Bien le bonjour cher lecteur ! Et oui je suis déjà de retour avec un autre épisode ! Pour cela vous pouvez remercier grandement AmelieICanFly , car c'est grâce à elle, son enthousiasme et son "admiration", si je puis dire, pour cette fiction qui ma donner envie de la remercier et de lui fournir le plus rapidement possible, ce chapitre.

Pour ceux qui on lu le chapitre président non corrigé, sachez que ma bêta est toujours occupé jusqu'à décembre et que donc jusque-là les chapitres ne seront pas corrigé !

Pour ceux, où celles qui n'ont pas froid aux yeux, bonne lecture!

rééditer: oyé oyé! Brave gens! ce chapitre à été corrigé par ma nouvelle et gentille bêta! Alors un tonnerre d'applaudissement et bonne lecture!

La jalousie d'un frère

Dans un pays de légende, où règne la magie, le destin d'un grand royaume repose sur les épaules d'un jeune homme. Son nom ?

Merlin

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Merlin et Yvain se promenaient de bon matin au marché. Le garçon courait dans tous les sens et s'extasiait sur toute sorte d'articles, ce qui faisait toujours sourire le sorcier. Il aimait partager ces moments avec le jeune garçon et se proposait volontiers pour faire les courses de Gaius en même temps que les siennes.

Il regarda le parchemin que lui avait donné son mentor, relatant tout ce dont il avait besoin, et avec scepticisme, il haussa les épaules.

- La vision de Gaius ne s'améliore peut-être pas, mais son écriture non plus. On va dire que j'ai tout ce qu'il faut.

- Whouaaa ! Merlin vient voir... c'est quoi?

Le sorcier le rejoignit devant une étale et se pencha pour voir l'objet de l'admiration de l'enfant.

- Ce sont des caramels, expliqua Merlin.

- Des... quoi? demanda Yvain étonner.

- Des caramels. C'est du sucre et de l'eau mélangé, tu n'en as jamais gouté ?

- ça se mange ? S'étonna-t-il.

- Bien sûr ! Répliqua le sorcier.

Il se redressa et sortir sa bourse de son sac en bandoulière.

- Donnez en moi une poignée s'il vous plait.

Le marchand les plaça dans une petite bourse et les tendit à l'enfant. Merlin paya l'homme avec son argent. Mais à peine eu-t-il déposer les pièces dans sa main, qu'Yvain était déjà attiré par autre chose.

Le sorcier se faufila parmi la foule qui se faisait de plus en plus présente et attrapa le bras d'Yvain.

- Arrête donc de courir partout, c'est épuisant pour moi !

- Regarde ! S'exclama-t-il en ignorant les remarques de Merlin.

Le sorcier soupira et réagit au quart de tour lorsque le cheval d'un paysan qui tirait sa charrette, manqua de renverser le garçon insouciant. Il l'attrapa par la taille et le souleva dans ses bras.

- Yvain ! Fait donc attention ! Tu veux finir écraser sous les fers d'un cheval ?

- Mais il est trop beau ! protesta l'enfant en retrouvant la terre ferme. J'aimerais en monter un, un jour, tu m'apprendras dis ?

Merlin ne pouvait s'empêcher de le trouver adorable. Il en voulait tellement et avait toujours envie d'apprendre.

- Tu devrais demander à Arthur, il est nettement meilleur cavalier que moi.

- Je pourrais en avoir un moi aussi ? Comme les chevaliers ? Demanda-t-il, excité à l'idée d'être lui aussi un chevalier. Je serais comme eux et moi aussi, je te protègerais !

Merlin secoua la tête.

- Tu sais Yvain, les chevaliers doivent protéger Camelot et Arthur, pas moi !

- Et bien moi, je protégerai tout le monde !

Merlin frictionna les cheveux de l'enfant et se pencha pour l'embrasser sur le front.

- Tu es adorable, aller viens ou tu vas rater ton entrainement matinal, champion !

Yvain fit mine de ne pas être content de la marque d'affection de Merlin, mais en réalité, il adorait cela. Il avait l'impression d'avoir une famille.

Ils partirent tous les deux vers le château lorsque quelqu'un percuta l'épaule de Merlin. La douleur le fit perdre son équilibre, mais il réussit à éviter de se retrouver étaler par terre.

- Hey, grogna l'inconnu, tu pourrais au moins t'excuser.

Merlin n'en croyait pas ses oreilles. Cet homme lui avait foncé dessus et c'est lui qui devait présenter des excuses ?

- Qu'est-ce que tu attends ? En plus d'être aveugle, tu es stupide ?

- Tu sais à qui tu t'adresses, pauvre crétin ? demanda Yvain.

- Et toi sale mioche ? Riposta l'inconnu.

- On se calme, intervient Merlin qui essayait de rester courtois malgré la forte animosité qu'il ressentait pour l'inconnu. Je ne vous permets pas de parler de cette façon à cet enfant.

- Tu ne me permets pas ? répéta-t-il. Et depuis quand un serviteur peut se permette de donner son avis ?

- Merlin n'est pas un serviteur, répliqua Yvain avec fierté, il est l'Enchanteur officiel de Camelot et le conseiller du roi !

Il regarda le sorcier de haut en bas avec une moue dégouter.

- Avec cette dégaine-là ? Laisse-moi rire... on dirait bien qu'il y a plus de chose qui ont changé à Camelot que je ne le croyais...

Merlin fronça les sourcils intrigués.

- Kai !

Le sorcier se retourna, reconnaissait cette voix entre mille. Arthur se tenait derrière lui et s'approchait de l'inconnu. Il s'arrêta devant lui et tous deux s'observèrent avant de se serrer dans les bras, laissant Merlin et Yvain dans la confusion la plus totale.

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Arthur avait entrainé cet homme sur le terrain d'entrainement et le présenta à ses chevaliers. Merlin et Yvain étaient restés en retrait scrutant le nouvel arrivant.

- Tu n'as vraiment aucune idée de qui ça peut être ? demanda l'enfant pour la énième fois.

- Non Yvain, pas la moindre. Mais je peux déjà te dire qu'il est grossier, arrogant et qu'il ne me plait pas du tout.

- Ce n'est pas de moi que tu parles, j'espère, plaisanta Gauvain en sautant par-dessus la barrière contre laquelle étaient adosser le sorcier et Yvain.

Il observa tous les chevaliers autour du roi et de l'inconnu et regarda son ami.

- J'ai manqué quelque chose ?

Merlin haussa les épaules.

- Je n'en sais rien, lui avoua-t-il. Je ne sais même pas qui il est !

- En tout cas, on dirait que tu ne le portes pas dans ton cœur, fit remarquer le chevalier en s'approchant des siens. Attention Merlin, tu deviens jaloux !

- Je ne suis pas jaloux ! protesta-t-il.

- Bien sûr que tu l'es ! ajouta Yvain.

Merlin regarda ses deux amis et soupira. Ce qu'il ne comprenait pas, s'était pourquoi Arthur semblait autant aimer cet homme abject.

Il rejoignit sa tour avec Yvain, pestant tout du long, même une fois arrivé dans son atelier, il continua.

- Et puis il se prend pour qui à me traiter de la sorte ! Même lorsque j'étais serviteur personne n'a été aussi grossier avec moi. Bon hormis ces deux bandits, mais ils avaient une dent contre moi ce n'était pas pareil. Et puis tu as vu la façon dont il m'a regardé !

L'enfant mangeait ses caramels, assis sur la table, il balançait ses jambes dans le vide.

- Il faut reconnaitre que sur ce point-là, il a plutôt raison.

- Que veux-tu dire ? S'indigna Merlin.

- Bah... Regarde-toi Merlin... tu ressembles à tout, sauf à un grand sorcier.

- Tu veux dire que...

Il se tourna vers un miroir et observa son éternel pantalon trop grand, sa tunique bleue et son foulard rouge ainsi que la veste brune qu'il aimait tant.

- ... tu ressembles à une pécore, lui concéda Yvain en finissant un autre caramel.

Merlin soupira.

- Je n'ai qu'une seule tenue chique et je refuse de me trimballer dans tout Camelot dans une robe, je n'ai pas encore l'âge de Gaius et je refuse d'avoir l'air ridicule.

- Mais si tu ne changes rien, tu le serras tout autant, l'avertie Yvain.

Quelques coups timides frappèrent à la porte et Gwen l'entrouvrit pour y passer juste la tête.

- Ah Merlin, tu es là, je te cherchais...

- Entrez Guenièvre, je vous en prie, lui sourit Merlin.

La jeune femme s'exécuta, mais elle était inquiète et ne cessait de jouer avec ses doigts.

- Tout va bien ? Vous semblez nerveuse, fit-il remarquer.

- J'ai cru comprendre que Kai était de retour, lui répondit-il.

- Encore lui ! s'exclama Merlin. Vous le connaissez ?

- Oui Merlin et... j'ai bien peur que sa présence ici ne soit pas une très bonne chose.

Merlin proposa une chaise à la reine et s'assit en face d'elle.

- Que voulez-vous dire ?

- Avant que tu n'arrives à Camelot, Kai était le meilleur ami d'Arthur. C'était son frère de lait, sa mère a élevé Arthur comme son fils ce qui a ressouder encore plus les liens entre eux. Mais Kai est... une petite brute, grossier, bagarreur et...

