Nouveau chapitre ! Un grand merci pour vos messages vous êtes des amours, comme toujours =) Je suis vraiment ravie que l'idée de cette fic vous plaisent. J'étais un peu mitigée sur le succès qu'elle recevrait puisque l'histoire n'est pas très courante et pour l'instant, je suis étonnée de voir l'intérêt qu'elle vous porte !

Sur ces quelques mots je vous laisse à votre lecture ! On se retrouve après ! Des bisous à la bave de poney !

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Le lendemain matin, j'arrive aux écuries de très bonne humeur, j'ai découvert les joies de la salle de bain et de l'eau chaude avec ravissement. Je salue Henry sur le chemin du box d'élégance avant de commencer à panser celle-ci, qui s'ébroue tranquillement.

J'ai décidé de monter un cheval, un jour sur deux. Chaque fois que un des deux ne sera pas travaillé, il sera longé. C'est pour moi très important, le travail au sol me permet de faire connaissance autrement avec le cheval et celui-ci apprends à me donner sa confiance plus rapidement. Et puis, il faut bien avouer que les chevaux d'aussi grandes compétitions sont plus rarement travaillés ainsi. Leur donner cette chance varie un peu leur emploi du temps !

Élégance est sous la selle, d'une perfection rare. Elle répond parfaitement bien aux ordres et je prends véritablement plaisir à enchaîner quelques sauts pour tester ses aptitudes. Finalement, nous terminons la séance sur des étriers longs et quelques notions de dressage ce qui n'échappe pas à l'œil de monsieur, venu assisté à la séance.

Il me dit depuis la barrière de la carrière :

-Ici nous faisons du saut d'Obstacle, Miss Nilsen !

-Je le sais parfaitement, Monsieur. Je réponds. Seulement, vous n'ignorez pas que le dressage est la base du saut. J'ai besoin de savoir quel niveau à Élégance en dressage, pour affiner mes exercices sur les barres.

-Je vois que vous êtes très équitation vieille école. Réplique Malfoy, avec un sourire.

-Mon instructeur faisait partit de ces gens là, oui. Je dis pensivement. Si vieille école veux dire être à l'écoute du respect et du bien-être de ma monture, alors oui, je le suis. Sachez que je ne ferais pas sauter un cheval qui n'a pas un minimum de base, comme savoir remonter son dos par exemple. Je vous ferais perdre de l'argent en soin vétérinaire et je diminuerais de beaucoup la carrière d'une de vos bêtes, de manière radicale.

-Très bien, Miss Nilsen. Alors continuez de monter ainsi !

J'acquiesce silencieusement avant d'oser poser la question que me brûle les lèvres depuis mon arrivée :

-Monsieur, je me permet de vous demander mais à quels concours participez-vous ? Je n'ai jamais entendue votre nom sur les terrains. À moins, bien sur que vous le fassiez sous un autre...

-Vous pouvez vous permettre Miss. Répond le blond avec son masque froid. Je ne participe à aucuns de vos petits concours. Mais à ceux d'une sphère bien privée où de plus grosses mises sont en jeu. Vous vous confronterez aux plus grands et aussi à de nombreux fils de bonne famille !

Je hoche la tête un peu surprise, je n'ai jamais concouru dans des compétitions aussi haute-gamme, cela promet d'être passionnant. Malfoy me tire de mes pensées en disant avant de s'en aller :

-J'étais également venu vous dire qu'une réception aura lieu au manoir dans deux jours où je vous présenterez comme ma nouvelle championne. Bien entendu de la tenue et de la rigueur seront de mise. Ne me décevez pas !

-Aussi étonnant que cela puisse paraître, j'ai de nombreuse robe de cocktail ! Je crie depuis le dos d'Élégance.

-Par Merlin, espérons au moins qu'elles soient de haute couture !

Je l'entend siffler cette dernière phrase avant qu'il ne disparaissent derrière l'angle du bâtiment sous mon éclat de rire. « Par Merlin » ? Les riches ne cesseront jamais de me surprendre !

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Après avoir longé Vent du Nord, je me surprend beaucoup à l'appeler par sa traduction française et donnée un mash chaud à Élégance. La pendule de l'écurie indique 11h30, la fin de ma courte journée. Je rentre donc chez moi en me demandant ce que je vais bien pouvoir faire toute la sainte après-midi.

J'ai la moitié de ma réponse quand je vois que toutes mes affaires sont encore entassées dans l'entrée, puisque je n'ai pas pris la peine de ranger hier.

Bon, mon repas attendra quelques minutes alors que je décide de tirer mes sacs dans ma chambre, afin d'ordonner un peu mes vêtements. Et là, je me demande bien comment je vais faire pour caler toutes mes affaires, en plus de celle que Monsieur Malfoy a mise à ma disposition. Un tri s'impose !

