Me revoilà avec une nouvelle histoire centrée sur OC un natif de l'univers de One Piece de Monsieur Oda.
J'espère que ce nouveau personnage vous plaira !
Coeur sur vous les lecteurs ! Et Bonne lecture !
Chapitre 01 - Introduction
Année 1522
Archipel des Sabaody, première moitié de Grand Line.
J'ai attendu toute ma vie pour être dans la salle d'attente de cette maison de disques de Sabaody, elle est l'une des plus prestigieuses car elle organise régulièrement des concerts au Sabao Dome, une immense salle de spectacle se trouvant dans le Sabaody Park. Autour de moi, plusieurs personnes attendent leur tour pour faire une démonstration de leur talent aux recruteurs de la maison de disques. J'attends en silence, à la fois nerveuse et calme, je me maîtrise.
J'ai enfilé une tenue assez sexy pour venir, le physique c'est important dans le business. Je porte un haut de maillot de bain d'une couleur rouge-rose avec des motifs de crânes, un petit short noir, des bottes à talons noirs et un manteau de fausse fourrure grisâtre. Mes cheveux roses sont lâchés en toute simplicité, car j'ai ajouté des bijoux pour me mettre en valeur. Mes bijoux sont principalement des breloques en or comme des bracelets, des colliers et des boucles d'oreilles. Rien de trop extravagant, j'ai fais simple pour une fois. Je sais d'avance que je vais les éblouir, c'est mon destin d'être une star de la chanson. Comment ne pourraient-ils pas être conquis par mon talent et ma plastie de rêve ?
- « Mademoiselle Passion, c'est votre tour. » - annonce un employé.
Je me lève de mon siège avec grâce, car je suis une future star. Je m'avance d'un pas rapide vers l'employé qui m'attend à la porte d'un bureau, je me présente à lui, et il m'ouvre la porte. Au centre de la pièce se tient une rangée de tables rassemblant plusieurs personnes formant un jury. Devant eux, un emplacement avec une croix marquée sur le sol. Je m'avance jusqu'à la croix, puis j'observe chacune des personnes avec calme. Au centre du groupe, un homme tout à fait original est assis, il n'est pas très accueillant. Il porte des couleurs flashy qui sont mal assorties, ses cheveux longs sont colorés mais le sommet de son crâne se dégarnit à vue d'oeil.
- « Quelle chanson avez-vous préparé ? » - demande un homme sans me regarder.
- « Une chanson de ma composition. » - dis-je avec une voix ferme.
- « Très bien, allez-y, chantez. » - ordonne-t-il.
- * « Partons en voyage avant l'aube.
Pour voir nos lendemains inconnus.
Nous n'avons aucun regrets dans nos choix (Oh je sais ce que je suis supposée faire).
Peu importe les épreuves qui nous attendent.
Rien ne peut arrêter mon cœur de battre.
Il n'y a qu'un seul endroit où aller.
(Volons vers la lumière !)
Je ne laisserai personne briser
Les liens créés au fil des batailles.
Quand je rouvrirai mon poing serré,
J'y trouverai de la force.
Allez, c'est parti.
Le nouveau monde appelle. Regarde maintenant.
Peu importe le nombre de mers qui nous séparent.
Je me tiendrai toujours à tes côtés.
N'aie pas peur d'avancer.
N'oublie pas
Que nous combattons ensemble.
Je n'ai jamais souillé la mémoire.
De ce vaste ciel infini que j'ai admiré ce jour-là.
Nous avons parcouru un long chemin.
Chacun avec notre engagement dans nos cœurs.
Il n'y a pas de doute. Il y a des choses que l'on doit emporter avec nous.
Le soleil se lèvera et brillera.
De façon égale, même sur nos peines.
Je crois au futur qui sera un jour une seule partie.
Allons le chercher ensemble.
Tu es unique.
N'oublie pas
Que nous combattons ensemble. »
J'observe le jury avec attention, essayant de décrypter les expressions de leur visage. Je sais que je suis douée, je m'entraîne depuis plusieurs années. Mais eux, ils ne semblent pas impressionnés par ma performance. Au moins deux d'entre eux ne font que fixer mes seins avec une grande insistance... La femme du groupe semble être une coincée du cul comme j'en ai jamais vue auparavant, et le chef du lot n'a pas levé les yeux de sa feuille durant ma chanson.
- « Très bien, merci... Vous ne convenez pas, vous pouvez partir. » - dit-il en soupirant.
- « Je ne conviens pas ? C'est quoi le problème ? Vous avez de la merde dans les oreilles ou dans les yeux ?! M'avez-vous au moins écouté pendant que je chantais ? Car j'en ai pas eu l'impression ! » - dis-je en m'énervant.
- « Vous n'avez aucune originalité, aucune personnalité. Des gamines avec un joli minois et des gros seins qui chantent de la pop, j'en ai fait signer 3 la semaine dernière, on en trouve à tous les coins de rues. Ne revenez pas ici avant d'être allée vous acheter un style et une personnalité. » - dit-il simplement d'une façon tranchante.
- « Comme si j'allais revenir pour signer dans votre label de merde ! Vous vous en mordrez les doigts quand je serai devenue la reine de la Pop ! » - dis-je en quittant la salle.
Je claque la porte derrière moi, me dépêchant de quitter ce bâtiment sous les rires des membres de la maison de disques. Je peux les entendre se foutre de moi, rire en disant que je ne ferai jamais carrière. Ils ont fait une grave erreur en me sous-estimant de la sorte, car un jour je serais la prochaine reine de la Pop !