Elle s'arrêta, soupirant.

- Si Arthur était comme il était lorsque tu l'as rencontré, c'est en partie de sa faute. Il a une très mauvaise influence sur lui, peut-être autant que toi tu en as une bonne. Arthur n'a jamais cessé de l'admirer, peu importe ce qu'il faisait, il prenait toujours sa défense...

Merlin prit la main de la jeune femme et lui sourit.

- Mais Arthur n'est plus le jeune homme perdu qu'il était. Il t'atoi et ... moi ?

Gwen lui sourit et apprécia les paroles réconfortantes de Merlin. Elle espérait vraiment de tout cœur qu'il disait vrai, mais elle ne pouvait empêcher son mauvais pressentiment l'envahir.

- Pourquoi est-il parti de Camelot ? S'enquit Yvain en s'approchant d'eux.

Guenièvre le regarda une seconde avant de soupirer.

- Il voulait voyager et voir du pays à ce que je sais. Mais j'ignore pourquoi il revient. Pourquoi maintenant après tant d'années.

- Peut-être qu'Arthur lui manquait ? Tenta le garçon.

Mais ni Merlin ni Gwen n'en était convaincu.

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Arthur invita Kai pour diner, tandis que Gwen et Merlin échangèrent un regard que ce dernier espérait encourageant. Arthur s'approcha de Merlin et posa sa main sur son épaule.

- Ah Merlin te voilà enfin ! Viens là que je te présente. Voici Kai, c'est un peu un frère pour moi. Kai, je te présente...

- Merlin... celui qui t'a semble-t-il fait oublier tout ce que ton père, paix à son âme, t'as enseigné. Il lui serra la main, un faux sourire sur le visage.

- Kai, je sais ce que tu penses de la magie, mais je peux t'assurer que je l'ai vue à l'œuvre de mes propres yeux et elle n'avait rien de maléfique.

- Dit cela à mon père Arthur. Tu te rappelles de mon père ? L'homme qui s'est sacrifié pour le tien et qui l'a payé de sa vie...

- Nous devrions passer à table avant que ce ne soit froid, proposa Guenièvre, mais déjà les yeux de Kai la scrutaient.

- Oui, reine Guenièvre.

- Guenièvre ? répéta-t-il songeur. Ah, mais c'est la servante de Morgane ! Et bien Arthur tu ne cesses de me surprendre.

- Oui Kai, beaucoup de choses ont changé mais tu verras, tu te plairas ici.

- Hum... peut-être.

Il frotta son menton, de façon réfléchie et s'exclama !

- Bon et bien mangeons, je meurs de faim !

- Alors régale toi, l'invitas le roi en prenant place.

- Guenièvre ? Merlin ? Vous ne vous installez pas ?

- Je n'ai pas faim, protesta le sorcier, sans même prendre la peine de masquer son énervement.

- Heu... je... je vais vous laissez profiter tous les deux, vous devez avoir... tellement de choses à vous raconter... Profitez et... Amuser vous.

Ils sortirent tous deux de la salle et se regardèrent.

- Je crois voir de quel genre de mauvais pressentiment tu avais. Ce Kai est... exécrable.

Ils commencèrent à marcher dans les couloirs tandis que Guenièvre était de plus en plus nerveuse.

- Qu'allons-nous faire ?

- Je l'ignore, murmura Merlin. Pour l'instant... restons naturel et... observons si Kai est juste horriblement agaçant ou qu'il est une menace pour Arthur.

- Tu penses à Morgane ? S'enquit la jeune femme.

- Réfléchie, tu ne trouves pas cela étrange qu'il revienne à camelot après tant d'années, comme si de rien n'était ? Cela cache quelque chose.

- Nous n'avons aucun moyen de savoir quelles sont ses intentions ?

- Il faudrait le pousser à parler. Comme il me déteste, je doute, il me dira quoi que ce soit... à moins que...

Il s'arrêta et regarda son amie.

- Suivez-moi.

Tous deux retournèrent au laboratoire tandis que Merlin s'attelait déjà à la tâche de chercher quelque chose.

- J'étais sur de l'avoir rangé là, marmonna-t-il, ah, la voilà!

Il rejoignit Guenièvre au centre de la pièce et lui présenta une fiole.

- Une potion de vérité. Je l'ai testé sur moi-même et je peux t'assurer qu'elle fonctionne, mais elle ne durera pas plus d'une heure.

- Et comment allons-nous la lui faire avaler ? Interrogea la reine.

- Dans son repas... il faut se dépêcher, allons en cuisine et en verser en dans le repas du Roi.

- Mais... Arthur sera aussi sous son emprise.

- Et bien si grâce à cela nous arrivons à le sauver, je pense qu'il nous le pardonnera.

- Pourvus que tu dises vrai Merlin, murmura-t-elle. C'est donc... sans danger ?

- Aucun, sauf pour quelqu'un qui ment et qui travaille pour Morgane.

- Très bien, approuva-t-elle. Dans ce cas, dépêchons-nous avant qu'il ne soit trop tard.

Ils se précipitèrent en cuisine, pour y découvrir que le repas du roi avait déjà été servi. Les deux amis se précipitèrent vers la salle où ils y mangeaient habituellement tous les trois à cette heure-là et entrèrent tous les deux. Les deux hommes étaient en pleine discutions et Arthur leva les yeux de son assiette pour regarder les deux nouveaux arrivant.

- Vous avez changé d'avis ? demanda-t-il.

Merlin fit glisser la fiole dans la main de Guenièvre et fit le tour de la table pour attirer leur attention loin de leur assiette.

- En fait, Sire, je voulais... m'excuser.

- T'excuser ? répéta Arthur dubitatif.

- Oui... pas auprès de vous... mais de Kai... je me suis mal comporté ce matin et...

Il leva les yeux vers Guenièvre qui en profita pour s'approcher du dit jeune homme.

- je... voulais... m'excuser.

- Il serait temps, répliqua l'insupportable jeune homme.

Merlin eux un sourire crisper, mais tandis que Guenièvre versait la potion sur les restes du festin dans l'assiette de Kai, ce dernier s'apprêtait à se retourner et de la prendre en flagrant délit.

- Mais ! S'exclama-t-il pour attirer à nouveau son attention. Ce n'est pas tout... j'estime que vous n'avez pas été correcte avec moi non plus et que nous sommes partie sur de mauvaise base alors... que diriez-vous de tout recommencer ?

Kai échangea un regard avec Arthur et se releva. Il présenta sa main à Merlin attendant qu'il la lui serre. Le sorcier avait désormais l'attention de tous, et Guenièvre pus terminé sa mission sans être remarquer.

Merlin et Kai échangèrent un regard tandis que ce dernier mit toute sa force dans sa poigne, serrant le poignet de Merlin un peu trop fort.

- Excuse accepté.

- Parfait ! s'exclama Arthur. Que diriez-vous d'aller à la chasse demain ? Merlin tu seras obligé de nous accompagner, cela nous permettras de mieux vous connaître.

- Bien sûr, répondit Kai, tu sais combien j'aime chasser.

- Et moi combien je déteste cela, répliqua Merlin. Mais je ferais avec.

- Vous devriez terminer votre repas avant qu'il ne refroidisse, murmura Guenièvre, nous ne voulions pas vous déranger, seulement... Merlin ne pouvait pas attendre.

Arthur hocha la tête tandis que les deux amis sortirent. Kai se rassit et attrapa un morceau de poulet le dégustant sans aucune manière.

- Je dois bien avouer que ce Merlin est loin de ressembler à l'idée que je me faisais des sorciers.

Arthur hocha la tête.

- Oui cela m'a fait un choque à moi aussi lorsque je l'ai appris.

- Et... tu n'as pas peur qu'il se retourne un jour contre toi ? Que sa magie blesse ou tue quelqu'un qui t'est chère ?

- Merlin ne ferait jamais cela. Je sais que pour toi la magie est maléfique, tu partageais cette opinion avec mon père, mais je l'ai vue à l'œuvre... je l'ai vus sous un aspect différent.

- C'est un cas sur un million Arthur. Combien de sorciers sont avides de pouvoirs et cherchent à faire le mal ? Regarde la douce Morgane, ce qu'elle est devenue.

Arthur laissa son assiette de coter et observa son frère de lait.

- La magie peut être bonne ou mauvaise, cela, je l'ai compris, lui expliqua-t-il. Mais j'ignore encore maintenant si j'ai fait le bon choix de l'autorisé...

- Peut-être ce sorcier... Merlin, t'a jeter un sort pour que tu approuves à nouveau la magie, exposa Kai.

- Il est resté à mon service pendant des années, s'il avait voulu me nuire il l'aurait fait il y a longtemps.

- Ce Merlin t'a bien trop adouci mon ami, lui expliqua Kai. Avant lui, tu savais quelle était ta place et quelle était celle d'un serviteur. Maintenant, tu es mariée à l'une d'entre elle et tu as fait d'un autre ton conseiller et un sorcier de surcroit. Que dirait Uther ?

Arthur se leva de son siège, frappant du poing sur la table.

- Mon père est mort et c'est moi le Roi. Il était un grand homme, mais il avait tort sur certaines choses !

- Tu penses que parce que tu as vu un bon côté à la magie cela veut dire qu'ils vont tous te tomber dans les bras ? Combien de sorciers t'ont attaqué depuis ?

