Bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien. J'ai appris aujourd'hui que le confinement allait surement être rallongé de 2 semaines. Je me demande quand ça va se finir. Peut-être que dans quelques années une personne lira HBHE et verra ce message. Du coup le seul truc que je te conseille : Sors, profite de tes amis.

Bref, voilà le huitième chapitre de HBHE, j'espère qu'il vous plaira.

Merci pour les reviews d'Elhy, Phyladelphia et Drou !

Coeur sur vous, je rappelle que je ne fais que traduire la fic de thecellarfloor et que tout le mérite est à elle.

Je vous souhaite une bonne lecture et rendez-vous demain soir pour la suite !

Lovlove0989


"Si tu ouvrais les yeux Granger", dit-il irritablement. "Peut-être que tu verrais tout cela."

Hermione secoua la tête même si elle savait que Malfoy ne la voyait pas. Le vent froid lui transperçait la peau. Elle savait qu'ils étaient en hauteur maintenant et elle avait envie de vomir. Ses yeux étaient fermés. Elle détestait voler.

"Et si je tombe ?"

"Et si tu ne tombes pas ?"

"Non."

"Fais-moi confiance."

"Te faire confiance ?" Un rire amer s'échappa de ses lèvres. "Je ne suis pas stupide."

Draco fit un sourire en coin. Elle avait bien raison de ne pas lui faire confiance.

"Tu as accepté d'avoir un rendez-vous avec moi, tu sais", dit-il, en insistant sur le mot "rendez-vous" un peu trop à son goût. "Ça veut dire que tu me faisais confiance à ce moment-là. Pourquoi ne pas me faire confiance maintenant alors ?"

"Ce n'est pas un rendez-vous !", cria-t-elle pour se défendre. "J'ai accepté juste pour ne pas que tu fouines dans mes affaires."

"Ouvre les yeux ou je te fais tomber."

Hermione aurait dû se méfier, elle n'aurait pas dû ignorer le sérieux de sa voix... mais apparemment elle était têtue ce soir.

"Non."

Soudain, il prit un virage brusque, la déséquilibrant et la faisant tomber du balai. Elle cria mais il la rattrapa par la taille avant qu'elle ne tombe complètement.

Elle était suspendue à une trentaine de mètres dans les airs, seul son bras la retenait encore.

"D'accord, d'accord, je vais ouvrir les yeux !"

Il la remit facilement sur le balai, comme si elle ne pesait rien. Sa respiration était irrégulière. Elle avait envie de pleurer. Elle le serra très fort dans ses bras, comme si sa vie en dépendait.

Eh bien... C'était le cas pour le coup.

"Tu écrases mes organes !"

"Toi !" Elle lui donna un grand coup dans le dos. "Sale sadique ! J'ai failli mourir d'une crise cardiaque !"

Malfoy eut le culot de rire.

"Arrête de rire !" cria-t-elle, scandalisée. "Arrête !"

Malfoy ne cessa pas, il riait même encore plus fort. Le rire venait du plus profond de ses tripes et il ne pouvait plus s'arrêter. Hermione fronça les sourcils, mais elle se mit à rire avec lui aussi. Son rire était vraiment contagieux. Ce n'était pas comme les rires froids et vides qu'elle entendait habituellement de lui.

Celui-ci semblait noble, authentique... et humain.

Elle le trouvait agréable.

Draco serra son ventre et après ce qui semblait être des heures il s'arrêta. Il ne se souvenait pas de la dernière fois où il avait ri aussi fort.

"Tu as fini ?" dit-elle d'un ton quelque peu amusé.

"Oui", dit-il en continuant de sourire. Draco fut choqué lorsqu'il essuya quelques larmes de ses yeux, des larmes de rire.

S'il ne l'avait pas vu de lui-même, il ne l'aurait pas cru. Des larmes ? De rire ?

"Oh Merlin Granger, tu es vraiment unique."

"Pourquoi ne fais-tu pas ça plus souvent ?" il l'entendit dire. Il sentait sa tête reposer sur son dos.

"Faire quoi ?"

"Rire."

Il ne dit rien un instant.

Parce que je n'ai jamais eu de raison de le faire.

Il se précipita en avant et il l'entendit pousser un cri de surprise. Il survola le terrain de quidditch et le lac avec une telle rapidité que c'était carrément flippant.

"Malfoy, ralentis !"

Il ne le fit pas. Il continua jusqu'à ce qu'ils franchissent la forêt interdite et continua même après avoir dépassé Pré-au-Lard. Ses articulations étaient blanches contre le balai.

"Stop ! Je crois que je vais vomir."

