Holà, nouveau chapitre, j'attends vos réactions avec impatience, parce que c'est pas pour me plaindre, mais vous êtes pas très bavards depuis quelques semaines xD
Allez, je vous laisse lire, on se retrouve en bas, enjoy
-La Fouineuse-
« 'Mione, tu m'écoutes au moins ? »
Hermione sursauta, et vit un regard bleu azur à quelques centimètres de son visage.
« Hein ? Quoi ?
- Mon cœur, ça va faire trois minutes que j'essaye d'attirer ton attention, ça va ? Tu es bizarre depuis une semaine.
- Oui, oui, ça va, ne t'en fais pas. Je n'ai pas eu le temps de relire comme il fallait mes cours, et je me sens un peu… submergé par tout ça, s'expliqua-t-elle en souriant faiblement.
- Si tu le dis… Au fait, ça va avec Malefoy ? demanda-t-il en reportant son attention sur son parchemin de Potions.
- Avec… Bah, oui. Pourquoi ? s'enquit Hermione, légèrement méfiante.
- L'autre jour, quand je suis venue te voir à ton appartement, il t'a appelée par ton prénom. Je croyais qu'entre vous deux, c'était plus « nom de famille et insultes », non ?
- Oh, disons que… A force de côtoyer une personne, on finit par apprendre des nouvelles choses sur elle. Que ce soit directement ou indirectement, d'ailleurs… » ajouta-t-elle pour elle-même.
Erwan lui lança un regard intrigué, mais ne releva pas.
« Dis, tu pourrais me réexpliquer la différence entre la Pimentine et la Pimentine extra ? »
Hermione sourit et passa plusieurs minutes à le lui redire. Ils étaient tous deux installés au pied du saule, la température étant remarquablement douce pour un mois de février.
Après une demi-heure passée à aider Erwan à rattraper ses lacunes, ils commencèrent à parler de tout et de rien.
« Tu m'a dit que tu étais souvent seul à Durmstrang, non ?
- Oui, comme je t'avais dit, là-bas c'était pas le genre de lieu qui pouvait se vanter d'avoir la meilleure ambiance ! C'était… assez sombre, et les élèves avaient tous des convictions, comment dire… très extrêmes, pour la plupart. Quand Gregory, mon meilleur ami, est parti, je me suis retrouvé complètement seul face à eux, et ça n'a pas été une partie de plaisir… acheva-t-il avec un rire triste.
- Mon pauvre, je te plains… » fit Hermione en se rapprochant de lui.
Elle posa sa tête sur son épaule, mais ne put empêcher un frisson de la parcourir.
« Tu as froid, tu veux qu'on rentre ?
- Non, ne t'en fais pas, ça va.
- Tiens, prends ma veste. »
Hermione s'en enveloppa, et dû bien admettre que le froid normalement attendu pendant cette période commençait à poindre le bout de son nez.
« Tu as encore oublié ton écharpe… commenta Erwan. Tu sais, je vais finir par croire que tu ne m'aimes pas, à force d'oublier les choses que je t'offre !
- Oh, ne dis pas de bêtises ! rit Hermione, gênée.
- Alors, tu m'aimes quand même un peu ? » fit-il avec un regard de petit enfant.
Pour toute réponse, Hermione se pencha et l'embrassa. Erwan répondit à son baiser et chercha à l'approfondir, mais Hermione se recula brusquement. Elle se mit à regarder le château, voulant échapper au regard inquisiteur du brun quant à sa réaction. Heureusement pour elle, il ne dit rien. Quelques minutes passèrent.
« 'Mione ?
- Oui ?
- Me ferais-tu l'honneur de m'accompagner au restaurant de Pré-au-Lard après-demain ?
- Au… au restaurant ? Oui, bien sûr, mais pourquoi ? fit Hermione, intriguée.
- Parce que généralement, les couples sortent ensemble le soir du 14 février.
- Oh, oui, c'est vrai… Oh, mince, j'ai déjà accepté un rencard avec quelqu'un, mais on pourra remettre ça ? » demanda Hermione innocemment.
