Et nouveau chapitre ! Je suis en mode productive en ce moment, c'est terrible ! N'hésitez pas à me laisser vos avis, ça me fait à chaque fois vraiment plaisir !

Merci de me lire, je vous embrasse de Savoie 3 !

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Deux jours ont passés depuis ma première nuit avec Lucius, je ne l'ai pas revu depuis. Son remède a été très efficace, je suis aujourd'hui complètement guérie. J'ai pus reprendre mon travail avec les chevaux et il était temps, nous avons reçus le futur parcours mais avec des obstacles manquants sur notre exemplaire, pour rajouter à la difficulté. Je devine sans peine qu'après l'oxer, nous risquons d'affronter un double mais je n'ai aucune idée si ce sera une rivière, ou de simples verticaux. Henry, m'a prévenu que nous concourions au domaine Green Leaf, un terrain particulièrement boisé comme l'indique son nom. Le propriétaire aurait un penchant pour le cross, alors je ferais bien de travailler sur des obstacles naturels.

C'est ainsi, que je me retrouve dans la forêt, le derrière dans la boue et l'eau en train de rager après North, plutôt content de lui.

-Et ça t'amuses ! Je feule, en dévisageant l'étalon qui a refusé de franchir un ruisseau.

North se contente de piaffer, en reniflant l'eau comme si elle pouvait le mordre. J'explose de rire en le voyant faire. Un étalon qui a peur de l'eau, on aura tout vu !

-Allez viens, rentrons. Je soupire, en tirant sur les rênes de Vent du Nord. Je ne peux pas remonter sur cette belle selle dans cet état.

Sur le chemin serpentant tranquillement entre les arbres, je tombe sur une cuvette d'eau naturelle et très calme. En somme, ce à quoi nous pourrions être confrontés en concours. Je hausse les épaules, après tout, trempée pour trempée. Je mets les deux pieds dans l'eau en invitant North à faire de même.

Aussitôt, il se campe sur ses appuis, bien décidé à ne pas bouger. Je l'encourage d'un claquement de langue et il fait au moins l'effort de renifler la surface huileuse. Je tire un peu sur les rênes et il ose enfin poser un sabot dans l'eau avant d'engager le deuxième, puis lui entièrement. Je lui flatte avec force l'encolure en bondissant de joie. Nous faisons ainsi plusieurs passages, que North effectue à merveille. Je pense que demain, il osera sauter par dessus !

Je me dépêche de rentrer en frissonnant, cette fois, il est hors de question que je retombe malade. Une fois arrivée aux écuries, je m'empresse de panser North avant de courir chez moi pour me plonger dans des vêtements secs. J'enfile un sweat-shirt par précaution, je préfère avoir trop chaud que trop froid !

Mes bottes achetées par M Malfoy étant trempées, j'enfile les miennes et sans m'en rendre compte, j'oublie pour la première fois une des règles instaurées par Lucius. « Portez toujours quelque chose que j'ai mis à votre disposition ».

Quand je sors de la maison, je me sens très étrange, prise de vertige. La poignée entre mes mains se désintègre, rouille et tombe en morceau, tout semble se fissurer. Tout tremble, les éléments se défont et se font jusqu'à tomber en poussière. Un craquement sinistre me fait lever les yeux et la maison, ma maison, n'est plus qu'un tas de bois carbonisé.

Ma boite crânienne résonne étrangement, je n'entends que mon souffle me boucher les oreilles, mon regard se porte lentement sur le manoir. Le choc me coupe la respiration, si bien que mon cri meurt dans ma gorge. Je tombe à genoux avec une lenteur presque exagérée, en tenant ma tête dans mes mains. En proie à une folie, je crois perdre pied et la raison. Le manoir n'est plus qu'un sordide tas de ruines.

Ma tête me tourne tellement, les yeux embués de larmes, j'agrippe l'herbe pour essayer de m'encrer à quelque chose de réel. Les écuries, elles aussi ne sont plus qu'un carré de pierre témoignant simplement de la présence d'un vieux bâtiment réduit en ruine.

Je regarde mes mains horrifiée, m'attendant à devenir moi aussi, un déchet du paysage. Mais rien, je suis là comme si tout avait toujours été ainsi.

