Chapitre 20 : Enfin prête
28 décembre 1998 - Domaine des Bertier, Picardie -
Hermione avait passé les jours suivants à potasser longuement le livre de Danielle, c'était très intéressant mais pour apprendre à maîtriser cette magie, elle ne se contentait que d'une seule et unique chose: invoquer ce magnifique petit serpent tout en évitant de penser à des choses gênantes, sachant qu'il pouvait lire ses pensées. La demande de Luc à ses propres parents avait pris énormément de temps, que Luc lui justifia par le caractère borné de son père. Elle avait un peu de mal à imaginer qu'elle allait officiellement découvrir le domaine familial. Elle était même très inquiète de se retrouver réellement en tête à tête avec la famille de Luc.
Quand le fameux jour était arrivé, elle avait revêtu une grosse doudoune blanche pour se protéger du froid, il continuait de neiger depuis près de deux jours. Naturellement, c'était par transplannage d'escorte qu'elle était arrivée, seul Luc connaissait l'emplacement du domaine. D'ailleurs c'était lui qui portait leur valise, les parents de Luc ayant insisté pour qu'il y reste au moins une nuit. Dès l'instant où ses pieds avait percuté la neige de Picardie, elle avait été étonnée par l'espace vide, le domaine était gigantesque et magnifique une fois son manteau blanc revêtu.
- Wahou c'est magnifique.
- La neige rend cela plus beau.
Hermione se retourna et découvrit alors une demeure grande et très belle, très ancienne à seulement quelques mètres d'elle, mais quelque chose clochait.
" C'est pas si grand que ça... Bizarre" pensa-t-elle.
- Bienvenue chez les Bertier, fit Luc.
- Merci...
- Il y a un problème ? demanda-t-il devant la surprise d'Hermione.
- Vu la taille du domaine, je m'attendais à une maison plus grande.
Luc se mit à rire alors et elle le regarda quelque peu vexée.
- J'ai dit une bêtise ?
- C'est juste que j'avais pas pensé à ça.
- C'est vrai, regarde, elle est gigantesque par rapport à celle de mes parents bien sûr, mais on dirait un petit manoir, je m'attendais presque à un château.
Luc se plaça devant elle un grand sourire aux lèvres.
- Ceci est la demeure des domestiques.
- Domes... QUOI? Ce manoir est pour vos domestiques ? fit elle estomaquée par l'annonce.
- Oui, l'aire de transplannage est devant cet édifice, on va y rentrer et ils vont nous annoncer, la demeure familiale est de l'autre côté.
Elle n'arrivait pas à en croire ni ses yeux ni ses oreilles, c'était la demeure des domestiques... Dix fois plus grande que la maison de ses parents.
- Si Mademoiselle veut bien me suivre, fit il en tendant son bras.
- On aurait dû ramener quelque chose... ça se fait et surtout dans ton milieu.
- Ne sois donc pas si mondaine.
- Silence... j'admire, fit elle en lui donnant le bras.
Ils avancèrent alors vers la demeure des domestiques et Luc tira la corde faisant résonner une cloche.
" C'est comme dans les contes de fées."
La porte s'ouvrit sur un majordome assez âgé.
- Maître Luc?
- Bonjour Adrien.
- Mademoiselle ?
- Hermione, Monsieur.
- Je me doutais Mademoiselle, Madame la comtesse ne parle que de vous depuis Noël.
- Noël... comtesse... fit elle étonnée en enregistrant les informations.
- Le jeune comte désire-t-il quelque chose avant que nous n'avertissions vos parents ?
- Tu as soif?
- Euh... non... non.
- J'envoie de ce pas Hippolyte prévenir vos parents.
- Merci.
Hermione et Luc furent installés dans un petit salon, c'était invraisemblable mais elle ne se sentait pas à sa place, surtout que cet espace d'attente comportait même des œuvres d'art.
- Tu as un titre de comte ?
- Oui, pourquoi ?
- Tu ne me l'as pas dit. J'ai l'air d'une pauvresse en doudoune.
- Tu dis n'importe quoi... tu crois franchement que c'est important ?
- Luc, je voudrais pas faire mauvaise impression.
- Ne t'inquiètes pas pour ça. Tu allais pas venir en robe de soirée quand même.
- Bah... je me demande maintenant.
- Ce serait idiot, il s'agit d'étiquette uniquement.
Quelques instants plus tard, le fameux Adrien revint, un sourire aux lèvres.
- Vos parents ont été prévenus.
- Merci, on y va?
- Oui, fit Hermione.
- Bienvenue au domaine Bertier Mademoiselle.
- Merci encore à vous pour l'accueil.
- Mais de rien.
