Bonjour bonsoir à tous ! Une semaine s'est déroulé depuis le dernier chapitre, en voici donc un nouveau en avant-premièèère !

Enjoy !
- La Fouineuse -


« Tu as trouvé quelque chose ? » s'enquit Drago.

Hermione et lui étaient à la bibliothèque pour la deuxième fois de la journée, et ils avaient pris soin cette fois de se mettre dans un endroit désert du lieu. Après quelques explications, la bibliothécaire semblait avoir enterrer la hache de guerre, mais pas oublié leur… incident. A la moindre remarque, ils étaient sûrs de ne pas pouvoir y revenir avant un bon mois. Ils avaient donc installé leurs affaires dans une petite salle au fond de la bibliothèque, histoire de ne pas se faire trop voir, ni par elle ni pas les autres élèves.

Drago, installé à la table au centre de la pièce, venait de voir la Gryffondor revenir un gros livre entre les bras.

« Oui, je crois bien, répondit-elle à la question du blond. Je te répète que c'est toujours une mauvaise idée de faire « Partie 1 - Apogée » et « Partie 2 - Décadence » mais bon, pour l'instant, ça peut aller, on cherchera autre chose plus tard… Comme on a déjà fait la partie « apogée » de la Magie Innée, je me suis penchée sur le côté « décadence ». Et ce livre parle justement des utilisations… malsaines, on va dire, de cette branche de la magie.

- Et dis-moi Granger, comment t'as fait pour récupérer un tel livre ? demanda-t-il en jetant un œil aux illustrations sombres de la couverture.

- Euh… eh bien, j'ai demandé à Mme. Pince d'aller chercher un livre dans la réserve… et… ce n'est pas un mensonge, je ne lui ai juste parlé que d'un livre sur les deux que je voulais aller chercher, sinon elle n'aurait jamais voulu me laisser l'emprunter. Mais je n'ai pas menti, en soi… Elle… Elle m'a dit oui, donc en soi…»

Plus elle s'emmêlait dans ses explications, plus elle rougissait.

« Ouaah, Granger ! Tu as menti à cette vieille chouette ! Je n'en reviens pas ! s'exclama le blond en souriant et riant à moitié.

- Non, je ne lui ai pas menti, j'ai juste d-…

- Oui, oui, je sais, mais quand même… J'ai vraiment une mauvaise influence sur toi dis-donc, fit-il en penchant la tête, un sourire en coin sur les lèvres. Bon, je te féliciterais bien davantage Granger, mais vois-tu je préfère travailler pour finir au plus vite ! »

Me féliciter ?! Il doit être de sacrément bonne humeur dis-donc, ça change de tout à l'heure… pensa Hermione en revoyant la scène dans leur salon quelques heures plus tôt, lorsque Drago était remonté brusquement dans sa chambre, les larmes coulant sur ses joues.

Elle commença à feuilleter le manuel, Drago en face d'elle, penché sur le livre. Sans savoir pourquoi, cette proximité la gêna, et elle se dandina sur sa chaise pour se reculer un peu. Ce dernier le remarqua, mais se contenta de lui lancer un regard moqueur, avant de replonger dans la lecture.

OoOoO

Il était 19h40 quand ils achevèrent de ranger leurs affaires. Hermione considérait qu'il avait bien avancé, et était étonnée de voir à quel point le Serpentard pouvait se montrer travailleur quand il s'y mettait… Ça me change de Ron, ou même d'Erwan…

Ils se séparèrent devant la Grande Salle, dans laquelle Malefoy s'engouffra afin de prendre son dîner.

Pendant qu'Hermione prenait le chemin des cuisines, elle sentit une présence derrière elle. Elle accéléra le pas, mais ne fut pas assez rapide, et sentit deux bras puissants la faire décoller du sol.

« Aha, je t'ai eu !

- Erwan, repose-moi ! rigola Hermione à moitié. Et il me semblait t'avoir dit de en plus faire ça !

- Alors, t'as mangé où ce soir ?

- En fait, je n'ai pas encore mangé, j'allais justement me chercher quelque chose aux cuisines, je meurs de faim !

- Je t'accompagne !

- D'accord ! »

Ils parlèrent de tout et de rien sur le trajet. Au bout d'un moment, alors qu'ils allaient arriver, Hermione demanda :

« Erwan, tu sais j'aimerais vraiment que tu arrêtes de t'en prendre à Malefoy…

- Pourquoi tu me demandes ça… ? répliqua-t-il, soudain sur la défensive.

