Ayant remarqué que le chapitre précédent a provoqué un effet assez inattendu, en voici la suite. Je m'excuse des fautes
→ Attention, info : Il y a de fortes possibilité que je ne publie plus rien durant les grandes vacances et les semaines qui suivront. Concernant ce recueil, je vais juste publier ce chapitre là cette semaine. Cela ne veut pas dire que j'abandonne mais que mes écrits reprendront sans doute à la prochaine rentrée scolaire.
Alisha Horiraito : Oui, je n'ai pas pu résister à cette envie de faire ce petit clin d'œil à Nouvelle Ère. Pour la school fic, je t'avoue que cette idée me tente mais je dois déjà réunir toutes les idées principales et également au moins finir Sorcellerie. En tout cas, heureuse que tu ai aimé Séduction et je te laisse lire la suite de celui-ci ;)
Lulu-folle : Il est clair que Mirajane possède un sixième sens pour dénicher ce genre d'histoire !
Kylie Scarlet : Et oui, une petite absence et … Surprise ! En tout cas, ravie de voir que tu apprécie mes écrits, ça me fait très plaisir ! Ayant remarqué que toi aussi tu as apprécié le dernier chapitre, voici la suite qui te devrait te plaire … c:
Lilo : Tiens, te revoilà ;) On peut dire que tu as beaucoup aimé Séduction ! J'en suis ravie, vraiment, moi qui pensais que ce chapitre allait être perçu comme tous les autres. Je me suis trompée et je le constate avec joie ! En attendant, je te laisse retrouver notre sexy multimilliardaire C:
Disclaimer : Fairy Tail ne m'appartient pas.
Rating : T
AVENIR
Gerald n'était pas un homme qui se plaignait. Par contre, il était un homme aimant faire remarquer qu'il était conquis. Ce n'était pas compliqué. Il lui suffisait de sourire – un sourie en coin, si charmeur, que la gente féminine semblait plus qu'apprécier – et d'un regard appuyé, inquisiteur, ponctué par des phrases où le sous-entendu pesait clairement son sens. Il existait sans doute des méthodes qui montraient explicitement ce qu'il souhaitait, oui, mais il préférait cette approche lente, cette manière de créer puis d'attiser une tension prête à exploser à n'importe quel moment.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent.
Personne à l'intérieur.
D'un pas, il rejoignit sa récente associée – il adorait se le répéter dans la tête, inlassablement, c'était plus fort que lui – qui le regardait, impatiente, ses deux orbes de bronze fixés dans ses propres prunelles. Il avait l'impression d'être transpercé par deux lames au tranchant aiguisé. Ça pouvait être désagréable, perçu comme une attaque, une provocation. Pour lui, c'était un défi. Il le voyait ainsi. Qui l'en blâmerait ? Était-il le premier à désirer dompter cette somptueuse créature qu'était Erza Scarlett ? Sans nul doute que non. Elle était une femme capable de faire s'embraser un pauvre homme sans même qu'elle s'en rende compte. Et, bêtement, il était tombé dans ce piège, cette route où faire marche arrière était impossible.
Levant la main, le jeune homme comptait appuyer sur le bouton de l'étage mais rencontra accidentellement celle plus petite et douce de la rousse qui sursauta. Un petit écart qu'il repéra aisément et qui déplut immédiatement à la concernée qui détourna les yeux, presque comme gênée par son propre comportement.
« C'est bien le troisième ? S'enquit-il avec une voix faible mais contrôlée.
- Oui. »
Ce n'était pas le cas de la sienne. Elle était hésitante. Tremblante. Un peu rauque. Était-il ravi de ça, de ce changement soudain ? Bien sûr. Qui ne le serait pas en observant cette impitoyable femme d'affaire qui était sur le point de craquer ? Pas lui, en tout cas. Et ça, pour valeur sûre. Après tout, que pouvait-il bien demander de plus ?
D'un mouvement lent, Gerald pressa la touche, ses yeux émeraude ne cessant pas un instant de se balader sur le visage aux joues légèrement rougies de sa collègue qui s'appuyait contre la paroi, la respiration lourde, sa poitrine se soulevant sous le rythme, son corps frissonnant.
Oui. Que pouvait-il bien demander de plus ?
Il la vit se mordre la lèvre inférieure, ses dents appuyer contre la chair rosée et pulpeuse.
C'était simple. Que ce soit lui qui la morde, cette lèvre. La mordre, l'embrasser, s'en délecter. Juste ça. Ou plus. Comme savourer cette peau tendre, sans doute sucrée, délicieuse. La plaquer contre la paroi, l'entendre gémir, crier, hurler même son prénom, encore et encore. Il la voulait. Il la désirait. Il souhaitait plus que tout l'aimer dans son entièreté, la combler, la ravir. Il lui suffisait pour ça de l'effleurer, de la toucher. De la sentir contre lui. Et puis il parcourrait chaque pouce de sa peau pâle, apprécierait le galbe de ses longues jambes enserrer sa taille tandis qu'il pousserait en elle pour entendre le son de sa voix s'élever.
