Hello ! Je reviens enfin après 3 ans ! La vache ! Je ne pensais pas avoir été absente aussi longtemps mais depuis quelques temps j'ai vraiment envie de finir cette fanfiction. Donc, c'est parti pour un nouveau chapitre, je me demande si il y aura encore du monde pour la lire mais au moins, elle n'aura pas un goût d'inachevée. Je m'excuse si il y a des fautes d'orthographe, je fais au mieux pour progresser chaque jour. Et j'espère aussi que mon style d'écriture n'aura pas trop changé.
A très bientôt !
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Sur le chemin du retour dans une des énormes BMW de Lucius, je ne dis mot encore troublée et tremblante de cette étrange rencontre. Ce qui m'inquiète encore plus, c'est l'effroi qui a transpercé quelques secondes sur le visage de mon employeur quand je lui ai décris ce que j'avais vu. Était-ce le fameux grand patron qu'il ne faut pas importuner ? Est-ce que Lucius va me faire sortir du pays discrètement pour ne pas qu'il arrive quelque chose de fâcheux ? Et surtout, vais-je perdre North Wind ?
A cette pensée mon cœur et mon estomac font une sorte de pirouette qui me donne la nausée. Je me redresse un peu sur la banquette contre laquelle je m'étais affalé. Et je tente :
-Lucius... ?
Il me stoppe la parole d'un geste sec de la main me faisant comprendre que ce n'est pas le moment de parler et la voiture continue son trajet interminable.
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Arrivé au manoir, Lucius me fait sortir sans ménagement de la voiture avant de me faire rentrer par un porte située sur le côté droit de l'énorme battisse. Je le suis un peu hagard, dans un dédale de couloir étroit au plafond bas. Les pierres sont apparentes et humides, j'ai l'impression que nous descendons de plus en plus mais comment le saurais-je, il n'y a pas de fenêtre ici qui pourrait laisser filtrer la lumière.
Lucius ouvre une porte et me fais signe d'entrer. Je pénètre dans un sorte de chambre, qui tiens plus d'un cachot. Elle est très vétuste, il n'y a qu'un lit avec une grosse couverture en laine marron et un bureau à l'allure bancale et vermoulu. Le long du mur du fond, il y a une belle réserve de bois pour alimenter la cheminée. Qui est a priori le seul moyen de chauffage et d'éclairage puisque la pièce est également dépourvue de fenêtre.
-Je sais, c'est un peu spartiate. Dit Lucius. Mais ici, personne n'aura l'idée de venir te chercher. Cette partie du manoir est dissimulée et les archives ainsi que moi-même entretenons l'histoire que les couloirs se sont éboulés et sont inaccessibles. Mais tant que je ne sais pas qui tu as vu et qui t'as vu lors du concours, tu dois rester ici. Surtout si il s'agît de notre supérieur et je le saurais assez vite. Si il y a le moindre souci, je vais laisser des instructions à des personnes de confiance pour qu'elles te fassent sortir en toute discrétion.
-Mais... Je bredouille, nerveusement. Tu vas me laisser moisir ici dans le noir combien de temps ?
-Le temps nécessaire. Soupire Lucius. Je ferais envoyer tes repas ainsi que quelques provisions. Je vais devoir fermer la porte à clef. Je ferais en sorte que ta literie soit un peu plus confortable et bien entendu, je m'occuperais du nécessaire pour ta toilette.
Je suis tellement abasourdie, que je n'arrive rien à répondre. Je sens simplement ma tête hocher à la positive et mes tremblements s'accélérer.
-Nous devrions allumer le feu avant que je ferme la porte. Déclare le blond en se dirigeant vers la cheminée.
Je le laisse faire, trop sonnée pour parler ou prendre une décision. Comment les choses ont-elles put nous échapper à ce point et aussi vite..
