Bonsoir à vous, impatient lecteur désireux de connaître la suite (comment ça c'est pas le cas ? Bin qu'est-ce que vous faites ici alors, vous vous êtes perdus ? )

Je vous laisse donc découvrir cet avant dernier épisode et vous souhaite un bon voyage au royaume de Camelot. Je suis hyper stresser de poster ce chapitre et j'espère que je ne décevrais personne.

Je ne vous accapare pas plus longtemps, je vous souhaite une bonne lecture et au risque d'être redondante : Attention ce chapitre n'est pas corriger je vous le livre tel quel, désoler pour vos yeux vous serez prévenus !

Bonne lecture.

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Les rouages du destin partie 1

Dans un pays de légende, où règne la magie, le destin d'un grand royaume repose sur les épaules d'un jeune homme. Son nom?

Merlin

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Yvain était allongé sur une nappe qui avait été installé au sol, heureux. Il avait réussi à convaincre Arthur et Merlin de faire un pic nique tous les trois et de sortir du château pour être seuls. Ils étaient donc partie en début de mâtiné, et en cette belle journée, ils profitaient de ce moment de paix.

Cela faisait plus d'une semaine que tout était calme a Camelot et que personne n'avait cherché à les tuer. Depuis leur discussion, Yvain était plus souriant et montrait plus des sentiments envers ses "deux pères", comme il aimait les appelé.

Bien sur, son nouveau compagnon de jeu les avait suivit et s'amusait à présent à chasser un papillon.

- Quel prédateur, s'exclama Yvain en le voyant rater sa proie et se prendre le museau contre une pierre.

Le lionceau mugie et se frotta les pattes sur le visage avant de revenir en sautillant vers Merlin qui se tenait non loin de son "fils". C'était devenu officiel depuis plus de six jours et pourtant le sorcier avait toujours du mal à se faire à cette idée.

- Alors mon beau qu'est-ce que tu fais ?

L'animal tira sur les cordages de sa tunique et s'amusa avec. Arthur revenait du lac avec un bol remplie d'eau qu'il déposa à coté de l'animal.

- Il est peut-être inoffensif maintenant, mais je persiste à dire qu'il deviendra dangereux un jour.

Yvain secoua la tête et serra l'animale dans ses bras.

-Léo ne ferait jamais de mal à personne, contra-t-il.

-Léo ? répéta Merlin avec le sourire.

- Tu lui as enfin trouvé un nom ? s'étonna Arthur.

Yvain hocha la tête.

- Oui ! Je vous présente Léodagan, défenseur de Camelot, pas vrai mon grand ?

L'animale se tortilla dans ses bras et lui donna un petit coup de patte sur le nez avant de venir le lui léché.

- Hi hi, ça chatouille !

Merlin ne pouvait s'empêcher de sourire. Il avait tellement l'impression de former une famille avec Yvain et Arthur qu'il ne pouvait expliquer toute l'ampleur de sa joie. Même si au fond de lui il était triste de ne pouvoir avouer à Arthur ses véritables sentiments.

Arthur quand à lui les observait tous les deux. Il ne s'était jamais senti aussi heureux de sa vie et il aurait donné n'importe quoi pour que cet instant ne cesse jamais. Il se leva alors soudainement.

- Et si on allait nager un peux ? Pour ma part je meure de chaud !

Yvain se leva le premier en sautillant sur place après avoir laisser Léodagan revenir embêter Merlin.

- Moi je viens !

L'enfant retirait déjà sa chemise et son pantalon près à sauter à l'eau. Arthur secoua la tête en observant l'enfant avant de regarder Merlin. Son cœur s'emballa en le voyant et il se racla la gorge. Il attira son attention et le fit lever les yeux vers lui.

- Est-ce que tu viens avec nous ?

- Oh... heu... je ne pense pas non...

- Allez Merlin viens ! s'écria Yvain déjà dans l'eau. Toi aussi Léo !

Le lionceau s'approcha de l'eau et hésita avant de poser sa patte dedans et de partie en courant se cacher derrière Merlin.

- On dirait qu'il n'apprécie pas vraiment ! s'amusa Merlin en lui caressant la tête.

Arthur rejoignit Yvain dans l'eau, après avoir enlevé sa chemise et ses bottes. Il plongea dans l'eau et éclaboussa Yvain qui rit aux éclats.

Merlin les observait avec le sourire. Il savait que ce moment de bonheur ne durait pas mais il voulait en profiter autant que possible. Il les vit parler tout les deux avant qu'Yvain ne l'appel.

- Merlin !

Yvain sorti de l'eau pour le rejoindre. Le sorcier sortie un linge de leur panier et enroula l'enfant dedans.

- Je sais qu'il fait bon, mais fait attention à ne pas attraper froids !

Merlin le frictionna pour le séché lorsque deux bras puissants le soulevèrent et jeta à l'eau. Les rires d'Yvain et d'Arthur résonnèrent dans la forêt tandis que le sorcier relevait la tête hors de l'eau.

- Espèce de... grogna-t-il. Je suis complètement tremper maintenant bravos ! Crétin stupide !

- Langage Merlin, résonna Yvain en retournant à l'eau. N'oublie pas que tu parle au roi et au futur roi !

Arthur en ria et ébouriffa les cheveux du jeune garçon.

- Tu apprends vite bonhomme !

- Je vous interdis de lui apprendre à être arrogant et odieux comme vous l'étiez lorsqu'on c'est rencontrer, menaça Merlin.

- Si non quoi Merlin ? charia Arthur. Qu'est-ce que tu vas faire ?

Le sorcier fit briller ses yeux, envoyant un énorme vague sur Arthur. Ce dernier toussa et recracha toute l'eau de ses poumons en passant ses mains dans ses cheveux pour les plaquer en arrière.

- Très bien, un point pour le magicien. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot!

- Hum, grommela-t-il. Et maintenant laissez-moi passer.

Arthur l'intercepta en l'attrapant par le bras et l'attira plus en avant dans l'eau.

- Allez Merlin, ne te sauve pas... reste avec nous et profite !

Yvain nagea jusqu'à lui et s'agrippa à ses épaules. Merlin se détendit alors et profita en se liguant à Yvain pour couler Arthur et le mouiller plus que de raison.

Ils sortirent finalement de l'eau lorsque le soleil fut au plus haut et Merlin du retirer son manteau et sa tunique. Il rechignait à se mettre torse nue devant Arthur, n'arborant pas la même musculature que son roi. Il s'entoura de ses bras et frissonna.

