Nouveaaau chapitre mes licornes ! Je vous préviens, celui-là il a de la longueur ! En soit, c'est plutôt une bonne nouvelle ! Enfin j'espère xD
je vous souhaite une bonne lecture et j'espère pouvoir vous lire après !
Des bisous ensoleillés !
0oo00oo0
-Hé, salut !
Je relève brusquement la tête du seau de brosse, pour savoir qui m'interpelle et un sourire fend mon visage, quand je reconnais le jeune homme :
-Salut, Théodore ! Tu vas bien ?
-Oui, prête pour le concours ? Répond celui-ci, avec un peu plus d'entrain que nos dernières rencontres.
-Oh oui. Je sourit. Green Leaf, est vraiment splendide ! J'ai hâte de faire le parcours, tu as vu les troncs à sauter ?
-Oui. Il réplique. River Star, apprécie beaucoup ce genre de terrain. Nous allons être difficile à battre, crois-moi !
Je me retiens de rire, en me contentant d'acquiescer silencieusement. Nous somme le dernier week end du mois de Mai et nous voilà au domaine de Green Leaf, pour notre deuxième concours. Théodore reprend :
-Bon, excuse-moi, il faut que j'y aille. Pansy a besoin de moi.
Comme je jette un regard furtif autour de nous. Théo rit en disant :
-Ne t'inquiètes pas, elle n'est pas derrière toi.
-Je ne suis pas inquiète. Je m'écrie. Seulement, quitte à me prendre un verre d'eau, je préférais que ce soit une fois le concours passé.
-ça va mieux ta joue, au fait ? Il demande.
Je hoche la tête en souriant, alors qu'il s'éloigne en me faisant un signe de la main. Théodore, est le seul concurrent avec qui je m'entends bien. Les autres, ne font que me snober et Drago, le fils de Monsieur ne daigne même pas m'adresser la parole. De toute manière, c'est à peine si je le vois sur les terrains de concours.
Henry arrive avec mes numéros pour mes ordres de passage. Il m'apprend que je suis en numéro 15 avec Élégance et en numéro 49, avec North Wind.
Un sentiment de satisfaction envahit mon corps avec légèreté. Je vais pouvoir souffler et récupérer entre deux parcours.
Au loin, j'entends la cloche sonner annonçant le début de la reconnaissance. Avec Henry, nous nous dépêchons de nous rendre sur le parcours pour l'étudier de plus prêt. Je découvre les obstacles manquants, sur la feuille que nous avions reçus et je me réjouie d'avoir suivie le conseil du maître d'écuries, en m'entraînant sur des obstacles naturels.
Il y a des rivières, des fossés et des troncs à tout va. J'espère que North sera réceptif, il va être difficile de canaliser son énergie sur ses obstacles, peu communs pour lui et non sur son amie et les bruits environnants.
Le terrain est en herbe, mes crampons seront encore ne fois utiles. Je calcule avec l'aide de Henry, les foulées nécessaires entres les doubles et je lui propose quelques options pour gagner du temps, surtout avec Élégance, qu'il semble accepter.
Henry est vraiment un pilier pour moi. Ne pas lui faire part de mes choix, serait pour moi une sorte de trahison. Et je me sens encore plus en confiance, quand celui-ci approuve mes décisions. Je crois qu'il l'a compris car derrière ses airs bourrus, il ne me brusque jamais.
De retour au camion, je selle la jument avant d'enfiler ma veste de concours avec l'aide d'Henry. Je flatte les naseaux de North en lui murmurant d'être bien sage, que nous revenons vite. L'étalon semble me comprendre et se tient sage alors que nous nous éloignons de son box.
La détente se passe à merveille, Élégance est toujours aussi exemplaire. Enfin, tout allait bien jusqu'à ce que Pansy entre en scène. Elle fait exprès de passer très proche de moi, et mon genou cogne douloureusement sur les hanches de sa jument. Je gronde en me retournant :
-ça va pas ! C'est quoi ton problème !