Dehors, un certain nombre de gens vont leur vie dans le Sabaody Park. Des familles, des couples, des gens seuls. J'ai besoin d'une chanson de réconfort, alors je m'installe sur un banc en pierre bordant un arbre. Tout est coloré autour de moi, tout inspire la joie et l'enfance. Je ferme doucement les yeux, puis je commence à chanter cette chanson que m'inspire le moment.
- * « Toi aux yeux tristes
Ne sois pas découragé
Oh je me rends compte
Qu'il est difficile d'avoir du courage
Dans un monde plein de gens
Tu peux perdre de vue l'ensemble
Et l'obscurité à l'intérieur de toi
Peut te faire te sentir si faible... »
Les gens commencent à se rassembler au fur et à mesure que je récite les paroles, chantant avec douceur. J'entame le refrain, accompagné d'un choeur de voix composé des gens qui m'entourent.
« Mais je vois tes vraies couleurs
Rayonner
Je vois tes vraies couleurs
Et c'est pour ça que je t'aime
Alors n'aie pas peur de les laisser voir
Tes vraies couleurs
Les vraies couleurs sont aussi belles qu'un arc-en-ciel... »
Le choeur chante en fond des notes, laissant un espace chanté avant que je ne poursuive la chanson. La troupe s'est agrandie, nous chantons tous à l'unisson comme une seule personne.
« Fais-moi voir un sourire
Ne sois pas malheureux
Je n'arrive pas à me rappeler
La dernière fois où je t'ai vu rire
Si ce monde te rend fou
Et que tu as enduré tout ce que tu peux supporter
Appelle moi
Car tu sais que je serai là
Et je verrai tes vraies couleurs
Rayonner
Je vois tes vraies couleurs
Et c'est pour ça que je t'aime
Alors n'aie pas peur de les laisser voir
Tes vraies couleurs
Les vraies couleurs sont aussi belles qu'un arc-en-ciel... »
Les gens reprennent brutalement leur vie, abandonnant l'atmosphère réconfortante de la chanson comme si rien n'était arrivé. Les parents qui chantaient reprennent leur vie en parlant avec leurs enfants, les couples retournent vers les attractions qu'ils voulaient voir, et les gens seuls reprennent leur chemin. Je suis de nouveau seule sur mon banc, comme si ce moment n'était qu'un rêve. Je me relève, quittant le Shabaody Park.
J'ai besoin d'un verre pour me remonter le moral... Je m'enfonce à travers la zone de groove numéro 20, une zone de non-droit. Je sais que le bar le plus proche est dans le groove 24, c'est vraiment pas loin de ma position. Je marche avec mes petits pieds jusque là-bas, c'est vraiment chiant de marcher avec des talons.
La décoration du bar est très sommaire, un bâtiment en pierre supporté par des colonnes en bois. L'atmosphère est sombre, éclairée par des bougies. Je peux voir à la tête des hommes présents qu'il y a bien deux ou trois équipages de pirates dans la salle. Je m'installe au comptoir, demandant un gin-tonic au barman. Parmi les têtes dures qui sont présentes, je remarque en particulier un grand rouquin effrayant et un gars chelou avec des longs-bras. Les deux se regardent comme s'ils allaient s'étriper. Vivement qu'ils se battent, ça fera un peu d'ambiance !
Le long-bras ouvre la danse en faisant signe au rouquin, et celui-ci s'amuse en l'explosant dans un mur du bâtiment, l'envoyant rouler jusque dehors. Je savoure ma boisson en observant le combat entre les deux hommes, ils m'ont l'air bien costauds, je vais voir des muscles ! Le combat débute avec violence, les deux hommes montrent rapidement leur fruit du démon, l'un avec de la musique et l'autre avec du magnétisme, quelque chose comme ça.
Mais alors que je suis tranquillement assise au bar, je ressens une vive douleur au niveau de ma nuque... Je tombe contre le comptoir, et lorsque je me retourne, un groupe d'hommes armés se tient derrière moi, un grand sac dans leurs mains. J'essaie de m'échapper en m'élançant vers le combat, abandonnant mon tabouret, mais deux bras m'attrapent par les épaules.
- « Que faites vous ! Lâchez-moi immédiatement bande de pervers ! » - criais-je dans l'espoir qu'on vienne me sauver.
- « Disco-san va nous donner un bon prix de ton joli minois. » - dit-il d'une voix menaçante.
Je reçois un autre coup qui m'achève, m'empêchant de me défendre, leur laissant le loisir de me balancer dans leur sac. C'est définitivement la pire journée de ma vie...
Lorsque je me réveille, je suis dans l'obscurité, trimbalée sur quelque chose qui ressemble à une épaule. Je peux sentir le mouvement de balancement et les secousses dû au déplacements de la personne qui me porte. Des cordes m'empêchent de bouger et un bâillon est placé sur ma bouche. Soudainement, je suis jetée au sol, c'est douloureux. On me sors du sac en toile, me laissant voir la prison autour de moi. Des gens sont attachés avec des chaînes, assis sur des bancs comme s'ils attendaient quelque chose. Mes geôliers portent d'étranges uniformes bleus et roses avec des collerette blanches. Deux hommes m'attrapent pour me plaquer au sol, tandis qu'un troisième m'attache un collier en granit marin autour du cou. Ce collier n'est pas banal... c'est un collier d'esclave... Je comprends tout maintenant, ils vont me vendre !
