Avant toute chose, je précise un point ; je ne ferai pas une nouvelle suite pour cet écrit (et ça va me valoir bien des menaces de mort). Bonne lecture et pardon pour les fautes, moi je file continuer Orphan Black pour me détendre :').


Alisha Horiraito : Je n'ai pas encore lu cette fiction, donc je vais me pencher dessus :). Moi aussi je l'enviais...

Elisha : Cette série, ouais, elle inspire pas forcément l'envie d'être douce...

Lilo : Donc je vais t'expliquer, parce que je pense pas que tu as compris (ce n'est pas grave, tu as le droit). Erza prend donc l'avion pour rejoindre Gerald (c'est lui qui l'accueille à son arrivée). Si tu as fait le lien, tu verras qu'elle n'est pas mariée à Simon mais Gerald et que son petit voyage, c'est en quelque sorte leur lune de miel. Simon est toujours un ami proche, mais pas plus dans cette petite fiction. Je comprends que tu puises avoir du mal mais je voulais que ce soit vague. Pas trop quand même mais assez. Il faut croire que j'étais trop vague pour quelques personnes XD.

Guest 1 : Je t'invite à lire ma réponse pour Lilo, afin que tu vois l'explication. Sinon, j'aime que Gerald fasse du chantage. Il est doué pour ça !

Jerza1 : Ton chapitre spécial avance lentement mais sûrement ;).


Disclaimer : Fairy Tail ne m'appartient pas.


Rating : T


VÉRITÉ


Le restaurant n'était pas un endroit luxueux où un tas de personnes égocentriques invitaient des femmes à la beauté figée ou des rivaux pour conclure une affaire. Non, c'était plus un endroit calme, hors du temps, où le charme de la modeste décoration était suffisant pour envoûter les nouveaux arrivants après une marche dans le froid. Les repas étaient délicieux, autant que la simple odeur qui s'en dégageait. Il y avait une légère musique de fond, omniprésente, assez discrète pour ne pas interférer avec les discussions des clients. Leurs rires étaient sincères, authentiques, tout comme les sourires ou les regards échangés.

« Je ne connaissais pas ce lieu, dit Erza en frottant ses bras.

- Tu aimes ?

- Oui, c'est parfait. »

Elle acheva son intense observation de l'environnement inconnu pour fixer son entière attention sur l'homme en face d'elle, en train de remonter les manches de son col roulé jusqu'à ses coudes. Heureusement lui avait-il précisé de venir habillée simplement, sans robe hors de prix ou de talons tueurs de pieds. Elle lui en était reconnaissante pour ça.

« Je devrai te remercier.

- Pour quoi ?

- Pour avoir géré mon affaire cauchemardesque.

- C'est mon travail. »

Il sourit en coin, de manière craquante et attirante mais son côté moral lui administra une phénoménale gifle. Ce soir, elle n'était pas ici pour succomber une nouvelle fois ou s'esclaffer par la faute de ses taquineries, au contraire, ce repas allait être l'occasion de se délivrer. Sauf que le moment ne se présentait jamais – ou peut-être qu'elle refusait juste d'en créer un –.

« … je t'apprécie vraiment, Erza. »

Elle s'était figée, la clef de sa maison dans la serrure. La présence masculine dans son dos lui parut soudain extrêmement proche. La porte s'ouvrit sans grincer alors qu'elle en avait tourné la poignée, lentement, par peur que son mouvement alerte Gerald. Elle l'entendit gratter sa semelle par terre, dans l'attente d'une réaction ou d'une réponse de sa part.

Rien n'arriva.

Alors c'était à cause d'elle s'il avait décidé de l'enlacer. C'était aussi à cause d'elle s'il s'était mis à l'embrasser tout en fermant après son passage. Et c'était également à cause d'elle s'il se retrouvait allongé sur son lit, à moitié nu – la petite voix criarde dans sa tête avait arrêté de parler, remplacée par un désir bouillonnant et des idées folles plein la tête –.

Mordre sa peau, l'embrasser, la lécher, savourer son goût unique, gémir sous ses mains rugueuses.

Sa bouche était collée à son cou pendant qu'il explorait à l'aveugle son corps. Erza écarta les cuisses et il s'immisça entre elles, brûlant. Ses ongles s'enfonçaient dans ce qu'elle trouvait, plus particulièrement sur toute l'étendue de son dos musclé. La tête rejetée en arrière, le corps cambré, la jeune femme atteignit le vice une nouvelle fois – les remords viendront plus tard, demain dans la matinée alors qu'elle attendra à la gare –.

Dans quoi s'était-elle aventurée ?

Ses yeux étaient grands ouverts à six heures. Allongée sur le côté, elle écoutait les respirations lentes et régulières de son amant – parce qu'il n'y avait pas d'autres mots –. Il fallait qu'elle lui parle, qu'elle lui dise qui elle était, qu'est-ce qu'elle avait fait dans sa vie.

Pourquoi elle ne pouvait pas continuer comme ça.

Du café aidera.

Du sucre adoucira le tout.

Le liquide brûla sa gorge alors qu'elle observait l'extérieur depuis la fenêtre de sa cuisine. À peine vêtue d'une chemise trop grande et d'une culotte noire en dentelle, elle se demanda vaguement si choisir une autre tenue ne serait pas mieux. Sa réflexion ne dura pas longtemps. Elle mordit sa lèvre en penchant la tête sur le côté droit, perdue entre ses pensées et les sensations dévorantes sur sa peau sensible. Un halètement lui échappa quand des doigts franchirent la barrière de son sous-vêtement. Par mesure de sécurité, la rouquine posa la tasse sur le plan de travail.

« Gerald… »

Prononcer son prénom de façon lente et d'une voix quasiment éteinte ne devait pas sonner comme une supplication pour qu'il arrête ses gestes.

« Tu es si addictive, Erza. » grogna-t-il dans son oreille.

Et que devrait-elle dire pour lui ? Il était le Diable, la tentation ultime. Le pire de ses péchés. Pourtant elle aimait ça alors que c'était mal, impardonnable. Son comportement n'était plus irréprochable. Rien ne devait se savoir. Personne ne devait être au courant. C'était son secret, son plus sombre secret. Elle le scellait par des baisers et des caresses. Elle le scellait par cette union corporelle, dans cette pièce, dans une autre.

Jusqu'au jour où tout basculera.

« Qui c'est ? »

Le cadre dans sa main fit rater un battement à son cœur. La photo montrait un couple heureux, souriant, habillé pour un jour merveilleux, censé être unique.

« Tu es mariée ? »

Gerald avait presque craché ce mot.

« Tu te fiches de moi, pas vrai ? »

C'était dur. La situation s'était aggravée.

« Depuis deux mois tu me mens ?! »

Elle ouvrit la bouche mais aucun son en sortit. Elle était tétanisée. Effrayée.

« Tu sais quoi ? Je ne veux rien savoir. »

Cet homme qu'elle avait appris à connaître lui semblait soudain inconnu.

« Oublie-moi. Ne cherche pas à me contacter. »

Il avait reposé le cadre dans le tiroir, là où elle avait dissimulé les preuves d'une vie déjà prise. La porte claqua.

Alors, tandis qu'elle essuyait discrètement une larme dévalant sur sa joue, Erza se trouva bien risible. Elle, avocate, avait oublié une chose très importante.

La vérité finissait tôt ou tard par se savoir.