Pardon pour les fautes, l'écrit est encore tout chaud.


Alisha Horiraito : Gerald n'a pas le droit de mourir, je comprends, oui… * snif * … je dois faire avec, pour ne plus être sur la liste noire...

Lilo : Tu ne te lasseras jamais de les voir complices, c'est ça ? Bon, j'admets que moi ;).

Guest 1 : Alors pourquoi ce titre ? Parce qu'au fond de ce chapitre, si tu plisses les yeux, tu peux remarquer qu'Erza reste dans le « vague ». Ce que je veux dire, c'est qu'elle ignorait la provenance des cicatrices, qu'elle ignorait ses histoires, qu'elle ignorait aussi son talent pour chanter et, aussi, qu'elle ignorait pourquoi Gerald avait agi aussi soudainement à la fin. Et je te remercie d'aimer :).

Elisha : Je sais que tu me hais… c:

Jerza1 : Bon, tu vois, entre deux étagères, il se peut que j'ai sous-entendu le fait que les deux se soient amusés… quoi, tu le savais déjà ? Mais alors, ça veut dire que tu veux un chapitre sur ça ? Très bien :p. Idem pour ta dernière question.

Faim de Lou : Hey ! Heureuse de voir que ce recueil a conquis une nouvelle personne et, qui plus est, une merveilleuse auteure ! Merci pour tous ses compliments :D. Je vais alimenter ce gouffre d'écrits, rien pour que tu baves encore !

Gerza : Hello :). Déjà, merci d'aimer. D'où je tiens mon imagination ? Humph, bonne question. Je pense que je m'inspire de mon quotidien, d'une situation que j'ai vu, des musiques… pour l'écriture, et bien, je fais de mon mieux. J'essaie de laisser les mots venir seuls, bien que je force parfois quand mon dictionnaire interne m'agace. Sinon je laisse juste mes doigts courir sur le clavier.

Pauline : Coucou toi ! Je te remercie d'aimer ! Comment je fais ? À force de lire, j'ai fini par me lancer. J'ai mis du temps avant de commencer mes publications, parce que j'avais peur de ne pas avoir mon « style ». Maintenant, c'est presque naturel. C'est un peu un exercice quotidien. En fait, je ne sais pas trop l'expliquer mais je retranscrit parfois un bout de ma vie, ou quelque chose que j'ai aperçu, vu, que j'ai entendu. Ça fait un mélange et hop, c'est parti.


Disclaimer : Fairy Tail ne m'appartient pas.


Rating : T


NOUVEAU DÉPART


Erza attrapa ses clefs sur le crochet et se stoppa dans sa course contre le retard accumulé. Son cerveau travaillait trop, bousculant ses pensées incohérentes dans tous les sens. Les souvenirs anéantirent la tempête en elle.

Il y avait sa voix, chaude et suave, avec une pointe d'agacement, qui avait empli cette maison – sa maison –. Il y avait eu son odeur entêtante. Il y avait eu ses éclats de rire. Il y avait eu ses grognements et ses soupirs.

La porte se referma.

Ses semelles s'enfoncèrent dans les gravillons trempés tandis qu'elle s'avançait vers une voiture grise, assez familière. Le moteur tournait. Sa portière claqua. La circulation était fluide et la pluie glissait sur les vitres. La route jusqu'à l'aéroport s'était faite dans le calme, à peine bercée par le son de la musique. Simon avait préféré ne pas parler, peut-être parce qu'il était lui aussi plongé dans une certaine mélancolie – il était comme ça et ça lui allait –. Sa main serra la sienne dans une pression rassurante pendant qu'il conduisait à une allure modérée, comme s'il désirait retarder les choses – pour ça aussi, il était doué –.

Il n'y avait pas besoin de mots. Son geste était suffisant et lui convenait – il sera là, toujours là –. Sa chaleur était protectrice mais pas suffisamment, assez tout de même pour lui insuffler une dose de courage.

« Nous y sommes. »

Fermant les yeux, Erza prit une longue inspiration. La lourdeur de la réalité était difficile à supporter. Quelque part au fond d'elle, elle aspirait à une vie calme désormais, loin de cette partie de son existence troublante – plus de fréquentations malsaines, plus de peurs inutiles, plus de sang, plus de pertes ni de pleurs –.

Le jeune homme caressa la bague qui scintillait à sa main gauche. Il sourit et elle sourit en retour.

« Dis-moi que tu es heureuse. »

Son autre main tenait le parapluie noire qui les protégeait de la météo capricieuse. Ils avaient arrêté de marcher, s'étaient stoppés devant l'immense bâtiment. Pas la peine de prêter attention aux autres personnes.

« Je le suis. »

Sa respiration était légère et délicate contre son front. Ses lèvres étaient tièdes et son baiser aussi doux qu'une plume.

« Fais bon voyage. Et tu n'oublies pas de donner de tes nouvelles, hein. »

Le siège de l'avion était assez confortable pour supporter les quatre heures de vol. Les passagers n'étaient pas bruyants. Le casque sur les oreilles, la rouquine regarda par le hublot. Elle loucha sur son reflet, surprise par ses traits détendus – pas de stress, pas de tension, juste de la sérénité –.

Le temps passait, lentement, lentement, lentement.

Et ses pensées s'affolèrent.

Que faisait-elle en prenant ce vol ? Elle fuyait un passé sombre, douloureux mais aussi dangereusement agréable. Elle quittait tout et pour quoi ? Non, il ne fallait pas penser ainsi. Peut-être qu'elle angoissait finalement. La peur face aux mauvaises décisions. Son cœur avait été assez blessé comme ça. Il fallait qu'elle se protège, qu'elle retrouve cette fichue armures infaillible.

Sauf qu'elle faisait tout le contraire.

Elle courait vers une nouvelle vie, désireuse d'oublier l'ancienne qui s'éloignait.

Pourtant un détail subsistait.

Un grand détail.

Son sourire était radieux, heureux, rassuré.

Le soleil l'avait éblouie, tout comme lui qui irradiait. Il était une flamme si attirante.

Alors elle succombait à chaque fois.

Son corps meurtri était la toile d'une peinture à l'histoire tragique, perturbée par la mort. Mais plus maintenant. Il survivait, devenait plus brave et fort, si grand, si bon – tout en restant lui, cet homme enfantin, sarcastique, colérique, brutal –. Sa personnalité, son charme, sa personne, lui, rien ne pourrait le remplacer.

Et si Erza souhaitait une nouvelle vie, ce ne sera pas sans lui.


Ce chapitre peut troubler, vu le précédent... durtout, pas d'inquiétudes ; le prochain va tout expliquer.