Quand ils passèrent la seconde porte, Hermione découvrit la demeure parentale, si gigantesque et grandiose qu'elle ferait passer Versailles pour des écuries. Durant la marche dans le parc gigantesque et garni de statues anciennes, Luc lui signifia alors que techniquement parlant pour les moldus, il semblait bien plus petit, un sortilège illusoire permanent ayant été placé.
- Mais vous êtes riches à quel point ?
- Une des dix familles les plus riches et les plus influentes de France.
- Merlin... et tu préfères rester officier de l'UMEC?
- Je fais un métier que j'aime.
- Pourquoi vis-tu dans un logement de fonction alors?
- Hermione, je n'ai pas besoin de tout ça, tu t'en es rendue compte non?
- Oui, tu as l'air si simple. Je n'aurai pas cru. Le seul sorcier très riche que je connaisse est si hautain et snob.
Elle faisait référence à la fouine blond platine qui l'avait tant harcelée à une époque. Bien sûr Harry était extrêmement riche également, elle le savait maintenant mais il avait été éduqué chez les moldus de la classe moyenne, et il ne semblait pas user de ses richesses sans aucune retenue. Luc semblait dans le même cas.
- Tu réfléchissais à quoi? fit Luc, la sortant soudainement de ses pensées.
- Aux sorciers que je connais, pour comparer.
- Bah, c'est un peu partout pareil.
- Je dois appeler ta mère comtesse ? fit elle soudain paniquée de son manque de considération lors du réveillon.
- Non, pas besoin.
Approchant alors lentement de l'immense bâtisse, Hermione discerna alors une forme humaine qui s'approchait à grande vitesse.
- Et c'est parti, fit Luc.
- Hermione, fit Mary Bertier, quelle joie de vous revoir.
- Mary... Merci de nous recevoir.
- Mais vous êtes comme de la famille, venez, fit elle en lui saisissant le bras et l'emmenant vers la demeure. Bonjour Luc.
- Ho tu m'as vu?
- Notre domaine vous plaît Hermione?
- Il est magnifique. On dirait un conte de fée.
- Il n'y a pas de méchante reine, je vous rassure. Et je ne vous appellerai pas Blanche-Neige.
- J'ai toujours eu une préférence pour la Belle et la Bête.
- Par contre je n'ai pas trop de notion en contes sorciers.
- Ils sont un peu particulier.
" Les reliques de la mort en particulier, quand on pense que cela était réel."
Ils entrèrent dans la maison et un elfe de maison, habillé d'un costume trois pièces, fit disparaître doudounes, vestes et écharpes ainsi que la valise, laissant Hermione vêtue de son jean et de son pull rouge. Le manteau de Mary Bertier subit le même traitement et, pour la plus grande joie d'Hermione, celle-ci était en réalité vêtue d'une tenue proche de celle d'Hermione.
- Je suis tellement heureuse de vous revoir. Notre dernière rencontre fût écourtée bien trop rapidement à mon goût. Luc, j'ai fait mettre l'espace des invités à votre disposition, vous aurez votre tranquillité.
- Merci Maman.
- Ton père est à un procès, il ne rentre que ce soir. Moi, je fais visiter à Hermione. Venez...
Hermione n'eût en réalité d'autres choix que de la suivre, abandonnant un Luc médusé derrière elle, elle espérait qu'il partirait en recherche des documents qu'ils étaient venus chercher. Chaque pièce semblait sortie tout droit d'un rêve ou d'un musée, les Bertier siégeait littéralement sur des richesses. À chaque fois, elle voyait des elfes s'affairer au nettoyage des pièces mais ils semblaient tous libres.
- Mary... je voulais m'excuser.
- Mais pourquoi donc?
- J'ignorais que vous aviez un titre.
- Au diable ces âneries, ça ne sert que pour la bienfaisance. Machy? fit elle à une elfe de maison vêtue comme une gouvernante.
- Oui Madame?
- J'aimerais que vous soyez à la disposition d'Hermione durant son séjour.
- Ho c'est inutile Mary. Je n'ai pas besoin de telles attentions.
- Vous n'avez qu'à l'appeler au besoin. Vous n'allez pas déambuler la nuit dans les couloirs.
- Je risque de me perdre en effet.
- Je m'y perds toujours moi. Autant le dire que quand Luc jouait à cache cache avec les elfes de maison, la partie durait des heures. Il leur avait interdit de transplanner.
- Il était très seul?
- Oui, malgré nos fréquentations, d'ailleurs nous arrivons à sa pièce préférée. Ne prenez pas attention elle est quelque peu en désordre, nous sommes en train de l'indexer pour en faire profiter les institutions publiques.
Elle ouvrit alors deux immenses portes de bois qui donnèrent sur une bibliothèque magistrale, plus grande que celle de Poudlard, bien plus même.
" Merlin, tous ces livres qui ne demandent qu'à être lus... Un véritable rêve."
