Pardon pour les fautes ! Je corrigerai dès que possible.


Alisha Horiraito : Comment ça Gerald a le droit de mourir avec toi ? Non ! Je refuse. Puisque c'est comme ça, moi j'ai le droit de tuer Erza. Nah !

Lilo : J'ai remarqué que mon dernier chapitre a réussi à embrouiller tout le monde… yes ! J'ai réussi !

Guest 1 : Hé hé, oh oui je suis cruelle, tu vas vite voir ça pour d'autres choses… mais, pour cette petite histoire, tu verras que je ne suis pas trop méchante ;).

Gerza : Et bien, maintenant que tu le dis, c'est vrai que c'est carrément une petite fiction. Je n'avais pas remarqué, tellement j'étais prise par cette histoire. Pourquoi je me suis attardée ? Parce que j'aime faire plaisir et aussi parce que j'ai vu le léger potentiel que possédait le tout premier chapitre. Et surtout, j'ai eu énormément de retours positifs. C'était intéressant d'écrire Gerald ainsi. Je prends note de ta commande, je te ferai une suite :).

Pauline : Niveau lecture, je ne suis vraiment pas difficile. Je lis de tout, allant du Stendhal au Stephen King. Tant que l'histoire me plaît, qu'elle est intéressante et que l'écriture s'adapte à mon esprit, je suis preneuse.

Jerza1 : Bon, d'accord pour le lemon x). Je te ferai ça, après d'autres écrits.

Elisha : J'espère que je vais avoir le droit à mes bisous à la fin de ce chapitre quand même !


Disclaimer : Fairy Tail ne m'appartient pas.


Rating : T


SOUVENIRS


Les tirs avaient déchiré le calme de la nuit. La ville n'était plus lumineuse. Elle était rouge, juste rouge. La mort était froide et elle l'effleurait. Son T-shirt s'imbibait de ce liquide sombre propre au sang. Ses prières ne servaient à rien, même si elle tentait tout pour qu'il reste. Ses mains étaient pressées contre son estomac dans une tentative désespérée. Il avait gardé les yeux ouverts, assez longtemps pour la regarder avec un faible sourire. Ses doigts étaient passés sur sa joue, là où une larme avait couru sur la peau rosie. Puis ses paupières s'étaient fermées, lentement, progressivement, lui laissant juste la peur au lieu de la sécurité.

Idiot, idiot, idiot.

Elle battit des cils pour faire choir les gouttes de ses longs cils noirs.

Sa vision changea.

Ce n'était plus la noirceur d'une rue où les passants s'arrêtaient pour filmer, s'écrier, avoir une expression horrifiée. Il y avait juste des murs blancs et des personnes en blouse. Des patients, tous enfermés dans des chambres avec leur solitude. La lumière du bloc opératoire était difficile à supporter. Le temps défila. Et elle, avec mes muscles tremblants. Sans oublier cette couleur, partout sur elle. Pourpre. Écarlate. Le soleil se levait et son inquiétude grandissait. Ses oreilles sifflaient. Ses tempes étaient compressées, sa tête comme sur le point d'exploser.

Elle battit des cils.

La voix forte du médecin. Le son des machines s'affolant. L'odeur des médicaments. La convulsion d'un corps.

Splash.

Le ressac des vagues. La brise apportant l'odeur de la mer. Les rideaux blancs voltigeant. La chaleur autour d'elle. Une nouvelle journée qui se finissait. Le drap froid contre sa peau nue. Un paysage merveilleux. Son regard exténué.

Un bras passa autour d'elle et une main familière caressa son ventre. Le pouce traça le contour de son nombril. Cette douce sensation était semblable à une sillage de feu sur son épiderme sensible.

« Tu sais ce qui était le plus difficile ?, murmura-t-elle soudainement.

- Dis-moi, répondit-il dans un chuchotement.

- Lorsque ta vie s'échapper entre mes doigts. »

Un nouveau courant d'air emplit la pièce. L'étreinte se resserra et des lèvres brûlantes prirent le contrôle de ses sens, autant que le souffle qui balayait la courbe de son cou, l'intérieur de ses cuisses pour finalement se mélanger au sien. Son cœur s'harmonisa dans une mélodie partagée, infinie, instable.

La peur l'avait quittée une nouvelle fois.

Tic, tac.

Le pendule était le seul à briser ce silence oppressant. Il était installé en face d'elle, de l'autre côté de la table. Une seule lumière était allumée et l'éclairage était faible. Ça ne l'empêchait pas de discerner ses traits ou même la beauté de ses yeux verts aux paillettes d'or. Ses ongles arrêtèrent de tapoter la table.

« Je ne veux plus de ça.

- Erza, il faut juste que je-

- Que tu quoi Gerald ? Le coupa-t-elle. Combien de temps je vais devoir attendre cette fois ? Une semaine ? Un mois ? Un an ?

- Tu n'auras plus à attendre. Je vais régler cette histoire. »

Erza inspira.

« Pourquoi tu ne vas pas voir la police ? Pourquoi tout doit se régler comme ça ?

- C'est ainsi. Rien ne pourra jamais ça.

- Tu peux changer ça ! »

Elle ne voulait pas hausser la voix. Elle ne souhaitait pas faire ça, pas provoquer la colère de cet homme – elle n'était pas effrayée par lui mais par son côté imprévisible –. Il serra les dents, ses mains posées à plat sur la surface en bois.