Yvain s'était rhabiller, mais Merlin était le seul à ne pas avoir de vêtement sec à renfiler. Arthur lui jeta sa propre chemise que Merlin ne pensa même pas à refuser. Il l'enfila et désespéra de voire à quel point elle était grande pour lui. Il était obligé de retrousser les manches pour que ses mains ressortent.

- Vous n'allez pas avoir froid ? s'enquit le sorcier.

- Il ne fait pas froid, le rassura-t-il en prenant place sur la nappe, en plein soleil.

Yvain retourna près de Léo qui rugissait contre lui alors que l'enfant était encore mouiller. Il le caressa et s'amusa avec lui un moment.

Arthur ne c'était jamais sentie aussi en famille qu'en cet instant. Il laissait tomber son visage de roi devant eux et profita de ce précieux moment. Il attrapa Yvain qui passait devant lui pour courir après le lionceau, par la taille le chatouillant à travers sa chemise. L'enfant en rit aux larmes et se débattue comme un beau diable. Léodagan vint à sa rescousse et mordilla le pantalon du roi pour aider son ami.

- Ah au secoure ! Merlin aide moi !

- Désolé mon grand, débrouille toi avec Arthur !

Arthur riait et Yvain en pleurait tellement il s'esclaffait.

Un bruit de craquement retentit soudainement dans la forêt non loin d'eux. Arthur s'arrêta, fixant les arbres avec insistance. Il tenait Yvain par la taille arrêtant sa torture pour écouter d'où provenait le bruit.

Le lionceau se retourna vers le bruit et rugi faiblement pour effrayer l'ennemi.

Merlin s'était rapprocher d'Yvan et passa un bras autour de ses épaules tandis que le roi se relevait, excalibur à la main.

Le bruit se répéta plusieurs fois avant qu'une personne ne sortent de la pénombre, épuisée et blesser.

Le jeune homme porta son regard sur Merlin et soupira de soulagement.

- Bohort ! S'exclama le sorcier en s'approchant de lui.

Il lui attrapa les épaules, l'aidant à rester debout.

- Merlin, commença-t-il d'une voix saccadé. J'ai … besoin de vote aide…

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Morgane entra dans la salle du Trône et prit place devant le roi qu'elle gratifia d'un sourire mauvais.

- Je vois que vous êtes de bonne humeur, remarqua-t-il en levant les yeux sur elle.

Son lourd manteau de fourrure qui reposait sur ses épaules le rendait plus sévère encore. Son visage, était dure et aucun sourire sincère n'avait jamais du voir le jour au coin de ses lèvres.

- Le sort est prêt, lui révéla-t-elle.

Le roi lâcha les rapports qu'il avait sous les yeux, les laissant tomber au sol focalisant son attention sur la sorcière.

- Dite moi tout…

- Avant cela, j'aimerais vous poser une question.

Claudas l'observa avec des yeux perçant, essayant de comprendre ce qu'elle cherchait.

- Pourquoi est-ce que vous tenez tant à avoir Merlin à votre service ?

Elle avait craché le prénom comme s'il lui avait brulé les lèvres. Le regard du roi la scruta d'avantage. Pourquoi elle cherchait à savoir cela maintenant ? Elle ne lui avait jamais posé de question sur le sujet, tout deux ayant eux comme but commun depuis le début de détruire Merlin. Morgane l'aidait dans cette tâche, l'asservissant. Et Claudas lui prêtait ses hommes pour tuer son frère et reprendre le trône de Camelot.

- J'ai entendus parler de lui… à la bataille de Camlann. Je sais qu'il a vaincus l'armée des saxons à lui seul. Je peux ce pouvoir pour conquérir d'autre royaume.

- Je vous demande la vérité Claudas, pas la version officielle que vous avez racontez à vos hommes.

Le roi appréciait cette audace chez la sorcière. Elle avait su déceler son mensonge et n'avait pas peur de le lui en faire part.

- Pourquoi maintenant ? voulut-il savoir.

- Parce que vous allez bientôt obtenir ce que vous désirez.

Claudas se leva et s'approcha de la sorcière pour venir se pencher au dessus d'elle et lui murmurer à l'oreille.

- Cela ne vous regarde pas Morgane… faite juste votre travail.

Puis il s'éloigna, quittant la salle du trône. Il appréciait la sorcière, autant qu'il le fallait sans se laisser prendre à son piège, mais jamais il ne lui révèlerait ses véritables intentions.

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Bohort fut ramener au château et Gaius examina ses blessures dans la salle du trône pendant que le jeune homme ne raconte à tous la raison de sa venus.

- Après votre départ, commença-t-il en gémissant de douleur lorsque le médecin désinfecta sa blessure au flanc. Claudin, Lionel et moi avons quitté la cours et monter un groupe de rébellion près à ce soulevé contre le roi. Votre amis Guyamor Nous a rejoint et nous a aider à monter notre camp. Nous avions trouvé un refuge dans la forêt que nous avons caché aux yeux de nos ennemis avec l'aide des druides. Ils nous on rejoint en apprenant que Morgan se tenait au côté du roi Claudas.

Gaius termina son bandage et lui donna un breuvage à boire coupant le récit du jeune homme.

- Mais nous avons été trahit. Notre camp fut découvert et le prince Claudin, mon frère et votre ami on été amener au château. J'aurais du partager leur sorte mais j'ai eu la chance de pouvoir m'échapper avec leur aide. Il fallait que nous demandions de l'aide.

Il frappa de son point la table ronde et gémit en passant une main sur sa blessure.

- C'est Lionel qui aurait du se trouver là à ma place, grogna-t-il entre ses dents serrer.

Il se releva et s'approcha d'Arthur.

- Je sais que vous n'avez aucune raison de vous lancer dans une guerre qui n'est pas la votre mais si vous ne nous aidez pas… mon frère, mon prince et mes amis mourront.

Arthur hocha la tête.

- Nous allons vous aidez bien sur, lui répondit-il. Vous avez sauvez la vie de mon conseiller et de mon ami.

Il posa sa main sur l'épaule de Merlin et enchaina.

- Je vous apporterais toute l'aide que je peux. Nous partirons demain matin à l'aube, d'ici la reposez vous.

Il fit signe à George son serviteur d'approcher et ajouta.

- Mon serviteur va vous montrer votre chambre.

Devant l'air formel et solennel du valet, le jeune homme ne su quoi dire et le suivit sans un mot. Arthur invita ses chevaliers ainsi que Gaius et Merlin à prendre place autour de la table ronde.

- Qu'allez-vous faire ? Demanda Gauvain.

