Nouuuuuuuuuveau Chapiiiiiiiiitre !

J'espère qu'il va vous plaire ! Je l'ai écris d'une traite ! j'ai hâte de connaître vos impressions !

Bisous magiques mes licornes !

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Je passe pour une fois assez vite sur le comportement déplacé de Lucius Malfoy en m'écroulant sur le lit. Bien qu'un part de moi est eu envie de plus et qu'une autre se serait bien contentée de lui claquer la porte au nez.

Quand j'ouvre les yeux, je suis heureuse d'être dimanche, le réveil affiche 9h42 du matin. Je m'étire douloureusement dans mon lit avant d'oser me lever et de me traîner comme une larve, jusqu'à la salle de bain pour essayer de me délasser.

Sous le jet chaud, je repense à ce que me disais Gérard : « Si tu veux aller mieux et te débarrasser de tes courbatures, tu n'as qu'à moyen, vaincre le mal par le mal ! ».

Je grimace à cette pensée mais mon ancien patron a raison, un bon footing ne peux que me faire aller mieux. J'ai presque envie de pleurer en passant une brassière de sport et un short moulant qui s'arrête au dessus des genoux. Courir ne va pas être une partie de plaisir pendant environ trente minutes.

Passer ce cap, il faudra que je tienne encore une autre demie heure avant de pouvoir m'arrêter. Je hais le décrassage !

Sur la terrasse, en train d'enfiler mes chaussures de sport, Henry me salue au loin en sortant avec une brouette de fumier. Cet homme est vraiment à toutes épreuves ! Cependant, ce n'est pas lui que a enchaîné deux parcours hier.

J'hume profondément l'air, encore teinté de la fraîcheur matinale avant de m'élancer en boitillant en direction du parc. Je ris nerveusement en serrant les dents alors que je pénètre dans la forêt un peu plus dense. Au fur et à mesure de ma course, mes muscles se chauffent et se décrassent d'eux-même. Je tombe dans un rythme plutôt lent mais qui me conviens parfaitement, me permettant de m'échapper dans mes pensées.

Je me maudis une fois plus enfoncée dans la forêt d'avoir omis mes chaussettes montantes. Ici l'herbe est plus dense et encore trempée de la rosé matinale.

Je m'apprête à faire demi-tour quand un mouvement entre les arbres m'interpelle, les feuilles bruissent légèrement comme si quelqu'un m'épiait. Je me fige comme une biche prise aux aboies, en essayant de percer la masse du feuillage. Mon cœur tambourine tellement fort, qu'il m'ordonnerait presque de détaler aussi vite que je le peux.

Puis, les paroles de Monsieur Malfoy s'insinuent traîtreusement dans mon esprit. Il y a des gens qui me veulent du mal et d'autres qui pourrait me faire des choses pas très agréable, si ils apprenaient que je travaille chez cette famille. Je m'attends presque à voir pointer un laser rouge sur ma poitrine comme les films d'action américains mais au lieu de ça, les craquements s'intensifient et je manque de tomber dans les pommes.

Un magnifique cerf à 12 cors, sort des sapins et s'arrête tranquillement pour me fixer. Je dois être assez curieuse à voir, rouge puis livide en retenant mon souffle. Le soulagement et la surprise de voir un animal aussi majestueux, ne me font pas reprendre de l'air, si bien que j'inspire bruyamment pour ne pas m'étouffer et ce son ,fait fuir la bête dans des bons agiles et légers.

-Je crois, que j'ai bien faillis mourir de peur ! Je souffle, après mettre assise sur une pierre pour reprendre contenance.

-Je pense que vous auriez mieux dut ! Gronde une voix menaçante dans mon dos.

Je bondis en glapissant comme un chien pris en faute, avant de fusiller le cavalier du regard quand je reconnais Lucius Malfoy.

Celui-ci pousse un rire moqueur avant de dire :

-Et bien, me serais-ce trompé de proie ? A vous voir bondir ainsi, je pourrais vous prendre pour une biche !

