ATTENTION FANFIC A BUGUE ! Il se peut donc que vous n'ayez pas eu la notification du chapitre précédent donc allez voir avant de vous spoiler avec le nouveau =)
Sinon, je m'excuse pour le retard de publication mais j'ai été bien malade et fatiguée ce qui m'a beaucoup retardé sur l'écriture ! Voilà, voilà !
Merci à tout les nouveaux arrivants, je vous laisse à votre lecture et on se retrouve après =)
bisous les poneys !
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Le lendemain matin, je me réveille avec le mal de tête le plus douloureux de toute ma vie. Je rabat mon oreiller sur ma tête, en gémissant avant de grogner en me tournant sur le dos :
-Oh bordel ! Je veux mourir !
Puis, les souvenirs de la soirée et surtout de la fin, resurgissent dans mon esprit et je me retrouve à rougir comme une tomate. C'est pas vrai ! J'ai sauté sur mon patron ! D'accord sous l'effet de la drogue, mais j'aurais pus me contenir un peu mieux. Ceci dit, en y repensant, ça n'avait pas l'air de le déranger. Non, ce n'est pas possible ! Mes sens étaient émoussés à cause de la drogue ! Je n'ai pas put plaire à mon patron et celui-ci ne peux pas me plaire ! Il est marié, il a un enfant et il a sûrement le double de mon âge !
Finalement, je décide de faire passer mes idées moroses et confuses dans une tasse de café bien serré. Encore faut-il que j'arrive à me lever.
Décidant d'employer la technique ultime contre le gueule de bois. Je saisis ma couette, que je rabat sur ma tête avant d'avancer tel le maître de la mort, Dark Vador ! Ou plus honnêtement, une grosse limace avec la peau à imprimé fleurie.
Une fois mon café coulé, j'ose franchir le seuil de la porte d'entrée pour savourer le bois tiédie du perron, par le soleil matinal sous mes pieds.
Rabattant ma couette sur mes yeux, pour me protéger de la lumière aveuglante et ainsi préserver mon dernier bout de cerveau en vie, je n'entends pas Henry arriver. Celui-ci se signale par un raclement de gorge qui me fait friser l'attaque. Je relever un pan de la couette pour dégager un œil avant de demander la voix pâteuse :
-Oui ?
-Avez-vous trop abusée du champagne hier soir ? Répond le maître d'écurie, visiblement amusé.
-En quelques sortes.. Je grogne en m'asseyant sur le banc, appuyé contre le mur de la maison.
-Vous voulez quelque chose pour faire passer votre mal de tête ?
-Non, merci. Ça va aller, je ne travaille pas aujourd'hui et dans une heure je serais sur pied.
Ce que je ne dis pas, c'est que je pense avoir assez abusée de substances douteuses hier, je n'ai pas envie de prendre encore quelque chose de chimique. Henry hoche la tête d'un air entendu avant de s'éloigner dans la cours. Je me demande bien ce qu'il part faire, la matinée est déjà bien avancée. Les boxes et l'écurie sont propres et les chevaux sont sortis. Je m'étire paresseusement en me demandant à mon tour ce que je vais pouvoir faire. Il est hors de question que je reste à végéter toute la journée par un temps aussi radieux. Une bonne douche devrait être un bon point pour commencer !
Une fois lavée et décrassée, je saute dans des habits décontractés. Après tout c'est mon jour de congés. Suivant la recommandation d'Henry, j'enfile un tee-shirt offert par Monsieur avant de sauter dans un short en jeans et une paire de santiag.
J'attrape quelques carottes avant de me diriger vers la pâture de North Wind. Accoudé à la barrière, je vois une tête blonde en train de caresser les naseaux d'Élégance. Je souris en me rapprochant avant de déclarer assez fort pour ne pas le surprendre :
-Et bien, le fils de Monsieur en train de caresser les chevaux. Et moi qui pensais ne jamais vous voir sur ce terrain.
-Et bien, vous pensiez mal ! S'exclame Draco, avec un air de suffisance en détournant le regard.