- Comme je l'ais dis à Bohort, je compte bien leur apporter mon aide. Je ne peux cependant pas le faire officiellement tant que je n'ai pas l'accord des autres chefs de clans. C'est pourquoi je vais leur envoyer un messager à tous, leur expliquant l'urgence de la situation. Je partirais avec un petit groupe de chevaliers sur place pour aider ces hommes et nous attendrons le reste de la cavalerie avant d'attaquer Claudas et de lui faire regretter d'avoir provoqué Camelot.

Ces chevaliers l'observèrent avec attention et approuvèrent le plan de leur roi.

- Je partirais sur place avec Perceval, Lancelot, Gauvain et Tristan.

Le roi n'avait pas cité le sorcier mais c'était une évidence pour tous que Merlin vienne avec eux.

- Léon vous resterez ici pour attendre la réponse des nos alliés et c'est vous qui commanderez les chevaliers lors de l'attaque. Gili vous resterez à Camelot avec quelques hommes, vous resterez au château pour assurez la défense du peuple. Est-ce que cela conviens à tout le monde ?

Tous les hommes hochèrent la tête approuvant l'idée de leur roi.

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Les sept voyageurs se mirent en route à l'aube comme convenue. Merlin avait ordonné à Yvain de rester à Camelot avec sa mère et lui fit un dernier câlin avant de partir.

- Tu protègeras ma mère s'il lui arrive quoi que ce soit n'est-ce pas ?

Yvain hocha la tête avant de se serrer à nouveau contre lui, sentant la main du sorcier caresser son dos de petit cercle apaisant.

- Soit prudent.

Merlin lui sourit avant de pincer le bout de son nez et de lui embrasser le front. Arthur les rejoignit et posa sa main sur son épaule.

- Protège Camelot pour moi mon grand d'accord ?

- Promis !

Arthur lui sourit avant de saluer Hunith. Guenièvre s'approcha de lui et lui prit la main. Il l'observa longuement réalisant qu'il l'aimait toujours. Il l'aimerait probablement toute sa vie, mais plus avec la même intensité qu'au début. Ce qu'il avait toujours aimée chez elle, c'était sa manière un peux maladroite de lui dire ce qu'elle pensait sans craindre de future représailles.

La reine se pencha sur lui et embrasa son époux. Arthur ressentie un violent sentiment de honte. Il était embarrasser de devoir l'embrasser ainsi devant tout le monde, mais surtout devant Merlin.

Ce dernier les regardait avec envie. Il avait beau aimée Guenièvre et la considéré comme une amie, il l'enviait terriblement. Il désirait tant se retrouver à sa place. Il détourna finalement les yeux de ce triste spectacle et rejoignit les chevaliers. Lancelot observait lui aussi le couple royale avec des yeux qui ne trompait pas. Merlin voyait bien que lui aussi les jalousait. C'était un homme bon et honnête qui préfèrerait mourir que d'avouer un tel sentiment déshonorant.

Merlin s'approcha de lui et posa sa main sur son épaule. Il ne dit rien, son regard suffit à faire comprendre au chevalier qu'il l'avait vu et qu'il compatissait.

Lors du voyage, guidé par Bohort, le sorcier ce prenait à rêver à la vie qu'il jugerait parfaite. Lancelot se marierait avec Guenièvre et lui offrirait le fils qu'elle rêvait. Lui aurait alors la possibilité de…

De quoi ? Que voulait-t-il exactement ? Il savait très bien que jamais les conseillers d'Arthur ne permettraient que leur relation soit officielle. Arthur n'était plus seulement roi de Camelot, mais également de tout Albion.

Et en admettant qu'il accepte de garder leur relation secrète, voulait-il partager la vie d'Arthur de cette façon ? Partager son lit ? Etait-il vraiment amoureux de lui ?

Il porta son regard sur le dos de son roi, comme s'il pourrait lui donner une réponse à ses questions. Comme s'il le sentait, Arthur tourna la tête et croisa le regard de Merlin. Gêner tous deux ce détournèrent l'un de l'autre.

Mais le cœur battant à tout rompre dans la poitrine de Merlin répondit à toutes ses questions. Oui il aimait son roi au-delà de l'amour qu'il aurait du ressentir pour lui.

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Claudas se tenait devant la cheminé de sa chambre et fixait les flammes avec insistance. Il était perdus dans ses pensées lorsque son fils, Dorin entra sans même se présenté.

- Vous semblez bien préoccupé pour un homme qui va enfin obtenir ce qu'il désire.

Le roi prit place sur une chaise, piochant un grain de fruit de sa coupe.

- Vous pensez vraiment qu'il vous donnera ce que vous voulez ?

- C'est le seul qui le peux Dorin. Et maintenant tait toi donc… Cette sorcière pourrait nous entendre en ce moment même.

Le prince héritier quitta la chambre de son père avec agacement. Il n'appréciait pas Morgane et ne lui faisait pas confiance. Il la voyait comme une araignée qui tisserait sa toile autour de ses victimes avant de se débarrasser de ceux qu'elle jugerait inutile.

Claudas quand à lui se leva et se dirigea vers son lit laissant tomber sa lourde cape au sol. Il sortie une petite statuette en bois de la forme d'un dragon, qu'il prit dans la main.

- J'obtiendrais ce dont j'ai toujours mérité… Balinor.

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Ils montèrent leurs camps avant la tombé de la nuit et installèrent leur couchage. Merlin rassemblait les morceaux de bois et créa le feu d'un simple regard. Lancelot qui se chargeait de lui apporter d'autre morceau de bois pour le feu les déposa au sol et s'accroupie.

- Quel effet ça fait ?

Merlin leva un regard interrogateur sur lui en se réchauffant les mains.

- D'utiliser ta magie pour des broutilles devant tous le monde ? De ne plus avoir à te cacher.

Lancelot le rejoignit prenant place à ses côtés. Tous s'étaient endormis, Lancelot prenant le premier tour de garde. Le chevalier s'assura qu'ils étaient bien tous endormis pour se pencher au dessus de son ami et lui demander.

- Je vois bien que tu es tourmenté. Tu veux m'en parler ?

Merlin savait que s'il y avait bien une personne qui pouvait le comprendre c'était Lancelot, mais il ne savait comment aborder le sujet.

- Tu sais je te le demande par politesse, mais je ne suis pas idiot, je sais.

Merlin blêmi et l'observa, cherchant dans son regard du dégout, du déshonneur. Mais rien. Il ne vit dans ses yeux que de la compassion et une profonde tendresse.

- Tu… tu sais ?

- Je vois comment tu le regard. Tu as le même regard que moi.