Erwan, stupéfait, se recula, et fronça les sourcils.
« Qui est l'enculé qui a osé inviter ma copine ?! s'emporta-t-il immédiatement. Je parie que c'est ce merdeux de Malefoy ! JE VAIS LE TUER !
- Merlin, Erwan, je plaisante ! s'exclama Hermione, choquée mais amusée par cette réaction. Je plaisante, calme-toi, par Salazar ! »
Cette interjection eut au moins le mérite de calmer le brun, qui se tourna vers Hermione.
- Salazar ? Décidément, cette fouine a beaucoup trop d'influence sur toi, mon cœur. Donc, c'est oui ?
- Bien sûr que c'est oui. » sourit Hermione.
Erwan lui rendit son sourire, et se pencha pour déposer un baiser sur ses lèvres.
« J'ai hâte… » murmura-t-il avant de s'éloigner vers le château.
Une fois hors de vue, Hermione perdit rapidement son sourire. Décidément, cette semaine avait été beaucoup plus difficile que ce qu'elle pensait… Elle avait tenté de ne pas s'éloigner d'Erwan, mais ses amis, qui la connaissaient mieux que ce dernier, avaient tout tenté pour les rapprocher d'avantage, pensant sûrement qu'ils s'étaient brouillés. Ainsi, chaque fois qu'elle arrivait dans la Grande Salle pour les repas, ils s'arrangeaient pour qu'elle soit assise à côté ou en face du brun pendant les cours, c'était le même manège ils avaient même insisté pour qu'ils se fassent une sortie à Pré-au-Lard tous les deux, en tête-à-tête !
Hermione n'en pouvait plus, mais elle n'avait pas le choix… Elle sortit sa baguette, murmura un sort, et émit un sifflement aigu. Quelques secondes plus tard, sa chouette volait vers elle.
Elle était assez fière de ce tour, qu'elle avait très rapidement appris à Saïka. Cette dernière hululait de bonheur pendant que sa maîtresse la caressait doucement.
« Je t'ai un peu laissée de côté, ces derniers temps, ma belle… »
Se rasseyant, elle prit un parchemin et une plume, et commença son message.
J'ai peut-être du nouveau. Il faudrait qu'on en parle, histoire que je sois sûre. On peut se voir, ou tu préfères attendre ce soir ?
H.
« Tiens, et reviens avec une réponse ! » demanda Hermione en tendant le papier à Saïka.
Cette dernière hulula doucement avant de s'envoler, le message dans le bec. Hermione la regarda s'éloigner, et patienta quelques minutes. En temps normal, le samedi, le blond faisait la grasse matinée, mais elle espérait qu'à onze heures moins le quart, il serait réveillé.
Ce devait être le cas, puisqu'Hermione vit sa chouette revenir à tire-d'aile après une dizaine de minutes.
Tu es au courant que ta chouette est aussi chiante que toi, par moments ? Elle a tapé pendant CINQ MINUTES à ma fenêtre ! Bon, vu que, du coup, je suis réveillé, j'imagine qu'on peut parler maintenant, tu n'as qu'à venir à l'appart'.
D.
OoOoO
« Il m'a invitée au restaurant ! s'exclama Hermione, à peine le portrait refermé derrière elle.
- Bonjour à toi aussi, Granger. » fit Drago en descendant les quelques marches qui menaient à sa chambre.
Dès qu'elle le vit, Hermione se sentit rougir et lui lança un regard exaspéré.
« On est mi-février, tu le sais, ça ?
- Oui, et ?
- Tu sais que les hauts de pyjama, ça existe ?
- Oui, et ? répéta-t-il, malicieusement.
- Et tu devrais en mettre, voilà !
- … Oui, et ? »
Hermione râla en levant les yeux au ciel, avant d'aller s'asseoir sur un fauteuil.
« Donc, bonjour à toi aussi. Je disais, il m'a invitée au restaurant pour la Saint-Valentin.
- Oh… Félicitations, j'imagine ? fit Drago en s'adossant à la cheminée en face d'elle.
- Non, non pas félicitations ! Drago, je n'ai aucune envie de partager quoi que ce soit avec lui, même un simple repas !
