

Sa libération entraine la mienne alors que je serre son corps étroitement de mes bras.

Pendant un temps indéfinis, je tente de reprendre mon souffle.

Peu à peu l'habitacle s'apaise, et nos corps tremblants aussi.

Les yeux clos, je savoure ce que je ressens. Ses lèvres frôlent les miennes, puis elle m'embrasse lentement, presque tendrement, à l'encontre totale de ce qu'on vient de vivre.

Son baiser me bouleverse alors que je tente de lui rendre toute la douceur dont elle fait preuve. Je sais que c'est un adieu qu'elle me fait là, et pour la première fois depuis longtemps, je donnerai tout pour pouvoir retenir la femme contre moi.

En silence, elle finit par quitter mes lèvres, mon corps, avant de se rasseoir sur le siège passager, puis de se rhabiller.

Je referme mon jean, incapable de détacher mes yeux d'elle.

Les joues rosies par l'effort, les yeux sombres et brillants, elle est encore plus attirante que dans le bar.

Elle finit par ouvrir sa portière avant de me jeter un regard si envoutant que mon souffle se coupe.

L'alcool m'est surement monté à la tête, car la seule chose que je veux, c'est qu'elle reste encore un peu.

- J'vais peut-être le rappeler, murmure-t-elle après quelques secondes à m'étudier.

Un sourire étire nos lèvres en même temps, puis elle sort du véhicule en claquant la portière.

J'observe sa silhouette s'éloigner dans la nuit en resserrant son manteau autour de son corps fin.

Je prends quelques minutes pour respirer calmement avant de rire, seul dans ma voiture.

Pas de prénom.

Pas de numéro.

Je la reverrai certainement jamais, et à cette pensée, mon ventre me brûle.

J'inspire calmement les restes de son parfum sucré autour de moi avant de retourner dans le bar, presque agressé par le bruit et la foule qui s'y trouve.

Quand j'arrive, Emmett est là avec Jasper.

- On a faillit t'attendre ! s'exclament mes meilleurs amis quand je m'assois avec eux.

Je lève les yeux au ciel avant de scruter la foule pendant qu'ils nous commandent à boire.

Ma brune à disparut, emportant avec elle son parfum, nos baisers et toute trace de notre rencontre.


Hello hello ! Quelques jours avant la rentrée (la première de ma fille soit-disant passant !) je vous poste le prologue de ma nouvelle fiction commencée cet été, et à laquelle je pense depuis plusieurs mois...

Alors… vous en pensez quoi ? Cela vous donne-t-il envie d'en savoir plus ?

Je sais, ça en révèle vraiment peu mais... n'est pas le but d'un prologue ?

J'espère que tout le monde va bien, et que chacun d'entre vous passe un bel été, où que vous soyez.

Comme d'habitude, je pense garder un ryhtme d'une publication par semaine, à voir comment cela se présente !

On oublie pas de follow si on a envie de lire la suite, et de laisser une petite trace de votre passage pour me dire si je dois continuer ou non :)

On se retrouve ici, ou ailleurs.

J'vous embrasse,

Tied.