Il finit par ralentir. Elle soupira de soulagement.

Elle se retourna et vit les pointes des tours du château. Ils étaient si loin de Poudlard maintenant.

Le parfait endroit pour tuer quelqu'un. Elle fit une grimace à cette pensée.

"Comment fais-tu toujours cela ?", elle l'entendit dire avec frustration. Il était énervé contre quelque chose.

"Faire quoi ?" Elle serra la baguette dans sa robe au cas où il tenterait de faire quelque chose. Elle avait dû dire quelque chose de mal.

"Me faire ressentir..." marmonna-t-il sous son souffle.

Elle regarda son dos d'un air interrogateur, relâchant la prise sur sa baguette. "Ressentir quoi ? "

"Juste ressentir !" cria-t-il avec colère, lui faisant peur. Elle faillit encore tomber du balai.

Que voulait-il dire par là ?

"Je ne comprends pas."

Il ne répondit pas et fit demi-tour.

Le reste du trajet fut gênant et silencieux. Elle ne savait pas quoi dire. Elle était encore confuse à cause de tout, à cause de ça, à cause de lui.

C'était un puzzle qu'elle voulait désespérément résoudre.

"Malfoy ?"

"Regarde autour de toi, Granger."

Au moment où elle le fit, sa mâchoire tomba.

Elle comprit immédiatement pourquoi il voulait qu'elle ouvre les yeux. Le lac était étincelant, reflétant les étoiles qui ressemblaient à des milliers de diamants dans le ciel noir.

Le lac, le ciel, les étoiles... tout était absolument magnifique.

C'est ce qu'il voulait me montrer.

Elle se mit à rire toute seule lorsqu'il lui vint à l'esprit que Malfoy était en fait doux. Je deviens complètement folle ma parole.

"Pourquoi m'as-tu demandé de sortir avec toi, Malfoy ?" demanda-t-elle malgré le silence. "Qu'est-ce que tu veux de moi ?"

Il ne répondit plus.

Ils atterrirent au sol en toute sécurité. Hermione n'avait jamais été aussi heureuse de revoir la terre ferme. Il la regarda une dernière fois avec ses yeux argentés et intenses. Puis il se pencha et l'embrassa sur la joue comme il l'avait fait tant de fois auparavant.

Elle frissonna lorsqu'elle sentit son souffle froid sur son oreille.

"Tout".


"Tu veux venir au bal avec moi ?"

Elle regarda les yeux verts d'Harry d'un air interrogateur.

Il avait un de ses sourires qu'elle trouvait si mignon. "Quel bal ?"

"Le bal d'hiver. Celui qui aura lieu dans deux semaines."

"Et pourquoi je n'ai jamais entendu parler de ce bal ?"

Il regarda le livre devant elle. "Parce que tu es trop occupée par tes recherches."

Elle fronça les sourcils. "Je n'ai pas le temps pour les bals en ce moment." Elle se plaignit mais ça sonnait faux. Harry ricana. "J'ai beaucoup de recherches à faire."

"Il est temps de faire une pause alors. Tu y travailles depuis des jours maintenant." Harry la regarda avec bienveillance, touchant les cernes sous ses yeux.

"Je ne veux pas."

"Mais tu dois y aller." Il ferma le livre et la conduisit hors de la bibliothèque. "Tu as trouvé quelque chose ?"

"Oui." Les couloirs étaient vides, à part quelques deuxièmes années qui passaient. "J'ai réduit la liste à quatre familles de sang pur qui pourraient être impliquées dans la fabrication de poisons : les Notts, Harpers, Zabinis et les Malfoys. Ce doit être l'une d'entre elles."


Lavande Brown se rendit aux cachots avec assurance.

Elle avait une mission aujourd'hui. Une mission rien que pour elle.

Le Professeur n'était pas encore là, parfait. Elle se mit en face de la classe. Tous les yeux se tournèrent vers elle.

Et c'est là qu'elle trouva ses cibles. Tous les trois en robes vertes de Serpentard, assis ensemble de façon décontractée.

Tue-les.

Un par un, elle pointa sa baguette sur eux. Ils ne comprenaient pas ce qui arrivait. Lorsque le mot "Avada Kedavra" fut mentionné une dernière fois, un jet de lumière vert sortit de sa baguette et le dernier garçon tomba instantanément.

Les étudiants autour d'elle étaient trop choqués pour faire quoi que ce soit.

Son rire aigu, semblable à celui de Bellatrix, retentissait alors qu'elle sortait de la classe.