Je soupire devant la tâche à accomplir, j'ai horreur de ces choses là. C'est pour moi une perte de temps infini mais je n'ai pas le choix si je ne veux pas que ma chambre soit envahit par des piles de linge.

Faire un choix dans les affaires de Mr Malfoy s'avère être beaucoup plus difficile que je ne le pensais. Je rêverais de passer cette magnifique chemise Hermès et non pas mon polo sans marque ! Je résiste aux yeux doux que me font la série de pantalon d'une marque que je ne connaît même pas mais qui a l'air terriblement tentante.

Au bout d'une demie-heure de guerre mentale, mon tri est achevé et je n'ai plus qu'à ranger mes affaires dans les étagères à moitié vide. J'ai déniché une grosse boîte avec un couvercle qui me permet de mettre toute les affaires de luxes dedans, avant de la glisser sous le lit à l'abri des regards et de la poussière.

Une fois toute mes vêtements de cheval et de ville rangés, je remarque que j'ai laisser une veste de concours de la marque Aigle sur le lit. Bien sûr, cette veste ne m'appartient pas et on dirait qu'elle a été faite sur-mesure. Je gémis avec fatalité en prenant le tissu entre les doigts :

-Non, pitié! Ne me fais pas ses yeux ! Je ne pourrais y résister !

J'éclate de rire à m'entendre parler seule comme dans une pièce de théâtre tragique au possible. Finalement, je grogne à l'adresse de la veste :

-Bon très bien ! On devrait te trouver une petite place ! Entre mes deux robes, et voilà ! Ni vu, ni connu !

En parlant de mes robes de cocktail, je remarque un détail très fâcheux. On a bien ramené mes affaires à l'exception de mes escarpins ! Quelle poisse ! Et j'ai cette fichue réception après-demain ! Je me laisse tomber sur le lit avec l'envie de pleurer. Je déteste ces obligations de fille et ses manières mondaines de la haute-société. Surtout que je vais être présente moins d'une heure. Je vais serrer la main à une dizaine de Messieurs. Des sponsors et sûrement des écuries rivales mais bien polies parce que Monsieur mon employeur, possède une des plus grande fortune de l'Angleterre. Et tout ça pour quoi ? Pour rien !

Un rugissement que je connais bien me tire de mes pensées noires et je me précipite à l'extérieur pour tomber sur Henry qui descend d'une magnifique moto sportive, noire chromée. Je m'exclame :

-Mais c'est quoi ça ?

-Votre véhicule de service, Miss. Me répond simplement le maître d'écuries.

Alors là, je suis sur les fesses ! Je n'aurais jamais cru que Malfoy me prenne au pied de la lettre que je lui ai demandé une moto ou une mobylette ! Heureusement que j'ai passé mon permis en France !

Je remarque que su le siège est posé un équipement complet : bottines, pantalon, veste et casque flambant neuf. Je m'écrie, émerveillée :

-Je n'en reviens pas ! Monsieur Malfoy est complètement fou ! Je ne voulais pas quelque chose d'aussi cher !

-La famille Malfoy a une réputation à tenir. Me sourit Henry. Monsieur Malfoy m'a chargé de vous dire que vous deviez toujours sortir du manoir avec l'équipement qu'il vous a fourni. Il en est de même lorsque vous travaillez. Vous devez toujours porter l'une des affaires que l'ont a misent à votre disposition.

Je hoche la tête très surprise par cette requête et je réplique :

-D'accord mais pourquoi Mr Malfoy veux que je fasse ça.

-Oh vous savez, nous ne comprenons pas toujours les originalités des riches personnes.

J'acquiesce silencieusement alors qu'Henry se retourne en chuchotant :

-et surtout, vous ne pourriez plus revenir au manoir.

Du moins je crois qu'il a dit ça, je n'en suis pas sure, j'ai du tendre l'oreille pour couvrir le bruit du moteur de la moto. Mais qu'importe pour l'instant je suis trop excitée à l'idée de chevaucher ce monstre d'acier !

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Une fois après avoir enfilée mon équipement, je cours dans ma maison attraper mes papiers et mon porte monnaie avant d'enfiler un sac à dos vide, pour ranger mes éventuels achats. Henry m'a indiqué l'entrée et la sortie de service à l'arrière du parc, que je devrais prendre à chaque fois que je pars.

La moto s'avère être très sensible et nerveuse ! Elle n'a rien à voir avec celle que j'ai laissé en France et je mets quelques temps à m'y habituer avant de commencer à avaler le bitume à toute allure.

La route de campagne est excellente, je n'y croise personne hormis quelques vaches qui broutent tranquillement. Je cherche depuis un quart d'heure maintenant, des panneaux indicateurs pour me rendre à la ville la plus proche.

