Bonsoir tout le monde, j'espère que vous allez bien. Merci à la review de "drou" encore une fois, j'espère que ça continuera de te plaire.

J'ai mis en place un emploi du temps de publication sur mon profil, vous pouvez aller voir si vous le souhaitez.

His Beautiful, Haunting eyes appartient à thecellarfloor, je ne fais que traduire pour partager cette histoire que j'ai adoré.

Merci pour les follows et favs. Je vous laisse sur le septième chapitre de HBHE, bonne lecture.

Lovlove0989


Elle pleurait doucement.

Hermione les avait entendus dès qu'elle était entrée dans l'infirmerie. Ginny était assise sur le sol. Sa tête était baissée, ses bras sur le lit et ses mains serraient fermement le drap.

Du bout des doigts, Hermione toucha les draps de coton blanc.

Ron était venu ici. Il avait dormi ici. Il était mort ici.

Il était mort.

Les morts de la guerre n'avaient donc pas suffi ?

Maintenant, Ron était parti aussi.

Elle sentit une boule se former dans sa gorge. Elle voulait que d'autres larmes sortent, mais elle ne pouvait plus pleurer. Elle était desséchée. Il n'y avait plus de larmes à verser.

C'est Harry qui raconta tout à Hermione. Il l'avait réveillé dans le dortoir des préfets et s'était assis sur son lit. Son souffle était lourd, sa voix s'était brisée, tout son corps avait tremblé.

Et il avait pleuré silencieusement tout le long.

Elle n'avait même pas remarqué qu'elle pleurait aussi, jusqu'à ce qu'elle vit ses larmes couler sur son tee-shirt et qu'elle sentit les bras tremblants d'Harry s'enrouler autour d'elle.

Je vous aime les gars...

Elle ne savait pas quoi dire à Ginny, alors elle lui tapota le dos et s'assit avec elle.

Hermione voulait la réconforter, lui dire que tout irait bien, mais elle n'en était plus si sûre.

Elle resta donc avec Ginny sans rien dire. Pendant des heures et des heures, jusqu'à ce que le soleil se couche, jusqu'à ce que Ginny ne puisse plus pleurer, jusqu'à ce que Ginny s'endormit.

Son regard se posa sur le vase à côté du lit, des roses. Elles étaient sèches et fanées, mais l'une d'entre elles était... noire ?

Elle ne l'aurait pas remarqué en temps normal, mais comme elle était par terre, ce fut évident : une rose noire. Elle l'attrapa avec sa main droite et elle se fana, comme les autres roses.

Elle se leva et se précipita vers les portes.

Madame Pomfresh leur avait dit que la cause de sa mort était une réaction étrange au médicament. Cela s'était déjà produit auparavant, quoique très rarement. Pourtant, Hermione avait des doutes sur cela. Elle avait lu quelques cas de saignements dus au sang de centaures, utilisé dans la plupart des médicaments, mais pas à le faire saigner comme ça... c'était une réaction étrange, en effet...


"Tu te souviens des roses ?"

"Quoi ?" dit Harry, ses yeux verts gonflés, la scrutant avec curiosité.

"Les roses du vase à côté du lit de Ron", dit-elle lentement, en réfléchissant à la meilleure façon de lui expliquer.

"Non, je ne regardais pas." La confusion était inscrite sur son visage. Il essuya ses lunettes avec le tissu de sa robe. "Qu'est-ce qu'elles avaient ?"

"L'autre jour, j'étais à l'infirmerie avec Ginny et-" elle le regarda sérieusement. Elle ferma les yeux et se calma. "Harry, je pense que Ron a été assassiné."

Elle était sûre qu'Harry agirait de manière irréfléchie et lui dirait d'aller chercher le coupable immédiatement. Comme la fois où il avait rêvé que Sirius était retenu prisonnier au ministère de la magie. Patiemment, elle attendit la réaction d'Harry.

Mais une minute s'écoula et il resta là, debout, à la fixer.

"Écoute, Hermione, je sais que tu es bouleversée par tout ça. La mort de Ron a été un coup dur pour nous tous", la voix d'Harry était pleine d'inquiétude. Il lui tenait doucement la main. "Tu devrais peut-être aller voir quelqu'un."

"Quoi ? Non, non, je ne suis pas bouleversée", dit-elle en secouant la tête et en éloignant sa main de la sienne. "Enfin, oui, je le suis, mais ce n'est pas la question. Je n'ai pas besoin de faire une thérapie. Je pense juste que ce n'était pas un accident !"