- Tu sais Granger, depuis le temps qu'il attend, cette Saint-Valentin ne sera pas constituée que d'un simple repas… »
Hermione fronça les sourcils, puis la lumière se fit et elle commença à rougir.
« Raison de plus ! Non, mais c'est pas à ça que je pensais. Je me disais juste que, vu qu'il m'invite à la fêter avec lui, c'est peut-être qu'il veut qu'on soit plus proches, et qu'il risque donc de m'inviter à rejoindre sa… enfin sa secte, on va dire. »
Drago ne répondit pas, l'air songeur.
« Non, ça te paraît improbable ? insista Hermione.
- Non, non, c'est pas ça. C'est que… Salazar, qu'est-ce que ça me fait chier ce PUTAIN DE SERMENT ! hurla-t-il.
- On refait avec la balle ? proposa Hermione.
- Non, ce serait bien trop long pour que tu devines. Oh, et puis zut, c'est pas important. »
Drago tourna les talons et revint dans sa chambre sous le regard médusé d'Hermione.
OoOoO
Le 14 février était enfin arrivé. Un des professeurs, cependant, avait eu la stupide idée de remettre au goût du jour les messages délivrés par des angelots, principe originellement mis en place par Gilderoy Lockhart. Ainsi, toute la journée, chaque élève priait pour ne recevoir aucun de ces messages devant ses camarades ou pire, en plein milieu d'un cours. Hermione en reçut un, à la sortie de son cours de Botanique.
A ma brunette préférée,
Qui préfère travailler et réviser
Qu'aller embrasser son bien-aimé
Sache que tu es et seras toujours ma préférée
Et que, loin de te laisser filer,
J'espère te voir bientôt liée à ma destinée
Hermione se mit à courir pour échapper à la musique de l'angelot bedonnant qui, bien qu'il chantait assez juste, sonnait comme une cacophonie aux oreilles de la Gryffondor. Elle n'en revenait pas que le brun la connaisse si mal pour lui envoyer un de ces angelots ! Son agacement ne la quitta pas de la journée, mais elle s'efforça de le contenir lorsque, le soir, Erwan la rejoint dans le Hall pour leur sortie en amoureux.
« Tu es prête, ma brunette préférée ? s'enquit-il.
- Oui, mon bien-aimé, sourit-elle, joyeuse en apparence.
- Alors, c'est parti ! »
OoOoO
Ils arrivèrent devant le salon de thé de Mme. Pieddodu qui, bien évidemment, était bondé en ce jour de la Saint-Valentin. Lorsqu'elle réalisa leur destination, Hermione fut définitivement convaincue qu'en fin de compte, Erwan ne la connaissait vraiment pas.
Elle eut bien vite les cheveux remplis de ces confettis roses que de minuscules angelots lançaient à travers toute la pièce.
« Mes enfants, bienvenue, bienvenue ! Quel nom, s'il-vous-plaît ?
- Adams. » répondit Erwan.
Mme. Pieddodu, car ce devait être elle, feuilleta dans son registre quelques secondes, avant de s'exclamer.
« Ah, vous voilà ! Oh là là, depuis que nous avons mis en place ce système de réservation, mon registre est plein à craquer, c'est pas croyable ! Vous savez, chère mademoiselle, que votre cher ami a réservé plus de six mois à l'avance pour avoir cette table ?! C'est incroyable, c'est-…
- Excusez-moi, mais quelle table, s'il-vous-plaît ? la coupa Erwan, un peu agacé.
- Oh, pas la peine d'être pressé comme ça, jeune homme ! fit la gérante. Table 13. »
Erwan se dirigea vers la table en question, et Hermione, en passant, fit un sourire d'excuse à Mme. Pieddodu, qui lui répondit par un clin d'œil.
Une fois installée, Hermione, un peu gênée par leur arrivée, décida d'en faire part à Erwan.
« Dis-moi, tu as été un peu sec avec Mme. Pieddodu, à l'instant…
- Je sais, désolée, je suis un peu nerveux, on va dire.