Cette fois, un gémissement strident franchi la barrière de mes lèvres alors que je rampe sur le sol en fermant les yeux, espérant retrouver un équilibre.

Soudain, alors que je sens mon esprit flancher complètement du côté de la folie. Quelqu'un me gifle brutalement en criant :

-Marie ! Marie ! Réveillez-vous ! Que vous arrive t-il ! Marie !

J'ouvre des yeux grands affolés, en hurlant complètement paniquée :

-Il n'y a plus rien ! Plus de maison ! Plus d'écuries ! Plus rien ! Que des ruines et de la cendre !

Je sens qu'on me lâche brusquement et qu'on détale en courant, vers je ne sais où. Il n'y a plus rien de toute manière. Quand la personne revient, elle me colle quelque chose dans les mains. Je sens un tissus, peut-être un tee -shirt.

Puis, je me sens flotter ou porter. Je ne sais pas. Cette fois, je me prends un verre d'eau en plein visage. Et je crache en me redressant, la respiration bruyante. Je m'apprêtais à crier après l'individu mais je manque de m'étouffer en reconnaissant l'intérieur de la maison, ma maison. Lucius me dévisage inquiet et ferme à la fois.

-Vous vous sentez mieux ?

-Ou...Oui..Je chuchote en me pinçant pour savoir si je ne rêve pas.

-Je vous ai trouvé sur le seuil de la porte en hurlant aux démons. Vous déliriez. Je ne pense pas me tromper en disant, que vous avez fait une rechute. Explique calmement Lucius.

-Ce n'était pas possible. Je m'écrie en touchant mon front, que je relève tiède mais pas brûlant. C'était trop réel !

-La fièvre peux parfois faire croire des choses invraisemblables. Je ne vois pas d'autres explications.

Je tente de me relever en essayant de m' être de l'ordre dans mes idées. Se faisant, je percute que j'ai un polo, offert par Lucius dans les mains. Je le dévisage, interrogatrice. Il répond tranquillement :

-Que je vous ai porté, vous l'avez attrapé sur une chaise alors que vous vous débattiez. En parlant de cela, je contraste quelque chose de très fâcheux.

Je le regarde encore un peu hagard. Il soupire en reprenant

-Je vous ai donné une règle, pourtant très simple à suivre et sachez que j'y tiens beaucoup. Je vous ai demandé de toujours porter quelque chose que j'ai mis à votre disposition ! Toujours ! Est-ce bien clair ? Sinon, je serais dans l'obligation de vous licencier et je n'en ai aucunes envies, Marie. Mais je le ferais.

Je hoche la tête , pour lui faire signe que j'ai compris en déglutissant difficilement. En me demandant bien pourquoi cela est aussi important. Il répond de lui-même à ma question :

-Je sais que cela doit vous semblez étrange mais nous ne savons jamais qui peux venir et vous voir. Je tiens par dessus tout à ce que mes employés et surtout ma championne soit vêtue irréprochablement.

-Je tacherais de ne plus oublier. Je souffle en baissant les yeux.

-Très bien. Gronde Lucius en s'approchant de moi. Peut-être devrais-je t'offrir de la lingerie. Il chuchote à mon oreille. Ainsi, je suis sûr que tu n'oubliera pas.

Je frisonne à ses mains glissant dans mon cou, puis jouant au niveau de la naissance de ma poitrine. Sa langue laisse un sillon de salive brûlante sur mon épaule et je le sens respirer mon odeur, avant de demander avec autorité :

-Tu ne voudrais pas te faire licencier, n'est-ce pas Marie ?

Je secoue la tête à la négative et Lucius s'empare avec fermeté de mes lèvres. Mon gémissement de surprise est écrasé par sa bouche demandeuse. Je ne peux pas lui résister, tout mon être se liquéfie de l'intérieur alors qu'il se laisse tomber dans le sofa, en m'entraînant à sa suite.

Même assise à califourchon sur lui, je ne me sens pas en position de force, ses lèvres et ses mains chaudes glissant sur tout mon corps. Je n'ai qu'à rejeter la tête en arrière et le laisser me faire découvrir de nouveaux plaisirs...