- Il n'y a que Morgane qui est une véritable menace pour Camelot et nous avons toujours réussi à la contrer jusque-là !

- Tu dis nous... tu comptes ce gamin chétif dans le lot ?

- Il s'appelle Merlin et si tu apprenais à le connaitre je suis sûr qu'il te ferait changer d'avis sur la question.

Kai ricana et attrapa un autre morceau de son repas.

- Nous verrons lui laisserai une chance.

- Merci Kai. Je sais que pour toi tout cela est difficile, mais... cela compte beaucoup pour moi.

Kai hocha la tête et fini son repas. Le roi savait que ce serait dur pour lui. Lui qui avait vus son père mourir par la magie. Mais il savait qu'il comprendrait.

- Qu'est-ce qui t'a donné envie de revenir ? Demanda soudainement le roi.

- Quand j'ai entendu que tu avais fait n'importe quoi avec la magie, j'ai décidé qu'il était temps que tu retombes sur terre. Vus combien ton père la haïssait, je pensais que tu étais sous l'emprise d'un sort. Malheureusement pour moi... tu es juste devenu docile...

Arthur le regarda durement avant que Kai hausse les épaules en souriant.

- Vien sur le terrain d'entrainement cet après-midi, et tu verras si je suis docile !

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Arthur et Kai n'avaient pas attendu longtemps avant de finir par mettre en pratique ce duel qu'ils avaient évoqué. Les autres chevaliers les observèrent et Léon restait en retrait. Il partageait les mêmes inquiétudes que Guenièvre sur Kai. Il était le seul chevalier à l'avoir connu et il savait mieux que quiconque l'influence que pouvait avoir cet homme.

Merlin les rejoint, observant leur duel, mais contre toute attente, Arthur le mit à terre en très peu de temps. Kai fit mine de l'avoir fait exprès tandis que Merlin marmonna.

- Tu parles...

- Alors Merlin, on est encore jaloux ? S'enquit Gauvain en le rejoignant.

- Qui est jaloux ? demanda Perceval qui les rejoignit, suivit par Gilli et Guyamor.

- Merlin !

- Je ne suis pas jaloux Gauvain... je n'aime juste pas sa manière de nous traiter, protesta-t-il.

- Tu veux dire... toi ! Plaisanta Perceval.

- Moi je le comprends un peu, répliqua Gilli. Il était un frère pour Arthur et tu as comme qui dirait voler sa place, normale qu'il ne te porte pas dans son cœur.

- Et vice et versa, ajouta Gauvain.

Puis ils s'éloignèrent, mais Léon resta près de Merlin. C'était le seul qui n'avait rien dit et une fois les autres éloignées, il se prononça enfin.

- Je partage ta réticence à son sujet Merlin, lui répondis le chevalier.

Merlin se tourna vers lui légèrement étonner, avant de réaliser que Léon aussi devait connaitre Kai avant son arrivée.

- Arthur était vraiment différent lorsqu'il était là. Il le poussait à tyranniser ses serviteurs et... à commettre des actes répressibles.

Il avait prononcé ces derniers mots avec nostalgie.

- De quoi parlez-vous ? murmura le sorcier.

- Tu te souviens du fils d'Odin ? C'est Kai qui à pousser Arthur à accepter le duel et à le tuer.

Merlin soupira. Il savait que quelque chose allait se passer et il espérait vraiment qu'il se trompait.

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Merlin croisa Guenièvre dans les couloirs, tandis qu'il s'apprêtait à rejoindre son laboratoire pour l'entrainement quotidien d'Yvain.

- As-tu pus parler à Kai ? S'enquit-il inquiète. Il doit être sous l'effet de la potion de vérité.

- Je n'ai pas réussi à l'approcher... seul. Arthur est toujours avec lui, soupira-t-il. Je me demandais, a-t-il toujours été... aussi mauvais à l'épée ?

Guenièvre hocha la tête.

- Déjà à l'époque, il se prenait pour un grand chevalier alors qu'il se cachait toujours derrière Arthur.

- Je vais essayer de le voir dans ses appartements ce soir et... l'interroger, lui avoua-t-il.

- Soit prudent Merlin, tu ne sembles pas être dans ses bonnes grâces.

- Et lui n'est pas dans les miennes !

Elle en ria légèrement et s'arrêta devant les escaliers menant à la tour.

- Je n'aimerais pas être à sa place !

- Moi non plus ! Mais ne vous en faîtes pas, je protègerai Arthur... après tout, c'est mon destin !

Guenièvre lui sourit et hocha la tête.

- Arthur à de la chance de t'avoir, tu sais... il ne te le dira sans doute jamais mais il tient beaucoup à toi.

- Oh oui, je le sais, Arthur est ainsi. Il montre l'apparence d'un roi fière et arrogant, mais il serait prêt à tout pour les autres. Ses chevaliers, son peuple et bien sur vous.

La jeune femme sembla hésiter avant de jeter un coup d'œil dans les couloirs, s'assurant qu'ils étaient seuls.

- Ce n'est pas ce que je voulais dire... il est vrai qu'il vendrait son âme si cela pouvait sauver son peuple et il est toujours prêt à aider une personne dans le besoin seulement... tu es... tu es différent Merlin.

Merlin ne voyait vraiment pas où elle voulait en venir. Il était vrai que ses liens avec Arthur s'étaient légèrement soudés depuis qu'il connaissait son secret, mais il ne voyait pas ce qu'Arthur pourrait faire de plus pour lui qu'il ne le ferait pour quelqu'un d'autre.

- Qu'essayez-vous de dire ?

- Qu'il a beau être roi, avoir un royaume, des richesses, un peuple aimant, des amis et des chevaliers prêts à donner leur vie pour lui et ... et d'avoir une épouse avec qui partager sa vie... tu es la personne la plus indispensable pour lui.

Et elle avait appris à l'accepter.

- Vous exagérez Guenièvre il... il serait juste perdu sans mes conseils et sans compter toutes les fois où j'ai sauvé son royale postérieur, plaisanta-t-il.

- Tu ne crois pas si bien dire Merlin, répondit-elle simplement. Dans tous les cas, soit prudent, et si je peux faire quoi que ce soit, n'hésite pas à me le demander.

Puis elle s'éloigna, Merlin la regarda encore incompréhensif et tandis qu'il s'apprêtait à monter les marches de la tour, il se ravisa et couru après elle pour la rattraper.

- Guenièvre attendez!

La reine se tourna vers lui et Merlin s'arrêta, reprenant son souffle.

- Il se pourrait que j'aie un service à vous demander.

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Kai était dans la chambre qu'Arthur lui avait assignée et regardait par la fenêtre tandis que Merlin frappait à la porte.

Il buvait un verre de vin et fit entrer le sorcier en se tournant vers lui, adosser contre le mur, il le fixait avec insistance.

- Que puis-je faire pour toi, sorcier ?

Merlin referma la porte derrière lui observant les lieux. Il se savait seul et en profita. Il s'approcha et le regarda droit dans les yeux.

- Je vais être direct et ne pas passer par quatre chemin, êtes-vous à la solde de Morgane ?

D'abord surprise, Kai se mit à partir dans un fou rire.

- Effectivement, tu es direct... et bien insolant je trouve, mais malheureusement pour toi je ne suis à la solde de personne.

- Alors pourquoi être revenus à Camelot après tant d'années ?

- Pour empêcher mon ami de faire une erreur et le faire revenir sur sa position sur la magie.

Si Kai était perturbée d'avoir dit la vérité, il n'en laissa rien paraitre. Merlin doutait qu'il eûtpris la potion, mais s'il ne l'avait véritablement pas pris, alors cet homme était juste affreusement franc et agaçant.

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Arthur était en tête, suivit de Kai et de Merlin qui détestait déjà d'être là. Mais quelle idée avait encore eu son roi de les amener à la chasse ? Il pestait et restait en retrait, observant les deux hommes prendre en tenaille de pauvre bête qui n'avait rien demandé. Il détestait vraiment cela et pour se venger, il faisait même parfois exprès de faire du bruit pour effrayer les animaux et leur donner un peu de répit. Il en riait et s'amusait, et si Arthur le grondait, c'était uniquement pour la forme. Les deux amis s'en amusaient, même si Arthur faisait croire le contraire, mais Kai commençait à perdre patiente.

- Si ton ancien serviteur ne se la ferme pas au prochain gibier que l'on croise, averti-t-il, c'est lui que je prendrais en chasse !

- Ah ah, très bonne idée, s'amusa Arthur.

- Excellente, grogna Merlin.

Kai se dirigea vers des traces de pas dans le sol et fit signe à Arthur de le suivre. Ils suivirent la piste, lorsqu'une voix résonna dans la tête du sorcier.

- Emrys...

Merlin regarda autour de lui, mais ne vit personne.

- Emrys, répétait la voix.

Le sorcier tournait en rond sans trouver l'origine de la voix. Il s'éloigna des deux hommes laissant Arthur seul avec Kai. La forêt était étonnement calme, mais il ne voyait rien. Résigner, il s'apprêta à rebrousser chemin et se retrouva nez à nez avec un immense cerf blanc donc les bois s'élevaient au-dessus de sa tête sur des mètres de hauts.

