Petit OS sur nos amis Jean et Rebecca.
J'attends avec impatience vos impressions, tant sur l'écriture que sur le contenu… J'espère avoir été au maximum objectif malgré mes sentiments. Vous comprendrez, très vite pourquoi.
Le temps n'était plus au beau fixe dans la team Mustang. Au quartier général, la petite bande voyait petit à petit leur lieutenant-colonel Havoc disparaître de la circulation et s'éteindre à petit feu. Lui qui était souvent le premier à lancer des boutades, des paris et se plaindre de ses relations amoureuses, depuis qu'il sortait avec Charlène, ce n'était plus le même.
Encouragé par ses précieux camarades, même Riza avait proposé un dîner entre collègues et amis pour intégrer la mystérieuse femme. Mais elle refusait catégoriquement l'invitation sans plus d'explications ni laisser Jean poursuivre ses sorties avec ses collègues.
Roy le voyait sombrer dans l'oubli et le désespoir mais ce n'est qu'avec le passage de Rebecca que tout bascula. Cela faisait 4 mois que le couple était ensemble que déjà, elle avait emménagé chez lui vivant à son crochet. Il était comme prisonnier dans sa relation.
Elle vit Havoc dans les couloirs et quand ils se croisèrent, il ne broncha pas. Eux qui étaient si proches, si taquin l'un envers l'autre… Rien ne se passa. Comme isolé de tout, il passa à ses côté sans la regarder. Au vue de la tête qu'il avait, elle ne put même pas le saluer. Aucun mot ne sorti de sa bouche tant elle était choqué de son état. Sans plus attendre, elle parti voir Roy pour qu'il lui explique de quoi il en retournait.
Quand elle comprit qu'il était de plus en plus renfermé, qu'il ne voyait plus les gars hors du travail, qu'il était sans cesse à justifier de ce qu'il faisait dès lors qu'elle l'appelait. Elle fut le prix d'une déchirure très profonde. Elle qui avait tant de complicité avec lui, ils étaient l'un pour l'autre des confidents et des amis très proches. Il avait été présent à chaque coup de cafards qu'elle avait. Parfois à cause des mecs mais pas que. Ils n'avaient pas besoin de se parler, ils se déchiffraient mutuellement et savaient comment se soutenir.
Bien-sûre, il y avait eu quelques dérapages mais rien de sérieux, privilégiant tout deux leur amitié et sachant de plus que l'un n'était pas l'idéal de l'autre. Alors qu'il rêvait de femme pulpeuse, elle cherchait un homme plein aux as. Mais quand elle le recroisa peut de temps après en salle de pause, elle se posta face à lui pour lui faire comprendre que ça ne pouvait plus durer. Seulement, il était déjà parti loin dans son auto-destruction et chacun de ses mots ne semblaient même pas l'effleurer.
C'est lors d'un pot de départ à la caserne que tous se retrouvèrent de manière assez surprenante, on était en semaine et il semblait avoir reprit des couleurs. Pensant la situation s'arranger, aucun ne fit de réflexion mais lors de balança un moment intime sur leur relation précédente, Rebecca se figea. Comment pouvait-il dire ça devant tout le monde alors qu'il était dans une relation plus que délicate? Elle s'isola pour creuser davantage car tout cela n'était pas cohérent.
À la place, il lui confia qu'il souhaitait mettre fin à sa relation voyant qu'il perdait petit à petit tout ce qu'il aimait. Dans un élan de bonne conscience, Rebecca souffla de soulagement et l'encouragea et le rassurant de se présence. Cependant, les choses n'évoluèrent pas dans le bon sens et Jean débauchait chaque jour à l'heure pétante. Avait-il un couvre-feu à respecter? En était-il réellement rendu là?
Roy avec l'accord de son équipe ordonna une heure supplémentaire pour tout le monde prétextant de finir des dossiers en cours. Voyant fils lieutenant au bord de la crise d'angoisse, il s'obligea à camper sur ses positions. C'était clairement ici une provocation et la tête de Jean le lendemain était pire que tout. Ses camarades se demandaient même s'il était battu. Bien évidemment, Rebecca eu vent de toute cette histoire et comprenant qu'elle était la seule à pouvoir lui parler, le seul moyen de lui faire passer le message était par le biais d'une lettre.