- Parce qu'il ne me fait aucun mal, et que j'avoue que tu me fais assez peur quand tu le menaces… » finit-elle d'une petite voix.

Erwan s'arrêta et, se plantant devant Hermione, il l'attrapa doucement par les épaules.

« Hermione, je… Ecoute, je… je sais pas comment expliquer, c'est… Chaque fois que je le vois, j'ai peur qu'il s'en prenne à toi et… Je le supporterai pas, Hermione. Je peux pas m'empêcher de penser qu'il te veut du mal, et te voir avec lui, c'est… au-dessus de mes forces. S'il-te-plaît, promets-moi que tu feras attention quand tu seras avec lui, finit-il en se rapprochant d'elle légèrement.

- A une condition…

- Tout ce que tu veux.

- Arrête de t'en prendre à lui et d'essayer de me défendre. Je peux me débrouiller toute seule, je t'assure.

- D'accord, sourit-il, toujours en rapprochant son visage de celui d'Hermione.

- Et… arrête aussi de me faire peur dans les couloirs.

- C'est entendu ! » rigola-t-il.

Ils étaient maintenant assez proches, Hermione ne voyait que ses yeux bleus se rapprocher indéniablement d'elle, et sa bouche se rapprocher de la sienne. Son cœur battait maintenant à mille à l'heure, et sa respiration se faisait légèrement plus saccadée. Le regard d'Erwan alternait entre les yeux de la brune et ses lèvres. Soudain, elle prit conscience de ce qu'il était en train de se passer, et parvint à rassembler assez de force pour repousser le garçon.

« Erwan, je… Désolée… »

Elle ne put finir. Alors que ses yeux commençaient à s'humidifier, elle fit demi-tour et se mit à courir.

OoOoO

Accablée par ses émotions, et elle ne put continuer. Elle finit par s'écrouler dans un couloir désert près de ses appartements et, s'appuyant contre le mur, assise à même le sol, elle ramena ses jambes contre elle et enfouit sa tête dans ses coudes. Elle se repassait en boucle la scène dans sa tête.

C'était pourtant elle qui avait entamé la conversation… Et Erwan qui s'était rapproché petit à petit… Elle se souvenait de chacune des émotions qu'elle avait ressenti au cours de cet instant. Joie, peur, anxiété, crainte, bonheur, euphorie, elle avait dû passer par tout le panel d'émotions humainement possible. Et pourtant… Elle l'avait repoussé. Pourquoi ? Elle ne savait pas. Elle ne savait pas ce qui lui avait pris de le repousser, alors qu'elle s'était même déjà imaginée embrassée par ce même garçon à certains moments… Pourquoi l'avait-elle repoussée ? En réalité, elle mourrait de peur. Elle était morte de peur à l'idée de ce qui avait pu se passer. Encore une fois, pourquoi ? Qu'est-ce qu'elle en savait ? Elle n'avait jamais embrassé à proprement parler un garçon, ce qu'il s'était passé avec Viktor ne comptait pas, c'était plus un baiser rapide… Pourquoi n'avait-elle pas été capable de continuer ? La peur qu'elle avait ressentie, et qu'elle ressentait toujours, avait prédominé sur toutes les autres émotions qui avaient pu la traverser à ce moment-là. C'avait été un geste de peur qui avait repoussé Erwan. Erwan… que pensait-il d'elle ? Peut-être allait-il penser qu'elle s'était jouée de lui…. Cette pensée la fit sangloter de plus belle, et elle se mit à trembler, sous le trop-plein d'émotions qui l'assaillait. Où en était-elle ? Elle appréciait beaucoup Erwan, mais en tant que quoi ? Elle ne pouvait répondre à la question… Ses sanglots résonnaient dans la pièce.

De légers bruits de pas se firent entendre, mais elle n'eût pas la force de lever la tête... Elle sentit quelques secondes plus tard des bras l'entourer et la bercer. Un parfum agréable se répandit, calmant légèrement la Gryffondor.

« T'en fais pas, ça va aller… » chuchota une voix qu'elle ne parvint pas à reconnaître.

