Hello à tous, nouveau chap' !

Enjoy :)

-La Fouineuse-


RaR :

Mama : ne t'inquiète pas aha, les passages avec le point de vue de Drago ne vont pas tarder à arriver !


CHAPITRE 10

La semaine s'était écoulée, et Hermione n'avait pas eu l'occasion de reparler à Malefoy à propos de l'autre soir. Il avait séché le cours de Magie Innée le mardi, et la plupart des autres cours que les Gryffondors et les Serpentards partageaient. Elle ne le voyait qu'au moment des repas et encore, quand il daignait s'y rendre. Elle avait fini par interroger McGonagall sur ses absences répétées, elle avait éludé en disant que c'était un problème familial, enchaînant tout de suite sur les préparatifs du Bal.

« J'y travaille, j'ai demandé à Ginny Weasley de m'aider, compte tenu de l'absentéisme de Malefoy…

- Très bien, il vaut mieux en effet que vous ne vous débrouilliez pas seule. Je tâcherais d'en toucher un mot à Slughorn, pour qu'il incite Monsieur Malefoy à participer plus aux tâches qui lui incombent, répondit la directrice avec un pincement de lèvres.

- Ne vous inquiétez pas Professeur, tout sera prêt à temps.

- J'espère bien, Miss Granger, mais je vous fais confiance ! » acheva-t-elle avec un sourire.

Hermione revint dans sa chambre. En ce samedi matin, elle ne croisa pas grand monde, chacun étant occupé à dormir, y compris ses meilleurs amis et Erwan son… petit ami. Elle n'arrivait pas à prononcer ce mot, et peinait encore à le penser. Lors de cette semaine, il avait multiplié les attentions envers elle, ainsi que les marques d'affection. Lorsqu'elle y repensait, elle se sentait presque gênée, mais ne parvenait pas à savoir pourquoi. Une vague sensation de manque l'envahissait lorsqu'elle était avec lui, mais elle s'efforçait de la faire taire et de savourer l'instant.

Elle fut surprise en arrivant dans le salon de leurs appartements de voir Drago, allongé sur le canapé et recouvert d'une couverture, plongé dans un profond sommeil. Ses traits étaient apaisés. Elle le regardait tout en se disant qu'il fallait admettre qu'il n'était pas laid, comme elle s'était plu à le penser les dernières années. Il tourna soudain la tête en gémissant, encore endormi, et Hermione poussa une exclamation étouffée. Une longue balafre lui parcourait la joue, de sa tempe jusqu'à son menton. Au vu de minces filets de sang qui s'en écoulait, elle devait être assez récente, quelques heures tout au plus. Il gémit de nouveau dans son sommeil, et Hermione fut frappée soudain par la pâleur inhabituelle de son visage. Il est vrai qu'il n'avait jamais eu beaucoup de couleurs, mais c'est comme si le sang s'était retiré de son visage. Elle se précipita à son chevet, comprenant qu'il n'avait pas dû être en état de se soigner. Elle mit une main sur son front, et constata qu'il était brûlant. Posant la main sur son épaule, il gémit une nouvelle fois. La retirant immédiatement, elle prit la couverture et la rabattit jusqu'à ses jambes. Cette fois, elle était trop abasourdie pour pousser une exclamation.

Des griffures lui zébraient le torse, déchirant sa chemise tachée de sang. Certaines semblaient plus anciennes, d'autres récentes. Le sang s'écoulait encore, tachant le canapé.

« Malefoy, qu'est-ce qu'il t'est arrivé… » murmura-t-elle.

Elle sortit sa baguette de sa poche et amena d'un Accio informulé la trousse de premier secours, consciente qu'il n'était pas en état de se déplacer il perdait beaucoup trop de sang.

