Chapitre 17 La pensine du dernier instant

- 24 décembre 1998 - Appartement de la sixième victime

Hermione, Luc, Delphine et Coralie s'étaient rendus immédiatement du bal à l'appartement de la victime. Hermione espérait pouvoir se montrer utile, c'était la première fois qu'elle mettait les pieds sur une vraie scène de crime et c'était d'ailleurs avec une certaine appréhension et la peur de l'échec. Ils étaient arrivés au rez-de-chaussée du bâtiment, par la cheminée privée de cet immeuble de l'avenue d'Eden. Plusieurs officiers se trouvaient dans les couloirs respectant les ordres de ne plus rentrer. D'ailleurs celui près de la porte avait l'air blème quand il s'adressa à Delphine.

- Officier Albin?

- Oui.

- Agent Morrel, je suis le premier arrivé sur les lieux. Je suis le seul à être rentré et je n'ai touché à rien.

- Je vais prélever un peu de votre essence magique au cas où. Magus Detractio.

Hermione vit alors une lueur bleu se placer dans une des fioles de l'officier légiste qu'était Delphine. Elle lui avait déjà fait la démonstration de ce sortilège à Hermione au tout début de leur collaboration. De cette manière, elle pouvait éliminer les traces de l'officier dans ses pas magique. C'était d'une efficacité impressionante d'ailleurs.

- C'est fait Agent Morrel, ne laissez personne accéder à l'étage et encore moins à l'appartement.

Delphine se retourna alors vers son équipe, en tant que membre la plus expérimentée.

- Vous êtes tous en état pour lancer des sorts d'enquête ? Hermione ? Tu n'as pas trop bu?

- Quelques flûtes mais ça ira. Magus Liquatorium, fit Hermione en se tapotant.

Le sortilège de non contamination magique se plaça sans aucune difficulté. Elle remarqua que les autres ne le firent nullement en informulé cette fois. Sans doute en méfiance de leurs taux d'alcoolémie.

- Bon on va rentrer, ne touchez à rien pour l'instant, fit Delphine en faisant apparaître un appareil photo magique. Luc tu prends les photos.

- À tes ordres.

Delphine ouvrit la porte et les quatres enquêteurs entrèrent avant de refermer derrière eux. La victime était une femme noire d'environ quarante à cinquante ans. Elle était allongée sur la table de la salle à manger, bras et jambes écartés, nue, dévoilant sa féminité et mettant Hermione mal à l'aise. Elle n'avait visiblement comme blessure qu'un coup porté au cœur avec une lame.

- Elle est nue... fit Hermione.

- Oui, on ne peut pas la couvrir encore, fit Delphine tandis que Luc prenait les photos.

- Tu crois qu'elle a été violée ?

- Ce n'est pas le genre de notre suspect mais comme tu l'avais vu dans les photos, ils l'étaient tous.

- Oui... mais en vrai c'est différent.

- Si tu veux sortir et nous attendre vas y.

- Non, je veux aider.

- Bon cherche son identité, n'importe quoi.

Elle vit alors Delphine sortir sa baguette et inspecter le corps en parlant avec une plume à papote tout en lançant pas mal de sort au vu des différentes lueurs.

- Premières observations: La victime est placée sur une table, membres inférieurs et supérieurs ligaturés par liens physiques. Sa seule blessure apparente semble être une plaie au cœur. D'après la température du corps, la mort remonterait à vingt heures quarante-cinq, ce soir. Aucun sévice sexuel de type pénétrant. Aucune hémorragie externe ni pétéchie, elle n'a pas été étranglée. Fait notable la victime sourit. Test à prévoir: analyse potionnique pour détection de substances euphorisantes.

Hermione se concentra sur sa part du travail, c'est-à-dire dire fouiller le courrier et les papiers de la victime afin de découvrir son identité. Elle voyait Luc continuer de photographier et Coralie cherchait des traces étrangères. Fouillant le sac à mains, elle trouva les papiers.