-Oh, ne vous vexez pas. Je ris. Je ne disais pas ça méchamment. Au contraire, je crois que monter vous manque puisque vos études puisent tout votre temps libre.
Le jeune homme me dévisage hautainement avant de soupirer :
-Il est vrai que mon apprentissage est long et difficile.
-C'est dans quel domaine ? Je demande intéressée.
-Les.. Les affaires. Il bafouille avant de se reprendre.
-C'est large comme domaine. Je réplique, septique.
Draco se contente de hausser les épaules en continuant de caresser les naseaux de la jument. Décidant de l'embêter un peu plus, je reprends :
-Et votre père travaille dans quoi ?
-Les affaires. Il grogne.
-Étrangères ? Locale ? Dans le textiles ? Les placements ? Je le taquine en le voyant rougir de colère.
-Dans beaucoup d'affaires ! Il lâche agacé. C'est bon ? Ai-je satisfait votre insupportable curiosité ? Demandez à mon père si cela vous intéresse autant !
-C'est qu'il mordrait ! Je souris. Détendez-vous Monsieur. Je n'ai pas souvent l'occasion de parler avec votre père et quand celle-ci se présentent nous ne parlons pas de lui. J'étais simplement un peu curieuse de savoir ce que faisait dans la vie, l'homme qui m'a embauché et que personne ne semble connaître !
-Que personne ne semble connaître ? Demande Draco.
-Et bien, oui. Je réplique. Je suis allée en ville il y a quelques jours et la-bas personne ne connaît le nom de Malfoy.
Les yeux du blond virent soudain noirs et il s'approche dangereusement de moi en grondant , menaçant :
-Ne parler plus jamais de notre nom en ville, ni à quiconque hors du manoir ! Est-ce bien compris !
-Sinon quoi ? Je souris, exprès pour l'agacer.
-Et bien des choses que vous pourriez amèrement regretter et rien de comparable à l'incident d'hier soir. Il murmure proche de mon oreille.
-C'est vous ! Je m'écrie. C'est vous qui m'avez drogué ! Je vous préviens, je ne me laisse pas intimider par un gamin ! Même si il est le fils du patron !
-ai-je dis que c'était moi ? Me nargue Draco, en s'éloignant de la barrière, me laissant seule à fulminer.
Mais pour qui il se prend ! Je ne suis pas une petite pimbêche qu'il suffit de menacer pour qu'elle se taise ! Et puis, qu'est-ce que ça peut bien lui faire que j'ai parlé de l'endroit où je travaille ! Les Malfoy ne sont pas recherchés, que je sache !
Pour décompresser un peu, je saute la barrière avant de m'avancer vers Vent du Nord, qui s'approche en trottinant. Je lui tend une carotte qu'il accepte avec joie avant de coller ses naseaux sur les poches de mon short à la recherche d'autres friandises. Je ris à le voir faire en me tournant pour lui rendre la tâche moins aisée. Élégance vient vite nous rejoindre quand elle sent l'appât d'une friandise, que je lui tend avec joie. J'ai bientôt tout les chevaux de la pâture autours de moi et je m'exclame :
-Bon là, ça craint un peu, on va éviter la bagarre générale avec moi au milieu ! Près North ?
N'attendant pas sa réponse, je saisie sa crinière avant de sauter sur son dos et de le talonner. Vent du Nord s'élance directement dans le grand champs ainsi que tout les autres chevaux. Mon destrier est le plus rapide de ceux de la pâture et il semble infatigable. Les autres chevaux abandonnent rapidement et se mettent à paître tranquillement alors que North semble ne pas vouloir s'arrêter.
Je m'accroche à sa crinière n'ayant pas d'autres contrôles, je suis soumise à sa volonté et à ses humeurs.
Quand il décide enfin de faire une pause, je me laisse glisser pied à terre avant de serrer mon visage contre son encolure et de lui donner la dernière carotte, bien méritée.
J'entends au loin la cloche sonner une heure de l'après-midi et je me dépêche de rentrer à la maison pour manger en embrassant une dernière fois Vent du Nord.