-Mais de quoi tu parles ? Elle répond, en feignant l'ignorance avec un petit sourire vicieux.
-Ne t'approches plus de moi, c'est clair ! Je réplique, en me massant le genou encore douloureux.
Elle se contente de hausser les épaules, en repartant au trot comme si de rien n'était. Moi, je me garde bien de la recroiser sur la piste. Cette folle aurait put blesser sérieusement ma jument. Je n'ai jamais vu une insouciante pareille sur les terrains, c'est incroyable !
Me reconcentrant, je lance Élégance au galop avant d'aborder un vertical simple. La jument le franchit sans un effort, je tourne à gauche pour franchir le tronc, mis à notre disposition dans la carrière de détente. Une fois sauté, je m'apprête à tourner de nouveau à gauche, quand j'aperçois du coin de l'oeil, Pansy, faire demi tour et se mettre à main droite alors que nous sommes tous à l'autre main.
Je tire brutalement sur mes rênes, pour ne pas la percuter. Ce faisant, Élégance hennit plaintivement en pilant des quatre sabots, ses postérieurs glissant sous ses fesses.
Heureusement, la jument se reprend assez bien en repartant au petit trot. Je me garde de hurler sur la cavalière, en descendant précipitamment du dos de ma monture. Je tâte ses membres, avant de la faire trotter en main, en constatant avec soulagement qu'elle ne boite pas.
Quand je remonte en selle, la voix d'un des jurys appelle mon numéro pour que je me prépare dans la carrière du parcours.
J'avance jusqu'à la porte et je suis surprise de tomber sur Lucius, qui s'arrête à ma hauteur en demandant
-Élégance va bien ? J'ai vu ce qui s'était passé !
-Oui. Je souffle. Elle n'a rien et heureusement. Mais qui est cette fille, Monsieur ? Et qu'est-ce qu'elle à contre moi ?
-Très bien. Pansy Parkinson, est la fille d'un de mes amis en affaire. Cependant, elle est dotée d'un sacré caractère et elle a tendance a être jalouse. Méfiez-vous d'elle.
Je hoche la tête en reprenant mes rênes, fière de moi. Je n'ai pas fauté. Je me suis exprimée poliment, comme si il s'agissait de mon employeur et seulement mon employeur. Personne ne peux savoir que je suis la maîtresse de cet homme.
La cloche qui sonne me fait revenir au présent et je lance Élégance au galop, avant de décrire un grand cercle pour pouvoir aborder le premier obstacle.
Le parcours se déroule sans accrocs, je force ma jument à prendre des options un peu courte et cela me permet de corriger son manque d'amplitude et ainsi gagner de précieuse foulée.
Élégance, s'en contre fiche. Elle adore effectuer son travail et elle aime le faire bien. C'est tout à son honneur !
Nous finissons le parcours avec un très bon temps et sans faute. Je flatte l'encolure trempée de sueur d'Élégance, en pensant qu'il faudra que je lui mette de l'argile sur les membres, pour les dégorger.
En jetant un œil vers les gradins, car je me sens observée. Je crois discerner le regard de Lucius, me dévisageant mais en le voyant, je le trouve de dos. Cependant, je remarque l'homme sombre, Severus Snape je crois, que j'avais rencontré lors du gala de bienvenue.
Comme je dois passer devant les loges pour rentrer aux boxes, j'en profite pour m'arrêter avec un petit sourire, avant de tendre la main au dessus de la barrière de sécurité et de dire :
-Bonjour, Monsieur Snape ? C'est ça ?
-Oui, Miss Nilsen. C'est bien ça. Je suis étonné que vous m'ayez reconnu. Il répond froidement, en me serrant brièvement la main.
-Pourquoi ça ? Je demande réellement étonnée.
-Les gens n'ont pas tendance à ce souvenirs de moi. Il grommelle à demie-voix.
