Suite de Amour. Deux chapitres pour le prix d'un, cette semaine !


Alisha Horiraito : Ah ah, vu ta réaction, j'aurai peut-être du continuer un peu plus le dernier écrit !

Lulu-folle : J'admets que ça ne lui ressemble pas du tout mais bon... je me demandais ce que ça pouvait donner de la faire ainsi.

Maddie :Te revoilà ! J'ai réussi mon coup, alors !

Lilo : Merci de tes encouragements, ils m'ont assez motivée !


Disclaimer : Fairy Tail appartient à Hiro Mashima.


Rating : K


PARDON


La vie est comme un livre : chaque chapitre à son importance, même s'il

s'avère être douloureux. Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut

cesser d'en tourner ses pages – un jour, leur sens sera enfin révélé.


« J'ai cherché à te joindre hier soir mais tu ne répondais pas. »

Ses dents capturèrent sa lèvre inférieure pour la mordiller – la preuve de sa gêne. Elle leva les yeux vers la présence masculine assise sur les marches du perron, les mains liées entre elles et le regard inquisiteur.

« Alors j'ai appelé Mirajane.

- T-tu as quoi ?! »

Voilà le pire qu'il pouvait lui annoncer en ce moment.

« Elle m'a dit que tu avais un rendez-vous avec un certain Simon. »

Elle manqua de s'étrangler avec sa salive.

« Est-ce vrai ? Tu as passé ta soirée avec lui ? »

Bien sûr, lui répondre oui titillait fortement la commissure de sa bouche – douce vengeance face à son flirt flagrant avec cette serveuse, il y a deux jours maintenant – mais ce serait mentir – car elle s'était endormie sur ses cahiers cette nuit-là, bien trop absorbée par ses révisions – et impliquant ainsi de très près un lapin flagrant au rendez-vous que Simon lui avait proposé.

« Non. »

Erza partit s'asseoir à son côté sur le marbre froid – assez proche pour que sa cuisse effleure la sienne et qu'elle puisse sentir sa chaleur tant familière.

« Ma soirée, je l'ai passé avec mes livres. Les examens m'angoissent énormément et… je n'ai pas réussi à m'en extirper. »

Le regard émeraude lui brûla la visage – et elle devina qu'en ce moment même, elle rougissant – cette fois avec une légère honte dans le fond.

« Donc tu… tu ne l'as pas vu ? »

Elle hocha la tête.

« Oh. »

Sa simple réponse lui arracha un rire nerveux, au point qu'elle finit par observer ses pieds timidement.

« Hum… tu sais, Erza, je… je ne pensais pas que mon comportement te faisait souffrir à ce point. À vrai dire, je n'y avais jamais fait attention : j'étais trop absorbé par mon avenir et j'avais… j'avais oublié ce dont j'avais vraiment besoin, murmura Gerald. J'avais oublié à quel point j'avais besoin de toi jusqu'à ce que tu partes. »

Dans sa poitrine, son cœur s'affola. Elle n'osait pas relever le visage, lui faire face. Ça cognait si fort à l'intérieur d'elle que ça en devenait douloureux – elle mourrait d'envie de l'embrasser – une envie que son rêve avait accentué – pour qu'il se taise mais sa voix la paralysait, électrifiée.

« Hier soir, quand tu ne décrochais pas et que Mira m'avait expliqué que tu étais à un rencard, ça… m'avait fait bizarre. C'était comme si une partie de moi s'était arrachée – pire que lorsque je m'étais disputée avec toi. »

Il exhala et, enfin, la jeune femme laissa ses prunelles rejoindre celles qui l'étudiaient attentivement.

« C'est fou, tu ne trouves pas ?

- Quoi dont ? Chuchota-t-elle.

- Cette manie qu'a l'homme de réaliser à quel point il aime une femme lorsqu'il l'a perdue. »

Un sourire s'esquissa sur ses fines lèvres – celles pour lesquelles de nombreuses filles seraient prête à s'entre-tuer pour avoir la chance d'y goûter – tandis qu'il glissa une main jusqu'à l'arrière de sa tête – là, ses doigts s'empêtrèrent dans ses mèches pourpres alors que son pouce caressait la courbure de sa mâchoire.

« Mais tu ne m'as pas perdue, s'amusa Erza en se penchant un peu vers lui.

- C'est vrai. »

Tranquillement, il déposa un tendre baiser sur son front, la pointe de son nez et, après une légère hésitation, sa bouche – dans son estomac, c'était comme un geyser – intense, fort, brûlant. Tout son corps succomba à cette morsure de chaleur qui se mit à envahir ses veines. Elle fondit dans ses bras, face à ses lèvres et sa langue aventureuse, aux frissons qui parcourut son échine et à la voix rauque qui susurra contre son oreille :

« J'ai eu cette chance. »