Sur le chemin du retour, j'entends un voix qui demande dans mon dos :
-Même pendant vos jours de congé vous travaillez ?
-Non ! Je ris en me retournant, pour croiser les yeux glacés de Lucius Malfoy. Là, ce n'est que de l'amusement. Vous profitez du beau temps ?
-En effet. Il répond. J'ai rarement le temps de profiter du parc.
-Votre femme n 'aime pas se promener ? Je demande avant de rougir devant mon manque de politesse.
-Narcissa s'est absentée cette après-midi avec notre fils. Il dit amusé en détaillant ma tenue.
-Oh. Je souffle avant de me reprendre. Un café alors ?
-Pardon ? Il demande, surpris.
-Je vous propose de vous payer un café. Enfin vous. Parce que c'est vous qui payez la nourriture mais.. Enfin, bref ! Je radote. Alors ?
Lucius hausse les épaules avant de m'emboîter le pas en répondant :
-Pourquoi pas après tout. Est-ce un trait français d'être aussi spontané ?
J'explose de rire à sa question, tout à fait sérieuse avant de me reprendre en répliquant :
-Je ne sais pas si c'est typiquement français mais en tout cas, c'est comme ça que je suis. Et vous, est-ce typiquement anglais de vouloir attribuer des traits de caractère aux origines ?
Lucius s'arrête brusquement en m'observant curieusement, ce qui me met mal à l'aise. Je me demande si j'ai dis quelque chose que je n'aurais pas dut. J'attends les lèvres légèrement entrouvertes que l'orage explose mais mon patron se contente de secouer doucement la tête avant de reprendre sa marche comme si de rien n'était.
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-Et voilà ! Je m'exclame. Nous serons bien ici.
En effet, j'ai sorti une table en bois sur le perron de la maison avant d'y installer deux chaises pour profiter du vent tiède de cette magnifique journée. Une fois installé, je sers un café brûlant à Monsieur Malfoy avant de déclarer :
-Je l'aime bien serré, j'espère que ça vous ne dérange pas.
-Je suis plutôt thé. Il se contente de répondre en remuant le breuvage noir.
-C'est très étrange. Je rigole.
-Quoi donc ? Il demande en relevant doucement la tête avant de s'installer mieux dans la chaise.
-De parler goûts et couleurs avec mon employeur !
-Nous pouvons ne pas parler si vous le souhaitez ! Il réplique.
-Non ! Je m'écrie avant de me reprendre. J'ai si peu de conversation que cela m'embêterait. Henry se contente de répondre par mono-syllabe et les chevaux ne sont pas très bavard. Ce n'est pas que j'aime pailler mais j'ai besoin d'un minimum de contact social pour ne pas devenir folle.
-Très bien. Soupire Lucius. Alors discutons !
-Vous savez qui a construit la salle de bain ? Je demande sans ambages.
-Et bien non. Répond Monsieur après un instant de réflexion. L'origine des bâtisseurs restent inconnus. Il n'y a malheureusement aucuns écrits à ce sujet dans les archives du manoir. Je pense que cette salle de bain est une de leurs œuvres les plus mystérieuses.
-En effet.. Je souffle un peu déçue de ne pas en savoir plus.
Pendant de longues minutes, je me contente de boire à petites gorgées mon café avant d'oser poser la question qui me taraude depuis mon arrivée :
-Monsieur.. Je commence hésitante avant de me reprendre. Pourquoi m'avez vous embauché ? Je veux dire pourquoi, vraiment ?
-Comment ça ? Demande Malfoy, méfiant.
-Et bien. Je réplique. Avouez que c'est étrange. Vous mettez en œuvre des moyens colossaux pour m'embaucher. D'ailleurs, je commence à me demander si vous n'avez pas menacer Mr Jekins pour qu'il me congédie. Je ne sais rien de vous. Personne ne semble vous connaître non plus. Vous m'offrez un logement, des vêtements de luxe, vous payez toute ma nourriture et en plus je travaille à peine. Pardonnez-moi mais parfois, j'ai plus l'impression d'être votre maîtresse que votre cavalière !