Leurs yeux se rencontrèrent. Ils étaient sombres, la luxure les imprégnant d'une teinte plus foncée.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent soudainement.
Comme si une bulle venait d'éclater, ils reprirent soudain leurs esprits et détournèrent respectivement le regard de l'autre, leur sang battant puissamment à leurs oreilles et leur cœur ne cessant pas un instant leur folle course. Ils étaient arrivés à l'étage, proche de leur séparation de la journée. C'était toujours ainsi ; avec ses bonnes manières, Gerald proposait à Erza de la raccompagner jusqu'à destination, sans rien faire ou tenter, même alors qu'il se tenait devant elle et sa chambre d'hôtel dont elle venait d'ouvrir la porte tranquillement, sans se presser, comme si elle voulait que l'instant puisse durer un peu plus longtemps.
Comme dans ses propres désirs.
« À demain. »
La gorge sèche, le multimilliardaire comptait faire un pas en arrière, comme toujours. Ce n'était pas bon de trop précipiter les choses. Il devait prendre son temps. Apprécier les jours. Être calme. Ne pas écouter ses pulsions. Et arrêter de la dévorer ainsi des yeux, au point de la faire rougir comme maintenant. Mais elle était si belle, attendrissante aussi. Il s'en voulait parfois d'avoir de telles pensées envers elle.
Juste parfois.
La porte commença à se fermer avant de se stopper, d'un coup. Ce geste l'étonna, le surpris. Et ça, autant que la phrase prononcée tout de suite après.
« Tu ne veux pas entrer et boire un verre, histoire de fêter l'affaire d'aujourd'hui ? »
Allait-il se faire prier ? Hors de question. À la place, un sourire vit le jour sur ses fines lèvres, s'étirant un peu plus dans un coin, alors qu'il fit son entrée dans la pièce d'un pas nonchalant. Il fallait toujours se contrôler, autant dans sa démarche que dans ses émotions. Et ça pouvait être un jeu d'enfant avec une volonté construite au fil de dures années.
« Du whisky, ce sera bon ? L'interrogea Erza en se dirigeant vers la cuisine après avoir clos la sortie.
- Qu'importe du moment que c'est avec toi. »
Elle entrouvrit les lèvres mais ne dis rien, fronça un peu les sourcils et partit cette fois définitivement dans la salle adjacente en lui ayant permis au préalable de s'installer où bon lui semblait et de se mettre à l'aise. Soit. Il observa son environnement, peu surpris de la décoration et des couleurs : simple mais parfaite, du mobilier fait de bois et poli à la main, des murs d'un blanc pur, pâle, des sofas crème qui inspiraient confort et détente. Oui. C'était un bon hôtel. Grâce aux baies vitrées, la vue était aussi magnifique que jamais mais pas autant que le reflet qui venait d'apparaître dedans, avec une bouteille et des verres. Durant quelques instants, il se permit cet écart – ce petit écart – de laisser son cœur louper un battement. Il avait sentit le parfum de fraises si intense de son associée qui était passée à côté de lui pour poser ce qu'elle tenait sur la table basse de cristal.
Erza s'était penchée en avant et, gêné, le jeune homme avait tourné la tête pour éviter de se satisfaire de cette vue avant de la contourner pour s'asseoir dans le siège en face, tout en desserrant le nœud de sa cravate et en ôtant sa veste noire.
« J'attendais une bonne occasion pour l'ouvrir, expliqua-t-elle en déversant le liquide ambré dans les coupes.
- Une occasion comme trinquer avec moi ? »
Elle rit et il était prêt à jurer que c'était une des plus belles choses qu'il avait entendu en ce monde.
« Non, s'amusa l'écarlate. Mais je pense qu'une affaire s'élevant à quelques millions nécessite ce petit hommage.
- Sans oublier les accords qui seront signés demain.
- Exactement. »
Alors qu'il s'attendait à ce qu'elle s'en aille s'installer dans le siège à l'opposé de lui, Erza vint se mettre à son côté, debout, un sourire sur ses lèvres rosées et horriblement tentatrices.
« À l'avenir, trinqua-t-elle.
- À notre avenir. »
C'était plus fort que lui. Beaucoup plus fort. Les mots lui avaient échappé. Qu'importe. L'effet escompté était bien là.
Leurs verres s'étaient doucement entrechoqués.
Leur regard s'était croisé, à nouveau.
« Oui, approuva-t-elle dans un murmure. À notre avenir. »
Le désir était monté.
Encore.
« Dis-moi, Scarlett…
- Hum ? Répondit la concernée de manière évasive.
- Comment le perçois-tu, ce futur ? »
Elle battit des cils durant quelques secondes.
« Là ? »
Il répondit par l'affirmative en hochant la tête et en se levant avec une certaine fluidité, son verre posé sur la table, vite rejoint par celui de la jeune femme dont il s'était saisi, avec délicatesse, la surprenant peut-être autant qu'avec leur proximité.
