Nouveau chapitre ! La réception ! Mouhaha, je sais que vous l'attendiez =) Merci pour vos reviews et merci pour les nouveaux arrivants, je n'ai pas le temps de vous répondre à tous car je cours un peu, beaucoup avec le boulot + l'écriture mais merci ! Je suis ravie de voir que cette fic réunie des potterheads et des fans de poney (mega cœur)
Aller, je vous laisse à votre lecture, on se retrouve après !
Bisous les licornes
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-Bordel ! Je crie dans ma langue natale.
Il est 18h30 et je suis en train de m'énerver devant le miroir de ma chambre car je n'arrive pas à me coiffer comme je le désire. Et comme par hasard, mon fer à lisser et à boucler ne fonctionnent pas dans cette maudite maison.
Je commence sérieusement à paniquer car Henry est venu plus tôt dans la soirée pour me dire que je devais être prête à 19h00 pile, ce qui est encore loin d'être le cas !
Inspirant profondément pour me calmer, je laisse tomber le chignon et j'attrape une mèche de derrière mes oreilles avant de tresser ses deux là ensemble, en prenant quelques mèches de ma longue chevelure pour les réunir en une fine tresse. Je me regarde dans la glace et je détermine que ce n'est après tout, pas si mal.
Viens ensuite le tour du maquillage que je réalise sans trop de problème. Je me retrouve avec un joli smooky eyes charbonneux et une bouche légèrement soutenue, sans en faire trop. Si avec ça Monsieur n'est pas satisfait, il pourra se mettre ses remarques la où je pense !
Je passe pour finir ma longue robe noir bustier de chez Yves Saint Laurent, un cadeau de ma défunte mère. Elle me moule la silhouette à merveille, sans me faire paraître trop sexy et je peux bouger aisément grâce à la longue fente, le long de ma jambe gauche. J'enfile ensuite mes escarpins et mes bijoux argentés qui se fondent parfaitement avec la dentelle grise pailleté sur le bas de la robe, qui remonte en gerbe étincelante.
Me voilà fin prête ! J'attrape ma pochette noire et je m'apprête à sortir avant de me raviser et de quitter mes escarpins, que je prends à la main en enfilant une paire de tongue.
Je sors enfin sur le perron et je manque une crise cardiaque en voyant Henry sortir de la pénombre qui me dévisage de la tête au pied. Il sourit :
-Bonsoir Miss, vous êtes ravissante ! Mais je ne suis pas sûre que vos souliers soient très appropriés.
-Ils le seront pour le chemin en gravier. Je ris. Il est hors de question que je marche avec mes escarpins dans ses tords chevilles et que je me foule quelque chose.
-Effectivement...Grogne le maître d'écurie en me tendant son bras que j'accepte avec plaisir.
Je le détaille discrètement et je m'aperçois que derrière ses airs d'éternels Anglais typique du pays, il cache un charme réel. Je suis sûre que durant sa jeunesse, il a du faire tourner plus d'une tête. Le chemin se passe en silence et nous arrivons devant la grande porte du manoir. L'extérieur a été magnifiquement décoré de mille lumière et de petites lanternes qui dégagent une lumière chaude. J'ai l'impression d avoir quittée la Terre et d'être dans un monde fantastique.
Henry lâche mon bras en m'invitant à entrer dans le manoir avec sa main. Je lui adresse un sourire reconnaissant avant de gravir les marches. Un homme que je présume être la personne qui vérifie le nom des invités, m'aborde en me demandant :
-Bonsoir, Miss. A qui ai-je l'honneur ?
-Bonsoir. Je suis Marie Nilsen, la cavalière professionnelle de Monsieur Malfoy.
-Oh ! S'exclame l'homme en me dévisageant étrangement avant de reprendre. Bien, si vous voulez me suivre.
J'acquiesce silencieusement en lui emboîtant le pas en prenant garde de ne pas trébucher sur ma longue robe. Nous pénétrons dans une immense salle de réception où court des boiseries gigantesques. Je remarques des serpents de bois qui s'enroulent sur les colonnes en bois également qui encadrent les portes et les grandes fenêtres. La décoration est basée sur le même thème que l'extérieur, des lampions et des lanternes très chic courent sur tout le plafond, je me demande bien comment ils les ont fixés. Et le parquet ciré de la piste de danse ferait envier plus d'une danseur professionnel.
