Bonjour ou bonsoir,

Aujourd'hui, je vous présente le trentième chapitre de ce petit recueil qui semble vraiment plaire ! Ça me fait très plaisir, à un point que vous n'imaginez pas. Je tenais donc à vous remercier pour votre patience – car il faut bien le dire, je ne suis pas une as concernant la ponctualité – mais aussi pour vos merveilleuses reviews qui ne manquent pas de me faire sourire. Et je m'excuse pour ma constante irrégularité !

Savant mélange du thème « dessin » ( Liclick ) et de « Erza a des vues sur son professeur » ( Lilo ).

Le prochain abordera l'univers de l'addiction ( Alisha Horiraito ), parce que c'est un thème qui, je l'avoue, m'est extrêmement familier.

Le trente-deuxième, un chapitre spécial Saint Valentin ( Lilo ), bien que le quatorze février soit passé depuis un sacré moment…

Et, surtout, si vous souhaitez quelque chose, n'hésitez pas. Bonne lecture et encore un grand merci :).

UA.


Alisha Horiraito : Oh, je parlais bien de celui où Gerald était totalement enragé :) j'avais hâte de voir quel sort il allait réserver à son ennemi et, bon, j'avais espéré qu'il fasse durer son supplice… moi, sadique ? Non voyons… maintenant j'aimerai bien le voir entrain de panser les plaies à Erza mais… je sais que mes rêves les plus fous ne seront pas exaucés. Au moins, ce chapitre nous aura montré qu'il ne faut absolument pas toucher à la guerrière quand il est aux alentours ou même bien loin – il serait capable de rappliquer et de botter quelques fesses, qui sait –. Celui où Kagura a fait du bouche-à-bouche à Gerald ne m'a certainement pas faite cillé. Je suis du même avis que toi : bien heureuse qu'elle l'ai sauvé car si fin était de mourir comme un idiot sous une foutue chaîne, j'aurai crié au scandale et envoyé quelques lettres de menace…

Liclick : En même temps, qui ne les aime pas ? ( ne cite personne où je commets un crime X) ).

Lilo : Merci pour les compliments ;) je fais au mieux pour garder leur caractère et leurs manières d'agir bien que ça peut être complexe parfois.

Sarah70801 : Quand j'ai écrit « Destin », je n'avais pas en tête une dimension romantique mais, malgré ça, je trouve que nous sentons assez cet aspect… attractif. Enfin, je l'espère ! Et merci de l'avoir aimé :).


Disclaimer : Fairy Tail ne m'appartient pas.


Rating : T


COUPABLE


Erza n'aimait pas les cours d'anglais. Ils étaient longs et barbants. Leur professeur – monsieur Mine – n'inspirait pas non plus l'envie d'écouter. Ça, ça restait son avis et elle n'en démordrait pas. Néanmoins, elle aimait pratiquer cette langue. Juste, c'était en dehors de cette salle. Peut-être que si leur enseignant changeait, elle sera plus attentive et arrêterait de dessiner ses camarades sur son cahier. D'ailleurs, elle était vraiment douée pour le dessin. Elle aimait ça depuis sa plus tendre enfance. Au début, ça ressemblait surtout à des gribouillis puis, au fil des années, son art avait évolué. Erza en était assez fière. Beaucoup était admiratif de ce qu'elle savait faire. Représenter la réalité était presque comme un jeu d'enfant et elle y prenait beaucoup de plaisir. Quand son crayon glissait sur le papier, il y imprégnait un sentiment, une façon de caractériser quelque chose ou même quelqu'un. Les lignes étaient fluides, douces. Ses gestes, eux, gracieux et nets. Généralement, elle se bornait à représenter Mirajane – sa colocataire – qui était juste à côté d'elle.

« Le professeur est encore en retard, gémit plaintivement Reby.

- Tu devrais y être habituée depuis le temps. » rétorqua Gajil d'un air las.

C'était vrai. Cet enseignent était loin d'être à l'heure. La ponctualité ne devait pas être son point fort. Mais bon, cela ne dérangeait pas la rousse, au contraire. C'était une véritable aubaine. Malheureusement, ce n'était pas pour autant une occasion de sortir dehors car, même s'il avait fait grand soleil, ils auraient dû patienter dans la salle jusqu'à son arrivée – un point déplaisant –. En effet, tous les élèves étaient présents, installés à leur place en tuant le temps à leur manière. Du coin de l'œil Erza arrivait à discerner Lucy entrain de réprimander Natsu et Grey qui s'étaient battus durant une rencontre sportive. Elle leur avait déjà passé un savon de son côté mais ça n'allait pas leur faire de mal d'en avoir un deuxième.