« Je ne vais pas t'attendre en espérant que tu sois en pleine forme… plus maintenant, je ne peux plus… je ne veux plus prier pour que tu échappes à la mort, c'est… »

Elle se tut et il baissa le regard.

« Je te demande juste de me faire confiance. »

Clac.

La clé s'était brisée. Erza mordit ses lèvres, frustrée, en colère. Elle ne comptait pas passer la nuit dehors, ni même appeler un serrurier maintenant. À la place elle fourra une main dans son sac, partant à la recherche de son téléphone.

« Salut Simon, désolée de te déranger, je- oui, merci. J'arrive bientôt. »

Elle rangea son portable puis tourna les talons. La voiture noire dans la rue la fit s'arrêter. Les personnes en sortant lui intimèrent de courir.

Leurs armes, elle, de ne pas bouger jusqu'à ce qu'ils lui ordonnent.

Pan.

Une partie de l'autoroute était fermée pour cause de travaux. Personne possédait la permission d'y aller, étant un endroit dangereux.

« Si tu veux partir mon gars, tu dois en payer le prix ! »

La froideur du canon pressé contre sa tempe l'effrayait. Sa lèvre inférieure était douloureuse, faute du coup qu'elle avait reçu sous son tempérament.

« Elle n'a rien à voir là-dedans ! Hurla Gerald.

- Cette foutue garce est celle qui t'a retourné le cerveau ! Tout a commencé avec elle, alors tout doit se terminer avec elle aussi ! »

Le sang gicla.

Cling.

Le liquide dans les verres s'emballa et les rires fusèrent. La musique n'était pas forte, était presque un doux murmure. Les personnes présentes dans la maison, toutes vêtues d'une tenue impeccable, ont une coupe à la main et discutent, apprécient le temps qui passait. Du coin de l'œil, la rouquine repère Meldy en train de glousser face aux avances d'un jeune homme. Si elle ne se trompait pas, il s'agissait de Léon, un ami proche d'un de ses camarades, Grey. Elle retint un sourire moqueur sous la contraction d'une certaines mâchoire masculine familière.

« Oh allez, ce n'est rien. »

Gerald plissa les yeux et posa une main sur la peau découverte de son dos – sa robe était assez échancrée pour qu'il se permette ce geste –. Il pressa ses lèvres contre sa tempe. Elle appuya sa tête contre une épaule musclée, ignorant la barrière de sa chemise noire.

« Tu veux danser ? »

La proposition était étonnante mais la raison était évidente.

« On ne se fiance pas tous les jours. » sourit-il en l'entraînant dans le salon.

Boum.

Le monstrueux boucan de la tempête réveilla en sursaut Erza. Elle haleta, le corps en sueur. Elle ne passait jamais de bonne nuit lors de lourdes intempéries et c'était généralement dans ces moments que ses souvenirs agressaient son esprit. Elle inspira, regarda le réveil posé sur la table de nuit puis frémit lorsqu'un éclair baigna la pièce de lumière durant une fraction de seconde.

« Tu vas bien ? »

La voix était rocailleuse, encore endormie, mais douce et la pointe de tendresse dans chacun des mots prononcés enveloppa son cœur dans une agréable chaleur. Elle se retourna pour se lover contre le corps musclé de son époux. Sa bouche entra en collision avec la sienne pour un long baiser. Ses mains étaient sur son torse tandis qu'elle s'installait sur le bas de son ventre, penchée vers l'avant pour l'embrasser.

« Hé, murmura-t-il contre ses lèvres, quelque chose te préoccupe ?

- Rien, tout va bien.

- Tu es tendue Erza, ne me mens pas. »

La manière dont ses pouces caressaient ses cuisses l'emporta dans un tourbillon de délicieuses sensations. Elle se redressa, paumes toujours à plat sur le buste parfaitement développé du jeune homme.

« Je repensais à tout ça, répondit-elle en tapotant ses cicatrices. À ce passé.

- C'est derrière nous maintenant. C'est fini.

- Je sais mais… je ne peux pas oublier par quoi nous sommes passés pour en arriver là.

- Tu regrettes ?

- Non. »

Avec un soupir, la rouquine s'allongea et enfouit sa tête dans son cou, humant l'odeur musquée. Elle sentit ses doigts jouer avec ses longues mèches.

« Erza ?

- Oui ? »

L'orage gronda au loin. La pluie frappait les carreaux.

« Je suis désolé pour tous tes mauvais souvenirs.

- Tu n'as pas à-

- Mais, la coupa-t-il doucement, je te fais la promesse de te faire sourire et rire chaque jour qui passe pour que tu sois la femme la plus heureuse au monde. »

Elle releva la tête, juste pour presser sa bouche contre la sienne, plus ferme.

Les mots n'étaient pas nécessaires pour exprimer à quel point il était son bien le plus précieux. Peu importe le malheur et la douleur de sa mémoire encore vive, peu importe les larmes qu'elle a versé et les insultes qu'elle avait hurlé, peu importe la peur qui l'avait engourdie, Erza n'espérait rien de mieux que lui.

Car s'il devait s'en aller avant elle, il restera son souvenir le plus cher.