Terrassée par ces sentiments et l'immense fatigue qui s'était emparée d'elle suite aux trop nombreuses nuits passées à travailler, elle finit par s'endormir dans les bras de cet inconnu.

OoOoO

Lorsqu'elle se réveilla, le lendemain matin, elle était seule. Elle se demanda quelques instants où elle était avant de se rendre compte qu'elle était allongée dans un des canapés du salon de leurs appartements. Elle était encore habillée comme la veille, et alors les souvenirs lui revinrent en mémoire. Comment est-ce que je suis arrivée ici ? J'ai dû y aller sans me rappeler… Elle avait un vague souvenir d'un parfum agréable, mais ne parvenait pas à savoir s'il provenait d'un rêve ou pas, de même que cet inconnu qui l'avait consolé, dont elle n'était pas parvenue à identifier la voix…

Elle trouva la force de se lever, et monta dans sa chambre. En poussant la porte, elle vit de l'autre côté de la fenêtre Saïka, qui l'attendait patiemment. Elle la fit entrer et, décachetant le parchemin accroché à sa patte, elle avisa trois mots, écrits à l'encre bleue :

Je suis désolé.

Erwan… Elle se rappela la scène de la veille, et se dit qu'il lui faudrait bien l'affronter un jour pour s'expliquer. S'expliquer de quoi au juste Hermione ? Toi-même tu sais pas ce qu'il t'a pris, alors l'expliquer à lui… Oui sa tête n'avait pas faux, mais son cœur lui hurlait d'aller le voir pour se rendre compte de ses sentiments, voir s'ils étaient fondés. Bien sûr, elle ne pouvait le vérifier comme ça, d'un claquement de doigts, mais c'était la seule pensée cohérente dans son cerveau à cet instant. Et pourquoi, par Merlin, voulait-il s'excuser ? De quoi ? C'est elle qui l'avait repoussé, et sûrement ainsi blessé dans son ego -qui prenait parfois des proportions énormes chez les garçons….

OoOoO

En ce samedi matin, Hermione se doutait bien qu'elle ne pourrait repousser éternellement son face-à-face avec le brun… Elle avait passé les trois derniers jours à l'éviter au maximum, ignorant ses incessants appels et ses regards pesants, au grand étonnement d'Harry et Ron qui n'avaient pas été mis au courant de l'incident. En ce samedi matin donc, la Gryffondor avait décidé de faire une grasse matinée. Elle ne se leva donc qu' "à" 9h, et voulut paresser encore un peu dans son lit. Mais c'était sans compter son estomac, qui ne tarda pas à réclamer un petit-déjeuner digne de ce nom, et qui n'avait probablement pas l'habitude d'être satisfait si tardivement…

Grommelant, elle se leva, et se prépara pour aller prendre son repas dans la Grande Salle. Lorsqu'elle sortit des appartements des préfets-en-chef, elle vit une silhouette adossée au mur, qui semblait attendre quelqu'un.

S'avançant un peu, elle reconnut Erwan, qui avait la tête baissée et l'air grave. L'entendant arriver, il leva les yeux et un voile de tristesse passa aussitôt dans son regard.

« Hermione, je…

- Qu'est-ce-que tu fais là ? le coupa-t-elle, ne voulant entendre ses excuses pour le moment.

- Je voulais te voir, tu m'as évité ces derniers jours…

- Il y a sans doute une raison… répliqua-t-elle en se remettant à marcher, voulant creuser l'espace entre elle et le brun. Mais c'était sans compter la force de ce dernier, qui la retint doucement par le bras avant qu'elle ne parte.

« Ecoute Hermione, cette fois, juste cette fois, écoute-moi, je t'en supplie. Quand je suis monté dans le train, le premier jour, je m'attendais à passer le voyage seul, et là tu es arrivée. Tu as été la première personne à m'adresser la parole, et ça je n'oublierai jamais. A Durmstrang… a Durmstrang, tous les garçons doivent… être seuls. Se débrouiller seul. Vivre seul. Tu n'y arrives pas, tu es mort. Et je n'y suis pas arrivé, c'est l'une des raisons qui m'ont fait quitter l'école. Alors, quand j'étais dans ce train, la dernière chose à laquelle je m'attendais, c'est une fille qui vienne me tenir compagnie, à moi, au mec solitaire, au nouveau, à qui personne n'avait parlé. Et après, tu m'as aidée, avec Harry et Ron, tu m'a donné des conseils, tu m'as accompagné, tu m'as soutenu pour les cours, tu m'as dépanné quand j'en avais besoin et plus le temps passait, plus je me sentais attirée par toi. Ton regard, ton sourire, la façon dont tu ris, dont tu regardes les gens avec gentillesse … tout m'attire en toi, Hermione Granger. Tu me rends fou, et ça empire avec le temps… Je te demande pardon pour l'autre jour, si tu n'étais pas prête ou je ne sais quoi, j'attendrais le temps que tu veux, mais ne m'ignores plus, je t'en supplie, je ne sais pas si je pourrais continuer comme ça… »