Elle regardait les ouvrages dont certains semblaient si anciens qu'ils étaient sous verre.
- Il y a de tout bien sûr, littérature moldue et sorcière, des éditions originales pour la plupart. Nous sommes dans l'aile moldue pour le moment.
Hermione n'en croyait réellement pas ses yeux, des éditions originales de Jules Verne, de Molière, de Shakespeare, de Dickens, de Tolstoï... Il y en avait tellement.
- Voici ma pièce préférée, fit elle. J'ai eu du mal à l'acquérir.
Hermione découvrit alors ce qui ressemblait à un manuscrit, il était signé Louisa May Alcott.
- Serait-ce...
- Le manuscrit originel des quatres filles du Docteur March, oui... mon petit plaisir personnel.
- C'est incroyable... tout ces livres.
- Luc m'a dit que vous étiez une fervente lectrice.
- C'est exact, j'ai l'impression de rêver.
- Et vous verriez les œuvres des sorciers. J'ai appris des choses incroyables.
- Ha oui ?
- Saviez-vous que Jeanne d'Arc était une sorcière et qu'elle tenait un journal?
- Ha... non je l'ignorais totalement.
- Moi aussi jusqu'à il y a deux mois. J'étais surprise.
- Je comprends...
" Il me faudrait presque une vie entière pour tous les lire... c'est indescriptible... tout ce savoir, toutes ces œuvres... Luc avait de la chance."
- Peut-être un jour pourrez vous en profiter.
" Bon... je sens venir les insinuations de mariage alors... ne relevons pas... elle passera peut-être à un autre sujet."
- Ce soir, nous dînerons anglais, en votre honneur. Vous n'avez pas d'allergie ?
- Non... en mon honneur ? C'est trop vraiment.
- Si vous désirez en emmener un ou deux dans votre chambre, je vais me rendre aux cuisines pour confirmer le repas.
Il ne fallait pas le dire deux fois à Hermione Granger qui embarqua avec elle les Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas, ainsi que les suites. Elle tenta de trouver sa chambre, située au rez-de-chaussée de l'aile Nord. Cette demeure était gigantesque. Après avoir demandé sa route à deux elfes de maisons, elle arriva enfin dans sa chambre. Luc était allongé sur leur lit, gigantesque soit dit en passant, et la vit arriver.
- Tu ne t'es pas perdue? fit il amusé.
- C'est gigantesque... Ça fait peur.
- Visiblement tu as trouvé la bibliothèque.
- Elle est sublime, tu as de la chance.
- C'est vrai.
- Tu as trouvé ce que l'on cherchait.
- J'ai abandonné au bout d'une heure.
- Sérieux ? Mais tu abuses... on en a besoin.
- Je me suis souvenu qu'il y avait des elfes, ils vont regrouper pour nous les affaires d'Alphonse.
- Tu t'es vite réhabitué aux domestiques.
- Franchement, vu les archives familiales, je préfère. C'est pas foncièrement bien rangé.
- Je vous jure... au fait ta mère a insinué des choses.
- Du genre?
- Que je pourrais profiter de la bibliothèque un jour.
- Je vois... le repas va être long.
- Il sera anglais, en mon "honneur", insista-t-elle gênée.
- Navré.
- Je ne m'y habituerai pas tu sais.
- À quoi ?
- Tout ça.
- Tu es comme moi, tu aimes les choses simples.
- Oui, par contre la bibliothèque...
C'était peut-être la seule chose qu'elle pourrait apprécier dans cette demeure.
Quelques heures plus tard, après une annonce enjouée des elfes de maisons d'avoir été si efficaces, Hermione et Luc se rendirent alors dans un des nombreux bureaux de la demeure. La réaction d'Hermione était à noter dans des archives tant la vulgarité devant ce qu'elle voyait n'était pas dans ses habitudes.
- Putain de merde..., fit elle choquée.
- Les bons mots, fit Luc aussi ébahi qu'elle.
Ce qui venait de provoquer ces réactions particulières, c'était simplement la quantité de documents qu'avaient amoncelés les elfes un peu partout dans la pièce. C'était une véritable montagne infranchissable de documents, le Mont Blanc des archives de la famille. Si il s'agissait du monde moldu, les deux sorciers plaindraient sincèrement le pauvre fonctionnaire qui devrait numériser le tout.
- Dire qu'il n'y a que les documents d'Alphonse, fit Luc.
- Je viens de comprendre pourquoi tu as demandé aux elfes.
- J'y serai encore.
- Tu prends à gauche ?
- Et on se rejoint au centre, on se donne rendez-vous dans dix ans, fit Luc avec humour.
- Faut pas pousser non plus.
- C'est une chanson moldue, Patrick Bruel, "Place des grands hommes". Ça dit quelque chose comme : "On s'était donné rendez-vous dans dix ans, même jour même heure" etc...
