Saramandre : Oui, les UA offrent un brin de rafraîchissement ! Et je suis d'accord sur le fait que ce couple est adorable :3

Liclick : Erza sera toujours ainsi au fond *PAN*


Disclaimer : Fairy Tail ne m'appartient pas.


Rating : T


PEINE


Il pleut. Le ciel est gris, un simple amas de noirceur qui voile Magnolia depuis quelques temps désormais.

Et Erza est là, dehors, seule, depuis quelques temps, un parapluie en main, la droite, qu'elle tient fébrilement. Son regard est terne. La joie d'avant n'y est plus. Comment cela pourrait-il en être autrement, de toute manière ? Il l'a abandonnée. Il l'a abandonnée et maintenant, elle n'est plus qu'une simple coquille vide. Les fils se sont cassés, ont été coupé lentement, tortueusement, et ne cessent aujourd'hui encore d'être lacérés par la lame tranchante de la réalité, celle qui lui a montré la cruauté qui régit au sein de chaque cœur, cette chose qui bat dans sa poitrine. Ce muscle qui se tord sous la douleur, qui ne s'arrête pas un instant de lui faire du mal à chaque battement, encore et encore, vicieusement, et qui lui rappelle toujours plus qu'il n'est plus là.

Erza laisse ses paupières se fermer, tente de retenir ses larmes traîtresses qui coulent sur ses joues, sans son accord, pour témoigner de cet horrible sentiment qui la ronge de l'intérieur. Et elle pleure, elle s'effondre à nouveau, ne pare pas l'attaque qui vient la torturer, elle et ce maudit machin qui continue de tambouriner lentement, sans fichus éclats, sans ce petit sursaut qu'il a eut l'habitude de provoquer en posant son regard sur elle, en lui souriant, en la protégeant.

Un sanglot ébranle son corps. Ses jambes tremblent. Elle laisse le parapluie tomber, attrape ses bras avec ses mains, essaie de refréner ces maudits frissons qui la parcourent. Les gouttes froides se mêlent à celles chaudes et salées qui roulent sur son visage. Elle baisse la tête, renifle, hoquette, puis relève le menton, fixe la cause de toutes ses souffrances, les yeux embués de larmes.

« Tu m'avais promis ! »

Sa voix vacille, devient rauque.

« Tu n'es qu'un stupide menteur ! »

Elle s'avance, ses semelles claquent dans les flaques d'eau avec colère, rage.

« Tu entends ?! Un menteur ! »

Erza se laisse tomber devant lui, à quelques centimètres, vaincue. Ses mains viennent s'abattre sur la surface lisse du marbre mouillé. Elle sent les inscriptions sous ses doigts. Elle les connaît par cœur.

À la mémoire de Gerald Fernandez,

Héros, ami, partenaire.

Repose en paix, là où ta rédemption t'a mené.

Il l'a protégée. Il l'a sauvée au prix de sa vie. Il a fait ce choix si… égoïste ! Il s'est laissé mourir dans ses bras alors qu'elle l'a supplié de se battre. Elle l'a supplié, encore et encore. Elle l'a vu se vider de son sang. Elle a senti son dernier souffle balayer son visage. Elle a entendu ses derniers mots. Elle l'a vu avoir peur.

La scène se rejoue tellement de fois dans son esprit. Elle devient plus douloureuse, lui rappelle plus brutalement encore le présent et, ainsi, le futur...

« Tu m'avais… promis ... »

… un futur dans lequel il ne sera pas.