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Quelques jours ont passés depuis ma rechute, et j'ai mis pas mal de temps avant de m'en remettre complètement. Cette épreuve, m 'ayant laissé bien désorientée. Le concours approche de plus en plus, la préparation me laissant exténuée comme à chaque fois. J'ai même dus demander à Lucius d'arrêter de venir le soir. Mais on ne donne pas d'ordre à un Malfoy. Il est déjà très dur de lui résister mais il est épuisant de devoir le repousser. Je crois que ça l'amuse beaucoup, en vérité.

Ce soir, je n'en peux plus. Je ne rêve que d'une chose, enfourcher ma moto est aller boire un coup chez Steven. Cette idée ne me paraît finalement, pas si mauvaise. Après tout, rien ne m'empêche de sortir le soir et si cela peux me faire fuir une nuit avec Lucius, je ne dis pas non !

Je ris bêtement, en pensant que j'ai désiré cet homme et que maintenant que l'ai, je ne pense qu'à m'éloigner de lui et de son appétit insatiable. Je n'ai pas pour autant envie d'arrêter nos rendez-vous. Mais je dois avouer qu'une nuit complète de repos serait un luxe appréciable !

C'est décidé, je file voir Steven. L'horloge affiche 19h30, j'ai intérêt à me dépêcher si je ne veux pas croiser Lucius. Je saute rapidement dans mon pantalon et mes chaussures de moto, avant de décrocher mon perfecto et de sortir précipitamment de la maison.

Heureusement, je n'aperçois pas Lucius en franchissant le portail de derrière, avant de sauter sur ma moto. Après tout, il n'avait peut-être pas prévu de venir ce soir. Je hausse les épaules, une bière me fera du bien, tout comme parler avec un ami.

L'asphalte défile comme à chaque fois, à toute allure sous les roues de mon bolide. L'air frais, et à la fois tiède du printemps, me réchauffe les pores et m'éveillant. Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie ainsi.

J'arrive enfin à Morpeth, et je remarque une agitation hors du commun. Les gens se bousculent dans les rues en riant. Les femmes, parlent tranquillement entre elles alors que les enfants jouent à la balle. Un peu surprise, je gars ma moto sur un trottoir désert, je n'ai aucune envie qu'on me la renverse et je me dirige vers le bar.

Un sourire fend mon visage, quand je vois une scène extérieur avec un groupe irlandais en train de jouer des musiques entraînantes, un brin rock. C'est exactement ce qu'il me fallait !

Steven m'interpelle, un plateau à la main alors que je me dirige vers la porte d'entrée :

-Salut Marie, c'est la folie ce soir ! Va au bar, ma promise te paiera un verre !

Je lui adresse un signe de la tête positif en souriant, me demandant bien à quoi peut ressembler la fiancée de l'homme.

Je tombe sur une charmante jeune femme, d'environ trente ans. Elle est blonde à faire pâlir de jalousie Lucius, ses yeux verts feraient frémir d'envie n'importe qui. Et son sourire, est aussi chaleureux et lumineux qu'un coucher de soleil doré, lors des dernières soirées d 'été.

Je lui dis, en me penchant par dessus le comptoir pour couvrir le bruit de la musique :

-Une Guiness, s'il te plaît !

-Tu n'es pas d'ici ? Elle crie, en saisissant un verre.

-Non, tu as l'oeil. Je réponds sur le même ton. Je suis une cavalière pro, Steven a peut être déjà dut te parler de moi.

-Tu es la fameuse Marie ? Elle sourit, en posant la pinte de stout devant moi.

-Marie, oui. Fameuse, je ne sais pas. Je ris en cherchant ma monnaie.

-Pas la peine. Elle s'écrie. Je suis contente de l'offrir à une consœur.

-Merci. Mais tu es aussi cavalière ? Je demande, surprise.

-Oui et non. Je tournais sur grand prix mais quand Steven a demandé ma main j'ai tout arrêté ! Si nous voulons construire une vie de famille, je dois être disponible. De toute manière, je crois que j'en avais assez. Elle me sourit gentiment.

-Comment tu t'appelles ?

-Pardon ? Elle crie.

Je répète ma question plus fort et la jeune femme répond :

-Juliette Brown.