Merlin soupira. Il prit son visage dans ses mains étouffant le bruit.

- On est deux idiots…

Lancelot en rit lui aussi.

- Oui… tu peux le dire… deux…

- Crétin stupide, acheva Merlin.

Lancelot lui sourit et passa un bras autour de ses épaules.

- Dit moi… Arthur le sais ? Je veux dire… ce que tu éprouve pour lui ?

Merlin secoua la tête.

- Non…

- Tu vas le lui dire ?

Merlin y réfléchit un moment, ce que Lancelot prit pour un autre non.

- Tu devrais le lui dire.

- Quand tu avoueras à Guenièvre ce que tu ressens toi aussi, renchérie le sorcier.

Le jeune homme leva les mains en signe de reddition.

- Très bien, un point partout.

- Tu es le seul qui sache… lui avoua le sorcier. J'ai essayé d'en parler à ma mère mais… j'ai peur. J'ai peur qu'en prononçant tout haut ce que j'éprouve ça devienne réelle et que je ne sois plus capable ensuite de faire semblant.

Lancelot hocha la tête tristement.

- Je ne comprends que trop bien mon ami.

- Merci, murmura le sorcier en le regardant avec une profonde sincérité.

- De quoi ?

- De ne pas me jugez.

- Pourquoi je le ferais ? Je suis dans la même situation que toi.

- Pas vraiment, rectifia le sorcier en baissant les yeux au sol.

Lancelot haussa les épaules, ne comprenant pas la différence entre leur situation.

- C'est un homme…

Comprenant ou il voulait en venir le chevalier hocha la tête.

- Cela n'a rien de bizarre. L'amour est un sentiment tellement fort et pur. Pourquoi est-ce que ce serait étrange ou différent que de le ressentir pour un homme ou une femme ?

Merlin sentie ses yeux lui piqué et il regarda Lancelot avec tellement de soulagement et d'admiration.

- Oh Lancelot… si je pouvais je t'embrasserais !

Le chevalier en ria et serra son ami contre lui.

- Qu'est-ce qui t'en empêche beau bruns ? s'amusa-t-il.

Merlin en rit lui aussi laissa sa tête reposer sur son épaule.

- Pourquoi je ne suis pas tomber amoureux de toi ?

- Tu préfères les blonds ?

Merlin en explosa de rire, il essaya de faire le moins de bruit possible, mais Arthur les observait, ne pouvant entendre leurs conversation mais voyant très bien leur rapprochement. Il ne supportait pas que quelqu'un le touche ou l'approche de trop près mais il ne pouvait pas non plus l'empêcher de mener une vie heureuse.

Il se tourna pour tourner le dos à tout et soupira portant une main à ses lèvres. Les baisers de Merlin lui manquaient. Il avait beau tout faire pour pensée à autre chose, il avait beau se retrouver sur le chemin d'une guerre, il ne pouvait que penser à Merlin.

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Le lendemain, à nouveau sur les routes, Merlin fixait Bohort avec insistance. Il le sentait nerveux et comprenait sa réaction mais il y avait quelque chose qui le tracassait. Il fit avancer son cheval au niveau de Bohort et lui sourit.

- Merci encore… pour m'avoir aidez.

Le jeune homme le regarda brièvement, hochant la tête en guise de réponse. Merlin n'aurait su dire ce qui clochait mais il sentait que quelque chose n'allait pas.

- Quand je vous ai vus dans ce tunnel j'ai bien crus que nous nous étions fait repérer.

- C'est compréhensible, surtout après ce qu'il vous était arrivé.

Merlin fit un simple mouvement de tête à Lancelot qui comprit que quelque chose cloquait. Merlin vit le jeune homme se tenir les côtes et gémir de douleur.

- Est-ce que tout vas bien ? Vous semblez souffrir.

- Le breuvage de votre médecin avait beau être infecte, il avait au moins le mérite de faire taire la douleur.

Merlin sortie une fiole de sa besace et le tendit au jeune homme.

- Tenez.

Bohort le remercia d'un simple regard et bue la potion d'une traite.

- Ah toujours aussi infecte.

- Comment vous dite que votre campement à été repéré.

- J'ai pris l'apparence de ce bâtard pour m'infiltrer dans leur campement avant de les attaqué et de tuer tout ceux qui m'opposait une résistance.

Le jeune homme fit arrêter sa monture et leva les yeux vers les chevaliers qui dégainèrent tous leurs armes.

- Qui êtes-vous ?

- Mordred.

Le jeune homme sortie le médaillon magique de sous sa tunique et le retira de son coup. Il observa alors Merlin avec un sourire.

- Comment tu as sus ?

- Ce n'est pas Bohort qui nous attendait dans le tunnel Guy et moi, mais Lionel.

Arthur posa pied à terre, ainsi que tous les chevaliers. Seuls Merlin resta sur sa monture. Arthur fit descendre Mordred de son cheval et le jeta à terre.

- Toi… espèce de…

Le jeune homme se laissa faire, et ne chercha même pas à riposter. Arthur le frappa au visage, faisant disparaitre ce sourire mauvais. En vain. Lancelot s'approcha de Merlin tandis que Tristan et Perceval attachèrent le traitre parmi eux.

- Est-ce un de tes tours ?

Merlin sortie une autre fiole de sa besace qu'il jeta à Lancelot.

- Une potion de vérité. Elle permet à quiconque de la boire de répondre la vérité et rien que la vérité. Aucun mensonge n'est possible.

Lancelot observa la fiole avec attention levant les yeux sur son ami.

- Je peux la garder ?

- Oui, j'en ai pris d'autre avec moi de toute façon.

Le chevalier la garda dans sa poche avant de descendre de son chevale et de l'attacher avec les autres. Arthur était devant Mordred qui avait été ligoté à un tronc d'arbre et l'observait avec une telle haine que le jeune homme ne pus ce taire très longtemps.

- Vous avez envie de me tuer Arthur. Je le vois… votre main tremble parce que vous désirer me découper en morceau.

- La ferme…

- Quoi vous avez peur de ce que vous ressentez Arthur ? Je ne peux dire que la vérité avec cause de votre chien de garde. Mais il aboie plus fort qu'il ne mord.

Arthur serra le poing, ne pouvant plus se contenir très longtemps.

- Je t'ai ordonné de la fermer.

- Oblige-moi !

Arthur le frappa alors au visage d'un bon coup de poing mais fut arrêter par ses hommes.

- Arthur arrêter, supplia Perceval.

- Ce gamin cherche juste à vous provoquez, renchérie Tristan.