-Et vous vous trouvez drôle, je suppose ! Je feule, en essayant de me remettre de mes émotions en inspirant profondément de grandes goulées d'air.

-Pardonnez-moi. Sourit le blond, en mettant pied à terre. J'étais parti à la chasse et je traquais ce cerf depuis de longues heures. Je l'avais enfin en joue sur le chemin, quand il vous a croisé. Votre présence l'a fait fuir et à mon avis, je ne retrouverais désormais plus sa trace.

-Quel dommage. Je souffle, en caressant les naseaux du grand hongre, gris pommelé.

-Je vous demande pardon ?

-Je disais « quel dommage ». je réponds en m'éclaircissant la voix. Je trouve les cerfs trop jolis pour être chassés.

-Je vous l'accorde. Conçoit Lucius. Les cerfs sont des animaux majestueux et aussi les plus nobles et les plus rusés à chasser. Sur une saison, je m'autorise seulement un cerf, parfois je n'en ai pas du tout.

Je me contente de hausser les épaules tandis que le blond décoche la flèche de son arc long, fait en bois clair avant de l 'attacher solidement à des sangles sur la selle, le long de sa jambe. Puis il me tend la main avec un air entendu. À nouveau, je le dévisage, effarée avant qu'il ne soupire en lâchant :

-Me permettez-vous de vous raccompagner chez vous ? Vous devez sûrement être gelée et je me sentirais coupable de vous laisser aussi loin dans la forêt après la frayeur que je vous ai causé.

Je manque de tomber sur le derrière à ses paroles. C'est bien la première fois, que M Malfoy fait preuve d'autant d'attention et en plus ose s'excuser sur son domaine. Un sourire farceur se peint sur mon visage et je fais mine de lui saisir la main alors qu'à la dernière seconde, je lui déchausse rapidement le pied de l'étrier. Puis, j'enquille le mien dedans avant de sauter souplement à califourchon, juste derrière la selle.

Le hongre se contente de secouer mollement la tête, avant de prendre le pas, un peu précipitamment. Me retrouvant en déséquilibre, je bascule contre le dos de mon employeur et instinctivement, je saisis sa taille pour ne pas tomber sur le côté.

Me sentant aussi proche de lui, je me décolle rapidement en agrippant les rebords de la selle avant de bafouiller des excuses, rouge de confusion.

Lucius se contente de pousser un rire, rauque et profond qu vibre étrangement. Il ne dit rien alors que nous sommes dans la forêt et je ne peux m'empêcher de penser à mon corps, plaqué contre son dos que j'ai deviné musclé. Je me sens également miteuse, comparé à cet homme qui même en tenue de chasse conserve un classe et une élégance rare. J'ai presque envie de pleurer tant le tableau que nous affichons doit faire honte au conte de princesse sur le cheval de leur prince charmant.

Lucius dit soudain, me sortant de mes pensées :

-Qu diriez-vous de longer la forêt par la face sud, pour aller au bout de mon domaine ? Je crois que vous n'avez encore jamais explorée ce coin ?

-Euh...Et bien, oui. Enfin non. Je bafouille. Bref, je vous suis.

Lucius opine du chef, avant de talonner légèrement le cheval qui se lance dans un petit galop parfait. J'attrape cette fois des deux mains, la taille de l'homme qui exerce avec sa main une légère pression sur mon bras, pour me faire comprendre de ne pas le lâcher.

Je remercie une fois de plus, mon fort intérieur d'avoir eu le temps de courir assez longtemps pour ne pas souffrir d'être en croupe, ballotter par la cadence bondissante du destrier.

Le vent encore frais, me gifle les bras nue un peu trop violemment à mon goût. Je profite de cette excuse, pour me rapprocher un peu plus de M Malfoy, en posant ma tête contre son épaule et en essayant de réprimer un frisson. Je n'ai pas envie que cette promenade s'arrête.

Si lucius est surprit de mon geste, il n'en montre rien. Il se contente de garder le regard droit devant, en tenant fermement mais avec douceur, les rênes de son cheval.