- Danielle de Bonaventure, quarante-six ans, célibataire, américaine, elle a un Visa moldu et sorcier.

- Une américaine hein? fit Coralie. Le visa magique date de quand ?

- Vingt-deux ans exactement.

- Merci.

- Hermione, fit Delphine, tu continues dans le courrier.

Hermione farfouilla alors le bureau, des factures, des documents banquaires, du courrier publicitaire et un parchemin vierge. Elle s'y interessa quand elle entendit Delphine.

- Plaie unique ayant perforé le myocarde.

Delphine regardait Hermione qui avait sorti sa baguette.

- Aparecium, lança Hermione sur le parchemin pour tenter de faire apparaître du texte.

C'était un courrier, venant de Lady Poison qui transmettait les informations de Severus qu'elle avait reçu.

- Hey, elle est liée, Lady Poison lui a transmis les informations du professeur Rogue.

- Bon ben on avance, fit Luc.

- Bon... fit Delphine. On va voir où ce connard est passé. Appare Vestigium.

Sous des volutes de fumée dorée, des teaces de pas apparurent autour de la table marchant sans cesse, les derniers pas partaient vers le mur.

- Ça, c'est vraiment bizarre, fit Coralie. Dites personne a vu une baguette ?

- Non, désolée, fit Hermione.

- Bon... Accio baguette de Danielle de Bonaventure. Ha ouais... que dalle.

- Bon, fit Luc. Faudrait savoir c'est quoi sa spécialité, cherchez tout ce qui est bizarre.

Hermione fouilla tout ce qu'elle pouvait, ne trouvant que des choses normales, des verres, des décorations basiques, des aiguilles de tricot, des livres en tout genre. Elle tourna la tête, découvrant Luc en train de toucher très attentivement le mur.

- Dites... c'est moi ou la disposition de l'appartement est bizarre.

- Comment ça ? fit Coralie.

- On est bien en façade... la cuisine, la salle de bain.

- Il y a un espace entre les deux, fit Hermione.

- Bon, tentons le diable. Aberto.

Le mur fut percuté par une petite lueur, avant d'émettre un bruit de frottement, et de coulisser à l'intérieur de lui-même.

- Sésame ouvre toi, fit Luc.

Hermione, Delphine et Coralie approchèrent alors, c'était une sorte de cagibi, mais il était vide, totalement. Quelques déchets par terre et beaucoup de poussière.

- Si ça c'est pas bizarre, je démissionne, fit Coralie.

- Des déchets, des boutons... de la paille... Génial, fit Luc.

Hermione se mit à genoux devant les boutons en les observants avec attention. Si elle n'avait pas de baguettes, peut-être utilisait-elle autre chose.

- C'est autorisé de lancer un Reverte?

- Qu'est-ce que tu veux replacer? demanda Coralie.

- Elle ne veut rien replacer je pense, fit Delphine. Elle veut en user avec le maximum de concentration. C'est ça Hermione ?

- Oui...

- Imaginez que je ne sais pas utiliser un Reverte au maximum, fit Luc. Ça fait quoi?

- Normalement tu peux rendre à un objet son état initial même si les pièces manques. Reverte.

Hermione lança ce sortilège en se concentrant énormément, comme lorsqu'elle avait dû lancer le sortilège d'oubliettes sur ses parents. Petit à petit, de la paille entoura les boutons puis des bras poussèrent, ainsi qu'une tête.

- Bien joué Hermione, fit Delphine.

- Merci, j'étais pas sûre de mon coup.

- Mais on a gagné une peluche, fit Coralie.

- Andouille, fit Luc, c'est pas une peluche mais une effigie.

- À notre victime vous pensez?

- Ça c'est facile à savoir, fit Hermione.

- Oui, fit Delphine, Avensegium.

La petite effigie se dirigea lentement vers la victime et s'arrêta à proximité, elle en était la propriétaire.

- Donc notre victime était une utilisatrice d'effigies. Ça réduit le nombre de sorcellerie, fit Luc.