"Où sont tous les professeurs ?" Ils étaient dans la grande salle. Il n'y avait que quelques élèves, car il était encore un peu tôt pour le déjeuner. Les chaises d'en face, où les professeurs étaient toujours assis, étaient curieusement vides.

Hermione haussa les épaules. "Probablement en réunion ou quelque chose comme ça. De toute façon, il est encore un peu tôt pour déjeuner."

Ils s'assirent à la table de Gryffondor et remplirent leurs assiettes. "J'ai demandé à Lavande de me parler des roses", mentionna Harry pendant qu'elle mangeait une part de tarte aux myrtilles.

"Quoi ?" Elle faillit s'étouffer avec sa nourriture. "Quand ça ?"

"Hier soir", dit-il sérieusement. "Il le fallait. Il fallait que je sache."

"Tu n'étais pas censé lui demander !" dit-elle avec colère.

Cela pourrait tout gâcher. Pourquoi pensait-il qu'elle travaillait autant sur cette recherche ? Elle voulait enquêter sans que Lavande ne soit au courant, mais maintenant qu'il lui avait demandé...

"Qu'est-ce qu'elle a dit ?"

"Ce n'est pas elle", lui assura-t-il. "Elle a dit qu'elle avait juste entendu des rumeurs qui disaient que Ron aimait les roses."

"Et si elle faisait semblant ?"

"Arrête d'être si parano", dit-il. "C'est de Lavande dont il s'agit. Elle peut être beaucoup de choses mais certainement pas une meurtrière. D'ailleurs, tu as déjà réduit la liste à quatre personnes, tu te souviens ?"

BAM.

Il y eut une forte explosion venant de la grande porte et Hermione sursauta sur le banc. Tout le monde regarda la personne qui se tenait devant la porte. En parlant du loup.

Elle avait un regard de folle et elle tenait sa baguette dans la main.

Elle avança d'un pas nerveux vers la chaise vide de la directrice, et faillit faire tomber quelques élèves sur son chemin.

"Lavande ?" Hermione, confuse, regarda Harry. Il haussa les épaules et lui prit la main. Il la tira jusqu'à Lavande, qui était en train de renverser les chaises vides des professeurs et de semer la pagaille autour d'elle.

"Qu'est-ce qui se passe, Lavande ?" Harry lui cria dessus.

"Éloignez-vous d'elle Potter !"

Ils se retournèrent et virent tous les professeurs de Poudlard entrer dans la Grande Salle. Ils avaient tous leurs baguettes sorties et pointaient vers Lavande.

Le professeur Flitwick commença à faire sortir les élèves de la Grande Salle. Harry et Hermione étaient derrière.

"Miss Brown", dit le professeur McGonagall avec sévérité. "Rangez votre baguette."

"N-n-n-non !" Lavande tremblait. Elle avait l'air complètement cinglée. Elle riait un moment et pleurait la seconde d'après. Elle continuait de tenir sa tête et de se tirer les cheveux. Ils essayèrent de lui lancer plusieurs sorts, mais cela ne fit que se retourner contre eux et elle ne fut pas touchée. C'était comme si une barrière invisible la protégeait.

Que se passait-il ?

Le professeur McGonagall fit calmement quelques pas vers elle.

"R-r-r-r-estez où vous êtes !"

"Miss Brown !" dit le professeur McGonagall à nouveau, plus en colère cette fois-ci.

"L-l-l-l-les voix", Lavande rit à nouveau. "M-m-m-m-me d-d-d-disent d-d-de..."

Elle continuait de rire.

"Je-je-je-je-je-je-je-je-non !" dit Lavande. On aurait dit qu'elle se disputait avec elle-même.

Puis elle pointa lentement sa baguette vers sa tête et sourit.

"Harry, arrête-la !" Hermione lui cria. Il se précipita vers Lavande, mais il était trop tard.

"Bombarda."


"Tu ne dors toujours pas ?" Elle leva les yeux de sa couverture et trouva sa sombre silhouette assise au pied de son lit. L'aura de tristesse qui semblait toujours l'entourer hérissa les poils de son dos.

"Comment es-tu entrée ?" Elle essaya de rendre sa voix aussi ferme que possible, mais un léger tremblement sortit également.

"Par la porte." Il renifla.

"J'ai fermé la porte." J'y ai même mis des sorts de protection.

"Je l'ai déverrouillée." Il dit d'un ton moqueur, comme si elle était stupide.

"Sors de mon lit."

"Non."

Elle jura et se couvrit avec les couvertures. Elle avait essayé de dormir, mais elle n'y arrivait pas. L'image de Lavande se faisant sauter la cervelle dans la Grande Salle lui revenait sans cesse à l'esprit.

