Un « bonus » des derniers chapitres. Ally, j'espère que ça ira.
Elisha : Ah ! Enfin mes bisous ! Ravie d'avoir réussi à créer toutes ces sensations ! :)
Alisha Horiraito : Peut-être qu'ils n'ont pas eu d'enfants. Peut-être que Erza a divorcé. Peut-être que Gerald a eu un accident de moto et qu'il est mort à cause des blessures. Peut-être que tout ça, ce sont les fantasmes d'Erza et que ce n'était qu'un rêve. Peut-être que je vais arrêter, parce que tu vas finir par me tuer XD.
Jerza1 : En ce moment je suis d'humeur pour les fins heureuses. Je ne sais pas pourquoi – ou si, je sais en fait –. Pour le lemon, je vois ça pour le prochain chapitre ;). Mais rassures-toi, il y en aura un pour sûr !
Disclaimer : Fairy Tail ne m'appartient pas.
Rating : T
IMPRÉVISIBLE
Simon était son ami. Son ami. Juste son ami. Pas autre chose, pas plus. Il n'y avait pas de ça entre eux, pas de débordements. Non, c'était interdit. Jamais ils ne devaient franchir un cap, ce cap.
Et pourtant.
La soirée était bien entamée. Les heures étaient passées. Les fêtes étudiantes ne passaient pas inaperçue. Rien ne se cachait. La musique remplissait la maison et les gens à l'intérieur dansaient, criaient, levaient en l'air leur gobelet aux mélanges douteux. Il faisait chaud, trop chaud, et Simon ne se sentait pas bien – l'alcool avait fait son travail –.
Il n'avait pas vomi tandis qu'ils marchaient le long de la route. L'air frais était doux. Ça lui avait remis les idées en place mais peut-être pas assez. Alors qu'ils étaient revenus devant l'habitation toujours bruyante, il l'avait arrêtée. Son regard était vitreux, vague, et ses joues avaient rougi. Le brun n'était pas déplaisant, même assez attirant ainsi, sous la lumière du lampadaire. Elle aurait pu tomber amoureuse de lui dans une autre vie – même si elle en doutait, parce que cet amour ne serait pas celui qui aurait tout fait basculer vers un tournant inconnu –.
Erza n'avait pas compris. Elle ne l'avait pas vu venir.
Il y avait l'odeur de l'alcool dans son haleine et sa bouche était chaude. La pression qu'il exerçait était insistante, sonnée presque comme désespérée. Ses mains sur son visage était trop fortes. Ça n'allait pas, ne collait pas. Ce baiser ne faisait pas battre son cœur de manière excessive. Il n'alimentait pas la flamme insidieuse d'un désir puissant. Il tordait son estomac, oui, mais pas dans le bon sens. Elle avait l'impression d'être oppressée, d'être emprisonnée dans une situation délicate à laquelle échapper était impossible.
Elle n'était pas sûre de réussir à gérer un Simon ivre.
Alors ce fut quelqu'un d'autre qui s'en chargea, d'une manière moins douce,plutôt bouffée par la colère et la possessivité.
Oui, son ami était grand, imposant, relativement bien musclé. Oui, il arrivait à en intimider plus d'un avec sa carrure de sportif. Oui, il s'était déjà battu, avait même gagné parce que ses adversaires avaient été trop lâches.
Mais Gerald n'était pas n'importe qui.
Alors lorsqu'il avait agrippé Simon par sa chemise blanche afin de l'arracher à elle et de le jeter par terre, la demoiselle réalisa pour la première fois à quel point il était fort. Il avait beau être moins carré, plus petit et moins dangereux au premier coup d'œil, il n'était pas pour autant incapable de défendre son territoire. Elle avait vu la contraction de ses bras et les muscles rouler, injustement cachés par le tissu de son T-shirt noir trop moulant.
Son poing avait frappé Simon en plein visage, sans ménagement. Le sang avait giclé, faute d'avoir cogné dans le nez. Le craquement de l'os s'était fait entendre. Il était par terre, dominé par le jeune homme qui maintenait son visage par terre avec la paume de sa main. Son haut auparavant immaculé était taché, ensanglanté. Elle ne parvenait pas à bouger. Elle était figée sous la férocité dont pouvait faire preuve son compagnon, toujours obnubilé par sa profonde colère. Ses phalanges étaient rouges, comme le visage boursouflé de l'étudiant qui toussa, blessé mais agressif – il avait décoché une ou deux droites à la mâchoire, accompagnées par un coup de genou dans le ventre suffisamment fort pour bloquer la respiration du motard durant cinq secondes –.
« Gerald ! Arrête ! »
L'intéressé hurla sous ses supplications et délaissa son ami. Il se releva brusquement, le souffle court et les yeux brûlants sous son courroux. Ses épaules montaient et descendaient sous une respiration lourde. Elle tâtonna les poches de la veste en cuir qu'elle portait, à la recherche de son téléphone. Simon était dans un piteux état et elle avait peur pour sa santé – elle se sentit idiote de ne pas avoir su agir avant –. Agenouillée près de lui, elle vérifia son pouls assez faible avant de regarder Gerald qui tournait en rond, comme un lion en cage.
L'ambulance arriva peu après de temps son appel précipité. Elle s'était aplatie sous les excuses auprès du brun à moitié inconscient qui avait un demi-sourire à ses lèvres explosées. La poigne qui retenait son avant-bras l'empêchait d'entrer dans le véhicule qui partit sans elle en direction de l'hôpital. Elle fit volte-face, prête à crier des mots acerbes au jeune homme près d'elle. Sauf qu'elle en fut incapable tandis qu'il caressait son visage de ses doigts à la couleur écarlate.
Son front se pressa contre le sien et son nez se frotta négligemment à sa joue. Il rit, nerveux, tiraillé entre sa fureur et l'envie de lui dire à quel point elle le rendait fou. Son cœur battait fort dans sa poitrine. Sa fureur avait atteint un pic infernal. Il aurait souhaité continuer et il l'aurait fait si elle ne l'en avait pas empêché.
« La prochaine fois… Erza, la prochaine fois, je-
- Il n'y aura pas de prochaine fois. »
Simon s'était rétabli. Son visage était assez meurtri durant un mois. C'était aussi le temps nécessaire pour qu'ils puissent se regarder à nouveau dans les yeux, sans aucune gêne. Malgré ça, comme à chaque fois, Gerald parvint à la surprendre.
L'image était gravée dans sa mémoire.
Lui, bourreau, avait serré la main de son ami avec un sourire éclatant, comme si rien ne s'était passé, comme s'il n'avait pas essayé de le frapper à mort. Cette poigne représentait un signe de paix, bien que de menace également.
Après tout, elle n'était pas sourde.
« Si je te vois faire un geste vers elle, je prendrai soin de toi d'une autre manière. »
