Holà, nouveau chapitre, et comme promis il est bien plus long que le précédent ! (et pour ceux qui voulait le Pdv de Drago... vous allez être servis)
Allez, enjoy !
-La Fouineuse-
- Merci aux deux personnes qui m'ont laissé leur avis, ça me fait très plaisir ! -
Hermione était figée, le regard empli de panique. Drago s'approcha d'elle, l'air inquiet.
« Attends, comment ça tu te souviens plus de rien ?
- C'est un trou noir, je me rappelle… Je me rappelle le dîner avec Erwan, je me rappelle… Toi, qui t'écarte pour nous laisser passer et… Le trou noir. Merlin, qu'est-ce qu'il m'arrive, Drago, comment je vais faire pour-… gémit Hermione.
- Hermione, Hermione, calme-toi ! Je connais peut-être un moyen, si tu veux.
- Lequel ?
- Me laisser entrer dans ta tête pour que je vois tes souvenirs de ce matin.
- Tu… C'est sans danger, hein ? s'inquiète Hermione.
- Ne t'inquiètes pas, c'était quelque chose que… qu'on faisait souvent, avec les mangemorts, grimace-t-il. La plupart des aurors et personnel du Ministère trouvaient le moyen de se faire oublietter avant d'être capturés, alors certains des sbires de l'autre timbré ont essayé de trouver des anti-sorts et des incantations associées à la legilimancie pour revoir ce qu'ils avaient oublié.
- Et… Tu veux faire ça quand ?
- Maintenant. »
Hermione frissonna, mais réalisa qu'elle n'avait pas le choix. Elle croisa le regard de Drago, et hocha la tête, déterminée.
« Très bien, alors détends-toi, ferme les yeux, et repense à ce que tu as fait avec Erwan. Même si ce n'est pas ce matin, ce n'est pas grave, je ferai le tri. » dit-il d'une voix posée en s'agenouillant devant elle et en posant ses mains sur ses genoux.
Hermine ouvrit un œil, et se mit à rougir.
« Granger, je reformule. S'il s'est passé quoi que ce soit de sexuel entre vous, ne me le montre pas, tu serais fâchée si je te vomissais dessus. » lança-t-il, sarcastique.
Hermione rougit davantage, avant de se concentrer de nouveau.
Drago vit ses traits se détendre petit à petit, et ferma les yeux à son tour. Il fit le vide dans sa tête, et projeta son esprit pour atteindre celui d'Hermione. Inconsciemment, celui-ci tenta de le bloquer, mais la jeune fille n'était pas assez douée en Occlumancie pour réussir à bloquer son intrusion, et il parvint à le pénétrer.
Il se retrouva alors entouré d'images d'Erwan et du son de sa voix. Il appelait Hermione, lui demandait quelque chose, la complimentait, la draguait, … Drago grimaça intérieurement mais, après tout, c'est lui qui avait proposé ça, il fallait assumer maintenant.
Il vit alors une des images qui ressemblaient à la scène du matin, lorsque le brun était passé prendre Hermione. Il focalisa son esprit dessus, et autour de lui le décor changea, et il se retrouva dans la salle commune, acteur de ce qu'il s'était passé quelques heures plus tôt dans la journée.
« Hermione ? » appela-t-il à travers le portrait.
Drago revit ce dernier s'ouvrir alors que lui-même était derrière, et de méchante humeur.
« Qu'est-ce que tu lui veux ?! s'entendit-il aboyer.
- Relax, je l'emmène faire un tour. Il est temps qu'elle connaisse notre monde, tu ne crois pas ? » répondit Erwan d'un air malicieux.
Drago éprouva alors la même envie qui l'avait traversée à ce moment-là, une furieuse envie de lui faire sauter ses dents blanches et de lui faire avaler son sourire de psychopathe. Il vit le brun le bousculer pour entrer, et se demanda encore comment il avait fait pour se retenir.
« Hermione ? Tu es prête ? demanda Erwan.
- J'arrive ! »
Drago se tourna et vit Hermione arriver, et prendre son sac.