Je manque de prendre une claque dans la figure, la Juliette que je côtoyais il y a un an, sur mes premiers parcours anglais n'avait rien de la radieuse jeune femme, qui se tient devant moi. Je balbutie en essayant de retrouver contenance :

-Tu courrais pour les écuries Blue Stallion ?

Elle acquiesce d'un signe de tête avant de se tourner vers des clients, me laissant sur les fesses. La Juliette Brown était une de mes seules concurrentes féminines. Je n'en reviens pas, elle était très douée, vraiment dur à battre, elle et son cheval, Dark Angel, un magnifique étalon noir KWPN. Pourtant, de la voir si heureuse, si épanouie, je pense comprendre ce qu'elle a voulut dire. Elle devait vraiment en avoir assez , de la dose quotidienne de stress que lui imposait les écuries. Blue Stallion, ne sont pas connus pour ménager leurs cavaliers pros.

-Et bien. Je reprends, une fois que Juliette a fini de servir les hommes. Je suis ravie de trinquer avec une ancienne et talentueuse concurrente ! Tu continues de monter ?

-Oui. Elle s'exclame. Mais seulement en randonnées, sur les chevaux de ferme du père de Steven. Je ne regrette pas mon choix, mais je dois avouer que laisser Dark Angel m'a brisé le cœur.

Ne résistant pas à la vague de tristesse qui submerge son regard, je lui serre brièvement la main pour tenter de la réconforter un peu. On a tous eu « notre cheval ». celui qui nous a tout donné, tout sacrifié. Je comprends à quel point quitter Dark Angel, a dut être une déchirure. Une plaie, qui ne cicatrisera jamais et jamais plus un cheval ne sera à la hauteur de celui qu'elle a perdu.

Juliette me dévisage les yeux embués de larmes et je lis sur ses lèvres : « C'est comme ça.. ».

Quand elle se retourne vivement vers les machines à café, je sais qu'elle est en train d'essuyer ses yeux et qu'elle tente de se reprendre, car Steven vient d'entrer dans le bar. Il s'adosse au comptoir et demande :

-Alors les filles ! Ça parle cheval ?

-Quelle perspicacité ! Je râle, moqueuse. Et pourquoi tu ne m'as pas dit que ta promise est une ancienne cavalière et concourante de surcroît !

-Disons, que je dis seulement ce que j'ai envie de dire. Il souffle avec un clin d'oeil.

-Tu m'agaces. Je ris. Juliette, peux-tu me mettre une autre bière. Cette fois, je la paie !

-Déjà fini ? Elle s'étonne.

J'explose de rire, en me disant qu'il ne vaut mieux pas qu'elle sache ma capacité de descente d'alcool. C'est pas très glorieux, d'accord mais j'ai un seuil de tolérance naturellement élevée.

J'engloutis ma deuxième pinte en moins de deux minutes, sous les yeux consternés des patrons. Puis, je me lève brusquement en levant les bras au ciel avant de m'exclamer :

-Allons danser !

Juliette et Steven, éclatent de rire alors que je pars me trémousser sur la piste, au milieu de la foule. Que je me sens bien ! L'alcool commence à faire son effet et être là, simplement à danser, à rire et à parler me fait un bien fou. Je n'oublie pas qu'il faut que je parte assez tôt, sinon je ne serais pas en état de me lever.

Les musiciens, entament un morceau plus entraînants et les gens autours de moi commencent à se déchaîner, en hurlant et en faisant tournoyer la bière dans les airs. Je me retrouver trempée par le breuvage des dieux mais ce soir, rien ne pourrait m'empêcher de rire.

Je saute en l'air avec de parfait inconnus, mêlant mes sourires aux leurs. Les habitants sont vraiment respectueux ici, je n'ai pas eu à affronter de mains baladeuses ou de gros lourdeaux dragueurs.

Je jette un coup d'oeil à la grosse pendule, en bois et en fer forgés sur le mur du bar, elle indique 00h07. Je sais qu'il n'est pas sérieux de rester plus longtemps, mais cela me fait tellement du bien de me vider la tête, que j'accepte une dernière danse et un dernier verre.

La chanson qui démarre est assez rock, je me retrouve serrée dans la masse, prise dans un étau humain mais sans crainte. Je ris comme une folle, les bras au ciel me faisant de nouveau trempée de bière collante.