- Tu n'as pas à l'être, rit Hermione. Après tout, ce n'est pas la première fois qu'on n'est que tous les deux.
- C'est la première fois que je fête une Saint-Valentin, pour être honnête, avoua Erwan.
- Tu n'es jamais sorti avec personne avant ? s'étonna Hermione.
- Pas réellement… Enfin bon, c'est le passé, il faut se concentrer sur l'instant présent, tu ne crois pas ? ajouta-t-il en souriant.
- Oui, tu as raison. »
Leur dîner se passa sans encombre, ils parlèrent et plaisantèrent à propos de tout et de rien. Le salon de thé se vidaient peu à peu, et il ne restait plus que deux ou trois couples dans la salle. Au moment du dessert, Erwan commanda une bouteille de champagne, après avoir assuré à la serveuse qu'ils étaient majeurs.
« Erwan, je n'ai que 17 ans ! souffla Hermione après qu'elle fut partie.
- Je sais. Sauf qu'on est en Ecosse, ma belle, la majorité est à 16 ans, ici, contrairement au reste de l'Angleterre. » fit-il avec un clin d'œil.
Hermione leva les yeux au ciel en souriant. Leur bouteille arriva enfin, avec deux flûtes. Erwan s'empressa de les remplir, et en offrit une à Hermione.
« A nous, j'espère qu'on sera toujours aussi proches, quoi qu'il puisse se passer. » lança Erwan en levant sa flûte.
Hermione lui sourit, ils trinquèrent, et commencèrent à boire.
« Au fait, qu'est-ce que tes parents t'ont envoyé, hier ? » s'enquit-il.
Hermione faillit s'étouffer avec sa gorgée.
« Attends, comment tu sais que j'ai reçu un colis de mes parents ?! s'étonna-t-elle.
- C'est Ginny qui nous l'a dit et, même sans ça, tu as ce petit sourire qui flotte sur tes lèvres chaque fois que tu reçois quelque chose d'eux. Et tu m'as dit aussi que tu avais besoin de nouveaux livres moldus. Alors, tout ça combiné… » acheva-t-il avec un sourire.
- Décidément, tu es très perspicace, Erwan Adams. Fais-moi penser à mieux cacher mes émotions plus tard. » plaisanta-t-elle.
Il lui lança un regard amusé, avant de tendre la main vers la bouteille.
« Je t'en ressers une ? proposa-t-il.
- Avec plaisir ! » répondit Hermione, les joues légèrement rosées.
Elle balaya la salle du regard, et vit qu'il ne restait qu'un seul couple avec eux, un Serdaigle et une Poufsouffle de sixième année.
« Tiens. » fit Erwan, ramenant son attention sur la flûte qu'il lui tendait.
Hermione vida sa coupe d'un trait. Elle sentit le goût amer de l'alcool de distiller dans sa bouche, et commença à se sentir assez joyeuse, et pleine d'enthousiasme, avec un léger malaise derrière, cependant.
« Hermione, je dois t'avouer quelque chose. Si je suis aussi nerveux, c'est parce que j'ai envie de te parler de quelque chose qui me tient beaucoup à cœur.
- Je t'écoute, l'encouragea Hermione.
- J'espère que tu partageras mon opinion, parce que c'est vraiment quelque chose que je veux faire avec toi à mes côtés. Tu te rappelles quand je t'ai parlé de Durmstrang, et des élèves qui appartenaient à des groupes d'opinions assez controversées ?
- Oui, je m'en rappelle.
- Un d'eux m'avait abordé, une fois, et il m'a parlé des projets de quelques-uns de ses amis. Un projet concernant le monde entier, et qui, une fois accompli, serait bénéfique à l'ensemble de la population sorcière.
- Ça paraît fascinant, continue !