-Vous ne pourrez pas nier que les français ont cette attraits particuliers pour la provocation, Miss ? Répond Lucius, visiblement amusé.
-Effectivement ! Je grogne sur le même ton.
-Cela vous plairait-il ? Demande Monsieur Malfoy, soudainement plus sérieux.
-Pardon ?
-Est-ce qu'être ma maîtresse vous plairait ?
Si un jour on m'avais dit que je rougirais plus vite que mon ombre j'aurais envoyé cette personne se faire pendre. Je bafouille, le visage cramoisi :
-Que.. Que.. Là n'est pas la question !
-Et bien. Il rit. Je me demande si j'ai vraiment embauché la culotté Marie Nilsen ! Je dirais que j'ai plutôt une enfant face à moi. D'ailleurs d'où vous viennent vos cheveux blond ?
-Ma mère était Norvégienne. Je grogne en détournant le regard. Mais ne changez pas de sujet. Pourquoi m'avez-vous embauché ?
-Bien. Soupire Lucius. Cela va faire maintenant 3 ans que je perds la coupe d'Argent. J'ai décidé que cette année, je gagnerais. Sachez Miss, que je veux toujours l'excellence, toujours ! Dans mon milieu aucuns cavaliers ne vous arrivent à la cheville, c'est malheureux mais c'est ainsi. Alors certes, ils savent se tenir et se comporter dans les milieux mondains mais aucuns ne me hissera à la victoire. Seule vous, pouvez le faire ! Je me suis mis dans une situation très délicates en embauchant une fille du petit peuple. C'est un bruit qui ne doit pas arriver aux oreilles de mes supérieurs, ce qui me mettrait dans une condition inconfortable, tout comme vous. Mais je veux gagner ! Et je suis déterminé d'y arriver par tout les moyens !
-Vous me faite peur. Je souffle la voix blanche. Quand vous dites que savoir que vous m'avez embauché par vos supérieurs serait embarrassant pour vous, comme pour moi, vous voulez dire qu'il pourrait m'arriver quelque chose de regrettable ?
Lucius se contente de poser ses deux yeux glacés sur moi et la réponse m'apparaît clairement. Je m'écrie :
-Il est hors de question que je reste ici ! Vous ne croyez pas que je vais continuer de travailler chez quelqu'un où mes jours sont potentiellement en danger ! Vous êtes complètement malade ! Vous auriez dut me le dire dès le départ ! Je pars aujourd'hui même ! Trouvez un cavalier qui ne mettra pas mal à l'aise vos supérieurs! Moi, je m'en lave les mains !
Sur ceux, je me lève précipitamment pour faire mes bagages et partir de cette maison de malheur. Lucius m'attrape par le bras avant de murmurer :
-Restez..
-Vous êtes complètement fou ! Je crache en me retournant brusquement.
-S'il vous plaît. Il continue sur le même ton. Je ne vous supplierais pas mais sachez seulement que mes supérieurs ne mettent pas leurs nez dans les concours. Ils n'y a aucunes raisons pour que l'un d'entre eux apprennent que vous travaillez pour moi. J'y veille. Allons Marie, ne me dites pas que vous ne regretterez pas d'être partie ainsi. Vous aimez les défis autant que moi. Je vous offre la chance de briller parmi les concours les plus prestigieux de la planète et sur des chevaux que vous n'auriez jamais pensée pouvoir monter un jour.
-C'est certains ! Je siffle. Mais j'aurais voulu que vous soyez honnête dès le début sur ces conditions. Et pas que vous tentiez de m'acheter lâchement avec des tenues et des conditions de travail de rêve ! Je ne suis pas naïve !