- Ça ne laisse que le vaudou ou l'amérindienne. Elle vient d'où ? fit Hermione en reprenant le visa en main. Louisiane.

- Vaudou donc, fit Luc. Bonne inspiration le Reverte.

- Combien de temps as tu potassé de tels sortilèges ? demanda Coralie.

- Dès que j'ai le temps, avoua Hermione.

C'était surtout sous la tente, il fallait bien qu'elle s'occupe et comme elle avait quasiment emmené une bibliothèque. Elle avait lu. Beaucoup et surtout beaucoup appris.

- Bon... du vaudou, ça s'ajoute à la somme des choses bizarres, fit Luc.

- La somme... marmonna Hermione, la somme...

- Quoi? fit Delphine.

- Dites, vous vous souvenez de la légende ?

- Quelle partie? demanda Delphine.

- "Pour combler le vide et enfermer les damnés, septs prêtres unissant âmes et esprits créèrent sur ordre du Roi le Coffre". Sept prêtres.

- Donc il ne reste qu'une seule victime sur sa liste, fit Coralie.

- Il n'y a plus de prochaines victimes, fit Luc.

- Bah si crétin, sept prêtres et six morts. Sept moins six...

- Le professeur Rogue, fit Hermione. Il est le dernier membre, il était là il y a quinze ans donc...

- Sept, fit Luc.

- Donc la sécurité de ce que notre tueur recherche est fichue.

- Avant tout, on empacte et on transporte au bureau.

Un véritable travail d'enquêteurs venait d'être fait, désormais, ils devaient trouver le tueur.

- Laboratoire Médico-légal de l'UMEC -

Toute l'unité se rendit alors au bureau pour éplucher tout ce qu'ils avaient sur la victime. Elle était en réalité exactement comme toutes les autres, une personne normale sans aucune histoire, officiellement en tout cas. Le passé avait montré que les victimes aimaient bien cacher des choses. Elle avait exercé le métier de cuisinière dans un petit restaurant durant des années mais rien de plus intéressant. Son coffre a Gringotts était bien rempli mais sans non plus déborder de richesses. Enquêter sur d'éventuelles familles serait beaucoup plus compliqué en réalité, étant donné la distance. Hermione se demandait si ils allaient encore faire un travail minutieux qui ne mènerait nulle part. Pour la première fois de sa vie, Hermione assista à une autopsie, ayant un peu de mal à supporter la découpe de la victime. C'était peu ragoûtant et avec ce qu'elle avait mangé c'était plus compliqué. Elle eût quelques remontées un peu plus compliquées.

Il n'y avait eu aucun acte sexuel avéré, et aucune torture visiblement. C'était la première victime qui semblait s'en sortir aussi bien. Hermione avait alors émis l'hypothèse d'un Imperium mais Delphine, qui avait déjà effectué le suivi médical de victimes de ce sortilège de controle mental lui confirma qu'il existait des signes comme des yeux vitreux et dilatés qui étaient absents. La seule chose de sûre était comment elle était morte. Cependant Hermione s'apprêtait à passer un très mauvais moment, véritable moment d'horreur.

- Il nous reste une solution, fit Delphine. Ça donnerait des pistes.

- Laquelle ? fit Luc.

- La pensine du dernier instant.

- Mouais...

- Sa mort remonte à moins de huit heures, c'est encore possible.

- Dites? fit Hermione. C'est quoi cette pensine du dernier instant ?

- En fait, une pensine normale tu y glisses toi même tes souvenirs, les souvenirs que tu veux.

- Ça je le sais.

- La pensine du dernier instant, c'est presque identique. On prélève le souvenir des dernières minutes avant la mort et comme tu l'as entendu, ce n'est possible que si la mort remonte à moins de huit heures.

- Donc on peut voir ce qu'il s'est passé ? C'est parfait.

- Pas vraiment, fit Luc.

- Pourquoi ? demanda Hermione.