Finalement cinq minutes plus tard, je tombe sur un panneau qui indique Morpeth à 25 kilomètres. Je suis donc cette direction en espérant que ce soit une ville et non un village, le nom ne me parlant absolument pas. Je sais au moins désormais que le Manoir se trouve juste après Dragues, un micro village de dix maisons.

Après une demie-heure de moto où je me suis amusée comme une folle, j'arrive enfin à Morpeth qui est à mon grand soulagement, une petit ville avec un centre commercial.

Je me gars au centre ville sous les regard curieux de quelques habitants, installés en terrasse du bar de la ville.

L'agglomération est plutôt jolie et propre, basé sur une vieille architecture elle respire la sérénité qui dégage ce genre de petite ville typique des arrières pays.

Je m'empresse de rentrer dans une boutique de chaussure où je suis accueillis par une dame tout à fait charmante qui s'exclame :

-Bonjour Miss ! Que puis-je faire pour vous ?

-Bonjour. Je réponds poliment. Je cherche des escarpins noirs, pas trop haut.

-Je pense avoir ce qu'il vous faut. Me sourit la blonde. C'est pour un événement.

-Oui. Je réplique tandis qu'elle fouille dans de boîtes. Une sorte de gala de bienvenue. Mais ma robe est longue, je ne cherche pas d'escarpins très coûteux et classe puisque de toute manière on en verra à peine le bout !

-Bien sûr ma chère. Dit la vendeuse et sûrement patronne. Quelle pointure ?

-40 !

je la regarde s'affairer avec une certaine curiosité, dans sa boutique bien rangée et bien ordonnée. Toutefois, je remarque qu'il y a majoritairement des modèles vieillots et démodées. Les habitants ne doivent pas être tout jeunes et les moins vieux doivent la fuir pour des villes plus animés et plus distractives.

La vendeuse me sort de mes pensées en me proposant deux modèles d'escarpins. Un noir simple et l'autre vernis à semelle rouge mais beaucoup plus haut que le premier. Je les essayent sans grande conviction. Et je trouve que la deuxième paires me va beaucoup mieux. Je ne sais pas si je supporterais toute la soirée dans ses chaussures et surtout, j'ai peur de dépasser Mr Malfoy, ce qui serait mal venue de ma part. Mais en y réfléchissant bien, il me dépasse d'au moins une bonne tête, ce n'est pas 7 cm qui feront la différence. J'exécute toute de même quelques pas de danse devant la glace pour être sûr de ne pas trébucher ou me tordre une cheville. La vendeuse me regarde avec un air amusé que je lui rend. Puis je jette mon dévolu sur un collier ras de coup en dentelle noir avec un camé au centre, ainsi qu'une manchette couleur argent où sont découpé finement des motifs floraux.

Je passe en caisse régler mes achats avant de sortir de la boutique avec un mal de crâne naissant. Une fois après avoir fourré mes affaires dans mon sac à dos, je remarque un deuxième bar à l'angle de la rue qui à l'air disert. Je décide de m'en approcher et de rentrer à l'intérieur.

Effectivement, il n'y a personne puisque le bar en question est un pub ! Toutefois, il y a le barman et je demande :

-C'est ouvert ?

-Puisque tu es entrée, je dirais que oui. Me répond un homme d'environ trente ans.

-Et moi qui pensais que tout les jeunes gens avaient fuis cette ville.. je réplique en m'approchant.

-Et bien pas tous, il faut croire ! Certains aiment encore le calme et la sérénité de notre petite ville ! Que puis-je te servir ?

-Une guiness, bien fraîche ! Je souris en m'installant sur un tabouret haut.

-D'où viens-tu étrangère, pour oser commander cette boisson des dieux... Fraîche ! S'exclame faussement outré le brun.

-De France ! Je ris. Mais je travaille depuis plus d'un an en Angleterre.

-me diras-tu dans quel domaine ainsi que ton prénom ? Il demande en posant mon verre de bière sur le comptoir.

-Évidement ! Je réplique. Je m'appelle Marie et je travailles pour les écuries Malfoy. Et toi ?

-Je suis Steven et propriétaire de ce modeste pub ! Enchanté ! Il s'exclame en me tendant sa main que je sers.

-Le nom Malfoy ne me dis rien. Il reprend. C'est par ici ?

-Oui. À environ 30 kilomètres. Les écuries sont juste après Dragues, dans la campagne.

-Non ça ne me dit rien. Pourtant je connais tout les habitants de Dragues. Vu la grandeur du village !

-C'est peut-être parce que nous sommes très reculé dans la campagne par rapport au village. Je grogne, le nez dans ma bière en commençant à être agacée part toutes ses questions.

-Sur les terres du village, il n'y a plus que le vieux manoir en ruine mais ça fait des décennies qu'il n'est pas habité. On dit même qu'il est maudit. Personne ne s'en approche. Réfléchit Steven.