Je me sens affaiblie, j'ai froid, j'ai mal... Les subalternes sortent de la cellule où ils m'ont enfermé. Je prends le temps de prendre mes esprits, je comprends très bien ou je me trouve. La salle de ventes aux esclaves. Un grand homme avec de longs cheveux violet pâle m'observe derrière les barreaux, un sourire peu rassurant orne ses lèvres. Je fronce les sourcils en l'observant avec dégoût. Comment ose-t-il vouloir me vendre ! Il n'a aucune idée de qui je suis.
- « Je pense pouvoir commencer ta vente à 1 million de berrys. Les jeunes et jolies chanteuses utilisatrices de fruit du démon ça plaît au public. » - dit-il calmement.
- « Comment savez-vous ça ?! » - dis-je avec irritation.
- « On a trouvé ta prime miss, Passion utilisatrice du Uta Uta no Mi*, primée à 533 000 de berrys. Je te vendrai tellement bien qu'on gagnera plus d'argent qu'on pourrait en recevoir avec ta prime. » - dit-il en montrant mon avis de recherche.
Je lance un regard courroucé à l'esclavagiste, j'en reviens pas qu'il veuille me vendre. J'étais allée au bar pour me détendre, et à la place je me retrouve ici. Quelle journée foutrement pourrit ! L'esclavagiste s'agace de ma façon de le regarder, il m'offre généreusement une claque en passant son bras à travers les barreaux. Je baisse la tête d'un air soumis, ma joue est douloureuse. Quel salaud.
- « Reste à ta place, femme esclave. » - dit-il avant de repartir.
Je me lève lentement pour rejoindre une caisse sur laquelle m'asseoir comme les autres prisonniers. Dans l'immense cellule se trouve un vieil homme aux cheveux blancs mi-longs, un géant d'au moins 10 ou 15 fois ma taille, et quelques personnes à l'allure de pirate et de gens du commun. Des numéros sont affichés sur le mur au-dessus de chaque prisonnier, j'imagine que c'est nos numéros. Je m'installe sous le numéro 20. J'observe le vieil homme, il est plutôt pas mal pour un vieux. Il m'observe également du coin de l'oeil en même temps qu'il cherche quelque chose dans la poche interne de son manteau.
- « Pirate ? » - demande-t-il simplement.
- « Je dirais plutôt... simplement délinquante. Et toi ? » - dis-je en lui lançant un sourire malicieux.
- « Je ne suis qu'un vieil artisan revêtant des navires. » - dit-il d'un air mystérieux.
- « Bien sûr... » - dis-je sans en croire un seul mot.
Quelques heures sont passées avant qu'un nouveau prisonnier ne face son apparition, une jeune et jolie sirène aux cheveux verts. La jeune femme se débat du mieux qu'elle peut, gigotant et hurlant, mais elle ne parvient qu'à attiser la colère des esclavagistes. Le chef des esclavagistes, le grand vendeur, vient inspecter sa marchandise vedette, l'admirant sous toutes ses coutures. Mais l'effronterie de la sirène lui attire ses foudres, il la gifle violemment. J'admire son courage, mais pas sa bêtise à hurler et geindre comme elle sait si bien le faire.
Le dénommé Disco s'apprête à lui attacher de force un collier explosif, mais il est stoppé dans son mouvement... Il s'effondre brutalement au sol les yeux écarquillés. J'ai nettement senti quelque chose venir de ma gauche, je tourne mon regard vers le vieil homme qui feint l'innocence. Même le géant ne tarde pas à réagir pour lui demander de s'expliquer, ajoutant qu'il s'agit de Haki. Mais oui ! Ce genre de haki n'est pas banal, voir même très rare... Qui est-il ?!
- « Oï, vieil homme... Arrête de jouer les innocents. C'était toi, hein... Ce Haki à l'instant ? Mais qui es-tu ? » - demande le géant.
- « Je ne suis qu'un vieillard sur le marché du revêtement... et j'aime les jolies jeunes filles ! » - ajoute le vieil homme en buvant sa flasque d'alcool.
- « Dit comme ça... Tu rassembles à un vieux pervers. » - dis-je en souriant d'un air amusée.
- « Et si tu nous chantait un morceau ma jolie ? » - demande-t-il avec un sourire.
- « Okey, pourquoi pas. » - dis-je avant de me racler la gorge.
- * « Ma mère avait l'habitude de dire
"Bébé, rends moi fière
Tu as un si joli visage
Mais une bouche si sale"
Mais comment se fait-il que quand je viens te dire
Ce qu'il y a dans mon esprit comme les hommes le font
Je suis appelé fou?
Fou
Ce n'est pas une chanson d'amour
Ce n'est pas un chant
Mais mesdames, êtes-vous avec moi?
Je sais que vous êtes avec moi
Ajoutes un peu de sucre, disent-ils
Soit un peu plus douce, disent-ils
Je dois prendre et donner, mais je dis
Cette fois c'est ma façon de faire, ah, ma façon de faire
Soit un peu plus propre, disent-ils
Parle de façon plus douce, disent-ils
Je dois être une dame, mais je dis
Cette fois c'est ma façon de faire, ah, ma façon de faire
Cette fois c'est ma façon de faire, ah, ma façon de faire
Cette fois c'est ma façon de faire, ah, ma façon de faire... »
La vente aux enchères a débuté, nous pouvons entendre d'ici la foule. Un bruit ambiant s'est formé mais il commence déjà à se dissiper.