« Je suis prête ! sourit-elle.
- C'est parfait, mes amis ont hâte de te rencontrer !
- Moi aussi, ça va être passionnant de pouvoir parler de tout ça ! »
Alors qu'Hermione et Erwan s'éloignait, Drago fut entraîné à leur suite, mais il savait que dans son dos, son alter ego les fusillait du regard.
Tout devint alors sombre, et Drago, s'il ne s'y était pas préparé, aurait été immédiatement éjecté hors de l'esprit d'Hermione. Il murmura une incantation et, à mesure qu'il la prononçait, la scène autour de lui s'éclaircissait.
Il se retrouva aux côtés d'Hermione et d'Erwan, dans un vieux quartier qu'il ne connaissait pas. Il vit Hermione secouer sa veste, et sourit intérieurement. Ce n'était pas pour la dépoussiérer, contrairement à ce que quelqu'un d'extérieur pouvait penser, c'était pour laisser tomber le traceur qu'elle avait emmené avec elle, et qu'elle avait reçu de ses parents. Drago nota alors dans un coin de sa tête de regarder l'endroit que le traceur indiquerait, sachant qu'il s'agirait là d'un des points de rendez-vous de ses « frères ». Rendez-vous auxquels il n'était bien entendu pas convié, ses opinions personnelles divergeant trop de celle de ses « frères » pour participer activement à leurs réunions.
Il se sentit entraîné de nouveau sur les traces des deux Gryffondor, et la scène commença alors à s'obscurcir. Redoublant d'effort, Drago prononça une nouvelle fois l'incantation et en ajouta une deuxième.
Il se trouvait dans une pièce sombre. La table était entourée de sorciers dont les visages ne lui étaient pas inconnus. A sa droite, il reconnut immédiatement celui qui l'avait à moitié étranglé cet été dans son salon, ainsi que son compère, à sa gauche. D'autres lui étaient familiers, ayant dû passer et repasser chez lui, mais sans qu'il ne connaisse leurs noms.
Une porte s'ouvrit soudain, et Drago se figea.
Oh non, non, je rêve.
Gellert Grindelwald, ou du moins une version plus jeune de lui, s'approcha et balaya l'assistance du regard, s'attardant quelques secondes sur Hermione.
« Je me nomme Galdwig Lertendrell. » l'entendit-il se saluer après qu'Hermione se fut présentée.
Drago ricana intérieurement. Galdwig Lertendrell. N'importe quel imbécile pouvait décoder ce nom stupide, il suffit de mélanger les lettres. Seulement, un regard vers Hermione suffit à lui faire comprendre qu'elle n'avait pas saisi son prénom, ou plutôt son anagramme de prénom.
« […] Erwan m'a parlé de ce que vous faites, et j'avoue que ça m'intéresse, entendit-il.
Il eut un petit sourire de satisfaction. Hermione était plutôt bonne actrice, en fin de compte.
« Je vois. Il a bien fait, répondit Grindelwald. Il est nécessaire d'ouvrir les yeux à chaque sorcier sur terre. Nous avons obtenu, dès notre naissance, des pouvoirs, que nous pouvons utiliser quand bon nous semble. Enfin, disons plutôt quand bon nous semble, à condition qu'aucun moldu ne soit là. Et toi, chère Hermione, qu'en penses-tu ?
- Je… C'est vrai que devoir être limité dans ses capacités magiques à cause de la simple présence de moldus autour est frustrant… Mais les moldus n'ont rien demandé… ajouta-t-elle d'une petite voix.
- C'est vrai, mais nous ne détestons pas les moldus, tu sais. Loin de là ! Nous aimons chacun de nos frères, tout ce que nous réclamons, c'est le droit d'utiliser nos pouvoirs selon notre guise, et pas selon la volonté du Ministère, qui ne cherche, au fond, qu'à nous opprimer… »
"Abruti, va" pensa Drago. Il fallait bien reconnaître que Gellert était un sacré chef de secte : charismatique et plutôt bel homme, il savait trouver les mots et la manière de les tourner pour vous faire croire que ce qu'il faisait était juste et défendable.
