Mon inspiration part et vient comme bon lui semble en ce moment. C'est assez frustrant, ce syndrome de la page blanche… bref, voici la suite de Alerte jalousie :)


Alisha Horiraito : Je ne sais pas trop ce qu'il m'a pris. Je pense que c'est parce que j'ai aussi vécu une séparation brusque et extrêmement douloureuse. J'avais besoin de coucher ça sur le papier, juste pour voir si je pouvais transmettre ce sentiment de déchirement intérieur lorsqu'une personne que l'on aime à un point incroyable nous quitte. J'espère avoir réussi x)

Maddie : Attends reviens ! Tout va bien, ils sont réunis ! Reviiiiiiiiens !


Disclaimer : Fairy Tail appartient à Hiro Mashima. Yup. Dur rappel.


Rating : T


AMOUR


Il n'était pas un bon garçon. Il lui mentait, la blessait avec les mêmes erreurs. Il était différent

du type d'homme qu'elle cherchait mais elle ne pouvait pas s'empêcher de l'aimer.


C'était la nuit – une nuit d'hiver, de celle où les flocons dégringolaient avec délicatesse des cieux pour accentuer ce lit de neige sur chaque surface. C'était la nuit et Erza sortait d'une délicieuse soirée en compagnie de Simon, un garçon qu'elle avait rencontré à la cafeteria de l'université. C'était la nuit et ils étaient devant sa maison – sa colocataire Mirajane devait toujours être chez son fiancé à cette heure-ci. Elle rangea son téléphone dans une des poches de sa veste – ignorant les nombreux messages et appels manqués qui décoraient son écran de verrouillage – avant d'offrir un sourire radieux au jeune homme qui le lui rendit, dévoilant des dents blanches et immaculées. Il lui attrapa les mains puis les leva un peu avant de souffler dessus – l'air chaud balaya ses doigts gelés et un frisson parcourut son corps. Il continua de lui sourire – cette fois de manière plus charmeuse – tandis que la lumière du lampadaire au dessus d'eux faisait briller ses yeux noisette. Elle entendit le craquement distinct de la neige qui lui indiqua qu'il s'était approché d'elle, démolissant la barrière de son espace vital.

« J'espère que tu as apprécié, chuchota-t-il.

- Oui, c'était très bien, approuva-t-elle avec un hochement de tête. Je me suis bien amusée. »

Sa voix sortait nerveuse – c'était le deuxième garçon à se trouver aussi proche d'elle et qu'elle n'avait pas envoyé balader fermement. Son cœur battait comme un fou dans sa poitrine : Simon n'était pas désagréable à regarder. Il était grand, musclé, avec une mâchoire carrée et des cheveux noir bien coiffés, sans oublier sa voix grave et rocailleuse dans le fond. Son caractère indulgent et sa gentillesse lui plaisait énormément.

Son pouce effleura sa pommette gauche qui rosit instantanément à son contact.

« Moi aussi. »

Elle humidifia ses lèvres, geste qu'il capta de son regard – elle vit ses prunelles s'accrocher durant quelques secondes encore dessus avant de remonter. Ses grandes mains trouvèrent ses joues – leur chaleur la surpris et la ravit en même temps – pour lui intimer de relever la tête. Aussitôt qu'elle l'eut fait, il se pencha pour capturer sa bouche dans un baiser profond. Du moins, c'était ce qu'il aurait fait si un ténor suave – et bien trop familier – ne l'avait pas stoppé brusquement en ayant appelé la demoiselle.

« J'interromps quelque chose peut-être ? »

Plus loin d'eux d'au moins trois pas, Gerald observait la scène avec un sourcil haussé. Son souffle provoquait ce petit nuage qui se dissipait rapidement. Par contre, ce n'était pas le cas de la gêne qui émanait d'elle – oh bon sang, ce n'était pas comme si elle le trompait alors pourquoi elle avait cette impression d'avoir commis l'impardonnable ?

« N-Non, Simon me… Simon me disait simplement au revoir.

- Je vois. »

Les yeux émeraude de l'étudiant se posèrent sur la silhouette massive du jeune homme qui se raidit sur place quand il décida – bêtement – de les braver.

« B-Bon et bien…, bafouilla-t-il, bonne nuit Erza et euh… à… à demain. »

Ce dernier la salua de la main puis se hâta de traverser la route d'une marche qu'elle trouva assez rapide – voir un peu trop rapide même. Entre temps, Gerald s'était dirigé vers elle, ses mains fourrées dans les poches de son long manteau noir. Il l'inspecta de la tête aux pieds puis montra du menton la porte de la maison.

« Rentrons.

- Je rentre, rectifia la jeune femme. Toi tu pars.

- Non.

- Pardon ? C'est encore chez moi à ce que je-

- Erza. » la coupa-t-il.