- Désolée je suis pas trop au fait des chansons françaises. Déjà qu'anglaises...
- Je te ferai écouter.
- Dans dix ans? fit elle mesquinement.
Ils se mirent donc en quête des documents concernant Alphonse et le vaudou. Il y avait surtout énormément de livres de comptes, beaucoup. La famille Bertier semblait avoir fait fortune dans le milieu des affaires diverses et variées. Elle tomba même au bout d'un moment sur un livre nommé "registre des ventes", les chiffres étaient impressionnants, ils avaient multiplié leur richesse par cinquante au moins à l'époque. La raison n'était pas très réjouissante, surtout quand elle découvrit le nom de certains clients internationaux : Black, Gaunt et Malefoy. Les Bertier avait accru leur fortune dans la vente d'esclaves, chose choquante aujourd'hui mais dans le contexte de l'époque, un peu moins. Après tout Alphonse avait bien affranchi Sabine. Elle regardait Luc avec circonspection.
- Luc...
- Oui?
- Je ne juge pas mais... sais-tu comment ta famille est devenue aussi riche ?
- Oui.
- La raison est?
- Je suppose que tu l'as sous les yeux. Trafic d'esclaves, moldus et sorciers.
- C'est...
- Honteux ? Je sais, c'est pour ça que les Bertier, depuis le début du vingtième siècle, sont avocat ou luttent pour l'égalité des êtres aussi faibles soient-ils. On rachète nos fautes.
- Je ne savais pas. C'est impressionnant ce besoin de rédemption.
- C'est assez normal je trouve. Mais je n'ai pas choisi volontairement l'UMEC pour cela. Pour la justice en général.
- Mais on arrivera à rien comme ça. Si seulement on pouvait savoir ce que Sabine envoyait à Alphonse... Une seconde.
- Quoi?
" Faire apparaître Écaillon, respirer lentement, visualiser le serpent..."
Le petit serpent apparut alors dans la pièce, dans sa main précisément et Hermione se rendit compte qu'elle y arrivait de plus en plus aisément.
- Bonjour Maîtresse.
- Dis moi Écaillon, tu m'as dit la première fois que tu te nourrissais de ma magie.
- C'est exact oui.
- Et que tu l'avais sentie différente.
- Je confirme Maîtresse.
- Peux tu ressentir le vaudou aisément ?
- Oui.
- Et sur un objet tenu par des adeptes.
- Si ils sont puissants oui, aisément même.
- Et si ces objets ont été touchés il y a très longtemps ?
- Cela peut être ressenti, mais je ne peux rien assurer.
- Hermione, tu comptes lui demander ce que je pense? demanda Luc.
- Ouais, Écaillon, je suis désolée mais je vais te faire travailler.
- Je vous écoute Maîtresse.
- J'aimerais que tu nous indiques tous les documents où tu ressentiras du vaudou.
- Bien Maîtresse.
Le serpent quitta sa main pour se diriger dans la pièce et leur indiquer les documents précis. Il ne leur resterait qu'à les consulter plus tard.
- C'est plus pratique qu'un chien policier. Mais ça ira pour toi?
- Oui, je pense... j'ai pas l'habitude qu'il s'éloigne mais ce n'est pas encore trop loin.
- Celui-ci maîtresse... et celui là...
C'était en effet très efficace. C'est ainsi qu'ils purent grouoer de nombreux documents qu'ils éplucheront plus tard.
Plus tard ce jour là, pendant le dîner, les conversations battaient leur plein. Hermione avait apprécié les spécialités typiquement anglaise et avait parlé de l'Angleterre et de sa famille avec Jean-François Bertier, qui s'intéressait beaucoup à la vie d'Hermione. Celle-ci se demandait d'ailleurs si Jean-François n'avait pas subi quelques remontrances de sa femme après le réveillon. Ils discutaient surtout du procès qui accaparait tous son temps: un meurtre sorcier déguisé en meurtre moldu. Pendant ce temps-là, Luc et sa mère rangeaient, les elfes ayant eu droit à leur soirée de libre.
- C'est le défaut des moldus je pense. Ne m'en veuillez pas d'être franc Hermione.
- La télévision ? Je ne vous en veux pas mais je ne comprends pas trop le raisonnement.
- Nous possédons une télévision, Merlin me préserve, et j'ai eu l'occasion de m'en servir même si ces télécommandes sont horribles... bref, je trouve que les euh... séries et les films que font les moldus montrent trop les crimes.
- Vous pensez que cela est trop violent?
- Pas réellement mais je reproche qu'ils montrent comment commettre ou résoudre un crime, vous verrez dans quelques années, les criminels apprendront à ne plus laisser aucune trace. Déjà nous, de plus en plus de criminels utilisent des masqueurs.
- Des masqueurs?