- « Bien, tout le monde... Nous nous excusons pour l'attente ! Incessamment sous peu, nous devrions commencer notre événement mensuel, la Vente d'Humains du grove 1, et notre hôte sera, bien sûr, cet homme ! Le super-bazar ambulant... Mister Disco ! » - annonce un présentateur.
- « Salutations à tous ! Nous avons une récolte d'esclaves de haute qualité aujourd'hui ! Vous êtes chanceux ! Nous avons un petit cadeau pour vous tous aujourd'hui ! Je prie de tout mon coeur pour vous que vous soyez capables de prendre avec vous l'esclave de votre choix. Commençons maintenant la vente ! » - dit Disco sous les acclamations du public.
En coulisses, les deux premiers prisonniers sont sorti de la cellule. Le premier est présenté sur scène comme l'héritier d'une longue lignée de musiciens d'East Blue et comme un pirate à la fierté agressive. Un certain Byron dont la vente débute à 480 000 berrys, mais qui s'envole jusqu'à 600 000 berrys.
- « Eh bien, nous avons beaucoup d'autres esclaves remarquables en magasin pour vous ! Tout le monde, préparez-vous s'il vous plaît ! Passons à la prochaine vente ! » - annonce Disco.
La vente se poursuit, les prisonniers défilent les uns après les autres pour être exposé sur scène comme des marchandises. Lentement mais surement, je commence à prendre conscience de ma situation... Je vais être vendue à un riche inconnu... Je ne pourrais pas m'échapper avant qu'un acheteur ne vienne me chercher... Je vais devoir être rusée... Les numéros 15 et 16 sont sorti par les subalternes, un capitaine pirate qui supplie pour sa vie et une belle femme habillée en danseuse. Ses supplications m'effraient au plus haut point, c'est atroce à entendre...
- « Et le prochain est... Entry Number 14 ! Cette fois-ci nous avons une humaine pour vous ! Elle est, bien sûr, d'une grande aide pour le ménage. Elle est aussi bonne aux cartes, aux échecs, et n'importe quel jeu auquel vous pouvez penser ! Elle est le parfait adversaire pour tuer votre ennui... et nous commençons à 600 000 berrys ! » - annonce Disco.
La numéro 14 est adjugée pour 3 millions de berrys... Si quelqu'un souhaite m'acheter, il devra débourser encore plus d'argent... Peu de gens pourront se le permettre, heureusement.
- « On continue la grande Vente Humaine avec un achat exclusif ! Le lot numéro 15 est la plus belle esclave du monde ! Examinez bien ses magnifiques proportions ! C'est une danseuse de 20 ans, Pascia ! Bien, voici l'une de nos pièces de choix ! Le corps de Pascia vous ravira sûrement messieurs, et vous enverra au Paradis. La belle danseuse, Pascia, démarre avec un élégant 800 000 ! » - annonce Disco.
La vente de la danseuse se fait mouvementée, le prix grimpe rapidement dans les millions de berrys. En coulisses, le numéro 17 est préparé, il s'agit de la sirène Caimie.
- « Entry Number 15 ! Pascia. Nous avons débuté avec le prix extraordinaire de 800 000 berrys, et vendu pour le prix maximum de 7 200 000 berrys ! » - annonce Disco sous la surprise de la salle.
Un silence étrange déchire soudainement l'ambiance de la salle de ventes. J'entends dire qu'un Dragon Céleste est arrivé, rejoignant ceux déjà présents. Le prisonnier numéro 16 entre sur la scène, c'est le capitaine pirate qui suppliait pour sa vie.
- « Bien, on dirait que nous sommes prêts pour le suivant ! L'article numéro 16 est, croyez-le ou pas, un capitaine pirate ! Regardez attentivement ! Cet homme possède une prime de 17 millions de berrys sur sa tête. Son nom est Lacueva ! C'est un pirate connu pour ses stratégies bien ficelées. Mais son corps est aussi très puissant. Il peut être utilisé comme un cheval humain, pour faire du travail manuel, ou même comme sac de frappe ! Un très bon investissement ! Et maintenant... » - annonce Disco.
La salle s'amuse des discours de Disco, elle s'amuse d'entendre qu'un homme pourrait servir de monture ou être frappé pour l'amusement. Ça me dégoûte. Je ne suis pas une sainte, ni même quelqu'un qui pense aux autres... Mais pas à ce point-là. Soudainement, des hurlements déchirent la salle, quelque chose de passe. Les hommes en coulisses se précipitent en entendant que l'esclave s'est écroulé, le rideau est tiré devant la scène. En coulisses, Disco et ses employés œuvrent pour soigner l'esclave qui s'est mordu la langue. Disco ordonne que je sois préparée pour être envoyée sur scène afin de calmer la salle avant d'envoyer la sirène après moi.
- « Alors, le numéro 16, le pirate Lacueva, était un peu nerveux et s'est évanouit à cause d'un saignement de nez. Nous vous le présenterons donc encore une fois plus tard... Cependant, mesdames et messieurs, la marchandise que nous allons vous présenter maintenant... est un article spécial qui vous fera oublier ce petit incident ! Le Numéro 20 ! » - annonce Disco.
Un homme m'entraîne sur la scène en me tirant par la chaîne de mon collier d'esclave. J'avance en silence, mais non sans afficher une mine énervée. J'observe la salle, elle est pleine à craquer de gens riches. Mais au fond de la salle, des gens à l'allure étrange sont restés debout. Disco me fait venir près de lui pour me présenter. Je me sens nerveuse, j'ai les jambes qui tremblent même si j'essaie de le cacher. Je n'ai pas particulièrement peur de mourir, mais je n'ai pas envie d'être le jouet de quelqu'un.