Il regarda Erwan, qui fixait Hermione, et son poing le démangea de nouveau.
« Notre réunion est terminée, j'ai appris tout ce que je voulais savoir. Au revoir, mes frères, puissiez-vous apporter la sagesse à vos compagnons. » lâcha Gellert.
Drago fut étonné. A dire vrai, il n'avait jamais pu assister à une réunion de ses « frères », mais il pensait tout de même qu'elles duraient un peu plus longtemps.
Il pensait que le souvenir allait s'arrêter là quand il vit Gellert se rapprocher d'Hermione.
« Alors Hermione, qu'as-tu pensé de cette réunion ? l'entendit-il demander.
- Pour être honnête, c'était très court… » la vit-il répondre avec une petite moue assez mignonne.
Il sursauta quand Gellert éclata de rire. Non seulement il avait l'éloquence et le charme mais même son rire donnait envie de le rejoindre ! Drago était consterné.
« Ma chère Hermione, tu es d'une remarquable franchise, sourit-il. Mais, vois-tu, comme disait Confucius, « Ecoutez beaucoup, afin de diminuer vos doutes ; soyez attentifs à ce que vous dites, afin de ne rien dire de superflu ; alors, vous commettrez rarement des fautes. ». L'essentiel tient parfois en peu de mots, ou en peu de gestes, il suffit de trouver les bons pour transmettre notre message. »
"Ah parce que Monsieur est aussi un érudit ?" pensa Drago, hargneux.
Il le vit alors lever la main, et il voulut s'interposer, mais réalisa qu'il ne s'agissait que d'un souvenir. Il vit Gellert poser la main sur l'épaule d'Hermione, et cette dernière se figer, les yeux grands ouverts. Après quoi, Gellert afficha un petit sourire satisfait, avant d'enlever sa main, au grand soulagement de Drago. Soulagement qui ne fut que de courte durée quand il vit Gellert la replacer sur la joue d'Hermione.
« Vois, douce Hermione, ce que l'on pourrait faire ensemble, toi et moi. Réfléchis-y… »
Il vit Hermione fermer les yeux, et Gellert s'évanouit dans les airs, au grand étonnement de Drago.
Alors qu'Hermione retrouvait Erwan dehors, il lui demanda :
« Alors mon ange, que t'a-t-il dit ? »
Soudain, la scène disparut, et, résonnant dans l'obscurité, la phrase d'Erwan se fit de nouveau entendre, encore et encore. Bientôt, Drago n'entendit plus que le surnom qu'il lui avait donné, comme un écho d'un souvenir lointain.
Il décida de lâcher prise, et se sentit aspiré dans une autre partie de la mémoire d'Hermione.
Cette dernière était également assombrie, et Drago recommença les incantations, jusqu'à ce qu'il s'aperçoive qu'il se trouvait dans un couloir désert, devant la porte entrouverte d'une salle de classe. Hermione se tenait devant, sa baguette sortie.
« Arrêtez immédiatement, et sortez d'ici ! Je vous enlève cinquante points chacun ! » s'exclama-t-elle.
Drago s'avança, et vit une blonde à moitié nue derrière un garçon. Il ricana intérieurement, se disant que Granger ne s'attendait sûrement pas à croiser deux élèves en plein acte sexuel dans une salle de classe vide ! Il vit la blonde affolée sortir et s'éloigner dans le couloir, à moitié déshabillée.
« Tu attends quoi pour sortir, au juste ? entendit-il.
Hermione parlait vraisemblablement au garçon qui n'avait pas l'air de vouloir décamper de là.
- Que tu me pardonnes, mon ange. »
Drago se figea. "Mais quel enculé…" se dit-il, furieux. Il vit qu'Hermione avait, elle aussi, reconnut à qui appartenait cette voix. Il la vit lâcher le paquet qu'elle tenait, et s'avancer vers le brun qui, heureusement pour lui, avait un minimum l'air désolé !