Une caresse le long de ma taille me fait revenir à la réalité. Je me retourne avec un sourire en luttant contre mon envie de bondir sur le côté. Je croise les yeux glacés de Lucius Malfoy qui m'adresse un sourire charmeur avant de souffler :
-Effectivement Miss Nilsen, vous ne m'avez pas menti, vous savez vous fondre dans la masse. J'ai cru ne pas vous reconnaître.
-Je vous remercie Monsieur. Je souris en étant soulagée de voir qu'avec mes escarpins, je ne suis pas plus grande que lui. Votre demeure est magnifique !
Lucius hoche la tête sèchement avant de me tendre galamment son bras, que j'accepte puisque je n'ai pas le choix. Il m'entraîne au milieu de la foule pour, je suppose me présenter.
Soudain, nous sommes interpeller par une dame d'une quarantaine d'année. Elle est très joli mais très artificielle. Elle s'exclame avec une voix aiguë et roulante :
-Et bien, Mon cher vous êtes toujours aussi resplendissant. Cependant, qui est la magnifique plante à votre bras ? Fait attention, elle pourrait bien vous éclipser.
La dame m'adresse un petit clin d'œil qui me met très al à l'aise alors que Monsieur répond :
-Miss Zabini, je suis heureux de vous voir ici. Votre nouvel époux n'est pas présent ? J'aurais souhaité lui présenter ma cavalière, ici présente.
-Oh Lucius ! Glousse la femme avec une œillade que je trouve un tantinet vulgaire. Vous savez bien que toute ses réceptions mondaines ne sont pas pour lui !
-Alors, Miss Nilsen je présume ? Reprend madame Zabini, en se tournant vers moi. Ainsi est-ce vous la talentueuse jeune fille contre qui devra se battre mon cher fils ?
-C'est bien moi. Je souris. Je n'aime pas trop le terme de se battre, nous concourons, que le meilleur gagne !
-Aussi calme que l'eau qui dort, n'est-ce pas ? Demande la femme avec un sourire mystérieux. Je crois que vous vous entendrez bien avec mon fils, Blaise.
-C'est certain. Souffle Monsieur, avant de saluer Madame et de m'entraîner plus loin.
Nous nous approchons d'une table de petit amuses-gueule alors que Monsieur me colle une coupe de champagne dans les mains alors qu'un homme sombre nous approche. Lucius s'exclame :
-Ah Severus ! Je craignais que tu ne puisses pas venir ! Puis-je te laisser en compagnie de Miss Nilsen quelques instants. Le temps d'aller remonter quelques bretelles...
Pour la peine, j'ai envie de hurler que non, je ne veux pas rester avec cet homme qui est complètement flippant dans sa … Robe noire ! Mais c'est quoi cet accoutrement ! Et puis, son visage ! Le pauvre, ça fait combien de temps qu'il n'a pas vu la lumière ! Son nez proéminent n'arrange rien à sa silhouette, quand soudain je me met une grande baffe mentale. Qui suis-je pour juger autrui, je ne me comporte guère mieux que les femmes mondaines ici présentes et que je déteste tant. Je soupire avant de sourire à l'homme sombre qui me dit :
-Vous vous faite bien à votre travail ?
-Oh oui. Je répond. Les journées sont assez légères et les chevaux de Monsieur Malfoy sont vraiment de premier choix ! Il est difficile de me plaindre ! Vous avez une écurie vous aussi ?
-Non. Sourit en coin l'homme. Mais je ne me suis pas présenté. Severus Snape !
Comme il me tend sa main, je m'apprête à la saisir quand il me l'attrape avec douceur en l'effleurant légèrement de ses lèvres, me faisant rougir jusqu'à la pointe des oreilles. Deuxième claque mentale ! C'est pas possible, mais qu'est-ce qui m'arrive ce soir !
Pour cacher mon trouble, je plonge mon nez dans ma coupe de champagne alors que Severus reprends :
-Vous n'appréhendez pas trop de devoir être en concurrence avec l'élite ?
-Non. Je grogne. Je ne pense pas que la classe sociale joue dans la façon de monter !
-Il est vrai que vous en êtes un exemple vivant ! Réplique l'homme
-Je vous demande pardon ? Je m'écrie, un peu vexée.
-Je veux dire par là. Il répond avec plus de douceur. Que Lucius aime avoir l'excellence, toujours. Même si parfois, ce petit jeu peu s'avérer très risqué...