Lavande Brown était morte de sa propre baguette.

Et elle avait tué trois personnes avant cela.

Hermione n'aimait pas beaucoup Lavande, mais elle ne la détestait pas non plus. Elle ne savait pas à quel point Lavande était bouleversée. En fait, personne ne le savait. Le professeur McGonagall avait dit qu'elle avait été harcelée par les trois Serpentards, et que c'était pour cela qu'elle les avait tués. Et leurs professeurs avaient ajouté que c'est la mort de Ron qui l'avait fait craquer.

Mais était-ce vraiment le cas ?

Lavande avait mentionné des voix avant de mourir. Des voix. Cela ne signifiait-il pas qu'elle était sous l'emprise d'un sort ?

Mais il n'y avait aucune preuve que le sort d'Imperium avait été utilisé sur elle.

"Tu veux en parler ?"

Elle regarda par dessus les couvertures. Elle le regarda d'un air curieux. "À propos de Lavande ?"

Draco fit un sourire en coin mais il était sûr qu'elle ne pouvait pas le voir dans l'obscurité. Il avait raison, elle pensait à la mort de Bleu.

La mort de Bleu était l'un de ses plus grands chefs-d'oeuvre. C'était audacieux, dramatique et délicieusement morbide. Tout le monde s'en souviendrait comme d'une grande tragédie, une histoire triste et déchirante où une jeune fille s'est suicidée à cause des pressions de la vie et d'autres absurdités du genre.

Ce qu'ils ne savaient pas, cependant, c'est que tout cela n'était qu'un spectacle. Elle n'était que la marionnette de Draco, dont il s'était débarrassé parce qu'elle ne lui était plus utile.

"Oui, et Weasley aussi."

Elle laissa les couvertures tomber jusqu'à sa taille. Il se mit à ramper vers elle. Elle cria mais il lui couvrit la bouche avec sa main presque instantanément.

"Chut." Il dit doucement. Elle se débattit face à lui. Elle essaya de prendre sa baguette sur la table à côté de son lit, mais elle n'arrivait pas à la trouver.

"Ne hurle pas", l'a-t-il froidement avertie. Il prit place à côté d'elle, leurs corps se touchant. Il était trop proche. Ses yeux s'élargirent quand elle le vit faire tournoyer sa baguette entre ses doigts.

"Tu as peur ?"

"Va au diable", dit-elle avec colère, essayant de reprendre sa baguette de sa main.

Il rit froidement.

"Je ne vais pas te violer, Granger." Il aimait ça, il aimait la voir tremblée de peur et de colère. "Je veux juste parler."

Elle ne se sentait vraiment pas à l'aise dans cette position. Elle s'éloigna, mais il la saisit par la taille et la ramena contre lui.

"Détends-toi." Sa voix était douce et étrangement apaisante à ses oreilles et elle commença à se sentir somnolente.

"Parle-moi de Ble-Lavande ", dit-il. Elle n'écoutait qu'à moitié. Ses paupières étaient lourdes et elle se mit à bâiller.

Pourquoi était-elle si fatiguée tout d'un coup ?

"C'est triste que Lavande se soit suicidée", réussit-elle à répondre. "Mais entre toi et moi, je pense-"

Elle bâilla à nouveau.

Non, elle se dit désespérément. Reste debout!

Mais elle n'en pouvait plus.

"Tu penses ?"

"Je pense qu'elle a été assassinée aussi." Elle posa sa tête sur son torse, incapable de se contrôler. Si elle n'était pas si fatiguée, elle aurait vu le regard choqué qu'avait Draco.

Elle commença à s'endormir, mais il la secoua légèrement pour la maintenir éveillée.

"Assassinée aussi ?" demanda-t-il.

"Oui", répondit-elle, "comme Ron l'a été."

Vraiment ?

Draco la laissa finalement s'endormir sur sa poitrine. Il caressa ses cheveux doux entre ses doigts.

Alors elle avait compris, c'est cela ? Il ne pouvait pas nier qu'il était plutôt impressionné. Il se demandait comment elle l'avait découvert. Il avait toujours fait attention.

Personne, pas même la vieille McGonagall, ne soupçonnait quoi que ce soit.

Il souriait à la tournure des événements. Cela devenait intéressant. Il allait laisser Hermione découvrir que c'était lui, la laisser faire ses petites recherches sur la façon de le détruire.

Et quand elle était sûre de pouvoir se débarrasser de lui, quand elle était sûre d'avoir gagné, il allait répliquer.

Tout cela plaisait à Draco.