Lors de son dernier message, elle s'était faite renvoyer boulée et bloquée. Elle avait vu ses comptes sur les réseaux sociaux disparaître du jour au lendemain et avait renchéri pour comprendre. Pensant à un quiproco et ne cherchant d'avantage d'explication, elle avait laissé couler.
Mais ce qui en continuait la mit hors d'elle. Devant rentrer suite à son périple à Central, elle confia ses écrits à son meilleur ami pour qu'il fasse parvenir sans y mêler la nouvelle compagne qui avait décemment refusé de la rencontrer et de faire sa connaissance.
Quelques jours après que Rebecca soit rentrée, il a reçu la précieuse lettre et comme par miracle, celle-ci se retrouve alors publiée aux yeux de tous sur l'un des réseaux sociaux.
Jean.
Pas de «Bonjour», je crois que ce n'est pas la peine de se voiler la face, ce n'est pas ce qui t'aidera. Si toi, ça t'amuse temps mieux mais moi consternant, je suis fatiguée. Je ne veux plus ressentir de la pitié pour toi car oui, aujourd'hui, c'est bien tout ce que tu m'évoque. Tu sais comment je suis et te voir ainsi me déchire le cœur. Donc j'en viens à préférer éprouver de la colère que de vivre cette souffrance lorsque je pense à toi. Le seul véritable problème c'est que je ne suis pas la seule à ressentir ça. Les autres acceptent peut-être ta situation car ils te côtoient au quotidien et n'ont peut-être pas conscience de ton état final mais moi, j'en suis profondément choquée.
Peut-être aimes-tu finalement la vie que tu mène !? Aimes-tu avoir ces chaînes et voir tes possibilités aussi réduites que celles d'un animal en cage !?
J'ai d'un coup l'image d'un esclave qui me vient et crois-moi, ça fait chier d'avoir un tel ressenti quand il s'agit de quelqu'un qu'on aime. Tu n'as pas toujours été dans les personnes pour qui je suis torturé et j'en suis la première surprise quant à cette lettre que je t'adresse ici.
Tu m'agaçais tellement à te jouer de tes exs et profiter autant de filles '' faciles '' dont j'ai fait parti, petite gamine niaise et ridicule que j'étais lors de nos débuts à l'académie. Mais te voir maintenant aussi soumis à une sorcière. Cela m'exaspère! J'ai mit du temps à comprendre que j'étais hors jeu depuis le début. Il a fallu que je rencontre la précédente folle-furieuse pour que je comprenne que je n'ai été qu'une distraction et surtout que j'étais loin des missiles à la Victoria Secret (grande et ultra bien foutu) avec une poitrine plus que généreuse et accessoirement dérangée plus que de raison. Pardonne-moi mais entre celle-ci qui t'empêche de vivre, celle d'avant qui a réécrite la définition du mot: Harcèlement, et celle qui ne supportait venir à mer car ses cheveux frisaient. Il était clair que tu sois bien plus kamikaze que je ne l'aurais espéré.
Réflexion faite; Je me sentirais presque normal. Et c'est un goût assez amer quand on se rappel qu'à nous deux, on mettait l'ambiance à chaque fois.
Mais je suis une bonne perdante et on ne force pas les gens à nous trouver une quelconque attirance donc voilà, tu étais dans une période de queutard, j'étais là, rien de compliquer à comprendre. Seulement je ne vois pas ce qui a foiré dans notre amitié. J'ai découvert le canard que tu étais et même si j'apprécie leur saveur comme au restaurant servi avec un vinaigre balsamique, voir mon mec ou même mon ami écraser aux besoins de la personne qu'il m'aime mar. A aucun moment tu n'as besoin de te sacrifier pour le bonheur de l'autre si c'est le vrai. Cherche la personne qui t'accepte comme tu es! C'est pourtant pas compliqué, quand même? Oui, c'est moi qui dit ça, l'éternel célibataire. Mais moi je ne m'abaisse pas à m'attacher à quelqu'un pour combler un manque ou avoir un semblant de compagnie, j'espère que tu vois la différence.
Et même si quoi que je fasse, on ne me prend pas au sérieux, jamais je n'irais nuire aux autres, et surtout pas à toi. Au contraire, je n'attendais que ça, de te voir amoureux et heureux. Mais décidément, tu as du mal à associer les deux C'est mon constat, n'y vois rien de personnel.