S'affairant autour de lui, elle désinfecta ses plaies, épongea le sang qui coulait toujours, et lui mit des compresses puis des bandages. Enfin, elle nettoya le canapé d'un Récurvite ainsi que sa chemise, bien qu'elle ne pourrait réparer les trous. Cependant, elle se rendit vite compte que ces premiers soins ne suffiraient pas. Le sang transperçait les bandages, et la pâleur de Drago s'accentuait de secondes en secondes. Les blessures n'étaient pas dues à de simples griffures, c'était de la magie noire…

Cette constatation la fit paniquer. Comment allait-elle s'y prendre ?

Elle rajouta d'autres compresses, ne sachant pas de quelle manière stopper l'hémorragie. Elle s'empara d'un flacon de Potion de Régénération sanguine et, lui ouvrant la bouche, la versa doucement dans sa gorge. S'il perdait trop de sang, il allait mourir. Or, l'hémorragie ne semblait pas vouloir se résorber, bien au contraire. Elle essaya d'autres potions, mais aucune ne semblait fonctionner. Au comble du désespoir, elle prit sa baguette pour envoyer un Patronus à Mme. Pomfresh. Elle saurait quoi faire.

Mais au moment où elle allait prononcer la formule, Drago ouvrit les yeux et, levant la main, la posa sur son bras.

« Non… n… ne… l'ap…elle…pas…

- Drago, je n'ai pas les compétences suffisantes pour te soigner, tu es en train de mourir et je ne sais pas quoi faire ! » répondit la Gryffondor qui était de plus en plus paniquée.

Il ne répondit pas mais posa les yeux sur sa baguette.

« Seul…sort…tilège…noir…p…peut…guérir…

- Quelle est la formule ?

- Ad…verso… exp… onentia… vul… tus » parvint-il à murmurer, avant de perdre connaissance.

Hermione paniqua. Était-ce véritablement la seule façon de le soigner ? N'y avait-il aucun autre moyen ? Elle pouvait… aller chercher quelqu'un, n'importe qui, du moment que cette personne pouvait le soigner. Se reprenant, elle réalisa qu'elle n'avait pas d'autres choix. Si elle voulait le garder en vie, elle allait devoir user la magie noire.

Elle ferma les yeux, serrant les paupières. Tous les ouvrages qu'elle avait parcouru sur la magie noire évoquaient tous comment les mages noirs s'étaient initiés à ses rites. Selon l'un d'eux, il suffisait d'utiliser une fois un sortilège noir pour s'y attacher à tout jamais…. Voulait-elle prendre ce risque ?

Levant sa baguette, elle pointa les blessures :

« Ad-Adverso expo-ponentia…vultus » bredouilla-t-elle.

Elle sentit sa baguette vibrer, tandis qu'une vague d'énergie passait à travers elle. Hermione sentait pour la première fois de sa vie le pouvoir qu'avait la magie noire, et son potentiel. Réfrénant les visions qui lui venaient à l'esprit, elle ne garda en tête que sa détermination de sauver le blond. Les blessures sur le torse du Serpentard arrêtèrent progressivement de saigner, ne laissant que de longues traces rosâtres sur son corps.

Soudain épuisée, elle s'endormit sur le fauteuil à côté, trop fatiguée pour voir le blond reprendre connaissance tout doucement.

OoOoO

Ouvrant les yeux, il vit la jeune fille endormie à côté de lui. Immédiatement, il crût être dans un rêve, mais se rendit rapidement compte qu'il était bien éveillé. Essayant de se lever, les blessures se réveillèrent, envoyant une onde de douleur à travers son corps. Avec un cri étouffé, il retomba sur les coussins, se laissa trente secondes pour se calmer et observa la pièce. Des bandages et compresses imbibés de sang gisaient à-terre, des flacons de potions vides étaient éparpillés sur le tapis. Sa chemise formait un tas de tissus déchiré sur le sol. La baguette de la Gryffondor était tombée, sa propriétaire avait dû la lâcher en s'endormant.