Je me contente de hausser les épaules avant de reprendre :
-Excusez-moi, il faut que je ramène Élégance à son box pour pouvoir la couvrir.
-Ah oui, bien sûr. Et bien, permettez-moi de vous accompagner. J'ai besoin de me dégourdir les jambes. Il réplique.
Un peu surprise, je le regarde faire le tour du banc et sortir des gradins avant de m'inviter à prendre le pas. Je lui emboîte en disant :
-C'est étonnant !
-Quoi donc ? Il soupire.
-Votre cape ! Je ris.
-Ah. Il semble réfléchir avant de répondre. Je vous l'accorde cela est quelque peu passé de mode. Mais je ne connais rien de plus efficace contre le froid.
-Je veux bien vous croire. On dirait que le domaine est privé de soleil tant la végétation est dense, ici.
-Oui. Il souffle. N'oubliez pas que vous vous trouvez dans l'Angleterre du Nord. Cette partie du pays n'est pas connu pour ses grosses chaleurs.
J'acquiesce silencieusement en me demandant si son teint si pâle lui vient de là. Il me sort de mes pensées en demandant poliment :
-Alors, vous vous plaisez aux écuries Malfoy ?
-Oui, beaucoup. Je ris. Monter de tels chevaux est vraiment une chance exceptionnelle ! Le cadre est merveilleux et est un bon employeur.
Et un bon amant, je pense intérieurement. Au sourire narquois que tire l'homme sombre, je me demande si je n'ai pas penser à voix haute. Je comprends mon erreur d'en avoir trop dis, quand celui-ci réplique, un peu suspicieux. :
-Pourtant Lucius, n'est pas connu comme étant quelqu'un d'agréable et d'une grande patience.
-Oh et bien. Je rougis, en ayant envie de me gifler. Disons que j'ai connu pire que lui.
J'ai envie de m'enterrer, quand je vois les prunelles noirs de Severus scintiller d'amusement à me voir m'embourber. Quelle cruche, je n'aurais pas pus répondre que Lucius me mettais des horaires agréables, ou quelque chose du genre. Non !
Heureusement pour moi, nous arrivons aux boxes où nous sommes accueillis par le hennissement joyeux de North. Severus demande :
-Alors c'est lui ? Le fameux étalon qui a terrorisé tout les cavaliers de Lucius ?
-Et oui ! Je souris. Je vous présente North Wind, terreur des landes !
-A le voir ainsi, il ne fais pas si méchant. Me fait remarquer l'homme sombre.
-Chut. Je chuchote faussement inquiète. Ne le dites pas trop fort, il risquerais de se vexer. Ne me compliquez pas la tache avant le parcours !
Je crois voir l'ombre d'un sourire se dessiner sur le visage de Severus, qui opine du chef en dévisageant curieusement Vent du Nord.
-Bien. Il dit. Je vais vous laisser travailler. J'ai été heureux de faire ces quelques pas avec vous. Je vous souhaite bon courage et bonne chance pour la coupe d'Argent.
Je le remercie, en le regardant s'éloigner tandis qu'Élégance me chatouille le cou, pour réclamer de l'attention et du sucre. Je me demande, si Snape va toucher un mot à Lucius sur le fait que je le trouve agréable. N'étais-ce pas trop suspect... De toute manière, je le saurais bien assez tôt !
0oo00oo0
North Wind est d'une rigueur rare pendant la détente, si bien que cela m'a laisser un long moment perplexe. Je me demande bien ce que cela présage. Peut-être à t-il tout simplement compris qu'il pouvait s'amuser seul et retrouver son amie après. Ce cheval est décidément pleins de surprise. C'est toujours avec la même puissance, qu'il enchaîne les obstacles de la détente, les troncs ne lui posant aucuns problèmes. Je suis juste inquiète pour le passage de la rivière, qui n'était pas complètement acquis à la maison. Mais nous verrons bien.