Le feu lancé, sa chaleur ne semble même pas m'atteindre. Je suis comme gelée de l'intérieur. Je vois Lucius s'apprêter à partir et mon souffle s'accélère , il s'arrête tout de même à ma hauteur en esquissant un geste réconfortant avant de se raviser. Je l'entend dire :
-Je ferais au plus vite. Essaye de te détendre, tu es en sécurité ici et ce n'est peut-être rien.
Puis la porte se claque, me soufflant l'air humide et moisi au visage. Me plongeant dans la pénombre la plus obscure. Me laissant seule avec mes pensées et pour seul son celui de ma respiration folle et démente...
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Je n'ai aucune idée du nombre de jour qu'il s'est écoulé depuis mon enfermement. J'ai plongé dans un sorte de torpeur et d'état second. Je me lève simplement alimenter le feu quand celui-ci manque de s'éteindre. C'est la seule chose qui me ramène à la réalité, me retrouver plonger dans le noir complet est une chose qui me terrifie encore plus à l'idée qu'on vienne me supprimer. Le manque de sommeil n'arrangeant en rien mon état psychique. En effet, lorsque j'arrive à m'étendre et à me laisser aller dans des abîmes plus agréable, la pensée de me retrouver dans un noir étouffant et poisseux me font sauter debout et je regarde les flammes affolée, à l'idée qu'elles puissent disparaître.
Le fait de n'avoir aucunes compagnies est aussi quelque chose d'horrible à supporter. Les repas apparaissent comme par magie sur mon bureau dès que je me réveille d'une micro sieste. Quelque part dans mon esprit, je suis consciente que cette situation est la meilleure surtout si elle m'évite un sort funeste. Je n'ai jamais pris à la légère les avertissements de Lucius. Mais j'avoue, que vivre ça... Les rends réels et terrifiants. Bien plus que pendant nos discussions !
Je prie chaque jours que la personne qui m'a vu ne soit pas un supérieur de Lucius et que cela sera bientôt un mauvais souvenir.
A chaque sons étouffées que je perçois de l'extérieur, j'espère que c'est mon employeur qui viendra ouvrir la porte pour me libérer mais à chaque fois, c'est la même déception amer..
Depuis quelques jours, du moins je le suppose. Je me parle à moi-même afin de rompre la monotonie quotidienne. Je suppose que l'été s'est bien installé car malgré l'épaisseur des pierres, le feu donne une chaleur étouffante mais je n'ose pas encore le laisser mourir pour faire baisser un peu la température, le noir m'effrayant trop.
J'arrive désormais à dormir plus longtemps, et c'est devenu un luxe, mes rêves m'offrent un échappatoire salvateur. Surtout, quand il traite de Lucius et de ses talents délicieux...
Quand j'en ai assez de rester sans bouger sur le lit, je me force à faire de l'exercice afin de ne pas trop perdre de ma condition physique et d'essayer d'évacuer un peu du stress qui me ronge quotidiennement. Je me demande bien quand je sortirais, et si je sors libre est-ce que j'aurais le temps de reprendre correctement l'entraînement des chevaux ? Devrais-je même continuer et ne pas fuir pour de bon ?
Le seul sentiment de devoir abandonner North Wind et Élégance me brise le cœur en mille morceaux. Des larmes viennent s'écraser sur le dos de ma main et je secoue mollement ma tête pour me ressaisir. Je ne dois pas pleurer, je dois être forte et tenir le coup.
Oui la situation est lamentable mais grâce à ça, je ne suis pas morte. Je sais que Lucius ne m'a pas enfermée par plaisir, il faut simplement que je patiente... Mais parfois, l'attente est pire que le châtiment...
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Un matin, j'entends la porte grincer est s'ouvrir. Je m'attends à être aveuglée par la lumière du jour avant de me rappeler que le couloir est dépourvu de fenêtres.