J'ai et à la fois envie de te prendre dans mes bras, tu dire que tout va s'arranger pour faire comme tout le monde et c'est sans doute ce qui serait le plus simple. Et à la fois tellement envie de te gifler, te balancer un seau d'eau à la gueule, te crier dessus à t'en faire péter les plombs, à t'en faire chialer et te faire cracher tout ce que tu garde en toi , tout ce qui te bouffe et surtout te faire sortir cette haine que tu accumule depuis déjà trop longtemps. Je me vois aussi rester là, à te regarder vider et te tendre la main pour te relever ... C'est extrêmement difficile de se laisser aller ainsi, je ne le connais que trop bien mais ce sentiment. Mais cette sensation de liberté, de délivrance et de légèreté que tu ressens ensuite vaut vraiment la peine de franchir le pas. Si maintenant tu veux me tester à savoir si je fais partie de «ces gens qui ont la langue trop étendue» comme tu me l'as dit dans ton dernier message. Alors, tu sais où moi trouver, mais en auras-tu le courage?
C'est douloureux, très douloureux. Et vivre une telle situation n'est jamais agréable quand on est assisté mais n'est-ce pas là, la démonstration ultime d'une réelle amitié? Au final les vrais amis c'est comme pour le mariage, pour le meilleur et pour le pire.
Si tu savais combien ta réponse m'a fait vrillée. Et moi bloquer ensuite, c'était le comble! Putain comment peux-tu faire ça? Mais ouvre-les yeux Bordel! Je t'avoue avoir fait lire ton message à quelques personnes te connaissant et tous ont eu la même réaction: Ce n'est pas lui mais elle qui a écrit. En es-tu réellement à se stade? S'il te plaît, où es ta dignité quand c'est ta meuf qui répond à ta place?
Désolée d'être aussi crue et bénédiction mais je ne sais plus comment te faire comprendre les choses. J'espère que tu auras le déclic et si c'est le cas sache que tu pourras toujours compter sur moi comme l'amie que j'estime avoir été pour toi car sinon, ce sont ici mes derniers mots. J'ai par le passé bien trop soufferts de voir le manque d'épanouissement chez ceux à qui je tenais. Je ne te demande pas de me reprendre dans ta vie si tu la préfère ainsi mais saches que pour toi-même et ceux pour qui tu compte réellement, qui aime le vrai Jean, dynamique, drôle et généreux, essaye d'être heureux et droit dans tes paniers, je t'en supplie! Tu vaux tellement mieux que ça.
J'espère que tu ouvriras les yeux avant qu'il ne soit trop tard. On ne sait jamais de quoi son capable ces femmes quand elles ont Il y a toujours eu ce quelque chose entre nous, ce jeu lors de notre rencontre au club de tire. Sans oublier nos nombreux moments tout les deux. Tu as été présent quand j'étais au plus mal et c'est tout naturellement que j'essaie ici de te réveiller avant de te récupérer à la petite cuillère. Ton équipe et moi sommes encore là. Tu as trouvé sur ton lieu de travail une vraie famille, ça fait partie de toi, pourquoi te laisse tu ainsi abattre, pourquoi te résigner aussi vite face à une femme qui ne comprendra sûrement jamais qu'elle est la cause de tout se qui se casse autour d'elle? étais au plus mal et c'est tout naturellement que j'essaie ici de te réveiller avant de te récupérer à la petite cuillère.
Ton équipe et moi sommes encore là. Tu as trouvé sur ton lieu de travail une vraie famille, ça fait partie de toi, pourquoi te laisse tu ainsi abattre, pourquoi te résigner aussi vite face à une femme qui ne comprendra sûrement jamais qu'elle est la cause de tout se qui se casse autour d'elle? étais au plus mal et c'est tout naturellement que j'essaie ici de te réveiller avant de te récupérer à la petite cuillère. Ton équipe et moi sommes encore là. Tu as trouvé sur ton lieu de travail une vraie famille, ça fait partie de toi, pourquoi te laisse tu ainsi abattre, pourquoi te résigner aussi vite face à une femme qui ne comprendra sûrement jamais qu'elle est la cause de tout se qui se casse autour d'elle?