- Peut-être devrait-il la fermer définitivement, proposa Gauvain en sortant un mouchoir de sa poche.

Il le lui noua autour de la bouche le faisant ainsi taire une bonne fois pour toute. Merlin les rejoignit et observa le druide avec insistance.

- Bien, commenta Tristan et maintenant que faisons nous ?

Arthur réfléchit à un plan de secoure. Mordred devait les conduire droit dans un piège mais grâce à l'intervention de Merlin, ils avaient réussi à y échapper. Pendant que les chevaliers échangeaient leur idée et point de vus, Merlin gardait un œil sur le jeune homme. Il le trouvait étrangement calme, même s'il s'était fait démasquer.

Il se concentra sur lui, faisant fit de tout le reste.

« Ils savent… »

Merlin l'entendais parler dans sa tête.

« Nous nous sommes arrêté… »

Le sorcier n'entendait plus que la voix de Mordred qui ne semblait pas se rendre compte qu'il l'épiait.

« … à un kilomètre au nord de l'ancien campement des rescapés. »

Merlin s'éloigna du sorcier et passa entre les chevaliers pour venir se positionné près d'un arbre. Il usa de magie pour voire au loin, faisant doré ses pupilles. Sans résulta il changea de direction. Il réitéra l'opération, il finit par voire l'arrivé d'une petite armée qui se dirigeait droit sur eux.

- Merlin ?

Arthur l'avait appelé au moins trois fois avant que le sorcier ne réagisse à cela.

- Nous devons partir… maintenant !

- Que ce passe-t-il ? s'enquit Lancelot.

- C'est lui ! s'exclama Merlin en s'approchant de Mordred pour le détacher de l'arbre.

Il le redressa et fut rejoint par Perceval qui le maintint plus fermement.

- Qu'a-t-il fait ?

- Il communique avec ces amis par la pensée et les guides tout droit sur nous.

- Quoi !

- Ils seront sur nous dans très peux de temps, expliqua-t-il.

Arthur s'approcha de lui et l'arrêta en le tenant par le bras.

- Si il communique avec ses hommes par la pensée, commença Arthur en dégainant son épée magique qu'il pointa sous la gorge de son ennemi. Alors finissons en maintenant.

- Arthur non ! protesta l'ancien serviteur du roi.

Les chevaliers assistèrent à la scène sans savoir quoi faire. Merlin était presser par le temps mais il refusait qu'Arthur ne commette quelque chose qu'il regretterait.

- Ce n'est pas un acte de vengeance Merlin, mais il met notre vie à tous en danger. Si nous le laissons ici, il reviendra se venger plus tard et si nous l'amenons avec nous il nous fera tuer. Alors je vais y mettre un terme maintenant une bonne fois pour toute, non pas par représailles mais pour le bien de Camelot.

Il regarda Merlin après son discourt. Ce dernier pus lire alors dans ses yeux la sincérité de ses mots. Un mélange de sentiment contradictoire l'envahit. A la fois la, fierté et peur. Peur de ce que tout cela allait engendrer.

Arthur n'attendit par la réponse de Merlin, affrontant son ancien chevalier. Pendant un instant, il le revit comme l'enfant qu'il avait sauvé de la colère de son père. Ses yeux incroyablement bleus qui le fixaient avec colère et haine. Arthur l'affronta sans crainte et sans remord. Il ne regrettait pas le geste qu'il allait faire, il ne l'appréhendait même pas. Cet homme qu'il avait su aimé comme un ami, avait tout fait pour le tuer.

- Je suis désolé… pour Kara.

Il leva son épée pour mettre fin à tout cela lorsqu'ils furent tous projeté au sol. Les chevaux prirent la fuite sous la panique piétinant le sol de leur sabot sans se préoccupé de leur maitre. Tous étaient évanouie au sol, seul Lancelot résista suffisamment longtemps pour voir une silhouette encapuchonné s'approcha de Mordred lui aussi assommé. Elle le souleva du sol et jeta un regard vers eux avant de disparaitre dans un tourbillon de vent et de feuille.

Lancelot se releva, secouant la tête pour retrouver une vision nette. Si ses yeux étaient brouillés lors de sa chute et pendant le court laps de temps où la sorcière avait tourné la tête vers eux, le chevalier l'avait vu. Il avait vus son visage.

Perceval et Tristan se levèrent eux aussi tandis que le bruit des sabots ennemis résonnèrent au loin.

- Sir ! Cria Lancelot en s'approchant de lui.

Arthur ouvrit les yeux et se fit mettre debout par le chevalier. Le roi s'approcha directement de Merlin et le secoua pour le réveiller mais il ne réagit pas.

- Nous devons partir ! s'exclama Perceval en soulevant Gauvain, lui aussi toujours assommé.

Lancelot voulu porter le sorcier, mais se fit devancer par le roi. Il plaça son paquetage avec délicatesse sur son épaule et prirent la fuite.

- Séparons-nous ! Cria Arthur. Et soyez prudent.

Les chevaliers acquiescèrent et prirent des chemins différents. Lancelot partie seul, tandis que Tristan, Perceval et Gauvain sur ses épaules, prirent un chemin différent. Arthur resta avec Merlin et se dissimulèrent dans la forêt derrière un tronc. Il s'adossa contre un arbre et serra Merlin contre lui installer entre ses jambes sa tête reposant sur son épaule. Il haletait et reprenait sa respiration et réalisa qu'il avait laissé son épée la bas. Il était donc désarmé et avait un magicien – soit disant le plus puissant au monde – complètement inutile sur les bras.

Il lui caressa la joue et la lui frappa doucement pour essayer de le réveiller.

- Allez Merlin, réveille-toi. J'ai vraiment besoin de toi là…

Il l'observa un moment approchant son visage du sien.

- Je t'en pris…

Il entendit leurs poursuivants non loin et se tendit. Il calma sa respiration et leur entendit s'approcher. Il se maudit d'avoir oublié son arme et ne pus que se contenter de rester là à attendre. Le son des pas sur le sol s'approcha et stagna un moment avant de s'éloigné. Ce fut bien sur cet instant que choisi Merlin pour se réveiller poussant un petit gémissement qu'Arthur étouffa immédiatement en plaquant sa main sur sa bouche.

Les bruits se rapprochèrent à nouveau. Arthur se tint près à se lever pour riposter si besoin lorsque Merlin retira sa main.

- Ne faite rien, murmura Merlin à l'oreille de son roi.

Son visage était si proche du sien. Arthur pouvait sentir son souffle dans son coup et des pensées qui n'avaient pas lieux d'être dans un tel moment lui traversèrent l'esprit. Il observa le sorcier avec étonnement mais le sorcier se contenta de secouer la tête, gardant toujours sa main dans la sienne.