« Hermione, j-…
- Tais. Toi. Je ne veux pas t'entendre, c'est clair… ? » le coupa Hermione.
Il la vit se reculer et se mettre à courir. Il fut entraîné à sa suite, jusqu'à ce qu'elle s'écroule à-terre dans un couloir, en pleurs.
Drago eut un pincement au cœur en la voyant comme ça. "Pourquoi elle ne m'a rien dit à propos de ça ?!" se demanda-t-il, inquiet.
Il entendit un froissement à côté d'eux, et vit une sorte de boule de plumes s'agiter dans tous les sens avec un papier dans le bec.
« Coq, mais qu-… » s'exclama Hermione avant de s'arrêter net dès qu'elle aperçut l'écriture sur le papier.
"Non mais ne me dites pas que ce crétin a envoyé une lettre pour s'excuser d'avoir trompé sa copine ? Mais quel demeuré !" s'exclama Drago en son for intérieur. Il se pencha par-dessus l'épaule d'Hermione pour lire en même temps qu'elle.
Hermione, je t'en supplie, lis ce mot jusqu'au bout.
Ce que tu as vu n'est pas réellement ce que tu crois, cette fille me tourne autour depuis le début de l'année, tu te rends pas compte de ce que c'est… C'est toi que je veux, et je t'ai promis d'attendre que tu sois prête. Et j'attendrai. Pardonne-moi, mon amour, s'il-te-plaît, pardonne-moi. Je m'en veux que tu nous aies vus. Ce n'était pas prévu, elle m'est réellement sauté dessus. Elle a su trouver les mots pour faire baisser ma garde… Je suis désolée Hermione, pardonne-moi.
Je t'aime,
Erwan
Hermione fit apparaître une plume, et Drago se dit qu'Erwan aurait mieux fait de ne jamais atterrir à Poudlard et de se mettre une Gryffondor comme Hermione à dos. "Bien fait pour lui". Drago jeta un oeil au papier pour voir ce qu'elle écrivait.
Tu m'aimes ? Tu m'aimes et tu ne prends même pas quelques secondes pour penser à ce que je ressentirais quand j'apprendrai que tu m'as trompée ?
Oui, sale con, tu m'as trompée. J'espère que ça en valait la peine, parce que tu ne risques pas de me reparler de sitôt. Je te déteste, sache-le. Ne m'adresse plus jamais la parole, ne t'approche plus de moi, et tu pourras peut-être finir ton année en un seul morceau. Sinon, crois-moi que la Hermione que tu connaissais ne sera pas aussi douce avec toi que celle que tu verras. J'espère que c'est clair.
Un sentiment de fierté emplit le cœur de Drago, même s'il ne comprenait pas pourquoi il n'avait rien vu dans le comportement de la Gryffondor ces jours-ci. Il vit la boule de plumes repartir en volant, et se demanda combien de temps il lui faudrait pour se taper un mur avant d'arriver à destination. La scène commença à s'assombrir, et il vit Hermione fermer les yeux.
Il attendit quelques minutes dans le noir. Ses incantations n'avaient pas fonctionné, c'est qu'il était toujours dans le souvenir et qu'il devait juste patienter qu'Hermione daigne se réveiller.
Après quelques minutes, il entendit des bruits sourds, et sa vision commença à s'éclaircir, mais pas suffisamment. Il se creusa la cervelle pour trouver la bonne incantation et, l'ayant prononcée, le couloir réapparut, et il s'aperçut qu'il s'agissait d'Erwan qui arrivait par ici.
Drago, passablement en colère, se retourna pour voir si Hermione s'en était rendue compte, mais vit qu'elle était toujours endormie.
Il vit Erwan se pencher sur elle, et caresser doucement sa joue. Drago regretta fortement de n'être que dans un souvenir, parce qu'il avait une méchante envie de redécorer le mur d'en face avec la cervelle du brun. Il entendit Hermione pousser un léger gémissement, mais elle ne se réveilla pas.