Quand la cloche sonne pour annoncer mon départ, il est pour une fois plus dur de retenir North, que de le pousser. Il s'envole au dessus du vertical, sans toucher alors que je subit un magnifique taxi, (rester coller à la selle en arrière, au lieu d'être en équilibre sur le saut). Je m'excuse mentalement en lui flattant l'encolure d'une caresse secrète. Il me pardonne et me permet même de le rassemblée pour franchir un tronc d'1m30 de haut. Il passe sans encombres, puis nous arrivons à la rivière. Je le sens hésiter, je le talonne, le cœur gonfler de courage pour quatre et il pointe les oreilles en avant, prêt à en découdre avec cet obstacle.
Je m'attarde une demie seconde dans le scintillement de l'eau, pour voir notre reflet s'envoler et se réceptionner parfaitement.
J'en suis à l'avant dernier obstacle, quand il se passe quelque chose de très étrange. Alors que nous sautons au dessus du fossé, North se réceptionne parfaitement, d'abord l'antérieur gauche, puis le droit. Quand quelque chose semble nous tirer, comme si une corde invisible se prenait dans les jambes de l'étalon.
Je fronce les sourcils, vraiment étonnée car d'après sa réception il est impossible qu'il glisse sous lui-même. Mais, quand je vois le sol se rapprocher dangereusement, j'ouvre grand les yeux de stupeur et d'effrois.
North, pousse un soupir étranglé alors que ses genoux ploient dans la boue, avant de basculer sur le côté. Mon corps est éjecté sur le côté, je rentre en collision brutalement avec le sol et la hanche de l'étalon, qui m'envoie voler en arrière comme une plume.
Je sens le vide happer mon dos alors que je tombe dans le fossé profond d 1m50. Mon corps s'écrase lourdement dans la boue, faisant voler des gerbes d'eau sale à son passage. Et soudain, c'est le vide. Je n'attends plus rien, pas même mon souffle, juste un bourdonnement atroce qui enfle en même temps qu'une pensée. North ! Comment va North ! Je ne le vois pas ! Le bourdonnement gonfle jusqu'à exploser alors qu'on me secoue. Je croise le regard de henry qui clame :
-Petite, ça va ? Réponds-moi ! Ça va ?
Je reprend brutalement ma respiration, en articulant difficilement :
-Vent du Nord...
-Il va bien. Répond le maître d'écuries. Un groom l'a récupéré et le fais marcher. Par miracle, il n'a rien. Et toi ? Tu as mal quelque part.
Jusque là, je ne m'étais pas posée la question, trop obsédée par l'état de l'étalon. Je ferme les yeux, en prenant quelques secondes pour faire le point sur mon état de santé. La boue a amorti le plus gros de la chute. Ma cuisse est douloureuse car je suppose que c'est à cet endroit que j'ai cogné North. Je défais le clip de ma bombe en déglutissant, puis j'essuie mon front trempé de sueur, avant de me remettre sur mes jambes.
Henry, m'aide à sortir du trou et je l'en remercie car je ne suis pas certaine de pouvoir encore me tenir debout seule, la peur me faisant trembler de tout mes membres. J'entends rugir dans le public :
-IL Y A EU TRICHERIE !
Je tourne douloureusement la tête pour savoir qui a hurlé ça et je vois Lucius, les cheveux défait, le visage fou, hurler après le jury.
Je n'arrive pas vraiment à saisir ce qu'il se dis, surtout qu'Henry me saisit par le coude en disant :
-Venez, laissons Monsieur régler ça. Je vous emmène à l'intérieur. Vous avez besoin de vous laver et de vous réchauffer. Ne vous inquiétez pas pour North, il est avec le jeune Théodore, entre de bonne main.
Je hoche la tête et Henry me fait pénétrer dans un bâtiment réservé aux cavaliers pros. Il me fait asseoir sur un banc, je ne proteste pas me sentant dans un état second. Il revient quelques minutes plus tard, avec des affaires de rechange et une serviette chaude en m'indiquant les douches. Je demande un peu tremblante :
-Vous voulez bien m'attendre dans le vestiaire, s'il vous plaît ? Il y a une cavalière qui ne m'aime pas beaucoup et je ne voudrais pas tomber seule à seule avec elle. Pas dans cet état.