Le tout c'est de voir ceux qui t'aiment, Jean. Il y en a! On est peu, je te l'accorde. En même temps, qui resterait de marbre devant un tel spectacle? Quoi dire de plus. Je me répète inlassablement et j'en suis désolée mais je me sens désemparée et je ne le supporte plus.
Réveille-toi avant qu'il ne soit trop tard, s'il te plaît.
Reb '.
N'ayant en contact avec celle-ci, Rebecca fut alerté par les menaces qui lui étaient envoyées à la caserne. Comment en était-elle arrivée là et pourquoi? Jean avait visiblement jouer à la carte de la transparence, mais pensait-il vraiment pouvoir arrangeur les choses auprès de sa compagne en agissant de la sorte? Il venait de lui livrer sa meilleure amie, sa confiance comme il aimait l'appeler. Rebecca en fut anéantie.
Alors que quelques jours plus tard, Roy avait convié tout son entourage pour son anniversaire. Jean et Charlène arrivèrent. Alors qu'ils saluaient tout le monde déjà présent, un grand malaise se fit. Face aux accolades et sourire que tous semblaient arborer pour la rencontre de la nouvelle. Celle-ci lança un regard plus que glacial envers la militaire. Roy qui ne se détachait pas de pouvoir montrer son bonheur aux côté de Riza, la cible de Charlène n'était personne d'autre que Rebecca.
Lui lançant un regard noir de plus elle ne comprit que trop tard à qui elle avait à faire.
Rebecca enchaîna.
- Ce n'est pas la peine de prendre tes aises car tu ne restes pas. Je ne tolérerais pas qu'une vipère de la sorte s'agrippe encore une seule seconde de plus à Jean.
Prix par surprise, elle se tourna vers l'hôte mais celui-ci n'en fit rien. Il fallait y avoir une confrontation, et c'était bel et bien pour maintenant. Jean qui avait plus de goût à rien ouvrit la bouche mais si fit prit de rapidité par son amie qui veut en découdre jusqu'au bout.
- Fais pas comme si tu avais ton mot dire, Jean. Tu te fais complètement bouffer par cette garce mais heureusement pour toi, tu as des collègues et des amis qui tiennent à toi. Donc maintenant les choses vont être simples. Jean va rester ici et Heymans et moi allons te raccompagner chez vous. Tu auras dés lors d'une heure pour faire des valises et dégager de chez lui.
La guerre était déclarée et avec Rebecca à la tête de cette attaque, aucun doute ne pouvait subsister sur le résultat final. Elle enchaînait tous ces mots avec une limpidité déconcertante et une voix peut-être plus forte que nécessaire, les insultes crachées à son vu ne pouvait l'atteindre en aucun cas. Continuant à se défendre si on appelle ça de la sorte, avec des menaces. Rebecca venait maintenant de se tourner vers Jean.
- Et toi, mon pauvre gars, tu t'es vu? Tu n'es plus que l'ombre de toi-même. J'imagine bien qu'elle doit te faire des merveilles au pieu comme personne pour que tu puisses rester dans ce gouffre qui t'éloigne de nous. Je parle de nous, les militaires, tes collègues, tes amis, ta famille. Car nous sommes tout cela les uns pour les autres. On s'est mutuellement sauvé lors de missions, sur le champs de bataille mais aussi dans nos vies respectives. N'espère pas qu'on va sagement rester là à te regarder crever sous nos yeux seulement n'espère pas non plus qu'on te tend inlassablement la main si tu ne daigne même pas vouloir remonter la pente.
- T'es jalouse qu'on soit aussi amoureux, Jean et moi. C'est moi qu'il a choisi et c'est pour moi qu'il rentre chaque jour. C'est moi …
- Moi, moi, moi! T'as pas un peu fini? Comment peut-on être aussi égoïste en parlant d'un couple? Vous êtes deux! Tu sais compter? Toi un, et encore j'arrondis à l'unité car tu vaux que dalle ma pauvre fille.
- Pfffff, mais écoutez-là? Pour qui elle se prend? Espèce de Sal * pe! T'es qu'une garce! Une vente p * te! Tu mérite même pas que je te parle! T'es une grosse m * rde! Voulant en démordre physiquement avec la militaire, elle se jeta sur Rebecca qui lui tournait alors le dos. Armstrong l'agrippa avant que la bagarre n'éclate vraiment.