Levant les yeux vers elle, il se surprit à se demander si c'était elle qui l'avait soigné, si c'était à elle qu'il avait demandé d'utiliser la magie noire pour le guérir lui. Il n'avait que de vagues souvenirs de ce qu'il s'était passé les dernières minutes avant qu'il s'évanouisse, mais les souvenirs revenaient peu à peu.

Il fut pris un instant par la culpabilité. Il s'en voulait d'avoir réduit l'une des personnes les plus pures qu'il connaissait à utiliser un sortilège noir pour le sauver lui. Mais il n'eût guère le temps de se blâmer pour ça car Hermione se retournait dans le fauteuil, et ouvrit doucement les yeux. Elle sembla perdue quelque temps, et son regard se posa sur Drago qui l'observait d'un œil attristé.

« Qu'est-ce que… Oh ! Malefoy ça va ? Tu ne saignes plus ? Désolé, rien ne marchait, je suis désolée, j'aurais dû essayer plus de choses, en connaître plus, j'aurais pu te sauver plus tôt, je suis tellement désolée, est-ce que tu as mal ? Tu veux une potion calmante ? Ou as-tu mal ? Si tu v-…

- Granger ! »

La Gryffondor se tut, choquée, et ferma la bouche.

« Granger, tu viens de me sauver la vie, et tu t'en excuses… ?

- Non, ce… ce n'est pas ce que je voulais d-…

- Granger… merci de m'avoir sauvé. Je le répèterai pas, alors j'espère que t'as entendu. »

Elle hocha la tête, et s'apprêta à parler.

« Qu'est-ce qu-…

- Granger, non. Ne demande pas. Ne demande rien. C'est déjà assez dur comme ça, n'en rajoute pas. »

Il grimaça lorsqu'il tenta de se lever, et parvint à se mettre en position assise sur le canapé, avant de se lever péniblement et de boitiller en direction de sa chambre. Hermione ne le retint pas, outrée de voir qu'elle n'aurait le droit à aucune explication quant à l'incident qui s'était produit alors qu'elle s'était quasiment sacrifiée pour lui. D'ailleurs, en y repensant, elle n'avait plus aucune idée du pourquoi elle avait fait une telle chose. Non mais franchement, utiliser de la magie noire pour soigner son pire ennemi ? Qui faisait ça, sérieusement ?

Baissant les yeux sur son chemisier, elle s'aperçut qu'il était taché de sang séché, ainsi que ses mains et ses bras. Se levant, elle alla jusqu'à sa chambre, prit rapidement une douche, se changea et prit la direction de la Grande Salle pour déjeuner avec ses amis.

Après avoir mangé, elle sortait en compagnie d'Erwan quand elle entendit son nom.

« Granger ! Viens voir ! »

Se retournant, elle vit Blaise et Pansy qui l'attendait à l'autre bout du couloir.

« Erwan, tu n'as qu'à aller m'attendre à la bibliothèque, je t'y retrouverai.

- Tu es sûre ?

- Tout à fait. A tout de suite ! » finit-elle.

Il se pencha pour l'embrasser et partit.

La Gryffondor s'attendait à ce que les deux Serpentards lui posent des questions sur Drago, mais ne savait absolument pas si quelqu'un d'autre que le blond et elle-même était au courant. Elle choisit donc la carte de l'ignorance.

« Qu'est-ce qu'il y a ?

- On peut te retourner la question Granger, répondit Blaise. Où est Drago ?

- Dans sa chambre, il se repose sans doute. Pourquoi ?

- Quand est-il rentré ?

- Je ne sais pas exactement, je l'ai vu ce matin dans nos appartements, affalé sur un canapé.

- Est-ce qu'il va bien ? s'enquit Pansy, qui triturait ses cheveux.

- J'imagine que oui… Il… va mieux en tout cas, éluda-t-elle.

- Granger, est-ce qu'il avait quelque chose ?

- Il… » commença-t-elle.