-Je pense savoir de qui vous voulez parler. Ne lui prêtez guère attention, elle finira par se lasser. Cependant, je ne peux que vous conseiller de vous rapprocher de Miss Greengrass. Elle sera sûrement une amie et une alliée. Vous comprendrez, que vous aurez besoin des deux dans ce monde. N'ayez craintes, je vous attends. Allez, maintenant.
0oo00oo0
L'eau des douches, est délicieusement chaude. J'y resterais bien un long moment mais je ne veux pas faire attendre Henry. J'enfile difficilement le pantalon, un gros hématome se formant déjà sur ma cuisse. Mes cervicales ont aussi bien ramassées. Heureusement que je portais ma dorsale, sans elle, je n'ose imaginer mon état actuel.
De retour aux vestiaires, Henry se lève à mon arrivée en me tendant les clefs du camion, il m'ordonne :
-Allez vous mettre au chaud et reposez-vous. Je vais voir de ce qu'il en est. En m'attendant, ne bougez pas, je me chargerais d'embarquer les chevaux.
J'acquiesce en partant en direction du camion en boitant un peu, ma jambe étant toujours douloureuse.
Une fois arrivée au véhicule, je croise Théodore rentrant North au box. Je m'approche d'eux pour aller flatter l'étalon et je demande :
-ça va, il n'a rien ?
-Non. Il répond. Tout va bien, c'est un gagnant. C'est les clefs du camion ?
Je hoche la tête, quand je le vois pointer du doigts le trousseau. Il reprend :
-Alors ouvre-le que nous puissions nous mettre au chaud. Le soleil décline.
Une fois cela fait, je m'installe du côté passager tandis que Théo agrippe le volant en souriant. Il dit :
a sacrement crié quand vous êtes tombés...
-Oui, j'ai un peu entendue. Je soupire. Il disait qu'il y avait eu tricheries ?
-Ouais. Il grogne. Si tu veux mon avis, ce n'est pas impossible que quelqu'un est saboté le terrain.
-Pourquoi faire un chose pareille ! Je m'exclame, un peu nerveusement.
-Parce que tu fais peur. Lâche simplement le jeune homme, en plantant ses yeux dans les miens. La coupe d'argent n'est remportée que par les descendants, des familles qui y participent. Tu n'en ai pas un. Voilà tout.
-Mais. Je bafouille. Pourquoi Monsieur Malfoy, ne fait tout simplement pas courir son fils !
-Drago, ne me fait pas rire. Il se sent bien trop supérieur pour monter à cheval. Il réplique avec dédain.
-Il aurait au moins dut venir s'occuper du cheval de son père. Ce n'était pas à toi de le faire. Je grogne, fatiguée.
Théodore hausse les épaules en soufflant :
-ça ne m'a pas déranger de le faire pour toi..
-T'es mignon. Je ris en le voyant se renfrogner.
Finalement, il explose d'un rire nerveux et communicatif qui remplit le camion d'une atmosphère détendue et bienveillante.
0oo00oo0
sur le chemin du retour, Henry me demande pour la énième fois comment je me sens. Je le rassure en souriant, en lui disant que j'ai juste la tête un peu lourde et que je suis fatiguée. Ce à quoi il répond, en me glissant une couverture de cheval en polaire sur les genoux :
-Reposez-vous et dormez un peu.
-ça fait du bien. Je murmure en me calant contre la portière.
-Quoi donc ? Demande Henry, sans quitter la route des yeux.
-D'être un peu choyée. Je souffle en m'endormant, ne sachant pas si Henry m'a répondu ou non.