Merlin en resta en admiration devant la bête. L'animal l'observa et pencha la tête légèrement sur le côté.

- Emrys...

- C'est vous qui m'avez appelé ?

Le bruit si familier d'une arbalète que l'on charge le fit se retourner. Kai pointait la sienne sur le cerf et murmura.

- Je te tiens mon joli...

Merlin compris en une seconde ce qui allait se passer et il cria.

- NON !

Mais le carreau était déjà parti. Merlin fit briller ses yeux et ralentie le temps pour attraper le projectile. Celui-ci lui coupa la paume de la main, avant qu'il ne la laisse tomber au sol.

Le cerf secoua sa tête en agitant ses bois, tandis qu'Arthur arrivait enfin derrière Kai. Il eut le réflexe de brandir lui aussi son arme, mais Merlin se plaça devant l'animal, les mains devant lui. Arthur vit la blessure et abaissa son arme tandis que le cerf s'éloignait en sautillant.

- Il a filé ! S'énerva Kai. Je t'avais prévenu que si tu m'empêchais encore une fois de...

Arthur posa son arbalète au sol et s'approcha de son ami. Il prit sa main, analysant sa blessure et déchira le bas de sa tunique pour venir lui faire un bandage improvisé.

- Ce n'est rien, murmura Merlin.

- Qu'est-ce que c'était ? Demanda le roi.

- Je ne sais pas vraiment, mais je peux dire que c'était une créature magique.

Kai les observait avec un profond étonnement. Arthur ne l'avait même pas remarqué et c'était immédiatement inquiété pour le sorcier, allant même jusqu'à bander sa blessure.

- Qu'est-ce qu'il vous a pris ? S'énerva Merlin en s'approchant de Kai. Je vous avais demandé de ne pas tirer !

- Oui, de la même façon que tu as crié pour les autres, se défendit Kai. Et puis ça aurait fait un beau trophée !

- Un... trophée, répéta Merlin. Cette créature était magique, un être vivant que vous voulez tuer... juste pour le plaisir ?

- C'est quoi son problème ? Demanda-t-il en regardant Arthur sans vraiment attendre de réponse, c'est tout le principe de la chasse ! ajouta-t-il à Merlin.

- Oui et bien maintenant vous savez pourquoi je déteste cela !

- Mais tu es une vraie fille ma parole ! L'ami des créatures de la forêt, c'est vraiment trop mignon...

Arthur ne put retenir un rire que Merlin ne manqua pas de relever.

- Et cela vous fait rire à vous aussi ? Parce que vouloir préserver les créatures magiques au risque que les désagréments de la licorne à crée ne recommence ne vous préoccupe pas ?

- Cesse donc tes jérémiades, grogna Kai. Tu es aussi sensible qu'une femme !

Kai et Arthur s'esclaffèrent et Merlin s'approcha d'un pas d'eux.

- Je suis peut-être sensible, mais je ne suis pas un idiot présomptueux et stupide !

Merlin écarta ensuite les deux hommes et passa entre eux, prenant le chemin de Camelot.

- Oh Merlin ! S'exclama Arthur. Ne te sauve pas !

- Le susceptible va essayer de chercher quelle catastrophe il a évité!

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Merlin déboula dans le laboratoire de Gaius, sans même dire bonjour, il se dirigea vers les vieux livres du vieil homme.

- Bonjour à toi aussi, Merlin.

- Oh oui... Bonjours Gaius, répondit le sorcier en le rejoignant. Excusez-moi, je suis juste...

- La chasse s'est mal passée ? demanda Gaius, connaissant pourtant déjà la réponse.

- On peut dire cela, oui, répondit-il en soupirant, feuilletant un livre.

- Tu sembles bien préoccupé mon garçon, puis-je t'aider ?

- A moins que vous ne sachiez quelle créature magique prend la forme d'un cerf blanc aux bois immense, je ne vois pas comment, répliqua le sorcier.

Gaius s'arrêta dans ce qu'il faisait pout observer son apprentie avec étonnement.

- Tu veux parler de l'esprit de la forêt ?

- L'esprit de la forêt ? répéta le sorcier entre l'admiration et l'incrédulité, levant les yeux de son livre.

Gaius se dirigea vers l'une de ses étagères et sorti un ouvrage énorme. Il l'ouvrit à une page dévoilant le dessin d'un cerf identique à celui qu'il avait croisé.

- C'est lui, souffla-t-il.

- L'on raconte que c'est l'esprit de la forêt. Il représente la vie même de la forêt, s'il meurt la forêt périe avec lui.

Merlin grogna.

- Et cet imbécile de Kai à bien failli provoquer une catastrophe en essayant de le tuer.

Gaius le regarda au-dessus de ses lunettes avant de continuer.

- Il est dit que c'est le lien avec l'Autre monde. L'on raconte que les âmes des défunts recherchent, à travers son corps, à retrouver leurs proches afin de leur annoncer de grandes révélations.

- Il... il m'a appelé, murmura Merlin.

- Cette âme te cherchait peut-être, lui annonça Gaius, quoi qu'il en soit tu devrais faire très attention et prendre ce signe très au sérieux Merlin.

- Mais quelle âme perdue chercherait à me contacter ? S'enquit Merlin.

- Je l'ignore mon garçon, mais tu le seras sans doute bien assez tôt.

.

- Merlin ! L'interpella Gauvain. J'ai croisé Arthur et Kai qui revenait de la forêt, j'étais étonné de ne pas te trouver avec eux, est-ce que tout va bien ?

Le sorcier soupira et hocha la tête.

- Merci Gauvain, plus tard...

- La chasse ne s'est pas très bien passée n'est-ce pas ?

- Qu'est-ce que vous avez tous à me poser cette question ? S'énerva-t-il gentiment.

Gauvain posa son bras sur les épaules de son ami.

- Si cela peut te rassurer mon ami, je suis moi-même un peu jaloux d'Arthur.

Merlin le regarda avec un petit sourire, un sourcil lever.

- Tu es bien plus proche de lui que de moi et j'en suis vraiment chagriné.

Il s'écarta et lui fit une petite révérence.

- C'est pour cela que je bois Merlin, pour oublier que tu préfères notre roi !

Et il s'éloigna en riant. Merlin secoua la tête et continua son chemin. Il passa à côté de l'armurerie ou il dut y passer pour y ranger ses armes et trouva Kai, s'acharnant sur un mannequin en bois avec colère et une rage qu'il n'avait même jamais soupçonné possible chez personne.

- Je vois que la gestion de la colère n'est pas votre fort.

Kai se tourna vers lui, le visage toujours crispé par la colère.

- Qu'est-ce que tu me veux, sorcier ?

- Je m'appelle Merlin, rectifia le jeune homme. Et je voulais vous parler d'Arthur.

Kai se tourna vers lui et le regarda droit dans les yeux.

- Tu caches tes véritables intentions derrière ton allure de gentil garçon simplet, mais ça ne prend pas avec moi. Tu as parasité l'esprit du roi et je réussirais à lui faire voire ton vrai visage.

- Je n'ai jamais utilisé ma magie sur Arthur.

- Vraiment ? Et pourquoi devrais-je te croire ?

Il avait une lueur étrange dans les yeux qui effraya le jeune sorcier. Il avait déjà vu ce regard et c'était dans les yeux de Morgane.

- Reculez, murmura-t-il en leva sa main pour essayer de mettre de la distance entre eux.

- Qu'est-ce que tu vas me faire, me jeter un sort ? Vas y, je t'en prie, montre à Arthur qui tu es vraiment. Je te laisse une chance de partir, de quitter Camelot ou bien je t'y obligerais, par n'importe quel moyen.

- Je ne ferais rien, répondit Merlin.

- Allez, un tout petit sort... Assomme-moi, tue-moi... les sorciers ne sont bons qu'à cela !

Merlin recula encore, tandis que Kai attrapait sa main, pressant ses doigts sur sa blessure. Merlin laissa échapper un gémissement.

- Lâchez-moi...

- Oblige-moi à le faire...

- Non...

- Fais-le ! Cria-t-il.

- Que ce passe-t-il ici ?

Guyamor interrompit les deux hommes et vit le sang sur la main de Merlin et l'épée dans celle de Kai. Il tira la sienne, ce qui fit reculer le jeune homme. Guy se plaça entre eux, faisant passer Merlin derrière lui.

- Que lui as-tu fait ? demanda-t-il sur un ton que Merlin ne lui connaissait pas.

- Nous reprendrons cette conversation lorsque ton chien de garde ne sera plus là, répliqua Kai en sortant d'un pas rageur.

Guy rengaina son épée et se tourna vers le sorcier. Ce dernier soupira et ferma les yeux, l'adrénaline étant retombée, il avait vraiment eu peur d'être obligé de se défendre.

- Merci Guy, sans votre interversion... j'ignore jusqu'où cela aurait pu aller...

Le chevalier prit sa main avec douceur dans la sienne et souleva le bandage de fortune.

- C'est lui qui vous à blesser ?

Merlin ne répondit rien, ce qui fut une réponse en soit. Guy serra le poing.

- Il le payera, je vais vous amener à Gaius et j'irais parler de cela au roi.

- Non ! S'empressa de protester Merlin. Il ne m'a pas blessé volontairement et... même si c'était le cas, je ne veux pas que quelqu'un sache ce qu'il vient de se passer.