- Oui, ce sont des potions illégales, si vous la buvez, durant une heure environ toutes vos traces magiques sont perturbées, impossible de vous lier à une scène de crime.
- Ha oui... effectivement sous cet angle... Mais la plupart des gens ne prennent la télévision que comme une distraction vous savez. Mes parents adorent les documentaires sur les voyages par exemple. C'est innocent.
- Sauf quand trop de gens voudront visiter ces magnifiques régions et les pollueront.
- Jean-François... seriez vous du genre à voir le mal partout.
- Exactement, toujours être méfiant. Les criminels apprennent plus vite que nous. Regardez, buste avant l'entrée de Luc dans l'UMEC, il n'existait pas de procédure d'encadrement des scènes de crimes, tout le monde allait et venait comme dans une confiserie.
- Et maintenant ils doivent tour sécuriser. Je comprends, il faut progresser de plus en plus vite mais ils sont plus imaginatifs.
- Et pour peu que les services soient retors.
Hermione remarqua alors que son assiette à dessert et celle de Jean-François étaient restées sur la table, ils avaient traîné à manger, pris dans leurs discussions.
- Je vais leur amener, je reviens.
Elle avança dans la direction où ils étaient allés. Cela la faisait sourire qu'ils fassent parfois la vaisselle le soir, préférant laisser leurs elfes partir plus tôt, c'était assez novateur. Il était clair que l'Angleterre n'en était pas là. Elle se rendit compte qu'elle s'en approchait quand elle entendit la voix de Luc.
- Franchement, qu'est-ce-que ça change?
- Je veux savoir si entre toi et Hermione c'est sérieux.
Hermione s'était figée, la mère de Luc était elle en réalité contre la situation ? Elle n'en avait nullement l'air pourtant, cela fit un petit quelque chose à Hermione qui lui fit du mal en soi.
- Et si je veux pas te répondre ? fit Luc.
" Pourquoi ne veut-il pas répondre ?"
- Luc, Est-ce une passade entre vous deux? La simple raison de notre rencontre est que vous étiez au bal?
- Maman, je ne sais pas...
" Quoi?" pensa-t-elle alors quelque peu blessée.
- Luc...
- Je te le dis, je ne sais pas pourquoi... mais j'ai jamais ressenti ça avant.
" Ho... Hein?"
- Hermione est particulière.
- Ça ne veut rien dire Luc.
" Tout à fait d'accord... je ne devrais peut-être pas écouter".
- Hermione, c'est spécial... C'est ce petit mélange de fragilités et de force, elle en a tellement bavé et pourtant elle arrive à sourire encore, elle m'a parlé de son passé et pour le dixième de ce qu'elle a fait dans sa vie, elle aurait une médaille du mérite. Et puis le reste...
- Le reste ?
" Moi aussi je veux savoir" pensa Hermione déjà attendrie.
- Elle est sublime, intelligente et très curieuse. Dans le bon sens du terme. Tu l'aurais vu à son arrivée en France, ses yeux pétillaient devant l'Avenue d'Eden, c'était magique... Et à Beauxbâtons, c'était pareil... cette lueur dans son regard elle l'a aussi quand elle lit un livre pour la première fois c'est bizarre mais j'adore...
" Merlin Luc..."
Elle n'arrivait pas à en croire ses oreilles, c'était littéralement une déclaration sur ses sentiments. Et il les exprimait à sa mère.
- Cette femme, elle a tout ce qui me fait rêver chez une femme. On dirait un être légendaire. C'est suffisant comme explication ?
Hermione était profondément touchée d'enendre cela mais elle devait quand même apporter ses assiettes alors elle recula un peu, essayant de ne pas avoir l'air trop émue d'avoir entendu tout ça.
- C'est par ici? C'est trop grand, je ne trouve pas la cuisine.
- Par ici Hermione...
Ce soir là, c'est avec beaucoup de stress qu'Hermione s'était regardée dans le miroir. La salle de bain de leur chambre était à elle seule plus grande que les pièces de vie de son logement de fonction et pour la première fois de sa vie, Hermione prit tout son temps. Elle profita de chaque instant et se lança même quelques sortilèges esthétiques. Ceux-ci lui permettaient de raser ses jambes, ses aiselles, l'espace plus intime. Elle essaya d'onduler un peu ses cheveux pour changer, et vu la faible longueur cela donnait un bel effet tout de même. Elle revêtit alors la chemise de nuit qu'elle venait de faire apparaître, celle-ci se trouvant à l'origine chez ses parents.
" Les sortilèges d'apparition sont vraiment pratiques."