Drago fut abasourdi lorsqu'il vit Erwan sortir sa baguette. A la lueur qu'elle produisit lorsqu'il lança l'informulé, il reconnut un puissant sort d'amnésie que seuls les mangemorts connaissaient. Le brun lança ensuite un « Enervatum » sur la Gryffondor, et celle-ci se réveilla enfin.
Il la vit cligner des yeux plusieurs fois, avant de dire :
« Oh, je… Je crois que je te cherchais, mais… Comment je suis arrivée là ?
- Tu as dû t'endormir, ma belle, tu travailles beaucoup trop ces temps-ci ! »
Drago hurla de rage, et décida qu'il en avait vu assez. Si ses déductions tenaient le coup, Hermione pourrait lui raconter la suite de cette scène sans problèmes.
Il se concentra et se retira de l'esprit de la Gryffondor.
Il ouvrit les yeux, et se leva, mais fut pris de légers vertiges, suite à la quantité de magie qu'il avait dû déployer pour ôter le voile d'amnésie présents sur ces souvenirs, et en voir d'avantage que ceux que la personne avait consciemment vu.
« Qu'est-ce que… Il s'est passé quoi ? demanda Hermione d'une voix perdue.
- Je… J'ai réussi à voir ce qu'on t'avait fait oublier, souffla-t-il en s'appuyant sur le dossier du canapé.
- A propos de ce matin ?
- Pas seulement. » lâcha Drago, environ une demi-seconde avant de se gifler mentalement.
Hermione lui lança un regard intrigué.
« Comment ça "pas seulement" ? J'ai d'autres souvenirs oubliettés ?!
- Non, non, s'empressa de dire Drago en se détournant.
- Drago Malefoy, je te jure que si tu ne me dis pas tout de suite ce que tu me caches… gronda-t-elle.
- Hermione, non, arrête, je-…
- Malefoy, dis-le moi ! s'exclama-t-elle le regard noir en se levant d'un coup.
- Non, je te dirai r-…
- DRAGO MALEFOY !
- Il t'a trompée ! explosa-t-il. Voilà, tu es satisfaite ?! »
Hermione se figea, la bouche ouverte, le regard fixé sur Drago.
« Il… Quand ? souffla-t-elle.
- Je crois que c'était le jour de Noël. » avoua-t-il.
Hermione détourna le regard et prit appui sur le canapé.
« Hermione, ce n'est pas comme ça que tu aurais dû l'apprendre. D'ailleurs, tu n'aurais même jamais dû l'apprendre. Enfin si, mais si je n'avais pas été assez stupide pour… »
Il pinça les lèvres, puis marmonna quelque chose qu'Hermione ne comprit pas.
« Tu peux répéter ?
- Je disais simplement que… C'est peut-être mieux que tu l'aies appris maintenant qu'avant… Tu ne crois pas ?
- Si, sûrement… Au moins, maintenant, je sais qu'en plus d'être un membre d'une secte fanatique qui veut dominer le monde, c'est aussi un infidèle et un menteur. Et dire que je l'ai trouvé gentil… ajouta-t-elle ironiquement, mais la voix trahissant une pointe de tristesse.
- Granger, les apparences sont souvent trompeuses.
- Oui, c'est sûr. Tiens, toi, par exemple : tu es un horrible blondinet prétentieux, qui plus est à Serpentard, qui aime rabaisser les horribles sang-de-bourbes comme moi, qui aime dire à tout le monde qu'il est riche, et dont le père a dû entendre parler de beaucoup de choses si l'on en juge le nombre de fois où quelque chose t'as contrarié depuis le début de ta scolarité.
- Tu sais, quand je t'ai rattrapée devant la ménagerie magique avec ta chouette, mon père en a jamais entendu parler… dit-il doucement, avec un sourire.
- Tu… Tu t'en rappelles ? s'étonna Hermione.
- Bien sûr que je m'en rappelle, c'était la deuxième fois qu'une personne a eu l'audace de me foncer dedans, moi un Malefoy prétentieux qui aime rabaisser les horribles sang-de-bourbes ! » répéta-t-il en imitant la Gryffondor d'une voix geignarde.