- En fait, cet ami m'a expliqué une chose qui lui est arrivée quand il était jeune. Il devait avoir huit ou neuf ans, et un jour sa mère a accouché d'un garçon. Seulement, la magie était trop puissante en lui, et il avait besoin d'exprimer cette magie par des sorts ou des démonstrations surnaturelles. Seulement, comme tu peux l'imaginer, il devait le faire à l'insu des moldus. Alors, toutes les premières années de sa vie, uniquement dans le but d'obéir à cette loi, il a réprimé la moitié de ces pulsions, ne s'autorisant que quelques sorties par mois, par crainte d'être aperçu par des moldus. Il a réprimé ses sentiments, pour respecter cette loi. Seulement, à force de les brider, ces pulsions ont fini par éclater au grand jour, devant une dizaine de moldus, dans un parc. Le pauvre garçon a été à moitié défiguré par cette explosion de magie, mais les moldus n'ont rien eus. En revanche, une fois que cet incident est arrivé aux oreilles du Magenmagot, devine ce qu'ils ont fait…
- Je ne sais pas… ?
- Ils ont condamné le garçon à l'emprisonnement. Pour avoir « consciemment fait preuve de magie devant des moldus ».
- C'est affreux… murmura Hermione. Et que lui est-il arrivé ensuite ?
- Il n'a pas pu recevoir les soins appropriés avant d'être envoyé à Azkaban, où il est mort de ses blessures quelques semaines plus tard. »
Erwan se tut, et fixa Hermione pour voir sa réaction. Cette dernière était assez pâle, l'air perdu.
« Mais… Quel rapport avec les opinions de ton ami ?
- Cette histoire qui est arrivé à son petit frère n'est pas unique en son genre. Partout dans le monde, le Ministère de la Magie condamne des sorciers qui n'ont pas mérité un tel sort, et ne cesse de placer les moldus au-dessus de nous. Comme s'ils étaient plus importants ! Dis-moi, Hermione, as-tu jamais vu le Magenmagot défendre un sorcier dans une telle affaire ? »
Hermione ne répondit pas.
« Cet ami m'a parlé d'un groupe de sorciers qui tente d'inverser cette tendance, justement. De faire en sorte que le Ministère soit plus clément envers ce type d'incidents, et cesse de mettre les sorciers en position d'infériorité. C'est également une opinion que je défends. Qu'est-ce que tu en penses ? »
Hermione resta silencieuse, l'air hagard.
« C'est… c'est juste, je ne vois pas pourquoi les sorciers devraient être dans l'ombre par rapport aux moldus… dit-elle en fronçant les sourcils.
- J'étais sûr que tu serais d'accord ! Je suis heureux de voir qu'on partage le même point de vue, mon cœur ! Dis-moi, ça te plairait de rencontrer quelques-uns de mes amis, pour en discuter plus longuement ?
- Bien sûr, pourquoi pas pendant les vacances ? Elles arrivent dans à peine deux semaines, répondit Hermione.
- Parfait, je les préviendrai que tu arrives, dans ce cas-là. Je t'aime mon cœur. » lança-t-il avant de l'embrasser.
OoOoO
La semaine de cours passa très rapidement. Harry, Ron et Ginny s'inquiétaient un peu de l'état de la Gryffondor, qui paraissait assez étrange depuis sa sortie avec Erwan, comme si elle n'était pas elle-même. Elle tenait aussi des propos assez étranges, comme sur le fait que la magie devrait être utilisée même devant les moldus, et que cela était ridicule de brider ainsi leurs pouvoirs. Erwan ne disait rien, bien sûr, mais souriait quand il l'entendait dire cela.
Le samedi vint enfin, c'était le jour où Erwan avait établi la rencontre entre Hermione et ses amis. Il passa la chercher à 9 heures du matin.
« Hermione ? » appela-t-il à travers le portrait.
Ce dernier s'ouvrit, non pas sur la Gryffondor, mais sur Drago qui avait l'air d'humeur massacrante.
« Qu'est-ce que tu lui veux ?! aboya-t-il.
- Relax, je l'emmène faire un tour. Il est temps qu'elle connaisse notre monde, tu ne crois pas ? » fit Erwan, malicieux.
Drago se figea, et Erwan en profita pour entrer dans l'appartement, le bousculant au passage.
« Hermione ? Tu es prête ? insista-t-il.
