Je ne suis pas une as concernant tout ce qui est émotionnel… aussi bien dans la vie personnelle qu'en écrit. Alors je me suis entraînée et ça a donné ce… ce texte x) et comme je ne pense pas publier la semaine prochaine, en voici un autre pour me faire pardonner.
Alisha Horiraito : Bon, je pourrai faire un écrit où Gerald est jaloux mais pas tout de suite x) c'est clair que moi non plus je n'aurai pas hésité une seule seconde, surtout pour passer du bon temps avec notre petit Gégé ! On ne va pas cracher dessus tout de même... c: il est vrai qu'il enchaîne les victoires... bah, je vais devoir remédier à ça ! X)
Lulu-folle : Les cours n'avaient aucune chance face au pouvoir que possède Gerald *PAN*
Disclaimer : Fairy Tail ne m'appartient pas.
Rating : K
SÉPARATION
La pluie.
La pluie est chaude. Violente. Elle s'abat sur eux, sur les rues désertes de Magnolia. Rien n'y échappe. Elle claque contre les fenêtres puis glisse. Comme sur leur visage. Comme sur son visage rougi. Elle se mêle à ses larmes silencieuses, seules témoins dans sa faiblesse – celle qu'elle a toujours possédé, avec lui. Et elles roulent, roulent, roulent. Elles ne s'arrêtent pas. Pas maintenant. Pas encore. Elles tombent. Elles rejoignent leurs sœurs, perdues dans les flaques qui s'accumulent à leurs pieds.
D'une main – une main tremblante, incertaine – elle se frotte les yeux, les joues, s'aidant de ses paumes. Elle efface ces preuves de sa vulnérabilité dans des gestes presque rageurs. Et son cœur bat. Il bat si douloureusement. Ça fait mal. Elle a mal. Très mal. Elle veut partir. Partir, tourner les talons, courir. Courir jusqu'à en être essoufflée. Loin. Seule. Mais elle reste là. Debout. Fébrile. Son corps frémit. Elle a froid. Si froid. Comme si une bougie a été soufflé, en elle, la privant de chaleur. De cette douce chaleur. Cette chaleur dont elle a éperdument besoin.
Ses lèvres s'entrouvrent. Une mèche écarlate s'y plaque à cause de l'humidité. Pas la même humidité qui règne encore dans ses yeux larmoyants. Non. Elle, elle est empreinte de souffrance. Un reflet. Son reflet. Le sien.
Gerald.
Il n'a pas bougé. Ses traits n'ont pas changé. Douleur, douleur, douleur. Il a mal. Ses prunelles le crient. Elles hurlent. Elles clament cette affreuse vérité. Elles sont ternes. Elles ne brillent plus. Il y a cet aspect vitreux. Pas d'éclat. Juste le vide qu'elle a osé provoqué.
Et elle s'en veut. Terriblement. Cruellement.
Ce muscle dans sa poitrine, il bat toujours. Il essaie. C'est erratique. Difficile.
« Je…, fit finalement le recherché d'une voix cassée, je vois. »
Soubresaut.
Ça se déchire, à l'intérieur. Son estomac se tord. Il se tord si violemment. Ce n'est plus ces papillons qui s'invitent, comme d'habitude. Ce n'est plus ça. C'est fini. Elle a tout ruiné.
Elle fait un pas en avant. Vers lui. Se rapproche. La semelle de ses chaussures claquent dans l'eau qui s'écoule sur les dalles. Il lui suffit d'un autre pas. Et d'un autre. Elle peut être plus proche. Elle veut être plus proche. Elle en a besoin. Désespérément besoin.
« G-Gerald, je ne… »
Il recule. S'écarte. S'éloigne d'elle.
« Non. »
Son monde semble s'écrouler sous ses pieds. Elle a du mal à respirer face à ses gestes. Beaucoup trop de mal. Elle a cette impression de compression. C'est comme si elle s'étouffe. Son cœur n'y arrive pas. Il ralentit. S'accélère. Elle le voit remettre peu à peu son capuchon. Il va se soustraire. Disparaître. La laisser seule. Sa gorge se sert. Les larmes débordent, encore. Elle n'y arrive pas. Elle souffre trop.
« Je t'en supplie, Gerald, je… »
Elle se tait lorsqu'il murmure son prénom. Un frisson parcourt son échine. Pas le bon frisson. Celui qui lui annonce mauvais présage. Doucereuse douleur. Lent supplice. Elle sait ce qui l'attend, maintenant. Ce n'est pas une fin heureuse, avec l'homme dont elle est éperdument amoureuse. Ce n'est pas une réconciliation. Rien de ce qu'elle souhaite. Juste son contraire.
Il fait quelques pas en arrière. Ses yeux – ses yeux si froids – sont plongés dans les siens. Il finit par lui tourner le dos. Sa cape suit le mouvement. La pluie devient plus forte, simple écho au dernier mot qu'il a prononcé d'une voix plate. Rauque.
« Adieu. »