Hermione se mordit la lèvre. Devait-elle en parler ? Et puis, après tout, ils étaient ses meilleurs amis aux dernières nouvelles. Blaise l'était en tout cas.

« Il était blessé, mais je l'ai soigné, ça va mieux maintenant ? Si ça ne vous dérange pas, je vais y aller, mes amis m'attendent.

- Tu l'as… Quoi ? Tu l'as soigné ?

- Oui, pourquoi cela ? Tu aurais sans doute préféré que je le laisse mourir sur le canapé en se vidant de son sang ?!

- Dray ! Il faut que je le voies ! Blaise viens, on va le voir !

- Il se repose là, et à mon avis il a vraiment besoin de dormir quelques heures. Vous pourrez le voir cet après-midi, répliqua la Gryffondor, avec une pointe d'énervement.

- Tu te prends pour qui, sang-de-bourbe ?! T'es pas sa garde-malade, t'es rien pour lui ! Alors ne nous dis pas ce qu'on doit faire ou pas ! s'indigna Pansy en s'avançant vers elle.

- Oh, Pansy, calme-toi ! Granger a raison, il vaut mieux le laisser se reposer… Merci en tout cas, finit-il en se retournant vers la Gryffondor.

- Pas de quoi… » marmonna-t-elle, douchée par l'insulte de la Serpentard.

Elle fit rapidement demi-tour et se dirigea vers la bibliothèque retrouver Erwan.

OoOoO

Les deux passèrent tout l'après-midi à préparer les examens blancs. Ou plutôt, Hermione passa l'après-midi à réviser ses examens blancs, et Erwan tentait de l'embrasser toutes les cinq minutes. Au bout d'un moment, elle en eut assez.

« Erwan ! Enfin, comment veux-tu que je me concentre si tu me déranges tout le temps ? s'indigna-t-elle.

- Désolé, désolé ! répondit-il en levant les mains. J'ai juste pas envie de réviser là maintenant.

- Très bien, soupira Hermione vaincue, en fermant le livre qu'elle essayait de lire depuis maintenant vingt bonnes minutes. Que veux-tu faire d'autre ?

- Devine… » fit-il avec un sourire en coin.

Il s'approcha d'elle et commença à l'embrasser dans le cou.

« Erwan…

- Hmmm…

- Erwan.

- Chut, Hermione, profite.

- Erwan. Stop. Mme. Pince peut arriver n'importe quand !

- 'Mione, détends-toi, profite !

- Non, Erwan ! Arrête, je ne veux pas ! » s'insurgea-t-elle en le repoussant, les deux mains sur son torse.

Il se releva, et lança un regard inquisiteur à Hermione.

« D'accord. » répliqua-t-il, un peu sèchement.

Il prit ses affaires, les rangea dans son sac et partit, sans un regard pour la Gryffondor médusée qui n'avait aucune idée de ce qu'il venait de se passer…

Quelques minutes plus tard, elle rangea ses affaires, incapable de continuer à travailler car rongée par la culpabilité d'avoir vexé Erwan. Même si elle se disait qu'il était tout de même responsable, elle l'avait rejeté d'une manière selon elle horrible, et s'empressa d'aller le chercher pour s'excuser. Elle était comme ça : même les pires personnes de la Terre avaient une excuse avec elle…

Déterminé à trouver le garçon, elle s'aventura partout dans le château, demandant à chaque personne si elle ne l'avait pas aperçu, mais en vain. Le garçon semblait s'être évaporé. Il ne se présenta pas au dîner, qu'elle passa donc en compagnie de Ron et Harry. A la fin du repas, elle allait se lever quand Lavande arriva, en larmes, accompagnée de sa meilleure amie. Bien entendu, et bien qu'elle ne l'aimât pas particulièrement, Hermione voulut savoir ce qu'il s'était passé. Mais un groupe de curieux se formait déjà autour d'elle

« Lavande, explique-toi ! »

« Que s'est-il passé Lavande ? Dis-nous ! »

« Laissez-la respirer ! »

Enfin, Lavande, sanglotant à moitié, commença ses explications, non contente cependant d'être au centre des attentions.