- J'arrive ! »
La Gryffondor descendit les quelques marches, saisit au passage un petit sac et rejoint Erwan, le sourire aux lèvres.
« Je suis prête ! sourit-elle.
- C'est parfait, mes amis ont hâte de te rencontrer !
- Moi aussi, ça va être passionnant de pouvoir parler de tout ça ! »
Drago s'écarta pour les laisser passer, les fusillant du regard.
OoOoO
Une fois arrivés à Pré-au-Lard, Erwan dit à Hermione de s'accrocher à son bras, puis ils transplanèrent.
Une fois stabilisés, Hermione regarda autour d'elle. Elle ne reconnaissait rien, mais supposait qu'ils étaient à Londres, à en juger par les voitures qui les entouraient.
« On est dans un quartier moldu ? s'enquit-elle.
- Oui, on a jugé préférable de ne pas rester près du Ministère, commença-t-il avant de se reprendre voyant le froncement de sourcils d'Hermione. Tu comprends, vu qu'on ne partage pas leur point de vue, il serait idiot de les contrarier en restant juste sous leur nez !
- Oui, c'est vrai, je comprends. Alors, où allons-nous ?
- Juste là. » répondit Erwan en pointant la façade d'un grand bâtiment. Hermione ne put s'empêcher de faire une légère grimace en voyant l'état de l'ancienne usine. La façade était noircie, et le bâtiment était construit dans le style des usines fin XVIIIème, à l'époque de la Révolution Industrielle. Elle secoua machinalement sa veste tout en fixant les vitres opaques et sales, puis suivit Erwan.
Lorsqu'elle pénétra dans le bâtiment sombre, elle ressentit comme une masse qui la serrait de toutes part, puis une vague de chaleur commença à monter en elle. Elle décida de ne rien dire, se contentant de suivre Erwan à travers les pièces délabrées.
Ils arrivèrent finalement dans une salle aux murs couverts de graffitis. Quelques chaises étaient installées autour d'une table, et une dizaine de personnes parlaient ensemble. Leur conversation cessa dès qu'Erwan entra dans la pièce, et ils fixèrent la nouvelle venue.
« Mes frères, je vous présente Hermione Granger. Mon cœur, voici mes amis. » présenta-t-il en balayant la salle d'un geste de la main.
Hermione ne connaissait aucune de ces personnes, mais se sentit rapidement intimidée en voyant qu'aucun ne détournait le regard d'elle.
« Je t'en prie, viens t'asseoir ! » l'invita Erwan.
Elle marcha à sa suite et prit place à côté de lui. Personne ne parla, et Hermione aperçut, au bout de la table, une chaise laissée vide.
Elle se pencha vers Erwan.
« Il manque quelqu'un ?
- Oui, celui dont je t'ai parlé, à Durmstrang, qui a commencé à me parler de tout ça. »
A peine avait-il fini sa phrase qu'une porte dans le fond s'ouvrit, et une silhouette s'avança.
Hermione eut un étrange sentiment de malaise lorsqu'elle vit le jeune homme qui venait d'entrer. Il avait les cheveux châtain, presque blonds, assez longs, noués sur sa nuque à l'aide d'un ruban. Un médaillon en forme d'hexagone, finement ciselé, reposait sur son torse. Ses yeux bleus semblaient transpercer l'âme de chaque personne présente tandis qu'il s'avançait d'un pas feutré jusqu'à sa chaise.
« Bienvenue à tous… et à toutes. » ajouta-t-il avec un signe de la tête en direction d'Hermione.
Sa voix était profonde, envoûtante. Il avait cette capacité de capter l'attention rien qu'en parlant, et chaque personne autour de la table semblait accrochée à ses lèvres.
Hermione croisa le regard du jeune homme, et la vague de chaleur s'insuffla de nouveau en elle, à tel point qu'elle sentit sa respiration se couper. Elle était tellement perdue qu'Erwan du lui donner un coup de coude pour la ramener à la réalité, et elle s'aperçut que tous les eux étaient fixés sur elle, comme dans l'attente de quelque chose.
« Euh… Excusez-moi, quoi ? bafouilla-t-elle.