-Alors je ne sais pas. Je souffle. Les Malfoy sont des personnes très discrètes et peut-être sommes nous encore plus reculé du village que ce que je pensais. Bien, je vais y aller maintenant. Merci pour la bière !

Je jette la monnaie sur la bar avant de me lever très contrariée par cet homme, qui s'écrie :

-Attend ! Ne pars pas fâchée ! Excuses-moi si je t'ai agacée, ce n'était pas mon attention. Reviens quand tu veux, ça fait plaisir d'avoir de nouvelle tête par ici !

Je hoche la tête sèchement mais calmée avant de sortir pour de bon du Pub sombre.

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La route du retour se déroule sans accrocs mise à part que si j'ai croisé des radars, je risque de me faire faire sauter le permis. Après avoir passé Dragues, j'ai cherché pendant un bon quart d'heure le chemin pour rentrer au manoir. Je ne pensais pas qu'il était aussi caché et une chose est sûre, si on ne connais pas le chemin, on ne risque pas de trouver la demeure Malfoy ! Ceci explique sûrement l'ignorance de Steven à ce sujet.

Je gars ma moto sous le porche de ma petite maison pour la protéger de la pluie et de l'humidité, avant de rentrer dans la maison pour prendre une douche fraîche bien méritée.

Ensuite, je m'empresse de défaire mes affaires et de préparer ma robe noir et argent pour demain ainsi que mon étole en soie véritable. J'espère que Monsieur Mlafoy sera impressionné par ma tenue, pas que je cherche à lui plaire mais je crois qu'il a oublié que j'étais française ! Certes, cavalière mais française ! Et cela, dans le domaine de la mode et de la tenue change beaucoup de chose ! Il va voir, lui qui pense que je ne suis pas féminine et classe que je peux l'être ! Même si je n'aime pas beaucoup ça !

J'espère qu'il n'y aura pas trop de garçons de mon âge à cette fameuse soirée, je soupire à m'allongeant, nue sur mon lit. Pas que je n'aime pas avoir des contacts avec la gente masculine mais pour l'instant, le peu de rencontre que j'ai faite se sont soldées par une gifle dans la figure de ces rustres. Simplement parce que « les françaises embrassent très bien, à ce qu'on dit » et que du coup, cela justifie un comportement déplacé de la part de mes quelques courtisans. Je me suis promise de ne plus retomber dans le panneau avec ses jeunes écervelés et je compte bien m'y tenir !

Finalement, c'est sans m'en rendre compte que je m'endors, épuisée de ma journée riche en découverte.

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A 9h00 du matin, je suis en selle sur le dos de North Wind qui est d'une humeur de chien. Monsieur ayant décidé qu'il ne serait pas coopératif au travail, n'arrêtes pas de ronfler en m'embarquant dans la carrière. Décidant de ne pas le blaser sur l'obstacle, je le sort en promenade dans le parc. Je suppose que c'est un privilège auquel il n'avait jamais le droit et dix minutes plus tard, j'ai ma confirmation quand il se détend enfin, avant d'adopter une attitude tête basse et rênes longues. Je lui caresse l'encolure en disant :

-C'est bien les ballades, hein mon grand ? Je comprends que tu sois aigri par la carrière. Ne t'en fais pas, je vais te concocter un programme parfait pour te faire reprendre goût à tout ça. Et qu'importe ce que Monsieur Malfoy aura à dire à tout ça !

Vent du Nord semblant être de mon avis se met à hennir puissamment comme pour confirmer mes dires alors que j'éclate de rire.

Nous rentrons après deux heures de promenade qui se sont déroulées à merveille. Nous avons même put franchir quelques troncs, ce qui a beaucoup plus à l'étalon.

Une fois dans l'écurie, nous sommes accueillis par Henry qui dit :

-Vous avez des méthodes très peu conventionnelles, Miss. Il ne faudrait pas que Monsieur l'apprenne, je pense que ça ne le réjouirait pas.

-Vous pouvez lui dire Henry ! Je m'écrie. Je m'en fiche. Monsieur Malfoy attend des résultats de ma part. Il les auras en concours tant qu'il me laisse entraîner ses chevaux à ma guise !

-Ne pensez pas que je pensais à mal. Répond plus doucement le maître d'écuries. Au contraire, je suis heureux de voir une cavalière comme vous ici et qui en plus, ose tenir tête à Monsieur. Sachez que je ferais mon possible pour que vous puissiez continuer d'entraîner les chevaux sur cette base.

Je hoche la tête silencieusement, un peu surprise par le discours d'Henry, alors que celui-ci s'éloigne avec un petit sourire.

L'horloge sonne les 11h30 et je soupire un peu dépitée par toute la préparation que je vais devoir faire pour impressionner Monsieur et ses invités !