- « Le numéro 20 est une magnifique chanteuse ! Une délinquante de 19 ans au fort caractère qui possède une prime de 533 000 de berrys ! Une utilisatrice de fruit du démon, j'ai nommé le Uta Uta no Mi ! Regardez-la attentivement ! Son nom est Passion, elle saura vous ravir de sa voix, elle est capable de chanter des opéras comme de la Pop musique ! De plus, regardez ce corps très bien proportionné ! Un excellent investissement ! La belle chanteuse rebelle, Passion, démarre avec un prix de 1 million de berrys ! » - annonce Disco.
Il est clair que Disco en rajoute une couche, je n'ai jamais chanté d'opéra de ma vie. Il vend bien ses produits, mettant en avant mes qualités, mon talent, ma prime et mon corps de rêve. Quel salaud. J'ai vraiment envie de lui cracher à la figure, mais je n'ai en revanche pas envie de me faire frapper. Les premiers enchérisseurs lèvent leurs plaquettes, faisant grimper mon prix. J'observe leur visage, répugnants...
/ Équipage du Kid /
L'équipage observe la scène de loin, commentant de temps en temps les achats qui se déroulent devant eux.
- « Kid ? Tu disais être prêt à mettre le prix pour quelqu'un d'intéressant non ? » - demande Killer.
- « J'hésite... La morveuse a mangé un fruit du démon mais on ignore ses facultés. » - répond Kid en grimaçant.
- « Si tu veux faire un achat, c'est maintenant ou jamais. Les pirates étaient tous faibles, ils se pissaient dessus. Elle fait meilleure figure à côté d'eux, même si on ignore ses facultés. Elle a même déjà une prime, 533 000 de berrys. » - demande Killer.
- « Je trouverai drôle que son fruit du démon face d'elle une sorte de barde. » - dit Heat dans le vide.
- « On verra bien si elle vaudra la somme qu'on dépensera pour elle. Dans le pire des cas... on lui fera tout rembourser jusqu'au dernier berry. » - ajoute Kid en levant sa plaquette.
Kid lève sa plaquette pour enchérir sur la future esclave aux cheveux roses. Il la juge de loin, espérant qu'elle soit à la hauteur pour rejoindre son équipage de pirates sans pitié.
Les enchères s'enchaînent pour ma personne, la somme de 1 million est déjà devenu 5 millions. Un grand rouquin placé au fond de la salle enchérit contre les nobliaux venus acquérir des jolies demoiselles. Nous en sommes à 7 millions, quelques nobles se sont désistés, soit par manque de volonté, soit par crainte de se prendre les foudres des gens pas commodes qui sont au fond de la salle. Je suis condamnée à être spectatrice de mon propre destin, incapable d'user de mon fruit du démon pour tenter de faire quelque chose, même n'importe quoi. Le rouquin remporte l'enchère pour 10 millions de berrys... Je me sens étrangement soulagée. Je n'ai pas été achetée par un vieux pervers. Je suis reconduite dans les coulisses, forcée par l'homme qui tient ma chaîne.
Je peux toujours entendre le déroulement de la vente, c'est maintenant le tour de la sirène.
- « Le numéro 20 est une adjugé pour 10 millions de berrys ! Passons maintenant au clou du spectacle ! La marchandise que nous allons vous présenter maintenant... est un article très spécial, une merveille. Je suis certain que beaucoup d'entre vous la recherchent. S'il vous plaît, regardez cette silhouette ! » - annonce Disco.
Le bocal de la sirène a déjà été amenée sur scène avec panache, un vrai spectacle. La foule est en admiration devant le spectacle extraordinaire qui s'offre à elle.
- « Merci d'avoir attendu... C'est l'heure du spectacle ! Régalez-vous les yeux avec ceci ! Venant de l'île des Hommes-Poissons, la sirène Caimie ! » - annonce Disco.
Je me désintéresse un peu des discours de Disco pour calmer pour mal de tête grandissant à cause du bruit et du stress. J'écoute de loin les voix qui s'élèvent comme... le Dragon Céleste qui propose 500 millions pour la sirène. Le silence coupe court à toutes les conversations, surprenant l'ensemble de la salle. Disco continue de parler avant d'annoncer que la vente est conclue. Mais en même temps, un immense bruit d'explosion retentit, suivit de cris et de hurlements. Il semble qu'il y ait un certain chaos grandissant dans la salle des ventes puisque des coups de feu se font entendre, suivit d'un autre grand bruit.
Nous sommes libérés de notre nouvelle cellule par un homme en slip, il semble chercher désespéramment quelque chose. Je suis les autres esclaves ou prisonniers jusqu'à la scène pour voir le résultat du chaos qu'on a entendu. Lorsqu'on arrive, les gardes sont tous évanouis, la scène est en pagaille, et la foule d'acheteurs a disparu. La sirène est dans un bocal à demie tranché, elle attend d'être libérée. Le vieil homme lui retire son collier explosif, nous faisant frôler la crise cardiaque.
- « Oï, c'était quoi ça ? Qu'est-ce que vous faites à m'effrayer comme ça ? Elle n'a plus de collier ni de menottes... » - dit Franky, le mec en slip.