Cette chemise de nuit avait un style assez ancien et était magnifiquement blanche. Elle l'avait achetée l'année de ses seize ans pour la réserver à une occasion très spéciale, comme un symbole. Elle estimait que malgré le mois et demi seulement de relation, qui datait de mi-novembre donc, elle était désormais prête. Elle se doutait bien que Luc ne jugerait nullement cette situation mais elle paniquait déjà. C'était donc en inspirant profondément qu'elle ouvrit la porte qui donnait dans la chambre luxueuse, découvrant Luc qui regardait par la fenêtre. Il se retourna pour la regarder et fut légèrement surpris de la tenue. Il remarquait surtout le stress sur le visage d'Hermione. Après s'être approché d'elle, il lui adressa la parole :
- Ça va?
- Oui je... hum... Luc?fit elle en portant sa main droite à sa bouche pour mordiller nerveusement son index en tournant la tête pour ne pas affronter son regard.
- Quoi?
- J'aimerais... Je voudrais aller plus loin avec toi ce soir...
Elle le regarda alors par le côté appréhendant sa réponse et il posa sa main gauche sous son menton pour l'obliger à le regarder avant de l'embrasser tendrement.
- Tu es sûre ? Ce n'est pas un impératif, je ne suis pas pressé, tu sais...
- Je le veux Luc. Et le cadre est assez féerique...
Il s'approcha alors, posant ses deux mains sur ses joues pour l'embrasser doucement...
- Tu as peur?
- Un... un peu.
- Ne t'inquiètes pas, je serai doux et tendre.
Lentement à nouveau, ils s'embrassèrent, Luc orientant doucement Hermione vers le lit. Sentant le sommier de celui-ci contre ses genoux, elle s'assit et s'allongea, ne détachant jamais ses lèvres de celles de Luc. Il se plaça lentement au-dessus d'elle et elle remonta dans le lit sous les baisers de Luc, ayant ainsi la possibilité de poser sa tête sur les oreillers, ouvrant les cuisses pour qu'il puisse se blottir contre elle. Peu à peu les baisers se firent de plus en plus fiévreux tandis qu'Hermione sentait l'excitation monter, non seulement chez elle mais par la réaction physiologique de son compagnon. Les mains de celui-ci se mirent à arpenter ses cuisses les massant, les pressant à chaque baiser.
" Au moins il prend le temps..."
Hermione savait déjà qu'il n'était pas du genre à se jeter sauvagement sur elle et elle put en profiter pour passer un bras autour de son cou tandis que sa main droite carressait les abdominaux de Luc. Peu à peu, la sentant se détendre, la main de Luc quitta sa jambe pour glisser lentement vers son intimité. Il sentit alors une pièce de tissus, une culotte en dentelle blanche en réalité, dernière touche de cette tenue symbole de pureté prête à être offerte. Ses doigts survolaient lentement l'entrejambe d'Hermione, caressant le cadeau qu'elle lui offrait à travers le tissu, provoquant moultes gémissements de la britannique.
- Je t'aime Hermione.
- Moi aussi... hummm.
Elle fut presque déçue de sentir lentement sa main quitter sa culotte pour venir détacher les liens de la robe de nuit qui la maintenaient par un nœud travaillé au centre de la poitrine. Il détacha ce nœud avec une douceur surprenante, Hermione sentant le lien se défaire tandis qu'il la redressait. De ses mains, il souleva lentement l'ourlet de la robe de nuit pour la faire passer par le haut laissant Hermione vêtue uniquement de sa culotte.
- Ça va toujours ?
- Moui... continue.
Sous ses baisers plus passionnés qui unissaient leurs souffles, il glissa lentement la main sous la culotte pour mieux la caresser. Ses doigts frôlaient les lèvres, caressant parfois le clitoris dans un mouvement lent et circulaire.
- Luc... c'est bon... continue..., fit elle juste en détachant un faible instant ses lèvres.
Chacun des mouvements des doigts de Luc arrachait un nouveau gémissements éloquent de la jeune femme. Luc descendit pour embrasser lentement la poitrine dressée puis son ventre. C'est alors qu'il posa ses mains sur la couture de la culotte, relevant ses jambes pour mieux lui enlever. Il se reblotit contre elle son torse contre son intimité qu'elle commençait à frotter contre lui, irradiant de son désir l'homme qui allait devenir son amant. Elle le vit se redresser lentement et saisir sa baguette magique, en quelques coups de baguettes, il semblait avoir lancé les sorts nécessaires à l'acte, sans doute agrémenté d'un assurdiato par sécurité. Il lança même un sort qui fit apparaître de nombreuses lueurs dorées, comme des étoiles, rendant l'atmosphère plus romantique.
" Il pense aux protections c'est déjà ça."
Elle le vit alors enlever son pantalon, lui dévoilant alors pour la première fois son sexe fièrement dressé. Elle ne l'avait encore jamais vu en réalité, alors que l'inverse avait eu lieu. Même si elle avait dû pouvoir le voir quand il l'avait plongée dans le bain mais elle n'était guère en état de s'en souvenir. Par un réflexe un peu prude, elle détourna le regard, et le sentit s'installer au dessus d'elle, son sexe frôlant ses cuisses.