La lame d'une épée apparut devant leur gorge, tenue par un chevalier à la solde de Claudas.

- J'ai trouvé le Roi de Camelot et le sorcier, sourit-il en parlant à ses compatriotes plus loin.

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Lancelot s'était retrouvé seul dans la forêt. Il porta ses mains à ses jambes pour reprendre sa respiration et frappa dans le tronc d'un arbre. Il l'avait vue. Même si sa vision était floue il avait reconnu son visage.

Ellan.

Cette sorcière avait aidé Mordred à s'échapper et avait mis leur vie à tous en danger. Il devait la retrouver et l'empêcher de leur nuire à nouveau.

Il regarda tout autour de lui et, la respiration toujours haletante, il chercha un moyen de la retrouver. Il ignorait jusqu'ou elle avait pus aller et continua de marcher. Il tomba alors sur des traces étranges, comme si l'herbe avait été arrachée et qu'un trou s'était formé sur le sol. C'était là qu'avait atterrie la sorcière. Il suivit les traces au sol, les suivants, traquant la sorcière comme une bête à la chasse.

Il fini par retrouver sa trace, marchant vers l'ouest prenant la direction des terres désertes. Lancelot la suivit avec discrétion pendant des heures. Il avait été le seul à la voire, mais il savait que c'était elle qui avait sauvé Mordred et qui avait causé leur situation. Même si tous semblaient lui vouer une confiance aveugle, c'était loin d'être son cas.

Il vit la jeune femme s'arrêter pour la nuit et monter un campement. Elle s'allongea sur le sol près du feu qu'elle raviva d'un simple regard doré et sortie un pendentif de son corsage. Elle le toucha et le serra dans son poing, avant de s'endormis après quelques minutes seulement.

Le chevalier de Camelot sortie de sa cachette et sortie la gourde de la sorcière pour venir y verser la potion se vérité qu'il avait emprunté à Merlin. Il savait que c'était mal mais il devait savoir ce qu'elle voulait et pourquoi elle le faisait. Son pressentiment ne le trompait jamais et il savait que cette jeune femme cachait quelque chose. Beaucoup trop à son gout.

Il se dissimula à nouveau dans les hautes herbes et attendis patiemment que la jeune femme ne se réveille. Il la vit sortir du pain et manger un morceau mais elle ne but pas. Lancelot crus son plan tomber à l'eau mais il la suivit tout de même. Après quelques heures à parcourir la forêt, elle s'arrêta une seconde fois et vida d'une traite le fond de sa gourde.

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Arthur et Merlin furent jetés en prison dans les cellules du château de Claudas, littéralement. Leurs geôliers ne firent aucun effort de courtoisie ou de gentillesse à leur égard, les jetant comme des malpropres. Ils s'écrasèrent au sol sous les ricanements de leurs geôliers de leur cellule. Arthur se redressa en criant après eux, leur jurant qu'il le regretterait. Il aida son ami à se relever et s'assura d'un regard qu'il n'avait rien de casser.

- Nous voilà dans de beaux draps, grogna le roi de Camelot. Je peux savoir quand est-ce que tu compte mettre ton superbe plan en action ?

Merlin passait ses mains dans ses cheveux, se frottant la tête douloureuse.

- On est en plein dedans, répondit-il.

- Vraiment ? Dans ce cas Merlin, laisse-moi te dire que ton plan craint. Qu'est-ce que tu comptes faire ?

- On cherchait justement à venir ici pour aidez le prince Claudin et les autres. Maintenant on y est.

- C'est ton plan cela ? s'écria-t-il. Et moi qui t'es fait confiance comme un crétin. Un… crétin stupide !

- Quoi vous en avez un meilleur ? C'est vrai que sauter à la gorge d'un chevalier désarmé c'est plus intelligent !

- Bien, coupa Arthur, et c'est quoi la suite de ton merveilleux plan ?

- Je… j'y réfléchie...

- Oh…

Arthur soupira ne trouvant les mots pour insulter son ami. Il lui avait fait confiance et voilà ou ils en étaient.

- Merlin ?

Une voix provenant du fond de leur cellule s'éleva et attira l'attention des deux jeunes hommes. Merlin s'approcha espérant voir de qui il s'agissait. Un rayon de soleil filtra à travers le petit trou dans le mur qui leur servait de fenêtre et éclaira le visage de l'homme qui partageait leur cellule. Guyamor, les poings lier par d'épaisse chaine, se redressa, s'aidant du mur pour se relever. Son visage était balafré et du sang séchait sur ses blessures.

Merlin s'approcha de lui toucha son visage du bout des doigts.

- Oh Guy, murmura Merlin.

L'ancien chevalier et attira Merlin à lui dans une étreinte qui rendit Arthur fou de jalousie. Guy en oublia la douleur de ses blessures respirant l'odeur du sorcier, appréciant son contacte et son toucher. Il s'écarta finalement et porta une main à son visage. Il lui sourit légèrement et murmura.

- Il ne reste plus aucune trace de vos blessures… j'en suis heureux.

- Vous…

Le roi s'approcha de lui et le souleva par le col de sa chemise pour venir le plaquer contre le mur. Il allait lui en mettre une avant que Merlin ne l'arrête en lui attrapant le bras.

- Arrêtez ! Arthur… Lâchez-le…

- Ne défend pas ce traitre Merlin. Ne croyez pas que j'ai oublié ce que vous avez fait espèce de traitre.

- Arthur cela suffit ! s'écria le sorcier en écartant Arthur de son ami, usant de toute sa force pour pousser son torse et le faire reculer. Ce n'est pas en frappant Guy que cela nous ferras sortir d'ici.

- Comment peux-tu oublier tout le mal qu'il ta fait ?

- Guy ma sauvez la vie Arthur et il fait tout pour racheter ses fautes. Vous aussi vous avez commis des erreurs je vous ai pourtant pardonné. Vous avez su pardonner à Gili et Alice pour leur erreur alors pourquoi ne pouvez vous pas faire de même pour Guy ?

Arthur ne répondit rien. Il avait horreur d'entendre Merlin appeler ce traitre « Guy » comme s'ils étaient proches ou intime. Il avait envie de frapper cet homme pour ce qu'il avait fait. Il pouvait lui pardonner de s'être fait avoir par Morgane, mais pas d'avoir mis Merlin en danger. Ni d'avoir essayez de lui voler son ami. Ou même de lui avoir volé un baiser. Il n'avait pas oublié ce qu'il avait vus et enrageait de savoir que ce traitre avait eux ce qu'il désirait tant. Un baiser de Merlin.