- Je te demandais qui tu étais, demanda le jeune homme, son regard braqué sur elle.
- Oh, je… Hermione, Hermione Granger.
- Je me nomme Galdwig Lertendrell, ravie de te connaître, fit-il en s'inclinant légèrement.
- Erwan m'a parlé de ce que vous faites, et j'avoue que ça m'intéresse, dit Hermione.
- Je vois. Il a bien fait. Il est nécessaire d'ouvrir les yeux à chaque sorcier sur terre. Nous avons obtenu, dès notre naissance, des pouvoirs, que nous pouvons utiliser quand bon nous semble. Enfin, disons plutôt quand bon nous semble, à condition qu'aucun moldu ne soit là. Et toi, chère Hermione, qu'en penses-tu ?
- Je… C'est vrai que devoir être limité dans ses capacités magiques à cause de la simple présence de moldus autour est frustrant… Mais les moldus n'ont rien demandé… ajouta-t-elle d'une petite voix.
- C'est vrai, mais nous ne détestons pas les moldus, tu sais. Loin de là ! Nous aimons chacun de nos frères, tout ce que nous réclamons, c'est le droit d'utiliser nos pouvoirs selon notre guise, et pas selon la volonté du Ministère, qui ne cherche, au fond, qu'à nous opprimer… »
Erwan jeta un regard en coin à Hermione, qui semblait boire les paroles du jeune homme.
« Notre réunion est terminée, j'ai appris tout ce que je voulais savoir. Au revoir, mes frères, puissiez-vous apporter la sagesse à vos compagnons. » lâcha Galdwig.
Chaque personne se leva et Galdwig leur dit au-revoir à tous, avant de s'avancer vers Hermione et Erwan.
« Erwan, peux-tu attendre ta charmante compagne à l'extérieur ? J'aurais deux ou trois choses à demander. »
Erwan inclina la tête, et tourna les talons, laissant Hermione seule face au jeune homme dont les yeux inquisiteurs semblaient chercher des réponses sur son visage.
« Alors Hermione, qu'as-tu pensé de cette réunion ?
- Pour être honnête, c'était très court… » fit-elle en faisant la moue.
Galdwig éclata d'un rire profond, et cristallin, et Hermione fut soudain prise d'une envie de se joindre à son rire, et de l'écouter éternellement.
« Ma chère Hermione, tu es d'une remarquable franchise, sourit-il. Mais, vois-tu, comme disait Confucius, « Ecoutez beaucoup, afin de diminuer vos doutes ; soyez attentifs à ce que vous dites, afin de ne rien dire de superflu ; alors, vous commettrez rarement des fautes. ». L'essentiel tient parfois en peu de mots, ou en peu de gestes, il suffit de trouver les bons pour transmettre notre message. »
Tout en parlant, il avait levé la main, et il la posa sur l'épaule d'Hermione. Brusquement, elle sentit une onde de magie enfler en elle qui lui coupa le souffle. Des images s'imposèrent à son esprit, des sortilèges encore inconnus, des potions jamais achevées, des pouvoirs laissés endormis. Elle leva des yeux stupéfaits sur Galdwig, qui n'affichait qu'un petit sourire satisfait.
Il ôta sa main de son épaule, et les visions disparurent, aussi soudainement qu'elles étaient apparues. Il la posa ensuite sur la joue de la Gryffondor.
« Vois, douce Hermione, ce que l'on pourrait faire ensemble, toi et moi. Réfléchis-y… »
Hermione ferma les yeux, et sentit un léger souffle sur son visage. Lorsqu'elle les rouvrit, elle se tenait seule dans la pièce. Galdwig avait disparu.
Assez retournée, la Gryffondor tenta de retrouver le chemin pour sortir, et rejoignit Erwan devant le bâtiment.
« Alors mon ange, que t'a-t-il dit ? s'enquit-il.
- Il… il voulait juste me dire au-revoir, répondit Hermione. Allez, on rentre ? Je meurs de faim ! »
Alors, réactions et opinions et hypothèses sur la suite ?
A la semaine prochaine !
-La Fouineuse-