Lucius pénètre dans ma cellule, et je n'ose pas dire un mot, le cœur au bord des lèvres. Je le regarde entrer dans la pièce essayant d'étouffer l'espoir naissant dans ma poitrine. Il s'assoit sur le lit à côté de moi en posant simplement sa main sur mon genou. Oh mon dieu, cette sensation que quelqu'un vous touche est si incroyable. J'en oublierais presque ma rancœur pour me lover contre lui, respirer son odeur, sa chaleur mais je reste concentrée sur cette main, son poids qui me tient ancré à la réalité.
Il prend enfin la parole, la voix rauque :
-Je pense que tu vas pouvoir sortir sans risques.
-Tu...Tu penses ? Je demande en éclaircissement la voix.
-Oui, je me suis renseigné de la manière la plus approfondie possible et il semblerait que ce ne soient pas un de mes supérieurs qui t'ai vu ce jour là.
Le fait que Lucius semble choisir ses mots avec le plus grands soins, ne me rassure pas du tout. C'est un peu tremblante que je dis :
-ça fait combien de temps que je suis enfermée ?
-8 jours. Il soupire. J'aurais voulu faire plus vite mais j'ai jugé bon de te laisser à l'abri pendant 3 jours de plus. Par précaution.
Je hoche la tête silencieusement en me demandant si Lucius était réellement inquiet pour moi ou de la situation dans laquelle il allait se trouver si notre secret était découvert.
Je demande plus fermement :
-Et maintenant ? Je vais reprendre le travail comme il s'est arrêté, i jours ? Comme si de rien n'était ?
-Si c'est cela que tu souhaites alors oui. Il répond. Mais si tu souhaites partir et ne jamais revenir, ce qui serait la décision la plus logique. Je ne tenterais pas de te convaincre du contraire.
J'entortille une mèche de cheveux nerveusement autour de mes doigts avant de souffler :
-Il faut déjà que je sorte de cet endroit avant de décider quoique ce soit !
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la lumière extérieur me brûle cruellement les yeux mais pas autant que ce à quoi je m'attendais. Heureusement, que la pièce où j'étais enfermée était éclairée par le feu de la cheminée encrassée. Je me dirige machinalement vers mon logement en inspirant les odeurs de la nature tandis que Lucius se tient silencieusement à mes côtés.
8 jours, je suis restée enfermé 8 jours... J'ai l'impression que ça a duré un mois.. Je tente vainement de calculer quel jour nous sommes avant de capituler. Le calendrier m'informera beaucoup plus précisément que mon esprit confus.
Lucius me sort de mes pensées en prenant la parole une fois arrivée devant la porte de ma maison :
-J'ai allumé la cuisinière pour que tu es de l'eau chaude. J'ai pensé que tu voudrais prendre un bain après avoir passé 8 jours de manière très rudimentaire.
Je le remercie silencieusement encore trop bouleversée et choquée par la tournure des événements.
-Est-ce que tu veux de l'aide ? Demande le blond. Souhaites-tu que je parte ?
-Non ! Je crie avant de me ressaisir. Non, ne part pas déjà s'il te plaît. J'ai peur de me retrouver seule trop vite..
Lucius semble comprendre et se dirige sans un mot vers la salle de bain pour faire couler le dit bain. Avant de revenir en m'entraînant gentiment à sa suite. Les odeurs d'agrumes et de menthe viennent me chatouiller avec délicatesse les narines et je sens une petite partie de la tension accumulée dans ma cellule s'envoler. Lucius, reste dans un coin de la pièce en me dévisageant, ne sachant quoi faire. Lui qui d'habitude est si autoritaire et entreprenant, c'est extrêmement déroutant de le voir ainsi.
Au bout de quelques instants, il décide de s'approche en soufflant, la voix traînante :
-Je ne sais pas quoi faire ? Depuis notre dernière discussion, tu m'as bien fait comprendre que tu ne voulais pas que je te touche et je souhaite respecter ce choix... Alors dis-moi ? Qu'attends-tu de moi ?