Il avait maintenant lâché son bras, et la regardait, d'un regard perçant. Hermione ne savait pas quoi répondre. Elle ne savait pas où elle en était… Jamais personne ne lui avait parlé comme Erwan venait de le faire, et elle n'aurait même jamais pensé recevoir une telle déclaration dans sa vie.

« Je… » commença-t-elle.

Elle se rapprocha imperceptiblement d'Erwan, ce dernier faisant de même. Son rythme cardiaque s'accéléra, sa respiration devint légèrement saccadée.

Lorsque leurs lèvres se touchèrent, ce fut une explosion de sentiments dans le cœur d'Hermione. La peur était certes toujours présente, mais elle s'efforçait de laisser la joie qui arrivait l'envahir. Erwan menait la danse, embrassant avec fougue la Gryffondor. Ouvrant légèrement les lèvres, il y glissa sa bouche, et la Gryffondor poussa un petit gémissement. Encouragé, le brun passa ses mains dans le dos de la Gryffondor, les descendant de plus en plus. Il finit par la plaquer contre le mur, et commença à l'embrasser dans le cou. Hermione avait chaud, c'était la première fois qu'elle ressentait une telle sensation. Elle ressentait la fougue d'Erwan, mais était incapable de dire si elle l'appréciait ou si elle aurait préféré en rester là…

« Ça va vous deux, je vous dérange pas trop ? »

Hermione poussa une exclamation et ouvrit soudainement les yeux. Erwan poussa un grognement de frustration, et se retourna en direction de la personne qui les avait ainsi interrompus.

« Malefoy, va voir ailleurs si j'y suis et laisse-nous tranquille ! gronda-t-il.

- Oh, le lion sort ses griffes à ce que je vois ! Et… oh, fais gaffe, ta lionne est en train de se faire la malle… ».

Hermione, en effet, avait retrouvé ses esprits lorsque Drago s'était manifesté, et s'était rendu compte de ce qu'elle venait de faire. Incapable de supporter le regard d'Erwan après ça, elle s'était enfuie. Encore. Décidément, elle avait le chic pour gâcher ses situations amoureuses.

Seulement, si elle était restée encore un peu, si elle avait surpris le regard de Malefoy au moment où il les avait surpris… Mais elle courait, sans s'arrêter. Dépassant la Grande Salle, elle prit le chemin de la tour d'Astronomie, sachant que personne n'y serait aussi tôt un matin de week-end.

Elle ne s'arrêta que lorsqu'elle parvint à la balustrade qui surplombait le vide autour de la tour. Là, elle se laissa tomber à terre, et tenta de faire le point. Mais ce fut impossible, elle n'avait que les souvenirs de la bouche d'Erwan sur la sienne, de ses mains dans son dos, de sa langue dans sa bouche, … Ces souvenirs ne faisait qu'amplifier la chaleur qu'elle ressentait depuis leur baiser. Hermione était tétanisée. C'était stupide, nombre de filles étaient déjà passées par là, et même plus encore, mais c'était comme ça. Elle n'avait encore jamais été embrassée de cette manière. Pas… autant

Mais qu'est-ce que je vais faire maintenant ? Il va penser que je lui ai pardonné, que je veux rester avec lui, que… Enfin, remarque, il va sûrement aussi penser que je suis folle, à l'embrasser et à le repousser sans arrêt. Mais en même temps, il n'a apparemment même pas remarqué que je suis partie… Si ? Si ça se trouve, c'était rien pour lui. Attends Hermione, RIEN POUR LUI ? Dois-je te rappeler sa déclaration plutôt enflammée qu'il t'as faite juste avant ? Bon, Hermione, calme-toi, ça ne sert à rien de se poser ces questions… De toute façon, maintenant c'est à lui de t'en vouloir, vu que tu viens de le planter au beau milieu d'un couloir avec Malefoy… Malefoy ?! Oh mince, qu'est-ce qu'il va penser de ça ? Non mais Hermione qu'est-ce que ça peut te faire ? Arrête un peu de penser à lui et concentre-toi sur ta situation présente…