0o00o0
une fois de retour aux écuries, je grommelle quelque chose d'incompréhensible alors qu'Henry me secoue pour me réveiller. Je l'aide à décharger les chevaux et à ranger le matériel. Il me congédie au moment de servir les repas, en me disant qu'il s'en chargera et que je ferais bien d'aller dormir. Il me précise également qu'il n'aura pas besoin de moi, demain matin. Je lui adresse un sourire reconnaissant, avant de rentrer chez moi.
Je me laisse tomber lourdement sur le vieux sofa en soupirant. Quelle vie étrange je mène, depuis que je suis entrée au service de la famille Malfoy. Le grincement de la porte qui s'ouvre, me fait tourner la tête sur la silhouette de Lucius et je demande, un peu amusée :
-Déjà ?
-En fait. Il répond en fermant la porte. J'étais venu te faire part de tes résultats.
Oh, le classement ! Je l'avais complètement oubliée ! Je réplique, acide :
-Il ne doit pas être glorieux...
-Détrompes-toi. J'ai réussi à avoir gain de cause. Ta chute ne sera pas comptée comme pénalité et ton tour avec North Wind, est compté comme nul. Ils n'ont pris en compte, seulement cette fois-ci, ton résultat avec Élégance. Tu obtiens donc la deuxième place.
Je me retiens de pousser un cri de surprise, Lucius ne veut que l'excellence, cette place ne sera pas satisfaisante. Je baisse les yeux et la tête au sol en attendant la remontrance, qui ne vient pas. Il dit :
-Compte tenu des événements, cette deuxième place est plutôt inespérée. Si il n'y avait pas eu cette chute, tu aurais été première. Tu remontras facilement dans le classement. Une dernière chose, j'aimerais que tu arrêtes de copiner avec Théodore. Il est ton premier concurrent, ne l'oublie pas.
Je m'apprête à lui envoyer une réplique cinglante mais je m'abstiens en soupirant. Je m'en sors déjà à très bon compte, autant ne pas trop pousser la chance.
J'avoue, me sentir un peu misérable sous le regard insistant de Lucius, qui se penche vers moi en murmurant :
-Mais le plus important, comment te sens-tu ?
-ça va. Je répond sur le même ton, un peu surprise. Ça aurait put être tellement pire..
-Embrasse-moi. Il ordonne.
Me pliant à son exigence, je franchis la ligne qui nous sépare pour poser mes lèvres sur les siennes. Aussitôt, son souffle se mêle au mien et je gémis d'impatience contre sa bouche alors que sa langue franchis la barrière de mes dents. Il me soulève par les hanches et instinctivement, mes jambes viennent s'enrouler autour de sa taille.
Puis, il nous déposent sur le lit, dans ma chambre avant d'aller tirer les rideaux de la fenêtre. Ensuite, il me déshabille lentement en prenant garde à ne pas me faire mal, avant de me glisser sous la couette.
Quand il s'allonge encore entièrement habillé, je ne peux m'empêcher de trouver anormal. Pourtant, il vient me prendre délicatement dans ses bras et je pose ma tête contre son buste, en respirant son odeurs. Il murmure en me serrant contre lui alors que je laisse glisser ma tête contre son épaule :
-Dors maintenant.
-Tu vas partir ? Je demande sur le même ton.
-Oui, mais je reste jusqu'à ce que tu dormes.
-Je déteste ça.
-Quoi donc ? Il demande, surpris.
-Me réveiller et voir que tu n'es plus là. Je souffle, la voix emplit de tristesse.
-Tu sais très bien que c'est une condition. Il réplique en cherchant mon regard.
-Je sais... Je chuchote en fermant les yeux. Mais je ne comprends pas pourquoi ça me fait si mal.
J'attends une réponse mais rien ne viens. Il fuis, je le sens. Finalement, je pousse un long soupir en m'imprégnant de sa chaleur et de son odeur.
Quand le sommeil vient me chercher, je ne peux empêcher deux larmes de couler et de venir s'écraser sur l'avant bras de Lucius, parfaitement éveillé...