« Oh ? Vous n'êtes donc pas au courant ? »

Les regards convergèrent automatiquement sur Mirajane qui gloussa.

« La nouvelle à pourtant fait le tour de l'université.

- Crache-le morceau, s'impatienta la demoiselle de petite taille.

- Monsieur Mine a été transféré dans un nouvel établissement. » expliqua-t-elle avec un petit sourire.

Alors Dieu existait ? Avait-il entendu ses longues supplications ?

« Veuillez m'excuser pour le retard. » Lança une voix inconnue.

Elle était chaude et douce, forte et assurée et cet accent, Seigneur, était tout simplement divin et terriblement sexy. Autant que cet homme qui se tenait derrière le bureau, arborant une chemise dont les manches étaient retroussées jusqu'à ses avants-bras où les muscles jouaient quand il inscrit au tableau son nom et prénom.

Gerald Fernandez.

Il avait un sourire éblouissant – parfait – qui laissait entrevoir cette fossette dans sa joue gauche. Et ses yeux. Ses yeux étaient verts, elle le voyait d'ici, comme ce tatouage sur la partie droite de son visage à la mâchoire carrée, caressée par des mèches bleues hirsutes. Son corps devait être parfaitement développé mais son haut ne lui rendait aucunement justice. Par contre, son pantalon, ça, et bien c'était une toute autre histoire. Plus d'une fois, tandis que leur nouveau professeur écrivait des mots au tableau, son regard avait convergé sur l'agréable chute de ses reins. C'était arrivé par inadvertance. Et à quasiment chaque cours. Mais ce n'était rien comparé à lorsque son esprit venait à s'égarer sur un terrain d'avantage plaisant selon elle.

Des fois, Erza imaginait que ses mains qu'elle devinait fermes parcouraient son corps d'une exquise manière. Que ses lèvres embrassaient les siennes puis son cou pour progresser plus bas encore. Qu'il la torturait de ses dents et de sa langue. Qu'il se déshabillait sous ses yeux avant de s'attaquer à ses vêtements à elle. Qu'il gémissait son prénom dans son oreille. Que le bureau sur lequel il venait de s'asseoir était le seul témoin de leurs ébats tandis qu'il venait en elle de manière puissante et rapide. À vrai dire, ça, elle y avait songé sur chaque table, contre le tableau même. Ou sur sa chaise.

« Mademoiselle Scarlett ? »

C'était la fin de la journée et elle avait fini par anglais – comme tous les vendredis soir à vrai dire –. Ce qui avait été autrefois un cauchemar sans fin était devenu un moment bien trop court à son goût. Durant les deux heures, Gerald n'avait pas manqué de lui confisquer son cahier où elle avait l'habitude de dessiner. S'il l'avait feuilleté ? Évidemment. S'il avait découvert sur de nombreuses pages son visage ? Bien sûr. En fait, il était surtout question de lui vers la fin. Mais ce n'était pas la première fois que ça survenait. C'était simple pour elle de se perdre dans ses pensées alors que Gerald enseignait ici depuis quatre mois.

Quand il lui tendit son cahier avec un sourire, Erza devina aisément qu'elle n'aurait pas de reproches ou de sanctions.

« Vous récidivez.

- Que voulez-vous ? La tentation est trop forte. »

Son sourire s'agrandit plus encore et elle jura que son coeur loupa un battement. Son parfum l'attirait, comme cette manière qu'il avait de la regarder et de lui parler. Lorsque son souffle caressa la courbure de sa mâchoire, Erza remarqua pour la première fois à quel point elle s'était approchée, lui qui était appuyé contre le bord de son bureau en acajou.

« Faîtes attention, murmura-t-il. Je… pourrai y prendre goût.

- Tant mieux. Mes efforts n'auront pas servis à rien.

- C'est un aveu ? Se moqua-t-il gentiment.

- Hum, oui, j'avoue tout. »

Il rit et pencha la tête sur le côté, taquin.

« Alors vous êtes coupable mademoiselle Scarlett.

- Je vais avoir le droit à un procès équitable au moins ?

- Nous pouvons toujours en discuter demain soir, autour d'un verre.

- Ou deux.

- Ou deux, concéda-t-il. Je passe vous chercher vers vingt heures. »

Erza inspira, un peu ébahie par quelle vitesse tout c'était enchaînée. Son professeur avait récupéré ses affaires tout en l'accompagnant jusqu'à la sortie.

« Surtout n'oubliez pas de vous constituer une bonne défense. Je peux parfois être un attaquant impitoyable. »