Moi, je me noie dans l'odeur de mon patron. Je m'attendais à trouver un parfum de grande marque mais au lieu de ça, son odeur naturelle enivre mes sens. C'est un mélange d'agrume avec de légère note boisée et chocolatée. Tout se fond et se confond dans un subtil et parfait mélange. Le genre de mélange qui vous rendrait accroc en moins de deux minutes.

Lucius bifurque dans un petit sentier à gauche. Cependant, il est assez large pour pouvoir continuer de galoper en toute sécurité.

Cette fois, nous nous prenons le vent de face et je ne peux retenir plus longtemps mes tremblements de froid .

M Malfoy tire aussitôt sur les rênes, pour repasser au pas et me lance une moue désapprobatrice avant de défaire une cape, enroulée par de fine lanière en cuir sur le devant de la selle et de me la tendre en disant :

-Voyons Marie, vous me décevez presque ! Pourquoi ne pas m'avoir dis que vous aviez froid. Je ne veux pas d'une championne malade !

Je détourne les yeux, honteuse de m'être comportée comme une adolescente avant d'oser m'enrouler dans la cape faite en laine chaude. Lucius reprend :

-Nous ne sommes plus très loin. Encore un petit quart d'heure et nous serons à la lisière de mon domaine.

Je hoche la tête avant de demander sans même pouvoir me retenir :

-Pourquoi ?

-Je vous demande pardon. Répond poliment le blond.

-Pourquoi m'avoir emmené ? Je reformule.

-Et bien, vous m'aviez dit souffrir de la solitude. Il se trouve que ce matin, j'ai le temps et ma partie de chasse c'est terminé plus tôt que prévu. J'ai mis ce temps libre à profit. M'en voulez-vous ?

-Non ! Je m'exclame un peu trop vite.

Je devine déjà le sourire moqueur de Monsieur et je me permet de pincer légèrement son bras ce qui le fait rire et sourire de plus belle.

Nous sortons enfin de la forêt, et je sens avec délectation, le soleil chauffer mes orteils gelés. Lucius dit en me montrant du doigt :

-Nous allons nous arrêter là-bas. Je pense que vous ne serez pas contre une petite pause.

Pas besoin de répondre à ça . Il a parfaitement deviné que j'avais besoin de me délasser les jambes. Les cavalcades en croupe ne sont vraiment pas une pure partie de plaisir !

Quand nous nous arrêtons enfin, je découvre avec joie, un petit lac bordé par la forêt et je ne résiste pas à la tentation de tremper mes doigts dans l'eau, juste tiède.

Je me jure intérieurement de revenir ici, dès que possible pour me baigner avec North. J'observe à distance, Lucius qui hume et guette la cime des grands sapins avec une aisance naturelle. Cet homme est taillé pour la vie en extérieur, rien qu'à voir son teint épanoui et son visage arboré une tranquillité et une assurance naturelle, il n'y a pas a en douter.

-J'étais sûr que cet endroit vous plairait. Souffle l'homme, sans quitter les arbres des yeux.

-Vous avez bien pensé. Mais j'ai l'impression que vous pensez rarement mal. Je réplique un sourire aux lèvres.

Lucius me dévisage, un peu moqueur avant d'aller décrocher son arc de sa monture . Il récupère également son carquois et je demande :

-Que comptez-vous faire ?

-J'aimerais avoir un canard à défaut d'un cerf pour le repas. Il se contente de répondre en fixant le carquois à sa cuisse.

N'ayant aucunes envies d'assister à une partie de chasse, je cherche désespérément une parade avant de glapir, presque malgré moi :

-Et si vous me donniez une leçon ?

-Vous n'êtes pas sérieuse ? Il rit.

-Et pourquoi pas ? Je répond sur le ton du défi, un peu vexée par son manque de considération.

-Très bien. Il soupire amusé. Alors venez vous placer ici.

