Le prochain chapitre est le numéro trente. De ce fait, je suis toute ouïe pour une commande spéciale si l'envie vous en dit. Sinon... je ne sais pas. Ce sera suivant mon imagination très aléatoire qui va vous pondre quelque chose qui va me faire tuer x)


Alisha Horiraito : Trop mignon et adorable pour ta santé mentale ? :p Je vais essayer de faire mieux, un jour, pour que tu dégoulines sur ton clavier ou ton téléphone tellement il sera le plus chou possible, même si tu fonds déjà ! ( il faut juste que je m'entraîne ! ). Non... je ne suis pas maso, je crois... enfin, je suis sûre oui ! x) Tout va bien dans ma tête et tout. D'ailleurs, tu as lu le dernier scan ? Si c'est le cas, est-ce que toi aussi tu t'es tortillée sur place ?! Perso je ne pouvais plus tenir en place !


Disclaimer : Fairy Tail ne m'appartient pas.


Rating : K


ÉGOÏSME


Erza le foudroya du regard quand ils entrèrent dans leur maison. Ils étaient revenus d'une dure mission et, à la place du soulagement habituel de revenir chez soi, une lourde tension bouillonnait entre eux. Elle se dévêtit de son armure salie grâce à sa magie pour finir nue avant de claquer derrière elle la porte de la salle de bain, laissant seul Gerald qui ôta son manteau déchiré avec des gestes lents afin de ne pas réveiller l'abominable douleur dans son abdomen. Il tomba au sol dans un léger bruissement et il s'avança d'un pas lent dans le salon, ses doigts se débâtant pour défaire les sangles de son plastron fissuré. Il était fatigué et faible et la dernière chose qu'il souhaitait, c'était perdre du temps à tenter de se débarrasser de ce morceau de métal dorénavant fichu. Il gémit de frustration et essaya une nouvelle fois, ne pensant pas un instant que sa femme sortirait de la salle d'eau enveloppée d'une serviette.

Elle s'approcha de lui et écarta ses mains de la boucle d'un geste sec.

« Tu es encore en colère ? » s'enquit le mage d'une voix las.

Elle ne lui répondit pas et enleva son armure qui tomba lourdement et dans un tintement sourd. Pas un regard ne fut échangé.

« Tu peux t'occuper du reste. »

Pour une seconde fois, Erza le laissa dans la pièce. Avec un soupir, le jeune homme partit à son tour se laver après avoir réussi à retirer les dernières protections qui subsistaient. Il restait un peu d'eau chaude et la projection froide qui éclaboussa son visage égratigné le fit frémir. Il s'en contenta néanmoins et passa une main dans ses cheveux en fouillis. Sa mâchoire était contractée et ses yeux fermement clos sous les gouttes qui ruisselaient sur son corps meurtri. Ses doigts effleurèrent l'ecchymose qui marquaient une partie de son torse et de ses côtes, évitant de toucher les plaies dont un résidu de sang suintait. Le liquide carmin se mélangea aux gouttes cristallines et s'évacua dans un tourbillon pourpre, à ses pieds. C'était une rude souffrance mais qui restait supportable. Il devra panser ces blessures.

Quittant la douche, Gerald attrapa une serviette qu'il drapa autour de ses hanches. Il fit disparaître la buée du miroir et son reflet apparu, le dévoilant. À l'évidence, son visage trahissait sa fatigue, faute du combat ayant eu lieu lors de leur mission. Le bas de sa mâchoire portait des griffures et sous son œil gauche, un coquard n'allait pas tarder à voir le jour. Il soupira et ouvrit le placard à pharmacie pour en sortir l'alcool et les bandages.

Pendant qu'il se soignait, il se remémora tant bien que mal les récents événements. C'était vague. Tout c'était passé vite et il n'avait pas réfléchi. Il avait agi par instinct et il ne le regrettait pas. Il savait que ça avait été la bonne décision et même si Erza était toujours en colère face à cet acte, il ne lui présentera plus ses excuses – il l'avait fait un nombre incalculable de fois lors du trajet du retour où elle s'était enfermée dans un mutisme et, pour la première fois, il était fatigué de ça –. Tout ce qu'il désirait désormais était de retrouver celle qui partageait sa vie et son lit sans qu'une énième dispute vit le jour entre eux.

Gerald sortit de la salle de bain et partit dans la chambre, éteignant les lumières du salon après son passage. La silhouette étendue sur le matelas, cachée par le drap blanc, lui indiquait qu'elle était déjà couchée. Il la rejoignit après avoir enfilé un sous-vêtement et jeté la serviette dans un coin de la pièce baignée par l'éclat lunaire. Elle ne bougea pas d'un pouce et il observa le plafond, incertain de s'il devait prendre la parole ou non. Il tourna la tête sur sa gauche pour observer son dos. Il soupira.

Son nez s'enfouit dans les boucles pourpre et ses bras encerclèrent la taille pour attirer à lui le corps tremblant d'Erza. Elle ne protesta pas et ne chercha pas un moyen de se soustraire. À la place, elle caressa doucement son avant-bras avec des motifs qu'elle traçait au hasard.

« Pourquoi ?

- Je t'aime, répondit-il simplement. Je ne veux pas te perdre. »

Après un moment de silence, elle se retourna pour lui faire face. Il se perdit dans ses orbes chocolat tout en caressant distraitement sa pommette. Une larme roula jusqu'à son pouce.

« Et je ne veux pas te perdre, chuchota-t-elle. Tu aurais pu mourir Gerald. Tu aurais pu… et… et bon sang, je ne supporterai pas ça, pas une nouvelle fois, pas maintenant que tu es là, avec moi. Pas après tout ce que nous avons enduré… je, Gerald, je-

- Erza. » la coupa-t-il.

D'une tendre pression, ses lèvres embrassèrent les siennes dans un délicat mouvement. Elle s'étendit sur le dos tout en passant ses bras autour de son cou, lui rendant son baiser avec ferveur et amour. Son souffle devint heurté, autant par la douleur qui se réveilla que par le plaisir qui traversa ses veines. Il s'écarta et appuya son front contre le sien.

« Je t'aime, répéta-t-il, et si je dois me sacrifier pour que tu puisses vivre, je le ferai sans hésiter.

- Tu es égoïste.

- Je sais. Mais je penserai toujours que ce sera la meilleure des solutions.

- Et idiot

Lorsqu'elle se redressa pour l'embrasser à nouveau, Gerald comprit qu'il était pardonné.