- Pourquoi donc ?

Merlin hésita et soupira.

- Aussi horrible et abjecte que puisse être cet homme, il compte pour Arthur et... je ne veux pas...

Guy l'arrêta en posant ses deux mains sur ses épaules.

- Mais vous comptez tout autant pour lui... si ce n'est plus et je doute que s'il savait ce que je viens de voir il accepterait encore cet homme dans l'enceinte du château. S'il vous plait... parler lui.

Merlin ne sut quoi répondre.

- Promettez-moi que vous ne lui direz rien, demanda-t-il dans un murmure.

Le chevalier l'observa un moment avant de hocher la tête.

- Très bien, vous avez de quoi soigner cela dans votre laboratoire ?

- Je pense oui...

- Alors nous y allons.

Et sans attendre sa réponse, il le poussa vers la sortie.

.

Kai frappa le mur du poing en colère. Il avait envie de tuer ce sorcier prétentieux. Pour qui se prenait-il ?

- Tu n'arriveras pas à séparer Merlin d'Arthur, fanfaronna une petite voix.

Kai redressa la tête et croisa Yvain.

- Tu es du passé et Arthur t'a laissé derrière lui. Mais même s'il t'écoute, jamais tu ne pourras lui faire croire que Merlin est mauvais et qu'il lui veut du mal.

Le jeune homme fulmina encore plus de se faire insulter de la sorte par un enfant, mais il finit par sourire.

- Tu es Yvain n'est-ce pas... oui... Arthur m'a parlé de toi... et de ta magie.

Il s'approcha de l'enfant avec un sourire et une lueur dans les yeux qui fit reculer légèrement le jeune garçon.

- Tu vas donc m'aider à obtenir ce que je veux...

.

Guy accompagna Merlin jusqu'à son atelier et le fit s'assoir sur une chaise, cherchant de quoi le soignée. Merlin lui indiqua quelle racine mouler et appliquer comme un onguent sur sa blessure pour éviter l'infection et quelle feuille placer dessus après pour accélérer la cicatrisation.

Guy finit par lui faire un bandage digne de ce nom.

- Vous avez déjà fait cela ?

- Je suis plein de surprises, plaisanta-t-il en levant les yeux vers lui.

La nuit était vite tombée et il n'y avait qu'une faible source de lumière dans la cheminer, tandis qu'ils étaient tous deux installer devant elle.

- Vous ne cessez de me surprendre Sir Guyamor.

Une fois le bandage fini, il garda sa main dans la sienne et murmura.

- Je voulais, vous posez une question... si ce n'est pas indiscret.

- Posez là toujours.

- Vous avez connu Morgane avant... avant qu'elle ne trahisse Camelot il me semble. Comment était-elle avant ?

Leurs regards ce croisèrent et une lueur de tristesse traversa les yeux sorcier.

- Elle était douce... aimante et s'évertuait à sauver les gens... comme nous.

- Que s'est-il passé pour que... la situation devienne ce qu'elle est ?

Merlin soupira.

- C'est de ma faute. J'ai pourtant essayé de l'aider, mais Uther avait instauré dans son esprit depuis son plus jeune âge que la magie était mauvaise et qu'elle corrompait les gens. Elle a grandit toute sa vie en connaissant l'aversion pour la magie de l'homme qui l'avait élevé comme son père. Si j'avais su lui faire confiance et lui montrer ma magie, j'aurais pu lui montrer que la magie pouvait être merveilleuse... mais le grand dragon ne cessait de me mettre en garde contre elle, qu'elle allait être une grande menace pour Arthur... alors je n'ai rien dit et à cause de cela elle s'est tourné vers la seule personne vers qui elle le pouvait, sa sœur, Morgause.

Il récupéra sa main, la bougeant pour s'assurer qu'elle ne lui faisait plus mal.

- J'ai dû un jour choisir entre elle et Arthur... Et mon choix l'a poussé vers le mal. Je la comprends, je… je l'ai trahie et si j'avais eu un autre choix je l'aurais fait mais... je n'ai jamais voulu lui faire du mal.

- Que s'est-il passé ? demanda Guy, connaissant très bien la réponse.

- J'ai dû l'empoisonné. Elle était la source du sort que Morgause avait jeté sur tout Camelot et Arthur serait mort si je n'avais rien fait. Elle me faisait confiance et moi je... si j'avais pu convaincre Mogane que la magie pouvait faire le bien et sauver des vies, si seulement j'avais...

Guy vit une larme couler sur les joues de Merlin et sans même réfléchir il, l'essuya.

- Si vous le pouviez maintenant, si l'occasion vous était donnée de pouvoir tout arranger et de vous expliquer, accepteriez-vous ?

- Oui, répondit Merlin, même si je doute que cela puisse la faire changer d'avis. Elle voit Arthur comme Uther l'était et si la magie est revenue à Camelot, elle refuse de voir que nous ne sommes pas ses ennemis.

- Vous paraissez si... gentil et si... pardonner moi l'expression mais... doux. Je ne vous imagine pas faire du mal volontairement à quelqu'un, juste par plaisir. Ce qui fait de vous une bonne personne. Peut-être un jour votre cœur parviendra-t-il à atteindre le sien.

Merlin lui sourit tristement lorsque la porte s'ouvrit soudainement et Léon surpris les deux hommes qui sursautèrent. Le chevalier était suivi par les autres et tous avaient un visage dur. Quelque chose n'allait pas.

- Que ce passe-t-il ? demanda Guy en se levant.

- Merlin... Arthur te demande dans la salle du trône mon ami, commença Gauvain.

- Et vous deviez être tous là pour le lui annoncer ? S'enquit Guy.

- Non, avoua Léon, mais... Kai t'accuse de l'avoir attaqué.

- Quoi ? s'indigna Guy.

- Avec ta magie, ajouta Gilli.

- Nous savons tous ici que c'est faux, mais... il dit avoir des preuves.

Merlin et Guyamor échangèrent un regard, qu'avait bien pu inventer cet homme ?

.

Arthur marchait de long en large, tiraillé par l'anxiété et la colère. Une fois ses chevaliers revenus avec Merlin et Guy, il se tourna vers eux et plongea un regard peiné dans les yeux de Merlin.

- Kai m'a expliqué ce qu'il s'est passé, commença-t-il.

- Que vous a-t-il dit exactement ?

- Mais la vérité, contra le jeune homme en s'approchant. Que tu es venu me menacer. Que si je ne partais pas, tu m'y obligerais.

Merlin ne put s'empêcher de laisser échapper un rire, reconnaissant pratiquement les mots de Kai à son égard. Le bras du jeune homme était bandé et Merlin ne comprit que trop tard son plan.

- C'est une plaisanterie ? demanda-t-il.

- Merlin, je veux connaitre la vérité, demanda Arthur. Depuis l'arrivée de Kai tu n'hésites pas à montrer ton animosité à son égard tu ne lui laisse aucune chance de faire ces preuves... et maintenant tu l'attaques ?

Merlin n'en croyait pas ses yeux et ses oreilles. Il croisa le regard de Kai qui se tenait derrière Arthur et put voir un sourire immonde de vainqueur se dessiner sur ses lèvres.

- Je n'ai attaqué personne, commença Merlin.

- Si je puis me permettre Sir, commença Guy...

- Gaius et Alice ont tous les deux examinés sa blessure et elle était de nature magique, coupa le roi.

- Mais enfin cela ne prouve rien ! Arthur, vous ne voyez donc pas... ce qu'il essaye de faire ? Il vous monte contre moi pour mieux vous manipulez ensuite...

- Insinuerais-tu que je me fais manipuler Merlin ?

- Parfaitement ! La seule preuve que vous ayez, c'est la parole de cet homme contre la mienne...

- Mais tu es celui qui à, depuis le début, montrer de l'animosité à son égard, soupira le roi.

- Parce qu'avec son attitude grossière et son arrogance exacerbée, vous pensez que je suis le seul à avoir de la rancœur contre lui ?

- Kai est peut-être un peu direct, mais il ne mérite pas cet acharnement Merlin. Et en tant que mon ami, je pensais que je pouvais te faire confiance... tu m'as déçue.

- Vous êtes encore plus stupide que je ne le pensais, répondit le magicien.

Arthur soupira tandis que Kai s'approcha de lui.

- Tu le laisses te parler sur ce ton ? Pas étonnant que tu n'aies aucune autorité sur lui, il ne cesse de te contredire depuis que je suis là et tu trouves cela normal ?

-… Puisse que tu le prends ainsi, tu resteras en cellule jusqu'à ce que tu sois prêt à faire des excuses publiques à Kai et à moi-même. Et si tu as malheur de vouloir t'évader de ce cachot avec ta magie, Merlin, je te jure que tu le regretteras.

- Sir si vous voulez bien m'écoute, commença Guyamor, j'étais avec Merlin lorsque...

Arthur leva la main.

- Kai m'a raconté que vous avez pris la défense de Merlin et je le comprends, mais un mot de plus et vous rejoigniez Merlin.

Il voulut ajouter quelque chose mais Merlin l'arrêta d'un mouvement de tête. Arthur fit signe à ses chevaliers de l'amener, mais aucun d'eux ne prit la peine de lui mettre des chaines. Ils l'accompagnèrent juste et refermèrent la grille derrière eux. Merlin s'adossa et se laissa tomber au sol tandis que des pas se rapprochèrent. Guenièvre arriva près de la grille à toute allure.