Ça avait sans arrêt le même effet sur elle lorsque son prénom roulait sur sa langue – ce sentiment doux et chaud invitait des papillons dans son estomac et son cœur ratait un ou deux accords sur sa symphonie. C'était devenu si habituel avec lui.

« Rentrons. » répéta-t-il dans un murmure.

Erza obtempéra et rentra sa clef dans la serrure. Elle tourna la poignet puis pénétra dans le salon, refermant derrière elle une fois que son ami fut entré. Il se débarrassa de son manteau et de son écharpe et les déposa sur les cintres à disposition. Soudainement – et sans qu'elle ne puisse comprendre – il lui ôta son vêtement d'extérieur pour l'accrocher à son tour avant d'emprisonner une de ses mains et de la traîner à l'étage.

« Gerald, qu'est-ce qui te prends encore ?! Siffla-t-elle. Et pourquoi tu te permets de- »

La porte de sa chambre se ferma silencieusement.

La pièce était baignée dans la lueur de la lune cachée entre deux nuages – un des rayons était rivé sur le visage du garçon qui l'étudiait attentivement, sans laisser un mot lui échapper. Le calme les enveloppa jusqu'à ce qu'elle le brise de son timbre devenu fébrile.

« Qu'est-ce que tu veux ?

- Nous devons parler. »

Elle lui jeta un coup d'œil irrité, ses bras se croisant presque automatiquement – elle ne l'admettrait jamais mais cette distance entre eux, elle voulait la réduire à néant pour blottir sa tête contre son torse et s'enivrer de sa fragrance, oublier les récents événements pour que tout redeviennent comme avant – même s'il était mauvais envers elle, Erza ne pourrait pas changer ses sentiments envers lui.

« Je t'écoute, marmonna-t-elle.

- C'est plutôt moi qui t'écoute.

- Je n'ai rien à te dire.

- Oh vraiment ?

- Oui, vraiment ! S'écria Erza. Je n'ai rien à dire à un tombeur de ces dames qui se croit tout permis sous pré-

- Tu es jalouse ? »

Sa phrase tomba dans ses oreilles, la frappa de plein fouet, ricocha dans les limbes de son esprit.

Elle battit des cils.

« B- Bien sûr que non ! Tu fais ce que tu veux avec qui tu veux et je fais ce que je veux avec qui je veux. Tu n'as aucun compte à me rendre. Tu peux très bien draguer la fille qui te plaît, l'embrasser, coucher avec elle, te marier avec elle, je m'en fiche ! Je ne suis pas jalouse. Et si tu ne me crois pas, tant pis pour toi ! Maintenant, vas-t-en ! »

S'avançant vers lui, elle plaqua brusquement ses paumes contre son torse pour le pousser à l'extérieur de sa chambre mais à la place de l'effet voulu, il resta stoïque.

« Vas-t-en je t'ai dit !

- Pourquoi je m'en irai ? Souffla Gerald.

- Parce que je te l'ordonne ! Fous le camps ! Je ne veux plus te voir !

- C'est faux. »

Elle secoua la tête et tenta de le pousser à nouveau.

« Je… je n'ai pas besoin de toi !

- Si.

- Gerald, ne… juste, ne complique pas les choses e-et… et pars, bon sang !

- Tu voulais l'embrasser, ce type ?

- Non, je-

- Tu veux m'embrasser, là ?

- S'il te plaît, a-

- Parce que moi, je veux t'embrasser.

- Qu-Quoi ?

- Je veux t'embrasser Erza et je vais t'embrasser. »

Et avant qu'il ne puisse agir, elle s'écarta vivement, les joues empourprées face à ses dires.

« T-T-Tu es… tu es j-juste un… un… ! »

Gerald s'avança vers elle et elle tituba jusqu'aux pieds de son lit, le cœur palpitant comme un fou. Paralysée, elle le laissa agir à sa guise, la respiration beaucoup trop irrégulière. Ses lèvres chatouillèrent son oreille droite, si délicatement qu'elle en frémit – ou peut-être était-ce à cause de ses mains – posées initialement sur ses épaules – qui dérivèrent dans son dos pour atteindre le creux de ses reins. Il inspira et expira, son souffle balayant son cou.

« Dieu, tu es tellement sexy lorsque tu es énervée… »

Elle se tortilla pour se soustraire mais n'obtint qu'un mouvement souple qui la fit chavirer sur le lit en sa compagnie – et malgré qu'elle en ait rêvé tant de fois, cette situation paraissait bien mieux que tous ses songes rassemblés.

« Erza…

- O-Oui ? »

Un bouton de son chemisier sauta face aux doigts agiles de l'étudiant.

« … laisse moi te montrer à quel point je t'aime. »