« J-Je rent-trais de deho-ors, j'al-lais dans m-ma chamb-re et là j-'jai v-vu… tout sac-cagé ! »

- Répète ça ?! s'indigna Hermione, qui, bien qu'elle ne partageait pas le dortoir de la Gryffondor, était chargé de la bonne tenue de ces derniers.

- Les couv-vertures sont ret-tournées, les meub-les sont par terre, nos val-valises ont été ouvertes et tout-tes nos affaires sont ab-bîmées… »

C'en fut trop pour la jeune fille dont l'amour pour les choses concrètes était au niveau de son intérêt pour les ragots. Elle éclata en larmes, sa meilleure amie lui frottait le dos en tentant de la consoler.

Hermione n'avait pas besoin d'en savoir plus. Avant que ses amis n'aient pu la retenir, elle s'était précipitée hors de la Grande Salle, direction le dortoir.

En arrivant dans la Salle Commune de Gryffondor, elle vit que personne n'était là. Ce qui était étrange, étant donné que les élèves de Gryffondor ne mangeaient jamais tous en même temps. On pouvait toujours en trouver deux ou trois traînasser sur les canapés de la salle rouge et or. Ça va être pratique pour demander s'il y a eu des témoins tiens… Ne se décourageant pas cependant, elle se précipita dans l'escalier menant aux dortoirs des filles. Poussant la porte, elle étouffa un cri.

Pour la première fois sûrement, Lavande n'avait pas exagéré. Les oreillers avaient été transpercés, les plumes répandues un peu partout dans la pièce formaient un tapis duveteux, comme de la neige, et certaines volaient encore, emportée par le courant d'air formé par la fenêtre grande ouverte. Les tables de nuit avaient été renversées, les couvertures et rideaux des lits étaient déchirés, formant des lambeaux qui pendaient lamentablement. Les quelques cadres photos des occupantes du dortoir n'avaient pas réchappés à cette hécatombe : ils gisaient sur le sol, le cadre brisé, les occupant se massant dans un coin se cachant les yeux devant tant de violence. Elle n'avait pas de mot pour décrire ce saccage. Serrant les poings de rage, elle sortit en trombe de la pièce, déterminée à aller trouver McGonagall. Seulement au moment de sortir de la salle commune, elle fonça dans la personne qui tentait justement d'y pénétrer.

« Aïe ! Eh m-… Hermione ?! »

- Erwan ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? Et que t'est-il arrivé ? »

Le brun arborait une marque de coup sur sa joue, visiblement là depuis peu.

« C'est rien…. Je suis venu parce que j'ai entendu ce qu'il s'est passé dans le dortoir des filles. Tu es allée voir ?

- Oui, à l'instant ! et je peux te dire que celui qui a fait ne risque pas de s'échapper ! J'allais voir McGonagall justement, tu veux m'accompagner ? Il faut absolument retrouver le coupable !

- Je te suis. »

Ils tentèrent péniblement de se frayer un chemin parmi les gryffondors curieux et aussi en colère que quelqu'un ait pu oser s'attaquer à eux. Déjà des accusations volaient !

« C'est un Serpentard, c'est obligé !

- Mais enfin Helena, réfléchis un peu, il a pas le mot de passe ! »

« C'est un tueur en série, comme Sirius Black ! Il est peut-être revenu !

- Idiot, il est mort !

- T'en es bien sûre ? C'est peut-être son fantôme… »

Tant de stupidité aurait fait lever les yeux au ciel à Hermione s'ils n'avaient pas été aussi pressés.

Arrivés devant le bureau de la directrice, cette dernière leur autorisa à entrer.