- Oh Merlin, murmura-t-elle. Je suis venue dès que j'ai appris... j'étais occupée avec... le service que tu m'avais demandé et... Arthur n'aurait jamais dû faire cela... mais enfin que s'est-il passé ?

- Tu avais raison, murmura-t-il. Kai le manipule bien plus que je ne voulais le croire.

- Que puis-je faire pour toi ?

Merlin redressa la tête.

- Kai prétend que je l'ai attaqué avec ma magie mais ce n'est pas moi. J'ignore qui l'a aidé, mais si tu peux le retrouver et faire entendre raison à Arthur...

- Ne t'en fais pas... je m'en occuperais et je parlerais à Arthur.

.

Arthur était dans ses appartements, pencher sur des papiers tandis que Guenièvre entra.

- Arthur ? L'appela-t-elle.

Le roi ne prit même pas la peine de lever les yeux de son parchemin.

- Qu'y a-t-il ?

- J'ai entendu... ce qu'il s'est passé et... je voulais voir comment vous alliez ?

Arthur soupira et laissa tomber son papier sur la table qui en était à ras bord.

- Merlin est allé trop loin...

- Peut-être l'a-t-il fait pour vous protéger, proposa-t-elle timidement.

- Ce n'est pas vrai, ne me dit pas toi aussi que j'ai eu tort et que Merlin n'est pas responsable ! Depuis le début, il le déteste et en est jaloux. Je ne sais pas ce qu'il lui est passé par la tête, mais Kai à raison, Merlin à prix trop de liberté depuis un certain temps, mais il ne passe pas au-dessus des lois. Il a menacé Kai et si je ne mets pas une barrière maintenant, il pourrait bien le faire plus tard.

Guenièvre hocha la tête.

- Je ne vous juge pas. Pas si cette idée de l'enfermer est la vôtre, ajouta-t-elle néanmoins.

Arthur la regarda et soupira.

- Vous savez bien que je le libèrerais dès demain, je voulais juste faire comprendre à Merlin que je suis le roi et qu'il ne peut se permettre de sans cesse me contredire ou me traiter de "stupide" en présence de mes chevaliers ou de mes conseillers.

Guenièvre caressa son bras et passa sa main dans ses cheveux.

- Votre jugement est influencé par Kai. Vous n'avez même pas remarqué la façon dont il m'a traité, ou comment il a traité Merlin, tenta la jeune femme.

Arthur s'écarta de Guenièvre.

- Je suis occupé Guenièvre alors si c'est pour me parler encore de Merlin, ma décision est prise. Passer une nuit au cachot ne vas pas le tuer et cela le fera réfléchir un peu.

Gwen acquiesça, sachant très bien qu'Arthur ne l'écouterait pas. Elle quitta la chambre et sortir dans le couloir lorsqu'elle entendit une petite voix sangloter. Elle s'en approcha et vit Yvain recroqueviller sous les marches d'un escalier, en boule.

- Yvain ? appella-t-elle doucement. Que t'est-il arrivé, tu as mal quelque part ?

- Merlin... bredouilla-t-il... c'est de ma faute il... il m'a fait peur et je n'es pas réussi à me contrôler... elle est partir toute seule... je ne voulais pas l'attaquer mais il m'a forcer à le faire et maintenant... à cause de ça... Merlin est au cachot...

Guenièvre commençait à comprendre. Yvain était encore jeune et lorsqu'il s'était battu contre Arthur sa magie avait réagi comme un bouclier de défense. Kai avait essayé de provoquer Merlin, mais ce dernier savait maitriser sa magie depuis l'enfance, ce qui n'était pas le cas d'un enfant.

- Il m'a dit... que si je parlais il ferait du mal à Merlin, Gaius et Alice...

Guenièvre tendit ses bras à l'enfant qui vint s'y blottir. Elle le réconforta et lui sécha ses larmes à l'aide de l'une de ses manches. Elle aimait les enfants en générale et Yvain était devenu adorable depuis qu'il s'épanouissait chaque jour en présence de Merlin et d'Arthur. Elle espérait avoir un enfant au moins aussi gentil que lui.

Voire Yvain lui faisait ressortir ses instincts de mère et lui rappelait qu'elle et Arthur seraient un jour parent. Cette pensée la faisait toujours sourire et la rendait impatiente. Elle finit se sécher les larmes de l'enfant et l'embrassa sur le front.

- Tu n'y es pour rien mon cœur, et je suis certaine que Merlin ne t'en voudrait pas. Nous allons le faire libérer et donner une petite leçon à Kai, lui assura-t-elle. Tu es avec moi ?

L'enfant hocha la tête en reniflant.

- Qu'est-ce que je dois faire ? demanda-t-il en se frottant les yeux.

Guenièvre réfléchit à un plan et amena Yvain dans le laboratoire de Gaius, elle était sûre de pouvoir y trouver de l'aide là-bas mais lorsqu'elle franchit le pas de la porte, Gaius, Alice, Gauvain, Léon, Perceval, Guyamor et Gili étaient déjà tous présent.

- Majesté, commença Léon.

- Ce petit garçon m'a tout expliqué, leur rassura-t-elle et je pense avoir une idée pour faire libérer Merlin et dévoilé le vrai visage de Kai à Arthur.

.

Yvain serra les points et entra dans la chambre de Kai. Il déposa un plateau de fruit sur la table et se cacha dans l'armoire, attendant que ce dernier entre. Le jeune homme ne tarda pas et lorsqu'il vit le plateau, il ne put s'empêcher de prendre une grappe de raisin qu'il engloutit.

Après quelques instants, Yvain ferma les yeux et se concentra. Il fit s'allumer une torche dans le couloir, juste à côté de la porte de la chambre et il ne fallut pas plus de quelque seconde avant que quelqu'un ne vienne frapper à la porte.

Le jeune homme grogna et ouvrit. Il trouva Léon devant sa porte et soupira.

- Qu'est-ce que tu veux ?

- Arthur vous demande, il vous attend.

Kai prit son temps, prenant un autre raisin au passage et suivit le chevalier avec un sourire vainqueur.

Kai entra dans la salle du trône. Le roi n'était pas encore présent, mais Merlin était là. Léon les laissa seul.

En parallèle, Guenièvre était venue chercher le roi et l'amena dans la salle du trône. La situation ressemblait à celle où elle-même avait été surprise par Arthur lorsqu'elle avait embrassé Lancelot et elle en frissonna lorsqu'ils s'approchèrent. Elle lui intima de rester silencieux et cacher. Arthur pencha juste la tête au-delà du mur et vit Kai et Merlin, qui était donc sortie de sa cellule et regarda sa femme intrigué.

- Qu'est-ce que cela signifie ? Chuchota-t-il.

- Écoutez Arthur, lui conseilla-t-elle. Je pense que ce qui va se dire pourrait vous intéresser.

Merlin et Kai étaient en face à face tandis que ce dernier fanfaronna.

- L'on dirait bien que tu n'as pas respecté les ordres Merlin, c'est Arthur qui ne sera pas content.

- C'est toi qui m'a fait venir ici... tu vas encore m'accuser de quelque chose dont je ne suis pas responsable ? Mais en quoi cela peut-il t'aider ? demanda Merlin. Arthur n'est plus le même homme que tu as connu. Il est bon, juste et il aime son peuple plus que tout. Tu ne parviendras pas à le manipuler comme tu le faisais à l'époque.

- Je te trouve bien familier avec moi, sorcier, répondit-t-il avec agacement.

- Tu ne réussiras pas à tromper les gens bien longtemps. Tout le monde sait que tu es fourbe et vicieux.

- Que de qualité, mais voyons ce qu'en pense Arthur.

- Je ne te laisserais pas lui faire du mal.

- Encore là même rengaine, répliqua-t-il. Cela devient lassant à force. Tu ne peux pas changer de discours ?

- Je protègerais Arthur contre quiconque qui cherchera à le nuire. Même si pour cela, il doit me détester.

- Bla blabla... vous êtes... tellement niais que s'en est écœurant. Votre lien est malsain... Arthur est un frère pour moi, mais ce n'est pas pour autant que je donnerais ma vie pour lui. Toi... tu es si... chevaleresque que tu te jetterais entre une épée et lui.

Il se frappa le front de façon théâtrale et s'exclama.

- Mais que suis-je bête... c'est ce que tu as fait. J'ai entendus dire qu'il avait pleuré... ce devait être émouvant.

Arthur toujours percher du haut de sa cachette serra les points tandis que Guenièvre posa sa main sur la sienne afin de le calmer et de continuer à écouter.

- C'est écœurant ! Je suis son frère, nous avons grandi ensemble et toi, tu débarques de ton village de paysan sur tes grands chevaux et tu prends ma place comme si je n'avais jamais existé... tu as forcement manipulé Arthur.

Il s'approcha près de lui et le fixa dans les yeux.

- Regarder le... il est marié à une servante, a nommer cet imbécile de Léon comme le responsable des chevaliers, a fait de son serviteur personnel et un sorcier son conseiller et meilleur ami... alors peu importe ce que ça me coûtera, mais je t'éliminerais de la vie d'Arthur, définitivement.