-Allons. Il sourit. Si je vous avez dis à notre premier entretien que vous risquiez sûrement d'avoir des ennuis, vous auriez fuis sans demander votre reste ! Ne partez pas Marie. Montez pour moi jusqu'en Septembre, jusqu'à la fin de la saison et ensuite je vous rendrez votre liberté avec une belle somme. Cela vous fait moins de 5 mois à tenir. Ce n'est presque rien et mes supérieurs n'auront même pas le temps de l'apprendre. Si cela vous inquiètes trop, je vous ferez un CV parfait en cas de question.
-Je.. Je ne sais pas.. je soupire en me sentant lasse.
-Restez Marie. Murmure Lucius en se rapprochant de moi. Gagnez pour moi et ensuite vous serez libre de faire ce que vous souhaitez.
Il est si proche que je sens son souffle caresser mon cou et qu'une drôle de chaleur m'envahit. Sur le coup, je crois que la drogue fait encore effet. Mais la boule chaude qui se loge dans mon ventre me fait comprendre qu'il s'agît d'autres choses. Je détourne brusquement le regard en tremblant légèrement, effarée que je puisse ressentir de l'attirance physique envers mon patron. Lucius semblant comprendre mon trouble s'en amuse en avançant plus près, pour que je recule contre le mur de la maison. Il saisit avec douceur une mèche de mes cheveux en chuchotant :
-Resterez-vous Marie ? Si vous ne le faite pas pour vous, faite le pour moi..
Contre toutes attentes, je me sens hocher de la tête à la positive contre ma volonté. Je déglutie alors qu'il effleure de ses doigts mon cou, en me regardant avec un air satisfait avant de me saluer et de prendre le chemin du retour, en me laissant tremblante et à bout de souffle.
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Le lendemain matin juchée sur Vent du Nord, je suis extrêmement pensive et fatiguée. Bien entendu, je n'ai rien dormis de la nuit, en proie à un immense dilemme. Bien sûr, je rêve de faire la coupe d'Argent. J'en avais vaguement entendu parler entre deux cavaliers sur des terrains de concours. Cette coupe est une de plus prestigieuse qui soit dans un cercle de la haute société bien fermé. North s'ébroue en me désarçonnant presque et je lui flatte l'encolure en signe d'excuse. Cela va faire quinze minute que je suis arrêtée au milieu de la carrière à rêvasser. Je le lance au petit trot pour le détendre et mes pensées m'envahissent de nouveau. Je ne sais toujours pas ce que fait Monsieur Malfoy dans la vie. C'est pas possible, il ne peux pas diriger une entreprise de tueurs à gage, tout de même ! Pourtant, il m'a clairement fait comprendre que ma vie était en danger si on finissait par apprendre qu'une pauvre comme moi travaille pour sa maison. Et puis, qu'est-ce que c'est ce principe idiot ! Faut-il à tout prix des cavaliers de la haute société pour monter dans ce concours ! Peut-être est-ce parce que ce cercle est tellement fermé que personnes d'autres, hormis quelques heureux élus ont le droit d'y pénétrer... Et merde ! Je rêve d'atteindre une carrière olympique ! Ce genre de référence pourrait m'y mener ! Après tout travailler pour les grands riches comportent toujours des risques. Même Mr Jekins, ne voulait pas que je sois dans les parages quand ils recevaient du monde. Sûrement pour ne pas que j'entende une conversation... Et puis, Monsieur Malfoy à l'air d'être autant, si ce n'est pas plus que moi, stressé à l'idée de se faire piéger à son propre jeu. J'en ai pour moins de cinq mois, ce n'est pas grand chose. Normalement, le secret ne devrait pas se savoir tant que nous faisons attention.
Une cabriole de North me réveille en plein et j'explose de rire en m'exclamant :
-Calmes-toi Vent du Nord ! Je suis tout à ton écoute ! Allons-y !
J'enchaîne ensuite quelques obstacles que je fais tous tomber, sans exception. Je tire en douceur sur les rênes en soupirant d'agacement avant de flatter ma monture et de lui dire :
-Laissons-tomber North. Tu fais un boulot formidable mais je ne suis pas à la hauteur aujourd'hui. Ça ne sert à rien de te dégoûter Rentrons !