Sur ceux, il m'adresse une drôle de petite révérence avant de me planter comme une vieille chaussette. Je me retiens de lui envoyer une réplique cinglante en me mordant la langue. Ma coupe de champagne étant vide, j'en prends discrètement une autre. Mes escarpins labourent mes pauvres petites pieds et il n'y a rien de mieux qu'un peu d'alcool pour endormir tout ça. Et ce n'est pas tout les jour que je peux boire une boisson de chez moi.
La musique d'un autre temps me tape cruellement sur les oreilles, je jure que si personne ne débarque dans les cinq prochaines minutes, je pars de cette stupide réception.
Le ciel semblant m'avoir entendu, une magnifique femme au cheveux blond foncé viens se planter devant moi et demande avec une voix chantante et en même temps tranchante :
-Alors ainsi donc, voici la nouvelle acquisition de mon époux !
-Madame Malfoy. Je souris faussement. Vous savez, je n'aime pas beaucoup que l'on parle de moi comme d'une jument avec du potentiel !
-Et fougueuse ! Elle rit. Mais ne vous méprenez pas, je n'ai rien contre vous. Je viens au contraire vous saluer et vos souhaiter bonne chance pour la saison de concours. Mon mari place beaucoup d'espoir en vous. Sachez-vous en montrer digne !
-Pas vous ? Je demande un peu surprise.
-Oh vous savez, je ne m'intéresse pas à ce genre d'affaire. Passez une bonne soirée.
-Merci Madame. Je répond poliment.
Je la regarde s'éloigner en serrant les dents. Rien contre moi, tu parles. Même si ses sourires sont doux, ses yeux sont aussi brûlants que de l'acide. Je ne comprends pas pourquoi elle ne peux pas m'encadrer et à vrai dire je m'en fiche bien du moment, qu'elle me laisse gérer les chevaux comme je l'entends.
Je vois Monsieur Malfoy accompagné d'un mini lui s'approcher d'où je suis. Il dit :
-Miss Nilsen, je vous présente mon fils ! Draco Malfoy !
-Enchantée. Je souris en serrant la main de Malfoy Junior.
Je ne sais pas d'où ils sortent leurs prénoms dans cette famille mais pauvre gamin, ils ne lui ont pas facilité la vie.
-Vous ne montez pas à cheval ? Je demande à Draco
-Non. Répond celui-ci avec la même et horrible voix traînante que son père. Je suis dans des études qui me prennent beaucoup de temps, je n'ai pas d'instant à consacrer à la monte. Je sais faire du cheval mais je ne peux pas assurer une saison complète de concours. Sinon, mon père ne vous aurez pas engagée !
-C'est évident ! Je grogne, en serrant les dents envers son ton de suffisance.
-Bien... Commence Lucius avant de se stopper en regardant avec une lueur inquiète dans les yeux, l'entrée de la salle. Il murmure : Par Merlin...
Je remarque un drôle de mouvement de foule et un murmure qui enfle dans la salle d'un seul coup raide et tendue. Lucius attrape un jeune garçon qui passe par là et il ordonne :
-Théodore ! Emmènes-donc Miss Nilsen visiter le manoir et ensuite raccompagne-la chez elle ! Miss Nilsen ! Ce fut une excellente soirée en cotre compagnie.
Je n'ai même pas le temps de le remercier que le fameux Théodore m'entraîne dans une pièce voisine. Je demande en me débattant :
-Mais arrêtes de me traîner ! Qu'est-ce qui se passe là-bas ?
-Rien. Il répond calmement.
-A d'autres ! Je souffle, excédée.
-Disons simplement qu'il y a un invité de marque qui est arrivé et qui refuse de se mêler aux gens comme toi.
-Sérieusement ? Je demande sans y croire.
-Oui, les caprices de riche, tu dois commencer à connaître..
-Je ne te le fais pas dire ! Je murmure.
-Bien est-ce que tu souhaites me suivre pour une visite ?
Je hoche le tête à a positive en lui demandant :
-Tu t'appelles comment ?
-Théodore Nott et toi Marie Nilsen. Il répond blasé ce qui me fait éclater de rire.
-Tu es tout le temps aussi affable ?
Il se contente de hausser les épaules mais je vois un léger sourire dessiner sur ses lèvres. Nous pénétrons dans une pièce sombre éclairer seulement par la lumière de la lune et des lanternes accrochées sur les arbres à l'extérieur. Théodore déclare :
-Et voici le boudoir.
Je ne répond pas, mon regard est d'emblée attiré par l'immense piano à queue, qui trône au milieu de la pièce. Je murmure quelques paroles inaudibles avant de caresser le bois verni avec tendresse et de soulever le couvercle qui protège les touches. Mes doigts en parcourent quelques unes avec liberté, il est parfaitement accordé. Écoutant mon cœur, je prends place sur le petit tabouret avant d'entamer avec émotion Andante Spianato de Chopin.