Avec tout ça, elle n'avait pas mangé et son estomac ne semblait pas se rassasier d'un baiser d'Erwan… Maintenant qu'elle avait bien pensé à sa culpabilité, elle se posait la question de savoir si ça lui avait plu. Avait-elle aimé ? Peut-être que oui, elle ne savait pas trop. Elle avait sûrement aimé, mais avait la sensation de manquer quelque chose… Elle ne savait pas quoi, et cela avait le don de l'énerver.

Elle décida au grand dam de son estomac de sauter le petit-déjeuner, ne se sentant pas la force d'affronter Erwan après ça, parce qu'elle était sûre, le connaissant, qu'il voudrait des explications, et il allait aussi sûrement en parler à … Oh, Merlin, Ron. Il va me tuer. Et le tuer aussi, par la même occasion. Merlin que la vie est compliquée…

OoOoO

Lorsque l'horloge sonna 10h30, elle se leva et, quittant la Tour d'Astronomie, alla droit vers son dortoir. En arrivant, elle prit bien le temps de regarder si Erwan l'aurait par hasard attendu là, mais non. Aucun Erwan à l'horizon. Elle s'engouffra dans le salon, et avisa sur la table dans le coin de la pièce la Xbox que Dumbledore avait tant voulu voir… Elle n'y avait joué qu'une ou deux fois, en compagnie de ses cousins, mais ne doutait pas de sa capacité à retrouver les boutons. La tentation de se vider la tête se présenta à elle, mais elle prit d'abord dans sa chambre un bouquin qu'elle avait commencé quelques jours auparavant. S'installant sur le fauteuil en face de la console, elle l'ouvrit au marque-page, et commença la lecture.

[…] Caroline s'approcha doucement, saisi la poignée de la porte, et l'ouvrit. Sur le perron se tenait Edward MacCoby, ainsi qu'un autre gentleman qui lui était inconnu. Sir MacCoby, qui ne s'attendait visiblement pas à être accueilli par une telle créature, était dans tous ses états. Il avait aperçu de temps à autre la jeune femme, qui ne sortait que rarement, à son plus grand regret. Caroline avait remarqué ce jeune homme à la silhouette élancée, aux mains soigneusement gantées, au regard bleu azur, à… […]

C'est une blague ? Ok, changement de paragraphe.

[…] Milady, puis-je vous présenter un ami de longue date ? Nous avons fait affaire ensemble de nombreuses fois, et je suis persuadé qu'il saura satisfaire toutes vos demandes.

- Je vous en prie, approchez donc. Comment vous appelez-vous ?

- Sir Erwan de Lapeyrière, Mad-[…]

D'accord, changement de programme. Décidément, l'auteur s'était ligué contre elle.

Levant les yeux, elle vit la console qui lui faisait de l'œil. Tentant… Et au moins, pas de regard bleu azur ou d'Erwan dans un jeu vidéo… Si ?

L'allumant, elle regarda les jeux qui étaient disposés à côté, et opta pour Minecraft, l'un des seuls jeux qu'elle appréciait, n'aimant pas beaucoup les jeux de guerre. Et peu de chances de croiser un Enderman ou un zombie noyé qui ressemblerait de près ou de loin au brun.

Elle enfila le casque mis à disposition et commença une partie.

Totalement absorbée par la partie, elle ne remarqua pas le blond qui s'approchait prudemment, se demandant bien comme on pouvait jouer avec une telle machine. Voyant que la brune était totalement absente de la réalité, il décida de lui faire une petite frayeur. S'approchant sans bruit, il posa tout d'un coup ses mains sur les épaules d'Hermione.

Cette dernière fit un grand bon et poussa un hurlement en lâchant la manette. Lorsqu'elle se retourna, elle vit Drago plié en deux, en proie à un fou rire.