Soudain, je sens des mains me saisir les hanches et attirer mon corps contre un buste chaud, qui sent les agrumes et les effluves boisées. Cette odeur ressemble tellement à celle de Lucius. Mais c'est impossible, il ne peux pas être là. Les mains se font plus entreprenantes et courent le long de ma gorge, je n'arrive pas à les voir dans la pénombre. Je voudrais me retourner mais quelque chose m'en empêche, un sentiment de peur mêlé à de l'excitation.

Je sens l'individu me mordre le cou, un peu fort mais pas assez pour me faire du mal. Puis j'ai l'impression d'entendre un craquement, comme une chambre à air qui explose sous trop de pression. Mais cela pourrait être aussi bien, le bruit de l'ampli trop proche d'une guitare. Cependant, je me sens soudainement libérée d'un poids, et ne sentant plus le corps de l'homme contre moi, je me retourne brusquement. Et rien ! Que le vide ! Je suis à l'arrière de la piste et personne. À part, les quelques clients au fond du bar mais ça ne peux pas être eux. Je jette quand même un regard circulaire pour tenter de trouver le fautif, mais rien. La personne a dut filer plus rapidement que ce que je pensais, je ne vois pas d autres explications. Et puis, j'ai un peu abusée sur l'alcool.

Décidant que cette expérience suffit, je fais un signe de la main à Steven et Juliette avant de sortir du bar pour rentrer au manoir.

Il est déjà minuit et demie passée, avec le temps de route, je ne dormirais pas avant 1h00 du matin .

Espérant ne pas croiser de policier, je sors de la ville par un chemin un peu moins emprunté et je me retrouve sur les routes de campagne que j'aime tant.

Le trajet passe beaucoup plus vite que ce que je pensais, mais quand j'arrive en vue du manoir, je coupe le moteur de ma moto plus loin que prévu.

Puis, je la pousse aussi silencieusement que possible. Je n'ai aucunes envies que Lucius ou quelqu'un d'autre, sachent à quelle heure je suis rentrée.

En poussant la porte de la maison, je comprends que mes efforts ne servent à rien. Le feu flambe doucement éclairant faiblement la pièce et je soupire en reconnaissant la silhouette dans l'ombre. Elle demande :

-Où étais-tu ?

-Sortie. Je ne crois pas que le reste te regarde, Lucius. Je répond en allant me servir un verre d'eau.

-Tes activités extérieures ne me concernent effectivement pas, mais les endroits où tu te rends, si. J'aimerais savoir d'où vient un scandale, si il en éclate un. Il gronde, autoritaire.

-Écoute. Je soupire. Je suis fatiguée et je rêve d'aller me coucher. J'étais simplement sortie m'amuser un peu, pour faire redescendre la pression. Je n'ai rien fait de répréhensible.

-Où vas-tu ? Il demande.

-A la salle de bain, me laver ? Je lâche, innocemment.

-Oh non, je ne crois pas. Il chuchote avec un regard carnassier, avant de m'empoigner et de me tirer à lui.

-Lucius. Je ris. Je n'ai pas envie, je ne serais pas en état demain, et en plus, je pue.

Le blond se contente de gronder à mon oreille avant de me soulever brusquement du sol et de me plaquer contre la paroi du mur avec fermeté. Il souffle :

-Et même si je fais ça ?

Ses mains soulèvent mon haut, alors qu'il dépose mille baisers chaud sur mon ventre, sous se supplice, je me cambre contre ses lèvres et il grogne de satisfaction. En attrapant ses cheveux, je les sens dégager une odeur bien connu. Je m'arrête de gigoter en fronçant les sourcils, ce qui inquiète Lucius, qui se redresse en demandant :

-Quelque chose ne vas pas ?

-Je... je bafouille, en mettant mes idées en ordres avant de hausser les épaules. Non, rien.

-Oui, rien. Il murmure en prenant mes lèvres, les mordillant à la frontière de la douleur. Viens prendre une douche avec moi, tu m'as fais attendre !

Je le suis, presque docilement dans la salle de bain n'ayant plus envie de lutter mais juste m'adonner aux plaisirs que me fait éprouver Lucius.

Pourtant, je ne peux m'empêcher de penser que ses cheveux semblaient sentir la bière...