C'est avec une facilité presque déconcertante, que je retrouve mes marques et mes rythmes. Mes doigts glissent comme sur l'eau de touches en touches et j'oublie pendant quelques minutes le monde qui m'entoure.
Quand j'ouvre les yeux à la fin du morceau, je tombe sur ceux de Théodore et je souris à sa question silencieuse :
-C'est ma mère qui m'a appris à jouer. C'était une grande pianiste Norvégienne, elle a rencontré mon père en France, lors d'une de ses tournées.
-C'était ? Demande le garçon.
-Oui. Je souris tristement. La maladie l'a emporté mais à chaque fois que je joue, je la sens à côté de moi.
-Moi aussi. Il souffle. Elle est morte aussi. En tout cas c'était magnifique. Je devrais te raccompagner chez toi maintenant.
Je m'apprête à lui dire oui quand une voix dans mon dos nous fait tout les deux sursauter :
-Je vais m'en charger.
Je me retourne pour voir Monsieur, que je n'avais pas entendue rentrer alors que je jouais. J'adresse un sourire d'excuse à Théodore avant de le saluer de la main en disant, alors que Malfoy s'empare avec presque possessivité de mon bras.
-Salut Théodore ! J'espère qu'on se reverras bientôt !
-C'est certain. Il répond. Je suis un de tes concurrents !
Puis, nous sortons par une porte à l'arrière du manoir et l'air frais me frappe en plein visage, je resserre mon étole de soie autour de mes épaules en frissonnant. Monsieur en grand gentleman, défait sa veste en la posant sur mon dos. Je murmure un remerciement quand nous arrivons devant le chemin en gravier qui me ramène jusqu'à ma maison. Je m'empresse alors de quitter mes escarpins en attrapant mes tongues sous le buisson, là où je les avaient cachés. Monsieur s'exclame, l'œil ahuri :
-Miss Nilsen ! Vous êtes décidément très surprenante ! Je ne sais pas quand vous cesserez de m'étonner !
-Peut-être quand vous aurez décider de m'appeler Marie ! Je réplique avec un sourire.
Je vais mettre sa sur le compte de l'alcool et de l'émotion pour avoir osée une telle familiarité avec mon employeur. Cependant, il ne s'en formalise pas puisqu'il m'invite à le suivre tout en me demandant :
-Vous vous êtes bien amusée à cette soirée ?
-Vous savez, je ne suis pas très réception et tout le tralala mais je vous avoue avoir été émerveillée par votre manoir ! Je n'ai pas pus m'ennuyer une seule seconde.
-Vous m'en voyez ravi ! Il s'exclame
Je ne sais pas pourquoi mais je n'ai pas envie que le trajet se termine, j'aime bien être là, à le taquiner et à parler de tout et de rien avec lui. Et puis sa veste, l'odeur qui s'en dégage est enivrante cette odeur de résine de sapin, de chocolaté sucré amer mélangé à des douces effluves citronnés. Je grogne en secouant la tête et Lucius demande par politesse :
-Tout va bien ?
Je m'apprête à répondre que oui mais sa voix. Oh par tout les saints, pourquoi sa voix est-elle aussi vibrante et masculine. J'essaye de remettre mes idées en place, d'ordinaire j'ai horreur de sa voix traînante et cassante alors pourquoi ce soir, je lui trouve tout les attraits du monde.
Nous arrivons enfin devant la maison et Lucius s'empare de sa veste posée sur mes épaules en m'effleurant les bras avec ses mains chaudes. Cette caresse me fait pousser un léger gémissement, que Monsieur ne manque pas d'entendre et je le dévisage horrifiée avant de sourire, un sourire un peu trop charmeur à mon goût.
Puis je m'approche, sans rien contrôler, rien du tout . De toute manière, je ne sais pas si j'en ai réellement envie.
J'empoigne brusquement Monsieur par le col de sa chemise en le faisant basculer sur le sol, à l'intérieur de la maison tout en retombant sur lui.
Assise à califourchon, je m'empresse de défaire sa chemise blanche avec ses ridicules boutons argentées dessus. Je veux caresser son corps, voir ses yeux glacés devenir brûlant de désir. Je veux qu'il me dévore, qu'il m'embrasse. Mais une autre partie de mon esprit prend possession de mon cerveau.