Cette dernière lui tira la langue en guise de vengeance.
« Bravo, très mature Granger, on voit réellement qui de nous deux est le plus intelligent, lança-t-il, sarcastique.
- Oh, c'est moi, tout le monde le sait ! fit-elle d'un air suffisant en levant le menton.
- Oui, bien sûr, rappelle-moi qui a échoué son examen en troisième année parce qu'elle a eu peur de l'Épouvantard ?
- Et rappelle-moi qui, en quatrième année, s'est retrouvé métamorphosé en fouine et a exploré l'intérieur du pantalon de son ami ?
- Eh, ça ne concerne pas les cours, ça ! se défendit-il.
- Peut-être, mais ça fait du bien de le rappeler. Oh, et aussi le magnifique coup de poing que je t'ai mis en troisième année. Tu t'en souviens de celui-là ?
- Si je m'en souviens ?! J'ai eu le nez complétement fracturé et cassé de partout !
- Drago, tu as eu une bosse, rien de plus, répliqua-t-elle.
- Une bosse de fracture ! »
Hermione leva les yeux au ciel, affligée par la mauvaise foi du blond. Ce dernier lui lança un sourire innocent avant de se tourner vers la fenêtre.
« Et… tu te rappelles aussi, le premier jour où on s'est rencontrés ? demanda-t-il après quelques minutes.
- Evidemment. Tu m'avais empêché de me casser la figure, rit Hermione.
- Oui, c'était la première fois celle-là. Tant de choses ont changé depuis… ajouta-t-il tout bas, comme pour lui-même.
- Mais c'est parfois mieux comme ça, tu ne trouves pas ?
- J'ai été un sale con pendant six ans, tu trouves ça mieux ? fit-il en levant un sourcil.
- Tu as largement eu le temps de te racheter à la septième année, Drago. Tu vois, tout le monde peut changer. » répondit-elle doucement.
Elle se leva et s'approcha du Serpentard.
« Même le plus horripilant des blondinets prétentieux peut devenir quelqu'un avec des principes et des valeurs, avec de la dignité et de l'honneur, du courage et de l'intelligence.
- Ah, manqué, il fallait un mot qui finisse par "eur", lança-t-il avec un sourire en coin.
- Drago, j'essaye de te complimenter là ! s'indigna Hermione en le frappant gentiment sur l'épaule.
- Je sais, mais ça me gêne. Je le mérite pas.
- Bien sûr que si, tu le mérites.
- Je fais partie de cette « secte fanatique » je te rappelle, lâcha-t-il d'un ton sardonique.
- Oui, et mon ex-copain aussi. Merlin, c'est la première fois que j'arrive à le dire ! s'exclama-t-elle.
- Oh, félicitations Granger, j'espère que tu mettras moins longtemps pour celui qui viendra après, ironisa-t-il.
- On verra. » sourit-elle avant de s'éloigner dans sa chambre.
Drago resta encore un peu, le regard perdu dans l'obscurité de la forêt qui s'étendait au bout du parc.
On verra…
Qu'est-ce qu'ils sont choupinous ces deux-là ^^ Alors déjà, c'est une des premières fois où j'écris autant avec le point de vue de Drago, et j'avoue que ce chapitre fait partie de mes préférés, mais dites-moi si j'ai bien réussi ce changement de point de vue ou si vous n'avez absolument rien compris et si je dois arrêter l'écriture pour élever des lamas au Brésil aha
Bon bref, trève de bêtises, vous en avez pensé quoi ? (c'est super simple de répondre, je vous ferais même une question avec des réponses à cocher si je pouvais, mais vous allez devoir vous contenter de ce magnifique bouton "Review", ou même de cet encadré sublime qui sert à me dire ce que vous pensez de tout ça breeeeeeeef
A la semaine prochaine !
-La Fouineuse qui vous aime même si vous envoyez aucune review-