- Merlin... murmura-t-elle.
- Si tu n'es pas prête, on arrête, je ne veux pas te brusquer.
- Je suis prête... je crois.
- Hermione... regarde moi.
- Vas-y, s'il-te-plaît, dit elle en inspirant profondément et le regardant.
Elle avait l'impression qu'un nœud venait de se former dans sa gorge, elle était en réalité totalement inquiète malgré le fait d'avoir lu que le stress n'était pas bon en cette situation. Mais elle pouvait voir énormément de tendresse dans son regard, il la regardait sans doute pour qu'elle ne stresse pas. Elle le vit alors ajuster sa position et sentit lentement quelque chose franchir ses lèvres et l'entrée de son vagin. Il poussa un peu en avant et pénétra alors en elle lentement, très lentement. Elle n'osait pas bouger du tout, complètement figée tandis qu'elle découvrait cette sensation. Il avançait lentement.
- Ha... tressaillit-elle.
Une légère douleur venait de la traverser, mais il était clair cependant qu'il n'était pas encore totalement entré. D'un simple signe de tête, elle lui signifia alors de continuer et il poussa. Elle sentit un déchirement douloureux à l'intérieur d'elle même et dû lutter pour ne pas hurler de douleur. Elle était convaincue que si elle ouvrait la bouche, elle lui demanderait d'arrêter. Elle serra de sa main gauche le bras de Luc qui restait totalement immobile le temps qu'elle s'habitue.
- Je vais devoir bouger maintenant...
- D'ac...d'accord, souffla-t-elle alors.
Elle le sentit se retirer légèrement avant de s'enfoncer de nouveau
" J'aurais dû attendre... ça fait mal bon sang" pensa-t-elle en se mordant les lèvres.
Lentement il l'embrassa tandis qu'au fur et à mesure la douleur laissait place à une sensation bien plus agréable.
- Ha... c'est mieux...
- Je continue alors, fit il en l'embrassant tendrement dans le cou.
Elle commençait à se délecter de plus en plus des mouvements de Luc, il lui faisait découvrir des sensations inconnues mais délicieuses de félicité, chaque frottement qu'elle ressentait lorsque le sexe de Luc semblait ressortir avant d'à nouveau s'enfoncer en elle lui procurait un nouveau plaisir bienvenu. Ses parois se contractant légèrement à chaque mouvement lent. Ses lèvres ne restaient pas inactives la couvrant de baisers elle et ses bras, même sur son horrible marque lui montrant bien qu'elle n'avait aucune valeur à ses yeux.
- Ah...ah ... oui... oui... , se permit-elle.
" Je crois que j'adore ça..."
Elle sentait monter peu à peu le plaisir tandis qu'elle carressait les cheveux de Luc, s'agitant de mouvements en rythme avec lui. Elle commençait à entendre le bruit humide de leurs sexes qui s'unissaient, tentant de prolonger chaque mouvement de Luc avec son propre bassin.
- C'est trop bon... T'arrête pas...
Chaque parcelle de son corps semblait en feu, le plaisir grandissait tandis que la main de Luc s'attela à lui carresser le sein, lentement d'abord, puis avec un peu plus de force. Elle plaqua alors sa main droite sur la sienne, accompagnant ses caresses tandis que sa tête s'était approchée de celle de Luc, ne touchant plus son oreiller et préférant gémir de concert avec Luc. Chaque mouvement de son bassin faisait pousser un nouveau cri de jouissance à Hermione tandis que sa poitrine remuait.
- Ahhh ahhh gnhhhhh, fit elle en se mordant la lèvre.
- J'adore quand tu t'empêches de crier, fit Luc.
" C'est tellement bon... ça monte... ho...ho.."
- Comment Ah...ah... aaaaah... LUC !!!! OUI!!!!
Tout son corps venait de se contracter alors sous la jouissance, ses orteils s'écartant tandis qu'elle était agitée de spasmes de plaisir. Elle s'était sentie se contracter sur le sexe de Luc en elle avant de se laisser retomber sur le dos.
" C'était encore plus puissant que la dernière fois ..."
- Ça va?
- C'était bon, Luc...
- C'était ?
Il avait attendu un peu qu'elle se calme avant de reprendre ses mouvements. Hermione venait de comprendre que Luc était assez endurant car ses mouvements se firent désormais bien plus rapide.
- Tu...aaaaah... tu n'as pas fini Aaaaaaah... comment tu...
" J'arrive même plus à parler... c'est trop bon"
- Une femme aussi merveilleuse que toi ne peux qu'encourager à donner du plaisir.