Je me met à l'endroit qu'il m'a indiqué, c'est à dire devant lui. Lucius enroule ses bras par dessus les miens en me plaçant l'arc dans les mains. Il murmure :

-Tenez l'arc avec votre main gauche et de la droite venez saisir la corde. Tendez la jusqu'à votre nez.

J'essaye de faire du mieux que je peux mais l'arc est vraiment dur à bander. Lucius m'aide un peu, tout en glissant sa main le long de ma colonne vertébrale en chuchotant sur un ton qui n'a rien d'un professeur :

-Tenez vous plus droite et le coude moins haut. Très bien. Maintenant marie, visez le tronc du bouleau, face à vous. Trois points d'encrage vous mèneront au cœur de la cible. Liez ensemble la queue de la flèche, sa pointe et le centre de la cible. Liez les ensemble et une fois qu'ils seront parfaitement alignés, décochez la flèche.

Je tente de me concentrer sur ses instructions mais ma vision se floute sur les trois points. J'inspire profondément, sentant la corde et les plumes de la flèche me chatouiller le nez. Trois points... Trois points... Je lâche la corde et la flèche part à toute allure se figer dans le tronc, dans le nœud au centre.

-C'est un très bon tir pour une première fois. Chuchote Lucius, toujours dans mon dos.

Je m'apprête à lui envoyer une réplique cinglante, quand je me fige sous la main de Lucius, glissant sur ma hanche avant de soulever mon débardeur et d'effleurer ma peau. Cette fois, je ne peux retenir un gémissement de surprise et de frustration. Lucius m'attire brusquement contre lui et il murmure la voix rauque et autoritaire à mon oreille :

-Et bien Marie, que vous arrive t-il ? Pourtant, plus aucunes potions ne font effets !

Sa main remonte le long de mon épaule, puis saisit ma nuque et ma mâchoire avec violence, me forçant à tourner mon regard vers lui. Je croise des yeux brûlants de désir mais aussi d'autres choses. De colère mélangé à de l'amertume, j'ai l'impression. Cette fois, il gronde menaçant :

-Alors ? Que faite-vous ?

La peur commence à me tortiller les entrailles. Ses ongles rentrent cruellement dans ma joue et il n'ai pas décidé à me lâcher, malgré mes coups d'épaules. C'est à mon tour de laisser parler la colère, et je feule en balançant mon talon dans ses bijoux de famille :

-Je vous emmerde !

Alors que Lucius tombe à genoux, rouge de douleur de de rage, je détale aussi vite que si j'étais une biche poursuivit par un chasseur.

La peur ne me quitte pas une seule seconde, alors que je sprint dans la forêt, persuadée d'entendre à tout moment le bruit des sabots d'un cheval, lancé à toute vitesse avec son cavalier prêt à me tuer.

Quand j'arrive à la maison, c'est à peine si j'arrive à respirer. Je me précipite sur le verrou et m'enferme à double tours. Puis, je tire tout les rideaux avant de me précipiter sur un verre d'eau , que je vomis à peine avalé.

C'est finalement épuisée et terrifiée, que je m'écroule sur le sol en proie à une crise de larme dévastatrice.

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Trois coups sur la porte me font ouvrir des yeux paniqués. Après ma séance de lamentation, j'ai très certainement du m'endormir. Et je grimace en me levant du sol froid et dur, en me disant que j'ai dus rêver les coups.

Pourtant, je sursaute quand les coups à la porte se répète. L'incident dans la forêt encore très frais dans ma mémoire, me fait trembler de la tête au pied. Encore plus, quand la voix masculine dit derrière la lourde porte :

-Je vous en prie Marie, laissez-moi entrer, je ne vous ferez pas le moindre mal.

Je lâche un rire nerveux, qu'il doit sûrement entendre puisqu'il reprend :

-Je comprends votre réticence, surtout après l'épisode dans la forêt. Mais, je vous donne ma parole, je ne vous ferez rien. J'ai même pris votre contrat si vous souhaitez démissionner. Je vais vous le glisser sous la porte pour vous prouver ma bonne foi.