"Arrête Hermione, tu dois te reposer."

"Je n'ai pas besoin de dormir." Sa voix monta d'un cran en signe de protestation. "Les roses étaient sèches et fanées, mais une était noire, Harry. Je sais que les roses se fanent, mais elles ne deviennent certainement pas noires. À moins qu'elles n'aient été affectées par quelque chose, comme le poison de raisin de couleuvre par exemple."

"Voldemort est mort, Hermione", dit Harry rageusement. Pourquoi n'écoutait-il pas ? Pourquoi la repoussait-il ? "Ses disciples sont en train de crever à Azkaban et nous sommes en paix maintenant. Qui pourrait bien-"

"Je ne sais pas !" Elle lui cria dessus pour être aussi stupide. Elle lui attrapa les épaules et le secoua, comme si elle essayait de le réveiller. "Je ne sais pas. Écoute-moi Harry ! Je t'en prie !"

Harry la regarda longuement, l'étudiant de ses yeux étonnamment verts. Elle le suppliait en silence, essayant de lui faire accepter la possibilité que Ron ait pu être assassiné.

Et que le meurtrier était peut-être encore en liberté.

Allez Harry, allez.

Elle crut une seconde qu'Harry allait changer d'avis...

Mais Harry lui tourna le dos.

"Je ne veux plus rien entendre", dit-il sèchement. "Repose-toi un peu."

Elle le regarda partir, lui laissant un vague souvenir familier. Il la quittait encore une fois.

"Harry !" cria-t-elle désespérément.

Mais il ne se retourna pas.


Hermione scanna le contenu d'un vieux livre assez volumineux de la zone interdite, sans faire de bruit, afin de ne pas se faire prendre. Elle s'était faufilée grâce à la cape d'invisibilité d'Harry. Elle venait chercher la preuve que Ron avait bien été tué. Elle était persuadée que c'était le poison de raisin de couleuvre, mais jusqu'à présent, aucun livre ne contenait d'informations à son sujet.

Où l'avait-elle lu ?

Elle était déterminée à découvrir ce qui était réellement arrivé à Ron. Elle n'allait pas abandonner tant qu'elle ne l'aurait pas trouvé. C'était le seul moyen pour elle de tourner la page.

Elle perdrait la tête si elle ne le découvrait pas.

Et s'il a été assassiné, s'il était mort entre les mains d'un homme, la mort de Ron devait être menée jusqu'en justice.

Elle allait s'en assurer.

Harry était juste bouleversé. Il ne supportait pas de devoir affronter à nouveau les meurtres et la mort. Il avait déjà assez souffert.

Elle allait donc résoudre ce problème avec ou sans son aide.

Elle étouffa un bâillement. La seule fois où elle avait réussi à s'endormir après quelques semaines de nuits blanches, c'était lorsqu'elle faisait des recherches sur l'Arithmancie. Elle ne savait même pas comment elle avait pu s'endormir, elle ne se souvenait de rien cette nuit-là.

Poisons.

Conflagration d'Âme...

Greyia...

Iphéion...

Liatris...

Malephora...

Melianthus...

Ménispermum (Poison de raisin de couleuvre)...

"Aha ! Le voilà !" chuchota-t-elle avec enthousiasme.

est un poison extrêmement mortel. Il est inodore, incolore, et conserve sa puissance lorsqu'il est dissous dans un autre liquide. Il provoque la mort en quelques secondes après avoir senti l'odeur de roses. Il n'y a aucun symptôme connu qui montre qu'il a été ingéré. Le seul signe connu est que la rose devient noire et se flétrit, après la mort de celui l'ayant bu.

Elle prit une profonde inspiration. Elle avait raison. Ron avait bu du poison de raisin de couleuvre. Il a été assassiné.

Ses doigts tremblants faillirent faire tomber le lourd livre. Elle sentit son esprit se vider, sentit les larmes qui allaient couler une fois de plus. Elle ferma les yeux et essaya de les refouler. Mais au moment où ses paupières se fermèrent, elle vit Ron dans son esprit, lui souriant. Et les larmes lui échappèrent, ruisselant le long de ses joues.

Elle ne pouvait plus craquer maintenant. Elle ne pouvait pas.

En essuyant machinalement les larmes de son visage, elle retira la cape d'invisibilité et s'assit sur le plancher. D'une main, elle écrivit toutes les informations qu'elle trouva.