Le roi en avait assez entendu. Il fit signe a Genièvre de se redresser et entrèrent dans la salle. Kai se tourna vers lui et voulus utiliser le mensonge que Merlin avait à nouveau essayé de l'attaquer, mais il ne put rien dire, comme si les mots étaient bloqué au fond de sa gorge.

- Que... Arthur.

- Ne te fatigue pas Kai, j'ai tout entendu.

Les chevaliers sortirent de leur cachette. Tous le regardaient comme s'il avait commis un crime.

- Arthur...

Il avait beau essayer de parler, il n'y parvenait pas. Pas pour dire ce qu'il voulait.

- Merlin t'a-t-il vraiment attaqué ? demanda Arthur.

- Non, c'était Yvain.

- Yvain ? S'étonna Arthur.

- Il l'a attaqué en premier, lui avoua Guenièvre et comme Yvain l'a fait avec vous, sa magie la défendu.

Arthur soupira.

- Pourquoi as-tu fais une chose pareille ?

- Parce que tu ne vois même pas combien tu es dépendant de lui ! C'est un parasite, un sorcier Arthur ! Il t'a fait accepter la magie que ton père haïssait tant tout cela pour quoi ? Pour ton ancien serviteur ?

- Merlin est l'homme en qui j'ai le plus confiance en ce monde, et il m'a sauvé la vie tellement de fois durant tant d'années sans jamais attendre quoi que ce soit en retour !

Merlin essaya d'intervenir.

- Mais la confiance, c'est une chose que tu ne dois pas connaître n'est-ce pas ? Tu ne sais faire que manipuler et tromper les gens...

Le coup de poing parti en un éclair. Kai venait de frapper Merlin au visage, criant après lui.

- LA FERME sale sorcier !

- Merlin !

Guenièvre se précipita vers son ami qui se tenait sa joue de sa main et posa son mouchoir sur sa lèvre fendu. Kai était furieux, mais Arthur aussi. Il s'approcha de son frère de lait et sans même prévenir le frappa, de la même façon que Kai avait frappé Merlin.

- Ne recommence plus jamais cela, gronda la voix rauque d'Arthur. Lève encore une fois la main sur Merlin... et je...

- Tu quoi hein ? Le provoqua le jeune homme. Mais enfin qu'est-ce qu'il te prend Arthur ? Je n'ai fait que remettre à sa place ce sorcier. Il devrait être sur un bucher et bruler comme tous les siens !

- Mais pourquoi haïs-tu autant la magie ? Demanda Guenièvre.

- Parce que c'est un sorcier qui a tué mon père, c'est à cause de la magie que j'ai dû vivre sans lui et c'est à cause d'elle qu'Arthur a dû grandir sans sa mère...

Tout le monde resta silencieux.

- De quoi est-ce que tu parles ? demanda Arthur.

Kai resta silencieux mais le sérum l'obligea à répondre.

- Je savais que ton père avait fait appel à une sorcière pour que ta mère tombe enceinte...

Arthur sentit la pièce tourner. Les souvenirs de sa mère qui lui avait révélé la supercherie et de Merlin qui lui avait assuré que c'était un mensonge lui revinrent en mémoire. Il se sentit vaciller. Léon posa une main sur son épaule pour le stabiliser.

- Arthur, vous allez bien ?

Il se tourna vers Merlin et toute la colère monta en lui.

- Toi... tu m'as menti... encore

Merlin en eu le cœur briser.

- ... Arthur, je suis désolé... je pensais que...

- De quel droit as-tu osée me cacher une telle information sur ma vie ? Cracha Arthur. De quel droit Merlin !

- Vous étiez tellement en colère lorsque vous l'avez su, je... j'ai eu peur que... que vous ne commettiez l'irréparable...

Arthur passa sa main dans ses cheveux, serrant les poings.

- Et quand est-ce que tu comptais me le dire ? Combien d'autre mensonge est-ce que tu m'as encore fait avaler Merlin, hein ? Combien ?

Le silence de Merlin énerva encore plus Arthur.

- Je n'y crois pas...

- Arthur, murmura Guenièvre, sentant la situation dégénérer. Nous ne sommes pas là pour...

- Vas-t-en...

Merlin écarquilla les yeux en redressant la tête.

- Vas...t'en...

Merlin sentit les larmes lui monter aux yeux. Il passa à côté du roi sans le regarder et sortie de la pièce. Arthur ajouta.

- Que tout le monde sorte d'ici... sauf toi... Kai.

Le jeune homme resta devant son ami et roi parti s'assoir sur le trône et soupira.

- J'en ai marre... marre que tout le monde ne cesse de me mentir, marre de toujours être trahit... même par... les personnes en qui j'avais le plus confiance.

Kai s'approcha de lui.

- Je t'avais dit que tu étais devenu trop doux. Si les gens te craignent comme il craignait ton père, ils ne feraient pas l'affront de te leurrer ainsi. Regarde Uther, personne ne l'as jamais berné à ce point.

Arthur prit son visage dans ses mains et soupira, il ne savait plus quoi faire. La porte s'ouvrit sur Gaius qui entra à bout de souffle.

- Excusez-moi de vous déranger Sir mais j'ai appris ce qu'il c'est passer...

- Il m'a menti Gaius, encore. Il savait que mon père avait utilisé la magie pour mettre ma mère enceinte et à cause de cela il ablâmé la magie toute sa vie alors que c'était de sa faute, uniquement de sa faute.

Gaius soupira et se redressa.

- Mais saviez-vous Sir, qu'Uther avait menacé Merlin qu'il l'exécuterait s'il vous révélait quoi que ce soit sur le sujet.

Arthur redressa la tête.

- Mon père a fait cela ?

- Mais ce n'est pas la véritable raison qui a fait que Merlin se taise durant toutes ces années.

- Gaius... mon père avait-il vraiment menacé Merlin ?

- Oui Sire.

Arthur soupira.

- Arthur, tu ne devrais pas l'écouter, il t'a menti, tenta Kai.

Le roi se leva, il allait commencer par régler ces problèmes les uns après les autres, en commençant par Kai. Il allait prendre sa propre décision et peu importait qu'elle plaise ou non, c'était la sienne.

.

Guenièvre plongea un mouchoir dans une bassine d'eau chaude et l'appliqua sur la joue de Merlin. Elle tourna la tête vers le lit du sorcier sur lequel étaient posé de beaux vêtements. C'était le service que lui avait demandé Merlin et elle avait été ravie d'offrir cela à son ami.

- Je suis certaine qu'ils t'iront bien, essaya-t-elle.

Mais Merlin ne répondit pas. La reine se résigna lorsque quelques minutes plus tard, Arthur entra.

- Peux-tu nous laisser Guenièvre ? demanda Arthur d'une voix étonnement douce.

Merlin était assis sur un fauteuil près de la cheminer et la reine déposa la bassine et sol devant lui. Elle quitta la pièce, laissant Arthur seul avec son ami. Ce dernier s'approcha et prit la relève de Guenièvre, portant le mouchoir à la lèvre fendu de Merlin.

- Il ne t'a pas loupé hein ?

Merlin ne savait ce qu'il devait répondre. Arthur soupira.

- Gaius m'a appris que mon père t'avait menacé...

- Ce n'était pas ce qui motiver mon choix, le coupa-t-il.

- Donc c'était vrai, constata Arthur. Pourquoi ne m'as-tu rien dit, je devais le savoir...

- Et comment vouliez-vous que je vous le dise ? Vous aviez déjà failli le tuer sous la colère et si vous l'aviez fait... vous vous en seriez voulu à jamais. Et une fois qu'il... qu'il était mort je ne me voyais vraiment pas comment vous annoncer cela.

Merlin leva les yeux sur son roi.

- Malgré tout ce qu'il a pu faire et ce qu'on peut lui reprocher, c'était votre père et il vous aimait plus que tout. Il vous a protégé jusque dans ses derniers instants.

- Mais même s'il ignorait les conséquences des actes qu'il faisait, il a blâmé la magie pour son erreur et à massacrer des peuples entiers pour sa vengeance.

- Comme Morgane en ce moment même. Tous deux aveuglé par leur haine respective, ils ont été incapables de voir ce qu'il y avait au-delà de cela, expliqua Merlin en posant sa main sur celle d'Arthur. Mais vous êtes différents. Vous avez su être juste et voir au-delà de ce que l'on vous a raconté sur la magie, pour vous en faire votre propre opinion. Ce n'est pas moi qui vous ai fait changer d'avis, là-dessus comme le prétend Kai, mais c'est vous, et vous seul.

Arthur attrapa le mouchoir dans la bassine et vint le tapoter légèrement sur la blessure de Merlin et murmura.

- Je suis désolé pour ce qu'il t'a fait... et... pour ne pas t'avoir écouté.

- Vous ne m'écoutez jamais de toute façon, plaisanta Merlin, mais lorsqu'il sourit, il porta sa main à sa lèvre, gémissant de douleur.

Arthur prit place sur le deuxième fauteuil et soupira lourdement.

- Qu'allez-vous faire ?

- Pour Kai ? demanda Arthur. Je l'ai banni de Camelot. Il s'en est pris à mon sorcier, conseiller et meilleur ami. Il ne peut être pardonné.

Merlin leva la tête vers lui et lui sourit timidement. Arthur hésita un moment, avant de poser une question qui trottait dans un coin de sa tête.