J'entends le bruit caractéristique de feuilles de papier qu'on froissent. Et quelques secondes plus tard, mon contrat apparaît sous la porte, je le ramasse, indécise.

Finalement, je décide d'ouvrir la porte, en me reculant précipitamment en serrant le contrat contre ma poitrine. Je dévisage l'homme entrer dans la maison, les yeux grands ouvert par la peur et la colère.

Dans ma précipitation, je percute la table en chêne et je manque de m'effondrer, si Lucius ne m'avais pas retenue. Je feule, inquiète à son contact et il me lâche comme si je l'avais brûlé. Puis, il soupire avant de dire en fermant la porte :

-J'étais simplement venu me quérir de vos nouvelles après mon comportement déplacé ce matin.

Je me contente de hocher la tête en tremblant, trop submerger par mes émotion pour arriver à articuler le moindre mot. Déplacé ? Il se fou de qui ! Il a presque faillit me tuer ! Je ne pourrais jamais oublier son regard possédé, par la haine et tourmenté par des questions que je ne connais pas. Il s'exclame cette fois-ci :

-Marie ! Dites quelque chose !

Je voudrais bien, mais un flot de parole sans queue ni tête, sortent de ma bouche alors que je sens mes jambes refuser de me porter. Mon teint ne doit pas être beau à voir, puisque Lucius vire livide et je dois avouer que cela contraste joliment avec ses cheveux platines.

Cette fois, il me saisis fermement par les épaules avant de siffler, inquiet :

-Mais ! Vous êtes brûlante !

Sa main glisse alors sur mon front et mes yeux roulent de terreur. Je ne sais pas ce qu'il pourrait me faire, je pensais connaître un peu l'homme qu'est mon employeur. Mais il semblerait que je me sois trompée du début à la fin.

Pourtant, c'est avec une infime douceur qu'il glisse ses bras sous mes épaules et mes genoux, en me soulevant du sol comme si je ne pesais rien.

Et m'assois sur le vieux sofa en cuir usé et craqué. Il me gronde alors comme une enfant :

-Je vous avez bien dit de ne pas me cacher que vous aviez froid. Voilà le résultat, vous avez attrapé au mieux un bon rhume, au pire une belle grippe !

Pour les deux cas, il n'y a qu'un seul moyen d'enrayer le plus possible la maladie, un bon bain chaud mentholé !

Je le vois se pencher sous la cuisinière, pour vérifier si le feu est allumé. Bien sûr, je sais qu'il est mort depuis ce matin et je l'entend pester, en même temps qu'il le fait démarrer à une vitesse hallucinante. Je décide de mettre ça sur le compte de la fièvre, trop engourdie pour réfléchir correctement.

Une fois la cuisinière bourrée de bois, Lucius se dirige vers la bouilloire et dix minute plus tard, il me colle un thé brûlant entre les mains en m'ordonnant de boire. Je lui fait l'affront de refuser, ne souhaitant plus rien de cet homme à part qu'il parte de la maison pour que je puisse ensuite reprendre ma liberté.

Il dit avec calme :

-Marie, buvez ! Je comprends votre provocation mais vous rendre malade ne changera rien à ce qui s'est passé. Vous ne mettrez que votre vie et votre santé en périls.

Ces paroles sont justes et agaçantes. Pendant une seconde, l'envie me prends de lui jeter ma tasse brûlante sur le visage mais je me ravise, en haussant les épaules avant de tremper mes lèvres dedans.

Lucius acquiesce silencieusement, avant de se lever et d'aller dans la salle de bain. Je l'entends pousser une exclamation de ravissement et il revient avec un sourire, quelques minutes plus tard.

Il m'ordonne de me lever mais mes jambes et mon esprit refuse d'obtempérer, alors à nouveau, il me porte jusqu'à la baignoire, taillée dans la roche.

L'eau sent divinement bon, et les fumerolles de vapeur me débouche déjà les poumons. Lucius m'assois sur le rebord, avant de me lever les bras au ciel et de tirer sur mon débardeur. Il fait de même pour mon short de course et je détourne les yeux, cette fois rouge de confusion et non à cause de la fièvre.