- Une seule personne peut voir le souvenir, fit Coralie.

- C'est déjà ça.

- Mais elle ne le voit pas, elle le vit.

- Comment ça ?

- Une pensine, tu es spectateur de la scène, tu peux te déplacer et observer ce que tu veux. Ici tu... es acteur du souvenir.

- Acteur? On voit par ses yeux?

- Oui uniquement mais en plus tu ressens tout, les peurs, les odeurs, les sensations, les douleurs, seule la mort ne t'affecte pas.

- Ho c'est complexe alors.

- Bon, fit Luc. J'y vais.

- Luc. Tu es un homme, une femme serait plus compatible.

- Il faut être compatible en plus ? demanda Hermione.

- Oui, ça ne laisse que toi et Coralie, je dois surveiller l'état de la personne qui en use.

Hermione regardait Coralie et découvrit une tête bizarre, Coralie ne voulait pas y aller c'était clair.

- J'y vais, fit Hermione.

- Sûrement pas, fit Luc.

- Et pourquoi ?

- C'est traumatisant.

- Un de plus ou un de moins.

- Coralie y va, fit Luc.

- Hermione, je suis désolée que ce soit toi mais j'ai...

- Tu as quoi?

- En fait je n'ai pas bu de la soirée... je ne l'ai pas encore dit à Damien mais...

- Tu es enceinte ? fit Hermione. Félicitations !

- Merci... mais...

- Ça fait qu'elle ne peut pas y aller, trop dangereux, fit Delphine après l'avoir félicitée.

- Donc j'y vais.

Hermione regarda méchamment Luc comme le mettant au défi de l'en empêcher. Naturellement, celui-ci était compréhensif de l'état de Coralie. Hermione fut donc installée sur une chaise et y fut attachée. Elle s'inquiéta des liens mais ils lui dirent que c'était pour sa sécurité. Luc était près d'elle et tentait de la rassurer.

- Tout ce que tu vas voir, tu ne le vis pas. Ce n'est qu'un film, tu le ressens mais il ne t'arrive rien. On est là.

- Tu es prête ? fit Delphine.

- Pas vraiment.

- Pour savoir, tu n'es pas dans le cas de Coralie ? Ou il vaut mieux vérifier ?

- Non je suis sûre de moi. Je ne suis pas enceinte.

Hermione rit intérieurement, il y avait vraiment une impossibilité que cela soit le cas. Elle n'avait pas encore vu le loup donc c'était impossible. Elle vit alors Delphine extraire le souvenir du corps et celui-ci était rouge à l'inverse de l'habitude.

- Ouvre la bouche.

- Hein? Je dois l'avaler ?

- Navrée.

- Par Merlin... ça a quel goût ?

- T'es déjà tombé sur une dragée surprise goût vomi ou crotte de nez? fit Luc.

- Ouais comme à peu près tout le monde.

- Mélange et empire...

- Bordel, allez on y va.

Hermione ouvrit grand la bouche et Delphine y versa le souvenir. Le goût était horrible, la mort elle-même devait avoir ce goût là. Elle se sentait tournoyer dans tous les sens puis, ce fut le noir complet.

Elle ouvrit lentement les yeux, elle ne pouvait nullement bouger, attachée aux bras et aux jambes. Elle était allongée sur la table et il était là. Hermione ressentit toute la peur de Danielle en cet instant et elle comprenait pourquoi. Il était gigantesque, presque deux mètres et ils faisait les cent pas devant elle. Ses longs cheveux blonds hirsutes reposant sur une tenue de cuir intégrale, il aurait pû être chanteur dans un groupe de rock. Il parlait tout seul, jouant avec la lame dans sa main.

- Je vais te retrouver... ne t'inquiètes pas... on sera ensemble.

Soudain il tourna ses yeux vers elle, non vers Danielle, c'était très perturbant pour Hermione, elle ne savait pas si elle ressentait les choses ou si elle les vivait.

- Ho... tu es réveillée...