- Réponds-moi franchement Merlin. Si... si ma mère était vraiment incapable de mettre un enfant au monde, cela veut-t-il dire que... que je le suis aussi ?

Merlin le regarda étonner et haussa les épaules.

- Je l'ignore. Il y a des chances que oui mais... on ne peut être sûr de rien.

Arthur hocha la tête distraitement, regardant le feu avec attention. Le sorcier ne savait quoi ajouter. Arthur devait s'imaginer que la ligné des Pendragon se terminerait avec lui. Merlin se tourna aussi vers le feu et usa de magie pour faire danser les flammes, leur faisant prendre la forme d'un dragon volant et crachant du feu.

- Les dragons sont forts et puissants, raconta Merlin sous l'émerveillement d'Arthur. Votre lignée ressemble un peu à leur histoire. Votre père en a tué un grand nombre et désormais, il n'en reste plus que deux. Comme il ne reste que deux Pendragon.

Arthur se tourna vers lui intrigué.

- Crois-tu que m'a ligné est vraiment un lien avec les dragons ?

- Il faudrait le demander à Kilgharrah, lui répondit Merlin. Il saurait vous répondre.

.

- Bonjour jeune sorcier, s'exclama le Grand dragon en atterrissant dans la plaine. Bonjour à vous aussi Arthur, Roi présent et à venir.

Arthur hocha de la tête, mal à l'aise.

- Le roi aurait une question à vous poser, expliqua Merlin.

- Quelle est donc cette question qui vous tracasserait à ce point ? demanda le dragon.

- Je voulais savoir si le nom des Pendragon à un lien avec... vous.

- Moi directement, non, expliqua Kilgharra, mais votre ligné remonte à celui d'un Dragon, le Dragon rouge, il était plus puissant que n'importe quel autre dragon en ce monde, si bien que rejeter par les siens, il s'infligea lui-même la mort et de son sang, naquit le premier Pendragon.

Arthur avait la bouche béante et ne savait que dire.

- Cette légende est racontée depuis la nuit des temps, et d'après elle, le sang des dragons couleraient dans vos veines, Roi présent et à venir. Vos ancêtres ont oublié leur origine et en affaiblissant les dragons, votre père à affaiblie votre ligné, la condamnant.

Merlin observa son ami qui hocha lentement de la tête.

- Est-ce que cela veut dire que je ne pourrais avoir d'enfant ?

- La malédiction de votre mère vous a atteint également Arthur. Votre destin n'était pas de préserver votre lignée, mais de réunir Albion, de faire prospérer et coexister la magie dans ce monde.

- Alors je n'aurais aucune descendance, consentie Arthur abatte.

- Je suis navré jeune Arthur.

- Est-ce que son origine ne devrait pas faire d'Arthur un seigneur des Dragons ? demanda Merlin essayant de changer de sujet.

- À l'origine si, jeune sorcier, mais Uther à tuer tous les miens et a trahis les créatures même pour lesquelles il devait service et protéger. Ce droit lui a été retiré comme il l'a été pour sa descendance.

Arthur avait du mal à encaisser tout cela. Son père avait vraiment commis des actes irrépressibles. Sa mère, sa colère injustifié contre la magie et cela avait enchainé la mort des Dragons et de leur ligné. Il ne pouvait qu'imaginer jusqu'où pourrait allez cette roue de l'infortune, si Morgane parvenait un jour à prendre le royaume.

- Si vous n'avez plus de question...

Le Dragon s'envola et s'éloigna. Merlin se tourna vers son ami et posa une main sur son épaule.

- Rentrons Sire...

Merlin se retourna et vit le cerf blanc au loin. Il l'observait et secouait ses bois dans un geste élégant et gracieux.

- Arthur, murmura-t-il pour obtenir son attention.

Le roi se retourna et vit l'animal venir vers eux. Il resta à une certaine distance, avant d'incliner la tête comme s'il faisait une révérence.

- Emrys...

Merlin se raidit et s'approcha.

- Merci...

Merlin ne comprenait pas. Pourquoi donc cet esprit le remercierait-t-il ?

- Pourquoi ? S'enquit-il doucement.

- Il te parle ? demanda Arthur.

- Pour avoir révélé la vérité à mon fils... sans qu'il ne haïsse son père, répondit le cerf.

Merlin en resta sans voix. Le cerf blanc était donc...

- Ygerne, murmura-t-il les yeux écarquillé.

- Mère !

Le cerf secoua à nouveau ses bois et s'éloigna en courant avant de disparaître dans la forêt.

.

Le Roi entra dans sa chambre, regardant Guenièvre assise devant sa coiffeuse, brossant ses cheveux. Arthur s'approcha d'elle et vint l'enlacer et déposa un baiser dans son cou.

- Vous avez été long, est-ce que vous avez pu parler avec Merlin ?

Arthur approuva d'un signe de tête.

- Oui, Kai partira demain matin à l'aube et à pour ordre de ne plus revenir.

Guenièvre lui sourit.

- J'en suis heureuse, c'est une bonne décision.

Arthur la fit se tourner vers lui et la regarda dans les yeux.

- Je dois t'avouer quelque chose, Guenièvre et ce n'est pas évident à dire.

Le visage grave, elle était désormais inquiète. Arthur lui annonça alors ce qu'il avait appris et qu'ils ne pourraient jamais avoir d'enfant. Guenièvre portait les mains à son visage et en pleura, tandis qu'Arthur la serra dans ses bras. Jamais elle ne pourrait porter la vie, jamais elle ne donnerait de fils ou de fille à l'homme qu'elle aimait et jamais elle ne pourrait être mère.

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Le lendemain à l'aube, Merlin observa du haut des remparts Kai, s'éloigner et quitter l'enceinte de Camelot. Arthur rejoignit le sorcier et se plaça à côté de lui.

- J'ai l'impression que sa venue à tout chamboulé à Camelot, lui avoua Arthur.

- En effet.

- Comment cela se fait-il que ma mère t'ait parlé à travers ce cerf ? demanda le roi.

- Le cerf blanc est l'esprit de la forêt, expliqua Merlin. L'on raconte qu'il le lien entre les deux mondes. L'âme de votre mère a du savoir ce qu'il allait se passer et a voulu intervenir.

Arthur baissa les yeux au sol.

- Comme je regrette de ne pas l'avoir connue.

Merlin hocha la tête.

- Je vous comprends sire. Je n'ai pu connaître mon père que quelques heures et... il est mort par ma faute.

Arthur le regarda et sans même réfléchir il passa un bras au-dessus de ses épaules et lui frictionna les cheveux. Avant qu'ils ne plongent dans le regard de l'autre et qu'ils acquiescent chacun leur tour.

- Comment est-ce que Guenièvre l'a pris ? demanda Merlin.

- Elle est triste... elle essaye de ne pas trop me le montrer, mais je sais qu'elle en souffre.

- J'en suis vraiment désolé Sire, murmura Merlin.

- N'en parlons plus, coupa Arthur.

.

Guyamor quittait le château en pleine nuit et rejoignit Morgane et Mordred dans leur repère. La jeune femme se précipita à son cou et l'embrassa, lui demandant des nouvelles. Le chevalier la regarda un moment avant de l'amener à part.

- J'ai à vous parler Morgane, c'est très important.

Sous le visage grave du jeune homme, elle acquiesça.

- Que ce passe-t-il ?

- C'est à propos d'Arthur... et de Merlin.

Le visage de Morgane devient sombre et haineux à l'appellation de ces deux noms.

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Fin de l'épisode 5 !

Alors j'espère toujours que ça vous plait et que vous aimé toujours. Sachez que c'est assez dur de structurer des épisodes, mais je fais de mon mieux, j'ai toujours un gros doute avant de poster et je me demande toujours "mais est-ce que ça plaira autant que les premiers chapitres, est-ce que je suis toujours dans l'optique d'un épisode de la série Merlin ?" Enfin bref, de grosse question qui jusqu'à la dernière seconde me font hésiter à cliquer sur poster ou pas, et puis si jamais ça ne vous plait pas n'hésiter pas j'essayerais de mieux faire la prochaine fois ! J'ai toujours la phobie que comme les autres chapitres, ont pratiquement fait l'unanimité bah que les autres baisse en qualité :S (vous me direz, ça arrivera bien à un moment donné!)

En tout cas, sachez que je fais de mon mieux et il y a énormément de recherche au préalable entre chaque "épisode" et que je fais mon maximum pour rester cohérente avec les personnages de la série, l'univers de la série et la véritable légende d'Arthur.

D'ailleurs, pour les amateurs, sachez que Guyamor est véritablement un chevalier de la table ronde qui était l'amant de Morgane, que la fontaine de Barenton a vraiment fait partie de la légende Arthurienne, qu'Yvain (vous le connaissez sans doute tous comme Yvain au lion) est donc bien aussi un chevalier de la table ronde, et que Kai, plus connu sous le nom Keu (nom qui était trop porteur à des moqueries! lol ) est pour moi devenus Kai et qu'il est bien le frère de lait d'Arthur. Il est décrit comme arrogant, grossier et accepter à la cour du roi uniquement à cause de son lien avec Arthur! Toutes mes inspirations viennent donc à chaque fois de la véritable légende !

Sur ceux, bonne journée ou soirée à vous tous et à la prochaine!