Le mec en slip semble mécontent car il a trouvé les clés des menottes, mais la sirène est déjà libre. Je me racle bruyamment la gorge, après tout... nous existons aussi putain ! Balance les clés crétin ! Je fais signe au mec en slip de me lancer les clés, et il me les abandonne en me les lançant. J'attrape le trousseau au vol, puis je me libère en première avant de laisser les clés aux autres prisonniers. Je décide d'aller voir de plus près le groupe qui voulait m'acheter, ils ont une bonne gueule de pirates, j'aime ça. Je m'y presse d'un pas assez prudent, pas mal de choses traînent sur le sol. Je fais le tour par le côté de la salle, le groupe m'observe venir jusqu'à eux en silence.
- « Alors comme ça, on voulait m'acheter ? Vous êtes qui ? » - dis-je avec un sourire taquin.
- « Nous sommes les pirates du Kid, des rookies. Tu connais ? » - répond un homme portant un casque sur ses cheveux blonds.
- « J'en ai entendu parlé. Je ne vous autorise pas à m'acheter, mais vous pouvez me proposer de vous rejoindre. » - dis-je en faisant ma diva.
- « Pratique, c'est gratuit au moins. » - répond Heat.
- « Tu sais te battre ma jolie ? » - ajoute Kid.
- « Je me débrouille, mais j'excelle en soutient grâce à mon fruit du démon. » - dis-je simplement.
- « En résumé, quelles sont tes facultés ? » - demande le blond.
- « Améliorations de force, vitesse, endurance, résistance... accélération de la régénération naturelle... Des trucs comme ça. » - dis-je simplement.
- « T'es une sorte de barde ? Tu chantes, et ça nous boost ? » - demande Heat.
- « On peut dire ça ouai. » - dis-je simplement.
- « Passion, 19 ans, primée à 533 000 berrys, c'est juste ? » - demande Killer.
- « C'est exact. » - dis-je simplement.
- « Rejoins mon équipage, Passion. Nous trouverons le One Piece ! » - annonce Kid.
- « Je vais t'aider à devenir le roi des pirates, Eustass Kid. En échange, je veux devenir la reine de la Pop ! » - dis-je simplement.
Kid me tend la main, nous échangeons une poignée de main pour sceller la décision. On se sourit mutuellement d'un air moqueur, mais je respecte totalement son ambition. Mon nouveau capitaine nous quitte pour échanger des politesses avec un mec portant un chapeau de paille et un autre type portant un long sabre. Le rouquin décide d'aller combattre les marines se trouvant dehors en embuscade autour de la salle des ventes.
- « Je vais vous sauver ! Je vais nettoyer dehors, alors relax. » - dit le Kid avec fermeté.
Un trio se forme entre mon capitaine, le mec au chapeau de paille et un type avec un chapeau tacheté. Les trois hommes se disputent la priorité pour aller combattre les marines qui sont dehors. Je trouve la scène très drôle et ridicule à la fois, je préfère rester près du grand blond casqué et en apprendre un peu plus sur mon équipage.
- « Je suis Killer, le capitaine est Kid, ici c'est Heat et là Wire. » - annonce Killer en pointant du doigt les nommés.
- « Enchantée les gars ! » - dis-je simplement.
- « On fera plus ample connaissance sur notre navire. » - ajoute Killer.
Killer s'ajoute à la mêlée qui répand le chaos hors du bâtiment de la salle des ventes. J'observe le combat auprès de mes deux compagnons, Heat et Wire, c'est vraiment un gros bordel. J'apprends durant ce combat que mon capitaine est doté d'un fruit du démon jouant sur le magnétisme, c'est intéressant. Le gars au chapeau de paille est élastique et celui au chapeau est... j'en sais rien ok ? Les marines sont balayés avec une facilité déconcertante, mais je préfère ne pas encore faire une démonstration de mon pouvoir. Mon capitaine semble vouloir se mesurer honorablement à ses rivaux, il le prendrait surement mal si je l'aidais.
Tandis que le capitaine surnommé "le chirurgien de la mort" découpe des marines, que l'homme élastique les tabasse et que mon capitaine les prive de leurs armes, nous observons l'intérieur de la salle des ventes. Même les armes, épées et fusils abandonnés dans la salle sont attirés vers l'extérieur, manquant d'embrocher quelques personnes sur leur passage. Les gars et moi-même sommes sur le côté de l'entrée, cachés de la vue des marines derrière l'une des portes. La flot d'armes s'envole de façon fluide vers Kid, c'est vraiment très impressionnant à regarder.
En repassant ma tête sur le côté de la porte, je peux observer l'immense bras métallique composé d'armes volées aux marines. Kid est vraiment cool ! Les marines reçoivent une bonne correction de la part des 3 capitaines, suffisamment pour permettre aux équipages de sortir de la salle. J'emboîte le pas de mon groupe, je peux voir que les autres suivent les consignes de Killer, il doit être le second de l'équipage.
- « Ils sont du genre à s'énerver vite. » - commente Killer calmement.
Une fumée composée de cendres et de poussière recouvre la scène qui se déroule devant nous. Les marines sont achevés, leurs corps inanimés jonchent chaotiquement le sol dans un bordel digne d'une décharge. Les 3 équipages, le vieil homme, la sirène et l'homme-poisson sont rassemblés sur les marches, personne ne bronche vraiment. Les marines qui n'ont pas été battus foncent en lignes sur les capitaines, au risque d'être défaits une nouvelle fois.
Kid semble méditer des paroles que lui a dit l'homme au chapeau de paille... forçant Killer à s'attaquer à un marine qui menaçait notre capitaine.