Bordel ! Qu'est-ce que je suis en train de faire ! Pourquoi je n'arrive pas à m'arrêter ! Arrête ! Et lui, pourquoi il ne fait rien ! Pourquoi il se contente de me regarder en me laissant faire !
Soudain, je bascule brusquement sur le côté en gémissant :
-Mon Dieu ! Mais qu'est-ce que je suis en train de faire ! Je suis désolée Monsieur, je ne sais pas ce qui m'arrive ! Je vous assure que ce comportement intolérable, ne me ressemble pas du tout ! Mais à chaque fois que je vous regarde c'est...
-Avez-vous but une autre coupe de champagne que celle que je vous ai donné ? Il demande tranquillement en reboutonnant sa chemise.
-Oui, Juste une ! Je gémis en n'osant croiser son regard
-Et bien. Soupire Lucius en se frottant les yeux. Je crois que vous êtes simplement victime d'une mauvaise farce, sans gravité. Mais apprenez donc à être plus prudente, surtout dans ce monde. De nombreuses personnes souhaitent nuire à mon image ! Et tout les moyens sont bons. Venez, je vais vous préparer un remontant qui mettra un terme aux effets du produit.
-Est-ce que c'est de la drogue ? Les concours approchent bientôt, je ne veux pas être positive aux contrôles ! Je demande, tremblante.
-Non, ou du moins si. Il répond en se retournant. Mais pas assez forte pour être considérée comme dopante, ni nuire à votre santé. Ne vous inquiétez pas, demain tout ça ne sera qu'un mauvais souvenir.
-Ne vous approchez pas si près. Je gronde faiblement en sentant une pulsion me saisir.
-Plus puissant que je ne le pensais.. Il dit tout de même en me saisissant le menton.
Je me mord puissamment les lèvres en rougissant furieusement. Je soupire :
-C'est de la torture !
-Je vais bientôt vous en libérez. Allez vous mettre au lit et détendez-vous, je vous apporte ça dans 10 minutes. Il souffle en souriant.
J'obéis bêtement à ses ordres en même temps qu'une pensée pas très catholique envahit mon esprit. Pour la peine, je me met une grande claque mais pas que mentale cette fois-ci !
Je m'allonge sur mon lit en me sentant consumée par le désir et pour essayer d'y résister, je me débat avec ma robe en tentant d'ouvrir la fermeture au centre du dos.
Je me fige quand j'entends la porte s'ouvrir laissant apparaître Lucius avec un gobelet qu'il me tends. Il m'ordonne d'avaler, ce que je m'empresse de faire. Le liquide est affreusement amère et je manque de le recracher. Je dévisage mon patron, en me sentant tout à coup lasse et honteuse. Je bafouille des excuses sans queue, ni tête. Lucius n'en écoutant rien, m'invite à me mettre dos à lui comme si de rien n'était. Je sens et j'entends le bruit caractéristique de la fermeture éclair de ma robe qui glisse jusqu'en bas de mes hanche, à la limite de mes fesses. Je sens aussi, le pouce de Monsieur s'attarder sur ma colonne vertébrale en remontant lentement. J'ai les yeux grands ouverts n'osant plus esquisser le moindre geste quand je sens la main de Lucius quitter ma peau. Je me retourne un peu effarouchée, en plaquant la robe contre ma poitrine pour ne pas qu'elle glisse. Je demande :
-Pourquoi ?
-J'ai pensé qu'une aide vous serait plus aisé pour pouvoir vous mettre au lit rapidement. Vous avez fait forte impression ce soir. Je pense que vous méritez une bonne nuit de sommeil et un jour de congé. De toute manière, demain c'est dimanche.
Je grogne une réponse inaudible en me laissant tomber sur mon lit avant de soupirer :
-Merci. Je pense que vous feriez mieux de partir..
-Vous vous sentez encore confuse ? Demande Lucius en se penchant vers moi.
-Non. Je murmure les yeux brûlants de sommeil, en enlevant avec délicatesse une de ses mèches de cheveux qui caresse mon épaule. Mais je suis perdue entre ce que j'ai ressenti et ce que je crois avoir ressenti.
-Je ne peux vous jeter la pierre. Me sourit l'homme en se relevant. Bien, je vais vous laisser. Passez une bonne nuit, Marie.
Je souris en l'entendant m'appeler par mon prénom avant de m'écrouler de sommeil en glissant la robe sur mes hanches, ne me souciant même pas de savoir si Lucius est encore là ...