Soudain le sorcier disparut avant que sa tête n'apparaisse au dessus d'elle.

- Tu ne sauras rien, dit Hermione.

C'était étrange, elle n'était pas maîtresse d'elle-même, obligée de regarder ce que regardait Danielle, faire ce qu'elle faisait, dire ce qu'elle disait...

- Mais je le sais déjà...

- Quoi? Comment ?

- J'ai deviné... vous n'êtes pas très imprévisibles, fit il en passant les doigts sur le corps de Danielle.

- Lâche moi...

- Je n'ai même pas besoin de toi pour le récupérer.

- Alors pourquoi ?

- Je m'ennuie... Et puis vous traquer tous les septs était amusant.

- Tu n'a pas traqué Severus, il est mort en héros.

- Que tu crois...

Il passa sa main sur le ventre de Danielle et une lueur eut lieu, un os du bassin transperça la chaire. L'os pointait haut dans le ciel tandis qu'Hermione hurlait de douleur. Il ne l'avait pas torturé.

" Comment Delphine a raté ça ?"

- Douloureux... pardon.

Une autre lueur et l'os retrouva sa place, elle était guérie.

" Ho non... il l'a torturée... je vais..."

Des dizaines de répliques eurent lieu, aux jambes, au bras, au ventre, côtes. La douleur était intense, elle se faisait broyer dans tous les sens, puis elle était à nouveau guérie et il recommençait.

- Quel plaisir mon cœur, fit il en se penchant et lui léchant le visage.

- Sale monstre...

- Ho mon cœur, pourquoi sont ils si cruels tous. Un monstre... nul monstre, juste un sorcier. Amusant non?

- Qu'est-ce que tu veux?

- Tu es mon message.

- Ton message ?

Il se mit à lui lécher le corps de manière sadique, c'était un animal, un être sans limite. Et à chaque fois il lançait un sortilège sans baguette pour effacer les traces.

- Quel message Hyunkel!!!

- Pour qui Severus a envoyé bien sûr.

" Moi?"

Hyunkel se déplaça à côté d'elle et marmonna à son oreille.

- Jolie petite sorcière britannique... tu es intéressante... très impressionnante, tu comprends vite...

- De qui parles tu?

- De cette sorcière anglaise, un bel instinct de survie. Quand je traquais Severus, j'ai vu ton Duro sur la tapisserie... magnifique. Quel talent...

" C'est à moi qu'il parle? Pas à Danielle."

- J'ai vite compris l'intérêt de te suivre toi et ce gamin à la cicatrice... Vous alliez forcément vous en mêler.

" Non c'est pas vrai... il sait depuis le départ..."

- Comment va ta lèvre depuis le rouquin?

" Il était là ??? C'est impossible j'étais seule avec Ron..."

- Jolie robe de bal également... vous devriez apprendre la méfiance... Tous...

C'était une donnée qu'ils n'avaient pas, il les suivait, les traquait depuis longtemps. Il savait qui enquêtait sur lui et en plus il jouait avec eux.

- Alors mon cœur... je vais laisser ces petites gens de l'UMEC t'inspecter, longuement. Je dois le prévenir pour que ce message soit transmis. Tu fais un joli hiboux... j'ai bien envie de plus te plumer mais quand il n'y a rien à découvrir... ce n'est plus très drôle.

- Va te faire foutre, il le trouveront avant toi et il le détruiront et toi avec.

- Ku ku ku... sûrement pas.

Et il planta la lame dans le cœur de la victime, sans aucun tremblement. La douleur vrilla Hermione c'était puissant, normalement elle n'aurait pas dû ressentir la mort, Luc le lui avait dit sauf si...

" Le salaud, il a fait durer l'agonie, un sort peut-être".

Le sorcier blond quitta la pièce en passant à travers le mur. Ça c'était vraiment bizarre.

- Pardonnez nous, fit Danielle. Nous avons été incapables de le stopper il y a quinze ans, et il est revenu. Encore et toujours.