- « Oï Kid, qu'est-ce que tu fais à rester planté là ? » - s'exclame Killer avec inquiétude.
- « Hé, Killer... Durant notre périple, on s'est foutu de nous à chaque fois nous que nous disions chercher le One Piece. Même si je tuais ceux qui riaient. Mais à partir de maintenant, c'est un océan sur lequel ceux qui n'osent pas le dire mourront. Nous nous reverrons dans le Nouveau Monde. ... Allons-y ! » - répond Kid pensif.
- « Ouai ! » - s'exclame l'équipage.
Je reste derrière Kid, essayant de ne pas être prise dans les attaques des uns et des autres. J'ai besoin d'observer les compétences de mes nouveaux compagnons avant d'agir. Je sais que Kid utilise un fruit du démon sur le magnétisme... Heat vient de cracher du feu de sa bouche tel un dragon, et Killer utilise ses lames avec une agilité impressionnante. Je vois, je vois. Moi aussi j'ai intérêt à être impressionnante !
Nous traçons notre chemin à travers les marines pour fuir la zone de combat, les gars n'hésitent pas à détruire un pont derrière nous pour ralentir les soldats.
- « Ils sont toujours après nous bien qu'on ait détruit le pont. » - commente un gars du groupe.
- « Bien sûr. Même si on va en ville, les marines nous attendront. Allons-nous en de cette foutue île. Hum ?! » - répond Kid.
Alors que Kid termine sa phrase, une sorte de rayon laser manque de lui transpercer la cuisse. Par chance, le rayon ne lui lacère que peu profondément la chair. L'équipage s'inquiète immédiatement de sa blessure avant de remonter leur attention sur l'origine de cette attaque...
- « Est-ce possible ? » - s'inquiète Killer.
- « Qu'est-ce que tu fous... sur cette île ? » - dit Kid en avec inquiétude à notre adversaire.
L'équipage se lance immédiatement dans un combat contre un homme de grande taille. Il s'agit du Grand Corsaire Kuma ! Depuis quand il lance des putains de lasers ?! Kid s'arme d'un bras métallique tandis que Killer tente de le trancher avec ses lames. Heat s'arme de deux sabres pour prendre l'adversaire en tenaille. De mon côté, je comprends qu'il est temps de montrer mes facultés.
Le combat commence depuis quelques minutes avant qu'un second équipage ne s'ajoute, celui du chirurgien de la mort. Notre adversaire relève la présence particulière de leur capitaine.
- « Trafalgar Law. » - annonce-t-il platement.
- « Tu connais mon nom ? » - demande Law.
En guise de réponse, le Corsaire s'apprête à nous lancer un nouveau rayon à la figure, directement sur la position de Law. L'équipage de Law s'inquiète brièvement pour leur chef avant d'expliquer la présence d'un Corsaire ici, nous sommes proches de Mary Geoise, par conséquent, il n'est pas anormal de croiser des hautes pointures par ici. Kid et Law s'échangent de nouvelles politesses avant de former une sorte de duo contre Bartholomew Kuma. Je décide de soutenir mes compagnons, et je commence à chanter en usant de mon fruit du démon pour augmenter la puissance de leurs attaques.
- * « Partons en voyage avant l'aube.
Pour voir nos lendemains inconnus.
Nous n'avons aucun regrets dans nos choix (Oh je sais ce que je suis supposée faire).
Peu importe les épreuves qui nous attendent.
Rien ne peut arrêter mon cœur de battre.
Il n'y a qu'un seul endroit où aller.
(Volons vers la lumière !)
Les flammes et les lames de Heat et Killer semblent inefficaces sur le colosse. Le Corsaire repousse également les techniques de combat au corps-à-corps des pirates du chirurgien. Seul un puissant coup armés des deux bras métalliques de Kid parvient à mettre momentanément à terre le colosse, qui se relève très vite. Cette fois-ci, le géant use d'un coup dévastateur en lançant un rayon laser depuis la paume de sa main.
Nous échappons aux ravages de ce tir pour nous reconcentrer sur le combat, Kid et Law s'échangent encore et toujours des pics, mais ils restent sérieux dans cet affrontement. Après quelques essaies infructueux, une vague de marines se pointent à l'horizon. Killer profite d'une diversion sur le Corsaire pour lui trancher les ligaments d'une jambe tandis que Kid profite des armes des marines pour consolider ses bras mécaniques. Je continue de chanter autant que je le puisse pour soutenir mes compagnons et alliés.
- « Je ne laisserai personne briser
Les liens créés au fil des batailles.
Quand je rouvrirai mon poing serré,
J'y trouverai de la force.
Allez, c'est parti.
Le nouveau monde appelle. Regarde maintenant.
Peu importe le nombre de mers qui nous séparent.
Je me tiendrai toujours à tes côtés.
N'aie pas peur d'avancer.
N'oublie pas
Que nous combattons ensemble. »
Le combat s'éternise, j'ai le souffle court à force de courir dans tous les sens pour éviter les lasers. Mes compagnons sont dans le même état que moi, essoufflés, égratignés, et couverts de terre. Les pirates du chirurgien n'en mènent pas large non plus, mais nous continuons tous de nous battre. Killer et l'ours qui parle sont en première ligne du combat. Kid est toujours aussi impressionnant, il parvient à bloquer les lasers avec ses bras mécaniques. Après une contre-attaque particulièrement efficace, il parvient une nouvelle fois à faire voler le corsaire.