Le processus de brassage du Menispermum est incroyablement difficile, contenant 727 étapes sur une période de maturation de sept mois. Pour cette raison, le Menispermum est rarement utilisé et assez peu connu de la plupart des sorciers et sorcières, et n'est connu que par quelques familles de sang pur-

"Qui est là ?", elle entendit une voix, ce qui lui fit fermer le livre automatiquement. Elle vit des silhouettes se mouvoir devant les étagères, baguettes sorties. Il faisait sombre et elle ne pouvait pas voir leurs visages.

Elle se leva et pointa la petite lumière de sa baguette dans leur direction.

Des Serpentards. Trois d'entre eux, dont un tenait un livre épais dans ses mains. Ils la regardaient avec une horreur absolue. Une échappatoire lui apparut à l'esprit.

"Je te retourne la question." Elle replaça le livre sur l'étagère et s'approcha d'eux avec assurance. Elle allait utiliser son statut de Préfète pour se trouver une excuse. "Le couvre-feu est dépassé. Que faites-vous là ? Et dans la zone interdite, aussi."

Ils étaient probablement en train de se balader en douce. Elle se demandait ce qu'ils cherchaient.

"Tu es Hermione Granger", déclara un garçon aux cheveux blonds.

"Oh bien vu", dit-elle irritée. "50 points pour Serpen-"

"Toi et Potter, vous avez envoyé nos parents à Azkaban !"

Elle fut surprise de la soudaine colère qui colora leurs traits. Ils pointèrent leurs baguettes sur elle de manière menaçante. Elle n'était pas du tout intimidée. Je n'ai pas le temps pour ça. Je dois trouver le meurtrier de Ron.

"Ils le méritaient", siffla-t-elle.

Soudain, elle ressentit une douleur aiguë à la joue gauche, ce qui la fit tomber sur le coup. Elle se remit vite debout et assomma le garçon qui l'avait giflée furieusement. Puis elle envoya un sort de bloque-jambes au garçon à sa gauche. Elle jeta un autre sort au troisième garçon, mais il réussit à l'éviter.

Il cria "Incarcerem!" avant qu'elle ne puisse lui jeter un autre sort.

Des cordes épaisses s'enroulèrent autour de son corps, la faisant tomber et la maintenant immobile. Elle prit une profonde inspiration, se répétant de ne pas paniquer. Elle pouvait s'en sortir. Elle tenait toujours sa baguette. Il se dirigea vers elle, souriant méchamment face à sa position d'impuissance.

Soudain, elle le vit se faire tirer par les cheveux et se faire jeter par une quatrième silhouette.

Encore lui. Draco Malfoy.

C'était quoi ce bordel ?

Elle savait que Malfoy était furieux. Ce n'était pas la même colère qu'elle avait vu quand il avait presque tué Blaise ou la colère qui lui était adressé à chaque fois qu'ils s'affrontaient. Non. Son visage était sans expression, mais elle le vit dans ses yeux.

Ils étaient en feu.

Il coupa les cordes avec un sort de découpe et la releva, la forçant à rester derrière lui, dans une position protectrice. Le garçon qu'elle avait assommé reprit soudainement conscience. Les trois Serpentards le regardaient avec horreur. Elle comprenait, elle était elle-même effrayée.

L'effet de Malfoy était différent. Il était intimidant, froid, comme un détraqueur qui aspirait tout le bonheur en vous. Mais c'était pire... bien pire.

Reprends-toi, Hermione.

"Vous osez la toucher ?" dit froidement Draco.

"D-Draco", dit le type qui tenait le livre. "On... on est désolés."

Draco ne semblait pas écouter. Les yeux d'Hermione s'élargirent. En quelques secondes, ils étaient sur le sol, se tortillant et hurlant de douleur. D'un seul coup.

"Malfoy ?" Elle lui tira le bras.

Comment faisait-il cela ?

Draco n'était pas satisfait. Il voulait qu'ils crient plus fort, qu'ils souffrent tellement qu'ils souhaiteraient ne jamais être nés. Il n'était pas encore satisfait, même quand Nott se pissa dessus de douleur, même quand Harper se mit à griffer le sol avec ses ongles, même quand Pritchard ne bougeait plus. Il voulait les tuer. Personne n'avait le droit de lui faire du mal à part lui, personne.

Qu'est-ce- qu'est ce que c'est ?

Quelque chose était si... chaud ? Il regarda la source de chaleur et il vit ses petites mains pâles tenir les siennes.

Bien fort.

Lentement, son regard se dirigea vers ses yeux bruns. Elle le fixa aussi. Elle lui disait en silence d'arrêter.