" Elle me parle à moi..."

- Écoute moi jeune sorcière concentre toi sur ma voix juste ma voix, j'ai peu de temps... J'ai été prise par surprise par Hyunkel mais j'ai pû faire quelque chose. Cela va vous aider. Il s'en est pris à mes frères d'armes, Martin, Isabelle, Sandrine, Maxime, Abdel et Severus. Nous sept l'avons enfermé en scellant à nouveau ce pouvoir. Il t'a destinée à le remplacer et je vais faire de même.

Hermione entendait les dernières paroles de Danielle, elle voyait l'horloge dans la pièce, l'heure du décès approchait.

- Je sais que tu vois... je connais cet art... je le maîtrise... j'ai vu ma mort et je sais que tu es là. Sois concentrée sur ma voix. J'ai peu de temps. Vous devez l'empêcher de le retrouver. Accepte tu mon offrande?

" Je... J'accepte ? "

- Tu dois être sûre de toi.

" D'accord j'accepte votre offrandre"

- Parfait.

Soudain Danielle se mit à parler d'une voix caverneuse.

- Nou menm ki, pi lwen pase lanmo, agoni mwen, akeri don pret yo. Atrave lanmo, resevwa fos mwen. Vin pret pa eritye nanm mwen epi defann enmi kole pa nou. Se pou manman an veye sou ou pou tout tan.

Hermione était totalement incapable d'identifier cette langue. C'était étrange mais tout redevint noir.

Elle émergea alors attachée à sa chaise avec une envie puissante de vomir. Luc fit apparaître un seau pour elle et elle vomit longuement très longuement.

- Hermione ?

Hermione avait les larmes aux yeux, elle venait de se faire torturer à nouveau, même si ce n'était pas elle directement.

- Il... il l'a torturée... et il la guérissait.

- J'avais dit qu'il ne fallait pas le faire! fit Luc.

- Merlin... Hermione, si j'avais su, fit Delphine gênée de son erreur.

- Il la guérissait et effaçait les traces, tu ne pouvais pas le savoir.

- Tu l'as vu distinctement ? fit Coralie.

- Oui, je ne le connais pas, ce n'est pas un mangemort.

- Elle a parlé ? demanda Luc.

- Elle a pas eu besoin, il sait déjà...

- Pourquoi la torturer alors?

- Pour moi.

- Comment ça pour toi? demanda Delphine.

- Il sait que je suis ici, que vous enquêtez sur lui, il était au bal... On s'est fait posséder depuis le début... Il faut trouver ce qu'il veut.

Hermione prit beaucoup de temps pour s'en remettre, c'était tellement particulier. Elle glissa même un souvenir dans la pensine plus classique, pour que les autres puissent le traquer et se méfier si ils tombaient nez à nez avec lui. Elle était réellement épuisée et Luc choisit de la ramener.

- Logement de fonction-

Hermione était allongée sur son lit en position fœtale et essayait de récupérer.

- J'ai été à nouveau torturée... pourquoi torturer si il ne voulait rien savoir.

- T'atteindre, la psychologie est une arme puissante.

- Je suis si... prévisible ?

- Il a misé sur toi mais si Coralie n'était pas enceinte elle y serait allée donc.

- Une chance sur deux donc...

- Tu devrais dormir, tu vas être totalement épuisée.

- Au fait... Joyeux Noël Luc.

- Joyeux Noël Hermione, désolé qu'il ne soit pas si génial au final. Je te donnerai tes cadeaux tour à l'heure.

- Ce n'est pas grave Luc... si je cauchemarde, réveille moi d'accord.

- Compte sur moi.

Hermione ignorait alors encore que sa nuit serait bien plus particulière que sa soirée.

réponse review

Sandy

Merci à toi d'y adhérer

katymyny Ils sont surtout lourdingues, ce dix-septième chapitre, un peu plus court car il introduit surtout la seconde partie de la fic et le chapitre suivant