Pas spécialement de commentaire à faire. Je me suis juste bien amusée à l'écrire 8) je poste ça en vitesse donc désolée pour les réponses aux reviews rapide


Alisha Horiraito : J'envisage une suite mais elle viendra un peu plus tard ;)

Lulu – folle : Contente que tu aies aimé ! :) en faire une fic n'est pas une mauvais idée...

Lilo : Pardon pour l'attente x)


Disclaimer : Fairy Tail ne m'appartient pas.


Rating : T


ERREUR


Il gardait les yeux fermés, ne bougeait pas. Attendait.

Son corps était détendu, allongé sur un matelas au confort incroyable. Le tissu qui caressait sa peau avait disparu, remplacé par autre chose de bien plus exquis. Une pression sur le bas de son ventre, quelque chose qui chatouillait son visage, une caresse sur sa joue tatouée. Un parfum envahit soudain ses narines.

Un parfum de fraise.

« Prévois-tu de garder les yeux fermés toute la sainte journée ? »

Il souhaitait retenir son sourire. Vraiment. Mais la commissure de ses lèvres frémit, le trahissant. Bien sûr, il pouvait toujours la taquiner en faisant mine de rien, narquois.

« Gerald, gémit-elle doucement, s'il te plaît. »

Il céda sans broncher, bien trop envieux de voir cette moue boudeuse si adorable. Du pouce, il vint caresser sa pommette pour dériver lentement sur la bouche entrouverte. Son souffle s'emmêla au sien lorsqu'elle se pencha un peu plus vers lui, mains posées sur son torse. Son regard croisa le sien, doux, lumineux, où une étincelle y résidait, insidieuse, prête à prendre feu à tout moment.

Maintenant.

Son sang se mit à bouillir, sans se presser, réchauffant chacun de ses muscles, affolant son cœur. Son pouls s'accéléra, s'harmonisa à celui de sa compagne qui lui mordit la lèvre inférieure jusqu'à l'en faire grogner.

« Est-ce que…

- Oui, le coupa Erza avant d'ajouter, avec une certaine impatience, embrasse-moi. »

Les premiers rayons de soleil réchauffaient leur peau lorsque le jeune homme échangea leur position avec délicatesse, sa bouche baisant fébrilement celle au goût de l'interdit. Il s'en délecta, sa langue frôla la sienne, ses touches s'enhardirent à la demande de sa femme dont les ongles dérapèrent le long de son dos. Il soupira, partit mordiller son cou, tout près de là où son pouls palpitait. Elle ne réprima pas son gémissement appréciateur, le corps cambré et brûlant. Le drap de soie se déposa sur ses cheveux tandis qu'il progressait plus bas, pour atteindre le nombril.

« Oh oui… »

Des mains s'empêtrèrent dans ses folles mèches azurées lorsque les siennes firent venir les cuisses finement musclées sur ses larges épaules. Elle ne protesta pas, fondit dans le lit alors qu'il touchait sa zone la plus sensible du bout des lèvres. Et, alors qu'il comptait continuer sur ce délicieux chemin, il entendit le léger grincement de la porte et l'exclamation étouffée d'Erza. Bien sûr, il ne mit pas long feu à comprendre le fait que son fils venait de pénétrer dans la chambre.

Gerald remonta de sous le drap, quelque peu rougi, pour voir le plus souriant des enfants se ruer vers le lit, pas très conscient de la situation ou que ses parents étaient en ce moment nus sous le tissu qu'il tentait désespérément de tirer pour les forcer à se lever. Fort heureusement, la mage le tenait avec force. Elle tenta de montrer un certain mécontentement mais l'embarras ne se décidait pas encore à partir. Alors, elle bafouilla à la place ;

« Mais qu'est-ce que tu fais, Simon ? Tu es censé dormir à cette heure-ci ! »

Il fit la moue – la même que sa mère –. Gerald sourit.

« J'ai faim. »

C'était aussi simple que ça.

« Vas te laver, s'amusa le jeune homme. Le petit-déjeuner sera prêt lorsque tu auras fini.

- Oui papa ! S'extasia-t-il en partant du lit, se précipitant vers la porte sans perdre un instant.

- Et correctement ! Ajouta la farouche guerrière.

- Ouiiii ! »

Lorsqu'ils entendirent le verrou de la porte de la salle d'eau, ils laissèrent un long soupir de soulagement leur échapper.

« Je croyais qu'il dormait ? Fit remarquer l''ancien mage Saint.

- Mais il dormait ! J'en étais sûre. »

Il haussa un sourcil face à sa réponse, dubitatif.

« Mes intuitions sont souvent fondées...

- Pas cette fois-ci, se moqua-t-il en quittant le confort du lit pour aller vers l'armoire.

- Ça arrive à tout le monde.

- Qu'est-ce qui arrive à tout le monde ? »

Une fois quelque peu plus habillé, Gerald fit face à son épouse qui rougissait tout en prenant soin de détourner le regard.

« De se tromper.

- Donc tu admets que… ?

- Q-Que je… que je me suis… t-t...

- Hum… ? »

Il partit la rejoindre sur le lit, taquin, son nez se frottant contre le sien.

« Allez, Er-chan, ronronna-t-il. Tu peux le faire. »

Elle se mit à rougir de plus belle avant de le repousser, sans réelle délicatesse.

« Je me suis trompée ! Voilà ! Heureux ?

- Assez, rit-il. Je dois dire que c'est assez jubilant de te voir ainsi.

- Fernandez…, grogna la jeune femme, menaçante. Fais très attention. »

Il se contenta de sourire puis de l'embrasser chastement.

« Laisses-moi profiter. Ce n'est pas tous les jours que Titania admet son erreur. »