Et sans même hésiter, sans même regarder les trois pantins qui se tordaient de douleur devant lui, il leva le sortilège.

Tout simplement.

Harper commença à vomir.

Draco s'en fichait. Il était troublé par ce qu'il venait de faire.

Il entraîna Hermione dehors avec lui.

Elle resta silencieuse dans les couloirs vides. Elle sentait les yeux de Draco sur son dos, ce qui lui fit baisser le regard au sol et tituber inconfortablement. Il la contourna lentement, en faisant claquer sa langue de désapprobation. Manifestement, il n'aimait pas dans quoi elle s'était embarquée.

Elle le regarda d'un air renfrogné.

"Je t'ai dit de ne pas être vulnérable." Il se mit devant elle, levant son menton avec sa baguette pour qu'elle le regarde. Son ton était assez calme, mais ses yeux lui indiquaient qu'il était toujours en colère.

"Je ne l'étais pas." Elle se retourna déterminée. "J'allais bien avant que tu arrives."

"Bien sûr, tu l'étais", dit-il avec sarcasme. "Tu étais attachée et sans défense sur le sol."

"Qu'est-ce qu'ils auraient pu me faire ?" Elle repoussa sa baguette. "J'ai fait face à des Mangemorts bien plus puissants-"

"Ne les sous-estime pas", interrompit-il en se moquant de son audace. Il lui balança un livre lourd. Elle le rattrapa, tombant presque sous son poids.

Les arts sombres, la beauté et le pouvoir.

"Ce livre", dit-il. "Nott le tenait, il allait l'essayer sur toi. Je le connais bien."

Elle le regarda avec des yeux ronds. Il fit un signe de tête, l'incitant à regarder. Elle scruta rapidement le contenu du livre, des sorts de différentes sortes, des milliers, tous illégaux, tous mortels. Elle se sentit soudain prise de vertige.

"Tu ne te sens plus très courageuse maintenant, hmm ?" siffla-t-il froidement.

"Ne me fais pas la morale ! N'agis pas comme si tu te souciais de moi !" elle se reprit. "Le sortilège de Doloris Malfoy? Sérieusement ?" Elle repoussa furieusement le livre contre son torse. "Qu'est-ce qui ne va pas chez toi ?"

Il leva simplement un sourcil. "Je suppose que tu veux que je m'excuse ?" Il parut indifférent...comme s'il avait déjà fait ça... plusieurs fois auparavant. "Je ne suis pas désolé pour ce que je leur ai fait. Ils pourraient mourir, peu importe."

Tu ne penses pas ça Malfoy, je sais que tu ne le penses pas...

"Tu n'as pas le moindre remords ?", demanda-t-elle désespérément.

Il fit semblant de réfléchir un instant.

"Non", répondit-il avec fierté.

Elle grogna et se détourna, fermant les yeux et se frottant le front avec sa main droite.

Draco savait à quoi elle pensait. Il savait ce qu'elle allait lui demander après cela. Il réfléchit un instant à s'il devait de nouveau modifier sa mémoire ou la laisser découvrir comment il avait utilisé le sort de Doloris sans baguette. C'était une fille intelligente.

C'est cette dernière solution qu'il choisit.

"Comment as-tu fait ?" dit-elle doucement, en se retournant pour le regarder à nouveau. "Comment ?"

Il sourit. Il se moquait encore d'elle. Elle serra les poings avec fureur.

"Quelle importance ?" Il ricana, lui touchant tendrement la joue du bout des doigts, lui envoyant des frissons le long du corps. "Je l'ai fait pour toi."

Elle sursauta à son toucher.

"Tu-tu ne le penses pas."

"Arrête d'être si naïve."

"Tu ne réponds pas à ma question !"

"Hermione !" Ils regardèrent tous les deux le fond du couloir et Harry se tenait là. Il dévisageait Malfoy qui lui faisait un sourire en réponse.

Harry avait l'air vraiment énervé.

"Tu devais me retrouver dans la salle commune des préfets il y a une heure", lui cria Harry.

"Bonne nuit alors, Hermione", dit Malfoy, soulignant son nom d'une douceur moqueuse qui fit encore plus enrager Harry. Il l'embrassa sur la joue avant qu'elle ne puisse protester. Puis il envoya un autre regard arrogant à Harry, avant de s'éloigner.

"Tu me dois des explications", dit Harry en la rejoignant.

Il tenait la Carte du Maraudeur dans une main.

"Je sais."