« Je ne sais pas. »
Silence.
Sa respiration était devenue aussi lourde que lorsqu'ils étaient dans l'ascenseur. La sienne aussi. Mais tant pis. Au diable le contrôle. Il voulait juste être submergé par tout ce qu'il ressentait pour le lui montrer, pour qu'elle puisse savoir tout ce dont il avait besoin en ce moment même.
Et pour le restant de sa pitoyable existence.
Il n'était pas de nature capricieuse. Pourtant, il était prêt à faire une entorse à ça, ce soir, lorsque son sang se mit à bouillir lentement mais sûrement dans ses veines.
« Et toi ? »
Quelle délicate attention de sa part que de lui retourner la question en toute innocence, comme si elle ne savait pas se qui était en train de le consumer. Et de la consumer. Elle était incroyable. Belle. Forte. Déterminée. Courageuse. Elle était un tout. Un tout qu'il désirait posséder lors de cette nuit et des autres, encore et encore. Il n'aspirait qu'à ça. L'aimer, lui prouver à quel point elle était une femme passionnée qui méritait le meilleur.
Ses mains trouvèrent ses joues brûlantes.
Ses lèvres s'écrasèrent contre les siennes.
Peut-être était-ce trop soudain, spontané. Il l'admettait volontiers et sans rechigner mais, s'il se devait d'être franc, il n'oublierait pas le fait de mentionner que c'était délicieusement enivrant que de l'embrasser sans restrictions. Et le plus bon dans tout ça, c'est qu'elle le lui rendait, son baiser. Erza avait poussé un gémissement lorsqu'il lui avait mordu la lèvre inférieure, lentement, sans forcer, avant de caresser sa langue de la sienne. Il avait laissé glisser ses mains de ses joues, sa mâchoire, son cou, ses clavicules, sa poitrine, sa taille, ses hanches afin de la plaquer contre lui, un sourire étirant sa bouche.
« Je peux dire… que c'est ça, ta réponse ? Souffla-t-elle entre deux baisers.
- En partie. »
Elle frissonna au son de sa voix rauque mais garda un regard rempli de curiosité mêlée à de l'envie, au point que Gerald vint à nouveau s'emparer de ses lèvres avec empressement, appréciant cette douce sensation et cette ivresse qu'elle lui apportait. Son parfum lui faisait tourner la tête, le rendait extatique. Il se sentit poussé jusque dans une pièce – non sans avoir heurté quelques meubles par un manque d'attention – puis sur un lit, le confort du matelas allant s'appuyer contre son dos. Avec une inspiration, il se redressa sur ses coudes, scrutant à travers ses yeux mi-clos la rousse qui fit glisser la fermeture de sa robe, sans se presser, l'ombre d'un rougissement sur ses joues. L'éclat de la lune passant par les immenses fenêtres accentuait la pâleur de sa peau mais ses longs cheveux écarlate paraissaient encore s'enflammer.
Après avoir que très vaguement perçu la friction du tissu s'échouer par terre, il se permit d'admirer le corps sans défaut de sa partenaire qui grimpa sur le lit, venant lui arracher un baiser tout en plaçant ses mains sur son torse, lui faisait perdre ses appuis sans difficulté. Les boutons de sa chemise sautèrent l'un après l'autre, exposant son buste musclé et ferme où la provocante poitrine cachée par de la dentelle noire vint se presser. Sana avertissement, il changea leur position pour se retrouver sur elle et enlever son haut pour le jeter machinalement dans un coin de la pièce, sans y prêter un quelconque regard. Il était bien trop subjugué par la déesse allongée sous lui, haletante et désireuse de plus.
« Tu ne sais pas depuis combien de temps j'attends ça… »
Oh oui, elle n'en avait aucune idée. Il avait refoulé son désir plus d'une fois, tant bien que mal. Ça avait été difficile, ils étaient souvent ensemble, souvent autant le jour que la nuit lorsqu'ils devaient faire des recherches approfondies sur leurs clients, afin d'éviter les mauvaises surprises. Il l'avait vu sous différents facettes et avait aimé chacune d'entre elles. Et il se doutait bien qu'il y en avait bien d'autre encore. Ce soir, il en verrait. Il la découvrira sous un nouveau jour alors qu'elle s'abandonnera dans ses bras, réduite en gémissements et cris qu'il savoura jusqu'au dernier.
Erza s'était redressée, sa bouche baisant fébrilement la sienne alors que ses ongles effleurèrent son torse et ses abdominaux saillants. Ils atteignirent sa ceinture qu'elle défit avec adresse, ses yeux de bronze ancrés dans les siens. Elle lui sourit puis susurra, près de son oreille ;
« Alors pourquoi es-tu encore en train de palabrer ? »
Sans un mot, ils échangèrent un autre baiser, avides de la longue nuit qu'ils avaient devant eux.