Roy désespéré que son anniversaire tourne aussi mal poursuivit:
- Je crois que je vais vous reconduire chercher vos affaires et vous déposez à l'hôtel. Rebecca, va rester là car au vue de vos menaces, c'est vous qui risquez de finir défigurée. Vous avez bien profité de mon subordonné et vous pouvez vous estimer heureuse qu'on ait pas agit plus tôt. Mais vous ne vous en prenez pas là, à la plus facile. Sortez immédiatement avant qu'on ne la laisse vous massacrer. Et croyez-moi, ce n'est pas l'envie qui m'en manque.
- Vous êtes tous des bons à rien, des gamins stupides qui n'en savent rien du véritable amour. Elle criait maintenant dans tout les sens, se débattant dans les bras de Louis qui s'amusait de la situation.
- Et bien Havoc, la prochaine, faites-lui donc passer des tests psychologiques! Sur sait jamais! C'est que ça mord ces petites bêtes! Le grand costaud avait sorti ça avec humour voulant adoucir la situation mais ce n'était pas visiblement pas au goût de tous. L'otage qu'il s'efforçait tant bien que mal à son maintien emprise renchérit:
- De toutes façons, je sais où vous habitez, j'enverrais des amis à moi vous casser la gueule! Vous verrez, vous finirez tous à l'hôpital!
Lors de la tentative d'attaque qui visait Rebecca, Riza avait agrippé le bras de son amie pour la décaler vers elle mais surtout pour l'empêcher de répondre. Le souvenirs de Rebecca en venant à se battre avec des types aussi saoul qu'elle, il y a quelques années, n'était pas envisageable aujourd'hui. Quand elle se lançait dans quelque chose ou sur quelqu'un, personne ne pouvait l'arrêter.
Une fois la furie dehors, Roy et Heymans prirent leurs affaires pour partir mais avant de franchir la porte, Rebecca s'excusa d'avoir fait dérailler la situation de la sorte. Tous eurent un regard pour Jean qui n'avait pas vraiment bronché depuis son arrivée. Il sorti alors son paquet de cigarettes et vit Roy se diriger vers lui;
- Ne crois pas que ça me fait plaisir mais c'est allé trop loin. C'est pour toi qu'on fait tout ça, j'espère que tu le comprends. Je vais y aller et elle sortira définitivement de ta vie. Tes clés, s'il te plaît. Il y avait dans la voix la sympathie d'un ami mêlé à l'autorité d'un supérieur.
Poursuivant ses insultes et ses menaces toujours plus désinvoltes, Rebecca avança dans l'encadrement de la porte d'entrée:
- Tu sais très bien qu'en tant que femme, rien ne nous ait impossible. Casser un couple est un jeu d'enfant, surtout quand il s'agit d'un ex. Cependant, c'est bien toi qui en est à l'origine! Ouvre les yeux sur ton comportement et surtout ta connerie! Et que je ne te recroise pas auprès de l'un de mes amis car je saurais te réduire en cendres.
Sa voix portait dans tout le quartier. Jean qui fumait sur la terrasse de l'autre côté de la maison n'en perdit pas une miette. Il se sentait si mal et à la fois si reconnaissant envers ses amis. Mais tout envers elle. Cette amie avec qui il avait tant partagé, celle qui faisait rire aux éclats. Elle était un rayon de soleil et dés qu'il était à ses côtés, il sentait cette chaleur l'habiter. Il avait été aveuglé par l'espoir d'avancer dans sa vie avec une femme qui présentait au premier abord quelques critères qu'il recherchait. Mais était-ce bien là, ce qui justifiait un amour et le réel bonheur?
Parfois, on se surprend à développer des sentiments pour des gens qui ne correspondent pas à nos attentes. On se berce d'illusions et se justifie pour un rien de réactions que l'on peut avoir. Nous sommes nombreux à vouloir créer un idéal, mais parfois la joie et la recette du bonheur se trouve là où on ne regarde pas.
Beaucoup l'aurons comprit, je suis pleinement inspiré d'une situation que je vis actuellement. J'avoue l'avoir assez allégée et embelli pour qu'elle corresponde au mieux aux personnages mais la réalité est assez proche et ma fois bien trop cruelle.