Le pensée et se l'avouer le rendit soudainement triste. Il regarda son ami et trouva dans ses yeux la force de se calmer. Merlin était le seul à réussir à le faire entendre raison. Il savait que peux importe ce qu'il lui demanderait il le ferrait, parce qu'il lui vouait une confiance aveugle. Arthur avait beau avoir été trahit de nombreuse fois, il aurait du ne plus jamais pouvoir accorder sa confiance à qui que ce soit, mais Merlin était différent.

Il tira le sorcier par le bras pour l'éloigna du traitre et le garder près de lui. S'il devait renoncer à son désire de frapper cet homme, il ne laisserait pas Merlin l'approcher.

- Comment vous êtes vous retrouver ici ? demanda le sorcier en espérant changer l'atmosphère de cette cellule.

Guy se rassit en se laissant tomber sur le sol poussiéreux et sale de la cellule.

- Mordred c'est infiltré dans notre camp en empruntant l'apparence d'un résistant. Il c'est fait passer pour un nouveau membre qui voulait rejoindre notre groupe. On en avait des dizaines qui nous rejoignaient par jour et on ne pensait pas une seule seconde qu'il pouvait se cacher parmi eux. Et comme des idiots on l'a guidé tout droit à notre campement.

- Hum… c'est douloureux n'est-ce pas ? D'être trahit, cracha presque Arthur en se laissant tomber au sol.

Merlin lui lança un regard furieux et prit place lui aussi au sol entre les deux hommes, espérant que sa position leur permettrait de ne pas se jeter dessus l'un à l'autre.

- Mordred est revenus deux jours plus tard avec une armée, continua-t-il en ignorant la réplique cinglante du roi e Camelot. Beaucoup des nôtres sont morts cette nuit là et tous ceux qui avait encore une utilité à leur yeux on été capturé.

- Ou sont détenu Claudin, Bohort et Lionel ? demanda Merlin.

- Dans une autre partie des geôles un peux plus loin, répondit le résistant.

- Et pourquoi vous n'êtes pas avec eux ? demanda Arthur soupçonneux.

- Pouvez-vous cessez de me regarder comme si j'allais vous tendre un piège… c'est agaçant.

- Quoi ce n'est pas ce que vous allez faire ?

Merlin soupira. Il se frotta le front, laissant les deux hommes échanger quelques réplique amicales avant d'intervenir à nouveau.

- C'est bon ! On enchaine… Pourquoi ne vous-ont-ils pas placer avec les autres ? Demanda Merlin.

Guy tourna son regard vers lui et s'adoucie lorsqu'il lui répondit.

- Morgane semble me vouloir encore quelque chose, répondit-il. C'est elle qui à voulus que je sois ici.

- Elle veut sans doute que vous reveniez vers elle, commenta Arthur en se levant.

Guy croisa le regard de Merlin et hocha la tête.

- Elle dit qu'elle m'aime encore et qu'elle est prête à me pardonner…

Le sorcier vit le regard attrister de son ami et compris.

- Si vous me tuer.

Arthur se retourna précipitamment.

- Doucement… si je suis toujours ici c'est que j'ai refusé de faire ce qu'elle voulait.

Arthur grogna et se retourna à nouveau. Le simple fait de voire sa tête lui donnait envie de le frapper. Il se contenta de se défouler sur les portes de leur cellule espérant les faires s'ouvrir.

- Ce que vous faites ne serre à rien, fit remarquer Guy en se redressant.

Il gémit de douleur sous ses blessures, alors que Merlin l'aidait à se relever.

- Vous ne devriez pas bouger.

Guy posa sa main sur sa joue et plongea son regard dans le sien.

- Quoi qu'il en soit Merlin, je suis heureux de vous revoir.

- Ne le touchez pas, grogna Arthur en s'approchant, frappant dans sa main pour l'écarter de Merlin.

Les deux hommes s'affrontèrent du regard, près à se frapper. La tension était palpable et Merlin du les séparer à nouveau se glissant entre eux pour faire obstacle de son corps. Il essaya de les éloigné l'un de l'autre en les poussant, mais leur force dépassait largement la sienne.

- Arrêtez vous n'aidez en rien à la situation ! Alors mettez plutôt votre rage dans l'élaboration d'un plan pour nous faire sortir d'ici, aux lieux de vous regardez comme deux chiens près à vous sautez à la gorge ! C'est quoi votre problème ?

Guy et Arthur ne répondirent rien. Aucun des deux ne voulait avouer qu'ils jalousaient l'autre et qu'il désirait le sorcier. Ils ne se lâchèrent du regard que lorsqu'ils entendirent la porte des geôles s'ouvrirent. Les deux épéistes passèrent tous deux d'un même mouvement devant le sorcier qui soupira devant l'attitude des deux hommes.

L'homme qui les avait amenés ici se présenta devant eux, le sourire aux lèvres. Ses cheveux

- Dame Morgane souhaitent vous voire.

Il ouvrit la porte de la cellule et fit signe aux hommes qui le suivaient de les guidés jusqu'à la salle du trône. Merlin frissonna à ce sentiment de déjà-vus et soupira pour se redonner courage lorsqu'ils entrèrent dans la salle du trône. Elle était identique à sa dernière visite et Merlin trouva Morgane, le regard toujours aussi haineux, debout à côté du roi, confortablement installé sur son trône.

- Ravis de vous revoir parmi nous Merlin, minauda-t-il à l'encontre du sorcier. En revanche Arthur, je ne pense pas avoir eu l'honneur de vous rencontrer.

- Cessez vos simagrées, Claudas, je sais ce que vous êtes et je ne me plierais jamais devant vous.

Morgane descendit les marches menant au trône et se dressa devant son frère.

- Je crois que vous n'avez pas bien comprit la situation chère frère. Vous… vous allez mourir. Et Merlin deviendra le serviteur personnel de Claudas pendant que moi, je monterais sur le trône de Camelot qui me revient de droit.

- Pourquoi faites vous cela Morgane ? tenta Merlin. La magie à été légalisé, Arthur s'évertue à crée un monde meilleur qu'Uther ne l'as jamais fait. Pourquoi ne voulez vous pas voire la réalité en face ?

- Et moi alors ! Cria-t-elle. Dans votre petit monde idyllique quel est ma place ? Qu'est-ce que j'aurais ? Rien !

- Une famille, répondit Merlin.

- J'ai déjà ma famille et c'est Mordred.

