Alisha Horiraito : C'est sûr que Mashima pourrait nous mettre une vraie scène montrant les deux relativement proche mais non ! À la place, nous avons juste le droit à des sous-entendus ! Mince, nous voulons du concret quand même !

Maddie42 : Ahah, la fatigue oui je connais – mais en attendant, je vais faire en sorte de combler les longues absences de ce fugitif !


Disclaimer : Fairy Tail appartient à Hiro Mashima. Yup. Dur rappel.


Rating : T


BETTER MAN


Cet homme dont elle rêvait, il serait prêt à le devenir.


Il n'était pas parfait. Oh, loin de là. Il était d'un genre différent de la perfection. Son contraire absolu. Il était le genre de personne que l'on préférait éviter, à qui parler revenait à plonger dans son monde de crimes, celui qu'il n'avait pas cessé de côtoyer durant des années. Plus le temps passait, plus il s'enfonçait dedans. Il avait changé de lycées, de villes et de foyers tant de fois qu'il s'était accroché à cette solitude dans son être, la même qui le dévorait petit à petit pour qu'il ne cesse de sombrer. Mais c'était avant de la voir. De lui parler. De la regarder.

De l'aimer.

Il ne l'avait pas vu venir, celle-là. Lui, ce garçon aux multiples méfaits qui ne s'était jamais arrêté, qui ne s'était jamais repenti, était tombé pour cette merveilleuse fille qu'incarnait Erza Scarlett, celle qui détenait maintenant la clef de son cœur. Et elle était si belle, si forte. Si parfaite. Elle illuminait sa journée, le rendait heureux, l'arrachait lentement à ses mauvaises manières qu'il avait gardé depuis si longtemps. De jour en jour, elle l'extirpait de son quotidien, peut-être de manière intentionnée ou non, il n'en savait rien. D'ailleurs, il avait appris de nouvelles émotions.

Comme la folie.

Elle le rendait fou. Fou de ses manières, de ses sourires, de son rire. Fou d'elle. Encore. Encore. Encore. Et il tombait, si profondément, si lentement, si sûrement dans son regard qui le faisait se consumer. Dans sa poitrine, ça explosait en mille et une étincelle, le réchauffait, le rendait sans arrêt plus heureux. Ses lèvres s'étiraient, exposaient ses dents blanches et parfaites pour montrer ce bonheur qui le submergeait, qui manquait de déborder quand il la croisait au détour d'un couloir. Le crier. Le crier, le hurler, lui montrer. Lui montrer ô combien elle le comblait rien qu'avec sa simple présence, un mot, même insignifiant.

Il n'était pas le plus doué pour s'exprimer. Les mots se tassaient dans sa tête pour se bloquer dans sa gorge. Il restait muet, incapable de dire ce sentiment qui ravivait son cœur gonflé d'une liberté nouvelle. Pourtant il tentait. Il ne voulait pas renoncer ou faiblir. Il souhaitait simplement qu'elle sache. Alors, après les cours, il était parti la rejoindre dans la salle du conseil dans le but de lui avouer. Bien sûr, son mutisme n'avait pas tardé à suivre lorsque le moment attendu survint. Il s'était retrouvé paralysé, électrifié par le regard aux reflets d'ambre posé sur lui. Elle s'était moquée, sans méchanceté derrière. Juste, elle avait ri. Ce son mélodieux lui avait tourné dans les oreilles, dans la tête, l'avait étourdi, comme son parfum fruité qui l'incitait à enfouir son nez dans les longues mèches écarlate.

Tandis qu'elle s'apprêtait à quitter la salle de sa démarche chaloupée – celle qu'il regardait lorsque l'occasion se présentait – il la retint en attrapant avec délicatesse son poignet si fin. Elle papillonna des cils, perdue – chamboulée mais si charmante – pendant qu'il s'approchait d'avantage – assez pour que les effluves de cette douce odeur qui émanait d'elle vienne à nouveau lui chatouiller les narines.

« Gerald ? »

Parce qu'elle méritait le meilleur...

Ses yeux s'ancrèrent dans les siens – tant expressifs – pour ne plus les quitter, tout comme si sa raison en dépendant.

il sera prêt à tout pour elle.

« Il faut que je te dise quelque chose, Erza. »

Car cet homme dont elle rêvait, il serait prêt à le devenir.