Elle savait qu'à l'inverse des hommes, les femmes possédaient un avantage important et intéressant lors des relations sexuelles : l'orgasme multiple. Vu comment c'était parti, le suivant n'allait plus tarder.
- Alors... gnhhh t'arrête surtout pas... j'en veux bien d'autres...
Il faisait des mouvements bien plus grands et il avait initié le fait de carrément ressortir avant de la pénétrer à nouveau, son membre frottait à chaque fois ses lèvres à nouveau. Il semblait même s'enfoncer plus loin à chaque fois.
- Ahhh c'est si profond... c'est bon... continue !!!
Guidée par son instinct, les jambes d'Hermione se resserrèrent sur la taille de Luc, elle ne voulait plus le lâcher un seul instant. Elle le voulait en elle profondément, toujours plus loin. Leurs corps respectifs dégoulinaient de sueurs tant l'effort était intense, et petit à petit un nouvel orgasme se profilait à l'horizon...
- Luc, je la sens bien... Vite... plus vite... Ahhh...ahhhhhh... OUI! OUI! OUI !!!!!!!! Encore... OUI!!!!! Je vais encore jouir... OHHHHHHH OUI!!!!
- J'adore t'entendre...
Elle l'embrassa alors nerveusement, passionnément, comme si il risquait de s'en aller et qu'elle ne voulait pas le voir ne serait-ce que s'éloigner un peu. Il glissa alors sa main sous son dos et l'amena contre lui. Hermione passa alors ses bras autour de son cou. Soudain, les mains sur ses fesses la poussèrent à commencer un nouveau mouvement sur le sexe de Luc. Elle claqua littéralement contre son bassin sentant le sexe en elle s'immiscer plus profondément que jamais lui dérobant alors un gémissement plus fort encore que précédemment.
- Luc... tu peux continuer ? fit elle à la fois étonnée et légèrement effrayée.
- Je n'ai pas fini de te faire jouir...
- Alors continue...
Les mouvements étaient cependant bien plus erratiques, il ne devait plus être bien loin non plus mais cette nouvelle position lui apportait des sensations plus grande que jamais. Elle se courba en arrière tandis que la bouche de Luc se mit à dévorer avec soins ses seins, léchant et mordillant sans honte. Ses mains trouvèrent alors le matelas et elle choisit d'imposer le rythme. Il était nerveux, rapide et cadencé.
- Tu... ahhh... tu ne vas... ohhh oui... pas tout faire... je veux... que tu viennes...
- Tu..., fit il le souffle saccadé, tu es incroyable...
Elle accéléra le regardant droit dans les yeux, ses mouvements étaient si larges qu'elle avait l'impression qu'elle allait faire sortir ce membre qui lui apportait tant de plaisir.
- Viens... s'il-te-plaît... j'en peux plus, Luc...
À nouveau l'orgasme pointait et elle se jeta à son cou pour murmurer à l'oreille de Luc.
- Viens en moi... je veux te sentir te répendre en moi...
Hermione fut choquée de son propre culot et de ses propos, elle était tellement au bord du précipice que toutes ses barrières et ses formes de retenues étaient tombées. Et le cri qu'ils poussèrent ensemble résonna dans la chambre magnifique. Ensemble, toujours dans la même position, la tête d'Hermione reposant sur l'épaule de Luc pour reprendre son souffle, elle se mit à se rendre compte qu'elle avait aimé ça.
" Merlin... c'était incroyable... on aurait dû s'y mettre plus tôt."
Il l'allongea alors et se retira d'elle se posant à ses côtés en l'observant.
- Tu n'as pas eu trop mal?
- Un peu au départ... Mais...
- Mais?
- J'ai jamais ressenti autant de choses. C'était extraordinaire.
- Merci du compliment.
Hermione se mit à rire se rendant compte de ce qu'elle disait.
- Je suis épuisée... Je pensais pas que cela durerait si longtemps.
- Je me suis dit que je devais t'impressioner.
- Comme si tu avais besoin...
Elle se tourna vers lui et ils se mirent à s'embrasser. Ce soir là, Hermione Jean Granger venait de vivre sa première fois, qui s'était passée de la plus belle des manières et avec un homme qu'elle aimait et qui l'aimait et la respectait. C'était même elle qui avait osé faire le premier pas mais il l'avait mise à l'aise avec sa tendresse. Hermione, perturbée par ces nouvelles sensation et l'afflux des hormones du plaisir pensa alors:
" J'espère que ce sera toujours comme ça... Merlin... je vais devenir accro..."
Réponse review
Katymyny: en fait c'était les liens des sites ou je suis sous le même pseudo mais les liens passent pas c'était Hp Fanfictions ( point) o-r-g et fanfictions ( point) n-e-t.
Suffit de déchiffrer lol. Désolé. La température remonte encore. Suffisamment romantique ?