- « Hé hé ! Personne ne s'est jamais relevé après s'être fait toucher comme ça ! On va vaincu un des corsaires ! » - s'enthousiasme Kid d'un air victorieux.
Alors que nous commençons à crier victoire trop vite, le corsaire se relève une nouvelle fois. Son corps est criblé de courts-circuits comme une machine, il s'apprête à attaquer Kid qui avait baissé sa garde. Par chance, Trafalgar intervient rapidement pour achever le cyborg, se prenant les remontrances de Kid. Ils discutent brièvement avant de continuer leur chemin, laissant les subordonnés vaincre les marines qui se ramènent. J'admire un instant mon capitaine... Il est plutôt classe non ? Ce manteau... lui va vraiment bien, j'ai envie de l'essayer, peut-être plus tard. Je pars à la poursuite de Kid, restant le plus près possible de lui même s'il ne m'accorde pas spécialement d'attention. Une chose, ou plutôt un autre cyborg tombe soudainement du ciel pour s'écraser devant nous... Tout devient subitement sombre...
J'ouvre doucement les yeux... que s'est-t-il passé ? Ou suis-je ? Je remarque que Heat me porte dans ses bras, l'ensemble de mes compagnons marche en groupe vers un navire accosté pas loin. Heat me sourit un instant, puis il prend la parole.
- « Cap'tain ! Elle a reprit connaissance ! » - dit-il avec soulagement.
- « Enfin ! On commençait à s'inquiéter. Tu as pris un coup durant les combats puis tu t'es évanouie. » - annonce Kid en marchant à notre hauteur.
- « Je constate avec soulagement que vous ne m'avez pas abandonné, merci. » - dis-je avec un sourire.
- « Abandonné ? Qu'est-ce que tu racontes, tu es une des nôtres maintenant. » - répond Kid en tapotant ma tête.
- « Voilà notre navire, Passion. Il se nomme le Victoria Punk. » - commente Killer.
- « En voilà un navire original ! Il est sacrément classe, il colle bien avec vos styles. » - dis-je en taquinant un peu les gars.
Nous montons à bord pour retrouver quelques têtes qui me sont inconnues. Kid fait rapidement les présentations tandis que Heat me dépose doucement sur mes deux pieds. J'ai un peu mal sur un côté de mon crâne, mais je vais bien. Le capitaine se retourne d'un coup vers moi, un air pensif sur le visage.
- « Au fait ! Uta Uta no mi ça signifie quoi ?» - demande Kid avec curiosité.
- « C'est le fruit du chant, tout simplement. » - dis-je observant mes compagnons.
Je dois bien avouer qu'ils sont originaux avec leurs airs de grosses brutes rock'n'roll. Je m'avance avec curiosité avec Killer, observant de plus près son casque.
- « Tu restes tout le temps comme ça ? Pourquoi ? » - dis-je avec curiosité.
- « Killer déteste son rire, le casque permet de l'étouffer. Il mange même avec. » - répond Kid.
- « Oh... ça doit être compliqué. Donc... Je ne verrais jamais ton visage ? » - dis-je avec déception.
- « Je te le montrerai, si tu le mérites. Et toi ? Tu t'habilles toujours de façon aussi colorée et révélatrice ? » - ajoute Killer avec humour.
- « Toujours ! J'espère que la vue te plaît ? » - dis-je avec un sourire pervers.
- « Nous apprécions tous la vue. Ne change jamais, Passion. » - répond Killer avec amusement.
- « Bon assez bavardé sur le pont, on doit déplacer le navire. Au boulot les gars. » - intervient Kid.
Les hommes s'affairent immédiatement à la tâche tandis que je m'installe sur le bastingage pour observer tour à tour l'océan et les pirates. En voilà en bon équipage, je sens que je vais me plaire ici. Cette journée mérite une chanson supplémentaire.
- * « Partons en voyage avant l'aube.
Pour voir nos lendemains inconnus.
Nous n'avons aucun regrets dans nos choix (Oh je sais ce que je suis supposée faire).
Peu importe les épreuves qui nous attendent.
Rien ne peut arrêter mon cœur de battre.
Il n'y a qu'un seul endroit où aller.
(Volons vers la lumière !)
Je ne laisserai personne briser
Les liens créés au fil des batailles.
Quand je rouvrirai mon poing serré,
J'y trouverai de la force.
Allez, c'est parti.
Le nouveau monde appelle. Regarde maintenant.
Peu importe le nombre de mers qui nous séparent.
Je me tiendrai toujours à tes côtés.
N'aie pas peur d'avancer.
N'oublie pas
Que nous combattons ensemble.
Je n'ai jamais souillé la mémoire.
De ce vaste ciel infini que j'ai admiré ce jour-là.
Nous avons parcouru un long chemin.
Chacun avec notre engagement dans nos cœurs.
Il n'y a pas de doute. Il y a des choses que l'on doit emporter avec nous.
Le soleil se lèvera et brillera.
De façon égale, même sur nos peines.
Je crois au futur qui sera un jour une seule partie.
Allons le chercher ensemble.
Tu es unique.
N'oublie pas
Que nous combattons ensemble. »
La suite au prochain chapitre ! ;)
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*Uta Uta no Mi : En gros le fruit du chant.
Les chansons :
N° 1 et 4 : One Piece Opening 14 : Fight Together, paroles françaises.
N° 2 : Cyndi Lauper - True Colors, paroles françaises. (Version de la série Glee)
N° 3 : Ava Max : My Way, paroles françaises.