-Je veux que tu oublies cette discussion, juste aujourd'hui. Je réplique la voix chargée de sanglots. Juste que tu sois là... Ne me laisse pas seule, j'ai tellement peur. Je ne veux pas mourir mais je ne veux pas partir non plus... Pas sans lui...
Cette fois, ma voix se brise complètement et je pars dans un crise de larme en me laissant glisser le long de la porte, le visage enfouit dans mes mains gelées.
-Arrêtes de pleurer ! M'ordonne impérieusement l'homme en s 'agenouillant devant moi.
Je relève la tête, surprise et glacée par son ordre froid et autoritaire. Il saisit alors mon menton en reprends plus calmement :
-Je t'ai dis que pour le moment personnes n'est au courant de ton activité chez moi alors n'ai pas peur de ça. Pour le moment, tu ne risques rien. Tu peux continuer de travailler aux écuries sans risques. Nous changerons juste quelques habitudes mais rien de dramatique. Je suis navré de t'avoir imposé ce séjour mais tu connaissais aussi bien les enjeux que moi. C'est pour ton bien que je l'ai fait , N'en doute jamais. Maintenant, lèves-toi et entre dans ce bain.
Le discours de Lucius vu de l'extérieur pourrait sembler injuste et horrible compte tenu de la situation mais c'est exactement ce dont j'avais besoin. Ce côté insensible est parfait et me donne un coup de fouet.
Je ravale mes sanglots et me mets debout devant mon employeur qui saisit mon débardeur et le retire sans autre forme de procès. Il me libère également de ma brassière de sport pendant que retire le bas avant de me glisser dans l'eau à peine tiède afin de me déchoquer.
Puis Lucius, sort de la salle de bain en laissant la porte ouverte. Je le suis du regard et le voit s'installer à table pour préparer je le suppose, du thé.
Il revient quelques minutes plus tard en me collant une tasse dans les mains. A l'odeur, je devine qu'il s'agit du thé blanc à la pèche, un de ses favoris.
Je me redresse dans l'eau en calant mes genoux contre ma poitrine et je murmure :
-Puis-je te donner réponse demain afin de savoir si je reste ou non ? Juste le temps que la nuit porte conseil et que je ne prenne pas cette décision à chaud.
Lucius hoche la tête en soufflant sur sa tasse, le regard toujours aussi froid et calculateur. Son regard me fait presque culpabiliser de lui avoir demandé de rester. Visiblement, il n'en a aucunes envies. Je souffle au bout de dix minutes :
-Pars si tu veux, je vais me débrouiller maintenant.
-Ne dis pas de bêtises. Il grogne en posant sa tasse vide. Allez sors de l'eau.
Je m'exécute sans protester alors qu'il m'enroule dans une serviette tiède avant de me porter jusqu'au lit moelleux et confortable.
Alors qu'il s'apprête à tirer les rideaux, je gémis de peur et il se ravise en venant s'allonger à côté de moi.
Je sais ce que je lui ai dit huit jours plus tôt et je sais la colère que j'éprouve envers cet homme mais je ne peux m'empêcher de me coller à lui en glissant mes mains sous sa chemise pour sentir son corps. Ses abdominaux se contracter sous le passage de la pulpe de mes doigts. Il gémit :
-Marie, arrêtes.. Il faut que tu dormes..
Je n'ai pas envie de dormir, je me suis reposée pendant huit jours. Je veux juste sentir un contact physique, sentir des mains sur ma peau nue. Des mains qui me rendent brûlante et qui me fassent me sentir en vie. Alors, je me redresse en laissant la serviette tomber, dévoilant ma nudité. Mes cheveux encore humides se collent aux épaules de Lucius, mouillant par gouttelette sa chemise blanche.
Je sens mon souffle se mêler au sien tandis que ses bras viennent s'enrouler autours de mes hanches et je murmure avant de m'emparer de ses lèvres :
-Aime-moi encore cette nuit.