-Me laissez-vous faire ? Il souffle en cherchant mon regard.

Trop épuisée et confuse pour répondre, je laisse échapper un petit sanglot pitoyable qui semble toucher l'homme, puisque celui-ci me prend alors contre lui. Il chuchote alors en me caressant le dos :

-Je n'en regarderais rien mais il faudrait au moins quitter votre brassière. Je promets de détourner le regard.

Joignant les gestes à la paroles, il dégrafe mon soutien gorge de sport. Je lève des yeux timides sur lui et je constate avec stupeur qu'il tient sa promesse, ses yeux étant rivés contre le mur d'en face.

Avec dextérité, il m'aide à quitter les bretelles et je retrouve enfin pleinement possession de ma cage thoracique.

Je me laisse ensuite glisser dans l'eau avec le support solide, du bras de Lucius qui ne me regarde toujours pas.

L'eau est délicieusement chaude et je ne peux m'empêcher de frissonner quand je me glisse entièrement dedans. Je ne sais pas ce que le blond a mit dedans mais l'eau est très trouble, laiteuse presque blanche.

D'un petit son de la gorge, je lui fais comprendre qu'il peut me regarder et il m'adresse un léger sourire en dégageant une mèche de cheveux.

Je murmure les yeux lourds et la voix rauque :

-Pourquoi...

-Parce que . Soupire Lucius. Parce que vous me troublez à un très haut point, Marie. Peu de femmes, pratiquement aucunes peuvent se vanter d'une telle chose. Vous ignorez tant de choses. Je ne peux que comprendre votre frayeur et vos doutes mais les savoir vous rendrais vulnérable. Je n'aurais jamais dus vous traiter de la sorte, dans les bois. Mais je vous en prie, restez ! Cela ne se reproduira plus !

Je l'écoute, bercée par sa voix en ne sachant que répondre. Mes pensées sont trop lourdes comme englués dans une colle, épaisse et visqueuse. Je me contente de sortir une main de l'eau et de la poser sur celle de Lucius. C'est la seule réponse que j'arrive à lui donner pour le moment. L'homme la saisit avec douceur, avant de la porter à ses lèvres puis à sa joue. Je le regarde faire, hypnotisée.

Écoutant mon instinct, ou la fièvre, je ne sais pas trop quelle folie m'a pris de faire un tel geste. Je me redresse en tirant sur le bras de Lucius, qui me dévisage surprit et inquiet. Je continue mon ascension, en glissant ma main derrière la nuque du blond, en savourant la caresse de ses cheveux. Je le tire doucement et avec fermeté à moi.

Nos visages sont tellement proche, que je peux sentir son souffle sur ma joue et ses yeux de glace brûler mon corps entièrement. Au moment, où nos lèvres vont se rencontrer, Lucius perd l'équilibre, en jurant avant de glisser entièrement dans le bain.

Je le regarde s'asseoir face à moi, en tentant de sauver les apparences. Mais ses vêtements trempés ainsi que ses cheveux en bataille me font éclater de rire. Un rire douloureux puisque je m'étouffe dans une quinte de toux.

Lucius hausse les épaules d'un mouvement amusé, avant de me surprendre à mon tour en quittant sa chemise blanche et argent et son pantalon noir, avec une aisance naturelle.

Puis, il se contente de glisser ses mains de nouveau, sous mes épaules et de m'attirer à lui. Je savoure le contact de mon dos contre son torse, toutes peurs envolées. Ses longues mèches de cheveux me chatouillent gentiment les épaules et le buste. Pendant ce temps là, Lucius, dévore mon cou de multiples baisers brûlants et tendres.

Fatiguée, je me cale mieux contre lui en fermant les yeux. Lucius entrelace ses doigts aux miens, en caressant avec douceur mon visage.

Puis la chaleur et l'atmosphère de la salle de bain ont raisons de moi. Je finis par m'endormir, apaisée contre l'homme qui m'a effrayé quelques heures plus tôt.