« Oh, Granger, si t'avais vu ta tête… Aha, je m'en souviendrai toute ma vie je pense ! »

Hermione, sa frayeur passée, cherchait maintenant un moyen de se venger. Prenant un coussin sur le canapé, elle le lança en direction du Serpentard. Ce dernier, trop hilare pour s'en apercevoir, le reçut en pleine tête et, sous la force de l'impact, tomba à la renverse sur le tapis, n'ayant apparemment pas prévu une contre-attaque. La Gryffondor, loin d'être satisfaite profita de l'hébétude du blond pour réarmer et attaquer. Deux autres coussins fusèrent vers Drago, qui reprit enfin ses esprits et les lui renvoya.

« Ah, tu veux jouer à ça… fit-elle avec un sourire malicieux. Tu vas voir ! Quand on l'attaque, l'Empire contre-attaque !

- Quoi ? Mais de quoi tu parles ? Eh ! Non, arrête ! »

Les coussins volaient à travers la pièce, manquant pour la majorité leurs cibles, en les personnes de Drago et d'Hermione, le premier barricadé derrière le canapé et la deuxième derrière la table basse.

« Tu m'échapperas pas, tu n'as aucune chance Granger, crois-m-… »

Un coussin dans le visage arrêta net sa phrase.

« Pardon ? J'ai pas entendu… Je crois que tu t'es pris un coussin dans la tête, tu pourrais répéter s'il-te-plaît, Malefoy ?

- Tu l'auras voulu ! » s'exclama ce dernier.

Sortant de derrière le canapé, Drago passa outre les coussins qui lui arrivaient dessus et les cris de la Gryffondor qui comprenait qu'elle n'aurait bien aucune chance d'échapper au Serpentard. Elle aperçut du coin de l'œil la porte menant à sa chambre, et tenta de s'y précipiter pour éviter le blond. Mais ce dernier, ayant perçu sa manœuvre, se mit en travers de son chemin, et lui rentra dedans, la faisant tomber à terre, lui avec elle.

Il tenta de l'immobiliser sur le dos, ce qu'il réussit sans trop de mal étant donné sa carrure de joueur de Quidditch.

« Alors Granger, on fait moins la maligne, hein ?

- Lâche-moi, c'est pas du jeu ! C'est toi qui a commencé ! rétorqua-t-elle, trop hilare pour réussir à se relever, et de toute façon bloquée par le blond.

- Ah, c'est moi qui me suis lancé un coussin dessus tout seul, peut-être ?

- Oh mais non, mais je jouais tranquillement, je ne t'avais rien demandé !

- Désolé, il me semblait que si… J'ai dû rêver ! lâcha-t-il innocemment.

- Tu vas me lâcher oui ? fit la Gryffondor, furieuse de s'être fait piéger aussi facilement mais ne pouvant non plus s'empêcher de sourire.

- Laisse-moi réfléchir… Non. Sauf si…

- Si quoi ? fit la Gryffondor, méfiante.

- Tu me dit que je suis le plus beau et le plus intelligent des garçons de Poudlard.

- Quoi ?! La seule condition pour que tu me libères, c'est de flatter ton égo ?

- Oui, Granger, sauf si tu préfères rester ici tout le week-end…

- J'imagine que je n'ai pas tellement le choix…

- …

- …

- …

- Non, tu sais quoi ? Je préfère rester ici. » dit-elle soudain.

D'un informulé, elle envoya valser Drago sur le canapé derrière eux, et elle se releva rapidement, jaugeant du regard le blond qui se relevait lu péniblement, en se massant la tête. Il vit la brune remettre dans sa poche sa baguette, qu'elle avait pu attraper durant leur affrontement de regard.

« Bravo Granger, je ne l'avais pas vu venir celui-là… marmonna-t-il.

- Je sais, répondit-elle, la tête haute, un petit sourire de fierté sur les lèvres.

Elle profita de ce petit répit pour se précipiter dans sa chambre.


Mais c'est qu'elle sait se défendre notre lionne ^^ Alors, vos émotions/impressions/opinions/... ? J'espère que vous avez apprécié ce petit passage dramione que j'ai vraiment aimé écrire (comme tous leurs passages dramiones je dirais xD)

Allez, à la semaine prochaine, d'ici là, nh'ésitez pas à m'écrire pour me dire ce que vous pensez de l'histoire jusqu'à maintenant ou juste de ce chapitre ^^ and if you want you can also write in english in your reviews ^^

Bisous les gens !
- La Fouineuse -