Je met pied à terre avant de me diriger vers l'écurie, la mort dans l'âme. Une fois dans le bâtiment, après avoir repousser une énième fois North qui essaye de me chiper des cheveux pour me faire rire, une voix retentit dans mon dos.
Je sursaute autant que mon cheval avant de gronder, exaspérée :
-C'est une manie chez vous d'arriver sans un bruit et de coller une peur bleue aux gens !
-Je ne souhaitez pas vous faire peur. Répond Lucius en s'approchant du box de North. Je voulais savoir comment vous vous sentiez après notre petite discussion d'hier.
-Vous êtes quelqu'un de surprenant, Monsieur ! Je m'exclame en enlevant la selle du dos de Wind.
-Puis-je savoir en quoi ? Il demande poliment.
-Et bien. Je commence en étriant ma monture. Vous êtes au début et la plus part du temps aussi froid que la mort et maintenant vous vous souciez de mes états d'âmes ! Avouez que c'est troublant !
-Je souhaitez simplement savoir si vous étiez assez bien pour monter mes chevaux et obtenir d'excellent résultats. Ce qui aujourd'hui, n'a pas l'air d'avoir été le cas. Me reprochez-vous d'être soucieux de mes investissements ? Il répond avec une pointe de sarcasmes dans la voix.
Heureusement que je suis de dos et qu'il ne voit pas mon visage rouge de honte. Mais c'est pas vrai, je me maudis inférieurement. Pourquoi je suis tout le temps obligée de tirer des conclusions hâtives alors qu'il y a une explication logique à tout ! Maudites hormones !
-D'ailleurs quand a lieu la première date ? Je demande en continuant de brosser North , espérant que ma question donnera le change.
-Dans deux semaines. Il réplique. Pensez-vous être prête à temps ?
-Oui. Je souffle en me retournant. North Wind c'est très bien habitué au Side Pull et Élégance est parfaite à tout point de vue. Le seule problème, c'est que la période des chaleurs approche et je ne sais pas encore comment elle se comporte avec des étalons proche d'elle. J'espère qu'elle sera suffisamment concentrée sur les barres.
Lucius me dévisage un peu surpris avant de grogner :
-Que ce soit des jument ou des femmes dès qu'il s'agît d'hormones...
j'éclate de rire en l'entendant dire avant de me reprendre, le cœur plus léger. Mon patron s'attarde un moment sur moi et je sens ses yeux me brûler la peau. Comme je sens une nouvelle crise de rougissement intempestive pointer le bout de son nez, je me dépêche de ramasser le seau pour aller mettre quelques friandises à l'intérieur.
Je sens dans mon dos Lucius me regarder faire et je l'entends dire à North :
-Et bien mon grand, tu as de la chance d'être autant gâté. Beaucoup voudrait être à ta place !
-Rassurez-moi, vous ne parlez pas de vous ? Je demande, taquine en me retournant.
-Et vous osez dire que c'est moi qui suis surprenant ? Il sourit.
-Et bien oui, pourquoi ?
-Je ne sais pas. Il fait mine de réfléchir. Un coup, vous êtes insolente, une heure plus tard vous vous comportez comme une collégienne maladroite. Et ensuite vous redevenez facétieuse à la limite de l'impolitesse.
-Fallait pas m'embaucher si vous vouliez un cavalier soumis à vos désirs ! Je le nargue en donnant le seau à North qui s'empresse de plonger le nez à l'intérieur.
-Rassurez-vous. Il murmure en se rapprochant. Je préfère mes victimes rebelles..
comprenant le sous-entendus, je souffle en me reculant :
-Je voulais dire à vos ordres. J'ai encore du mal avec certaines expressions anglaises.
-Je l'avais bien compris. Il souffle. Vous voyez quand je vous disais que vous vous comportez comme une collégienne.
Je grogne une réponse inaudible en m'éloignant pour prendre le licol d'Élégance avant de demander, un peu septique et en colère :
-Et ça vous amuse, je suppose ?
-Vous n'avez pas idée ! Il répond après un léger temps de réflexion.