« Professeur, j'imagine que vous êtes au courant de ce qui est arrivé au dortoir des Gryffondor.

- Bien entendu Monsieur Adams, et je puis vous assurer que j'ai déjà pris les choses en main. Nous trouverons le coupable, ajouta-t-elle. Bien, vous pouvez disposer, je m'occupe de tout, et vous devriez avoir des choses à faire, Miss Granger, comme calmez vos condisciples qui commencent déjà à émettre des choses on-ne-peut-plus insensées sur la culpabilité de Sirius Black.

- Entendu Professeur. »

L'incident dans le dortoir des filles de Gryffondor fut le sujet des jours suivants, encore plus que l'annonce du bal qui avait eu lieu quelques jours auparavant. Tout le monde en parlait, et allait de ses théories pour expliquer ce qu'il s'était passé. Au début, Hermione n'y fit pas attention, mais fut obligée d'intervenir quand les Gryffondor se mirent à accuser les Serpentards de leur avoir joué un tour.

« Vous êtes des monstres, sales serpents !

- Vous devirez avoir honte ! Bande d'enc-…

- STOP, CALMEZ-VOUS ! » hurla Hermione en s'interposant entre les deux groupes.

Les Serpentards regardaient les rouge et ors avec fureur, les poings serrés. Drago arriva à ce moment-là, l'air flegmatique, et dit calmement :

« Les gars, franchement, vous avez pas honte ? Ils en valent pas la peine, ces Gryffondors, retournez travailler. »

Les verts et argents tournèrent les talons, non sans avoir lancé un regard peu amène aux filles de Gryffondor, et Drago s'éloigna, rattrapé par Hermione.

« Je peux savoir pourquoi tu les as défendus ?!

- Granger, ils n'y sont pour rien. Et tu aurais préféré que je les laisse vous frapper ?

- …

- C'est bien ce que je me disais. Bon, on se revoit plus tard ? Et, Granger ?

- Quoi ?

- N'oublie pas l'exposé, mardi. »

Hermione écarquilla les yeux. En effet, ils avaient leur exposé ce mardi. Et cela signifiait que c'était la dernière semaine avant les vacances de Noël. Et donc la semaine du bal. Hermione se précipita alors vers la salle commune des Gryffondors pour rejoindre Ginny.

« Hey, 'Mione ! Ça faisait longtemps qu'on s'était pas vues, tu vas bien ?

- Oui, enfin non ! Ginny, le bal est dans moins d'une semaine !

- Je sais, mais je pensais qu'on avait fini de l'organiser, non ?

- C'est vrai, mais… »

Hermione se tut, ne sachant pas comment exprimer ce qu'elle pensait.

« Tu ne sais pas avec qui y aller ?

- Non, enfin si, mais…

- Il ne t'a pas encore demandé… ? »

Hermione ne répondit pas, et lança un regard perdu à la rousse, qui la prit dans ses bras.

« Oh, 'Mione, je suis sûre que c'est rien, il a du oublier, ou il n'a pas eu le temps !

- Gin', je sais pas… On s'entend bien, c'est vrai, mais il est tellement… Etrange, ces derniers temps.

- Il doit stresser à cause des ASPICs, il n'est arrivé ici que depuis quelques mois après tout !

- Oui, tu as sûrement raison…

- Tu voudrais que j'aille le voir ?

- Oh, Gin', tu ferais ça ? s'exclama Hermione avec un sourire faible.

- Evidemment, qu'est-ce que je ferais pas pour ma meilleure amie ! fit la rousse en riant.

- Je t'aime toi, tu sais ? dit Hermione en la prenant dans ses bras.

- Je t'aime aussi 'Mione ! »


Alors, ce passage dramione au début ? À votre avis, comment s'est-il retrouvé dans cet état ? Donnez-moi vos hypothèses, et celui ou celle qui trouve, il aura... une surprise xD

Allez, à la semaine prochaine !

-La Fouineuse-