- Morgane…

Elle leva la main pour l'arrêter et se tourna vers l'un des soldats qui lui apporta un petit coffre en bois. Elle le prit en main et se tourna vers eux.

- Vous savez ce que c'est ?

Elle sourit diaboliquement tandis que Claudas se leva. Il passa devant Merlin et se pencha au dessus de lui.

- Bientôt, vous me servirez et votre pouvoir sera mien.

Il lui sourit avant de continuer son chemin. Les soldats lui ouvrirent la porte, le laissant passer. Il s'arrêta une dernière fois et se tourna vers la sorcière.

- Une dernière chose Morgane. Ne tuer pas Arthur tout de suite, j'aimerais regarder son sorcier si dévouer lui planter une dague dans le cœur lorsqu'il serra sous mon contrôle.

Morgane sourit au roi et haussa un sourcil.

- Excellant, répondit-elle. C'est encore mieux que tout ce que j'avais pus imaginé.

Arthur échangea un regard avec Merlin qui partageait sa panique.

Le roi quitta alors sa salle suivit de tous les gardes présents, laissant Morgane seule avec les prisonniers.

- Jamais vous ne me forcerez à faire du mal à Arthur.

Elle leva les yeux sur lui quittant son coffre un instant avant de caressait le couvercle en bois, laissant ses doigts parcourir les charnières en cuire qui le maintenait fermer.

- J'ai mis longtemps avant de mettre ce sortilège au point. Il nécessitait d'être couver par une magie noir pendant des mois avant de pouvoir être utiliser. Je dois dire que j'ai longtemps pensé que ce n'était qu'un mythe. Mais après la trahison de Guy ma rage de vous faire payez sa rébellion ma poussez à persévérer. J'ai alors trouvé une forme de magie incroyablement puissante que même la tienne ne pourrait contenir… Emrys.

Elle ouvrit alors la boite, prononçant une incantation. Les vitres tremblèrent et le sol trembla sous leurs pieds. Les deux jeunes hommes regardèrent autour d'eux, alerté par ce qui allait leur arrivé. De la fumée noire s'échappa du coffre que tenait la sorcière et s'enroula autour d'eux. L'émanation noir les enveloppa, se déversant tout autour d'eux, les coupant de tout. Les murs de pierres disparaissaient derrière cet écran de fumé, les isolants complètement dans une étendue de ténèbres. La sorcière fini par disparaitre elle aussi, engloutie dans la pénombre, tandis qu'Arthur et Merlin s'agrippèrent l'un à l'autre de peur de se perdre de vus et de disparaitre pour l'autre.

La fumée s'insinua par tous les ports de la peau de Merlin tel des lames qui le transpercèrent. Le sorcier de mis à crier, mais aucun son ne s'échappait de sa gorge.

- Merlin ! Cria Arthur en lui attrapant les épaules.

Le sorcier sentie la fumée se propager dans son corps de plus en plus vite.

- Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Merlin !

- Cette chose… je le sens…

- Qu'est-ce qu'elle fait ?

Merlin secoua la tête, ignorant la réponse. Tout ce qu'il savait, c'était que la douleur était présente dans chaque partie de son corps.

- Fait quelque chose… supplia le roi en accompagnant le corps de son ami qui tomba à genoux sous le poids de cette malédiction.

- Je ne… peux pas…

Arthur regarda tout autour de lui mais ne trouva rien. Il n'y avait rien hormis le néant et Arthur ne s'était jamais senti aussi impuissant. Aussi il serra le corps de son ami contre lui, le plus fort qu'il put.

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Lancelot sourit et attendit un moment que la potion ne fasse effet avant de sortir de sa cachette. Il faisait nuit lorsqu'il s'approcha d'elle, son épée lever vers elle, prêt à se défendre si elle usait de magie contre lui.

- Sire Lancelot ? s'étonna-t-elle visiblement sincèrement surprise. Que faites-vous là ?

- Je peux vous retournez la question, répondit-il en la gardant toujours en joule.

- Je suis ici pour sauver Arthur et Merlin, répondit-elle simplement.

Lancelot fronça les sourcils. Il savait qu'elle disait vrais mais il n'arrivait pas à comprendre pourquoi elle faisait tout cela. La jeune femme quand à elle se rendit compte que quelque chose n'allait pas et elle porta ses doigts à ses lèvres. Elle leva les yeux écarquillés vers lui en murmurant.

- Qu'avez-vous fait ?

Lancelot sortie le flacon vide de sa poche le montrant à la sorcière.

- Je sais que tous vous font confiance à Camelot. Guenièvre ne semble avoir d'yeux que pour vous, mais je ne me laisserais pas avoir… parce que je sais que vous avez sauvé Mordred. J'ai vidé de cette potion de vérité dans votre gourde… vous ne pouvez plus me mentir.

Il n'y avait encore aucune question, aussi Ellan n'était pas obliger de répondre. Elle cherchait cependant quelque chose à dire n'importe quoi, mais elle se résigna en voyant le regard du chevalier.

Elle sourit finalement et se mise à rire. Passant une main dans ses cheveux elle se détendit avant de déclarer avec une voix amuser.

- Je savais que vous étiez intelligent, j'aurais du faire plus attention et me méfiez de vous.

- Qui est-te vous vraiment ? Fus-ce sa première question.

La jeune femme plongea son regard dans le sien et répondit malgré elle.

- Mon véritable nom, est Viviane. Répondit-elle malgré elle.

Lancelot écarquilla les yeux. Cette jeune femme était donc celle qui l'avait ramené de l'autre monde.

- Viviane Pendragon, ajouta-t-elle. Je suis la fille de Merlin.

Lancelot la regarda avec des yeux gros comme des soucoupes. Il en laissa retomber le bras qui tenait son épée le long de son corps, incapable de croire à ce qu'il venait d'entendre. Pourtant, elle ne pouvait mentir. Elle était bien la fille de Merlin.

A suivre…

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Je sais vous voulez me tuer… Mais hey si vous le faite vous n'aurez jamais le dernier épisode ! )

Non plus sérieusement, j'espère que cette intrigue vous plaira et que vous ne serez pas déçue de la grande révélation ! Sachez que le prochain chapitre, et le dernier (snif j'ai jamais aimé les fins) devrait être posté lundi prochain (si tout va bien). Bon je me suis fixer des limites et il est écrit de moitié déjà, et je sais que j'avais dit que je ne posterais le premier chapitre qu'une fois les deux terminés mais je ne pouvais pas attendre, j'avais trop hâte de connaitre votre avis !

Sur ceux bonne soirée et à lundi prochain ! )